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30/09/2012

Les mousquetaires de la raquette font léviter leurs compatriotes!

gasquetrichard[1].jpgAlors qu’ils marchaient sur l’eau en raison des incroyables et exceptionnelles performances de Marion Bartoli et Richard Gasquet, atteignant respectivement les quarts et les huitièmes de finale à l’Us Open… les spécialistes français de la raquette se sont carrément mis à léviter.
 
Et pour cause. Leurs compatriotes sont seuls au monde depuis huit jours. Bourreaux des courts, ils ont tout ravagé sur leur passage ou presque. Imaginez plutôt. Le dimanche 23 septembre, le valeureux Tsonga, tel Attila fondant sur l’Italie, aplatissait le malheureux transalpin Seppi à l’Open de Moselle en cinquante minutes, raflant dans la foulée son deuxième titre de la saison après Doha en janvier.  
 
Et pourtant, suite aux fanfaronnades du Manceau de Gingins certain de s’illustrer à Flushing Meadows où il avait finalement piteusement chuté au second tour, j’ai cru un instant qu’il ne succombe à nouveau au syndrome vaudois façon Wawrinka, face au Russe Davydenko dans le dernier carré. Eh bien j’en ai été pour mes frais. Sans compter que c’était loin d’en être terminé des mirifiques exploits tricolores.

En effet une semaine plus tard exactement, s'inspirant du glorieux exemple de leur leader, les autres intrépides mousquetaires Richard Gasquet et Gilles Simon survoltés par le climat asiatique, se retrouvaient à ferrailler l’un contre l’autre en finale du tournoi de Bangkok. assurant du coup une victoire bleue, en l'occurrence celle du Biterrois (photo). Tandis qu’un troisième, Julien Benneteau, défiait lui Juan Monaco au même niveau à Kuala Lumpur, après s’être débarrassé contre toute attente et en deux sets secs, de l’Espagnol David Ferrer. Waouh!

Certes le Bressan a malheureusement perdu, mais cela n’enlève rien au fait qu’un triplé tricolore à de tels sommets et de conserve, cela ne s’était pas vu depuis le 15 juillet 2007, Paul-Henri Mathieu s’imposant alors à Gstaad et Fabrice Santoro dominant Nicolas Mahut sur le gazon de Newport. 
 
Bon d’accord, vous me rétorquerez que rien n’a changé en cinq ans, vu qu’il s’agit de nouveau de petites épreuves de campagne à 250 points. Et qu’à part la mobylette de Valence au moteur défaillant pointant au 5e rang ATP, le mieux classé des deux tournois c’était le Serbe Janko Tipsarevic, 9e.
 
Mais pour tout vous dire, voir les experts hexagonaux rouler autant des mécaniques pour des plateaux aussi peu relevés ne me les rend que plus touchants…

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26/09/2012

Sorties cinéma: "Robot and Frank"

701[1].pngAncien cambrioleur à la mémoire défaillante et quitté par sa femme, Frank se retrouve tout seul. Du coup son fils s’inquiète et lui impose la présence d’un robot domestique censé lui servir d’homme à tout faire. Le vieux grincheux voit d’abord d’un très mauvais oeil l'installation de ce colocataire. D’autant qu’il bouleverse son quotidien, ne cessant de lui donner des conseils pour sa santé, l’obligeant à faire du sport et à manger des légumes.

Mais il finit par s’accommoder assez vite de ce compagnon insolite qu’il trouve dans le fond aussi malin que sympathique. Tous deux deviennent complices (photo)au point de concocter un casse à la bibliothèque locale. 

Un premier long-métrage sans prétention, touchant et amusant. Il permet au réalisateur Jake Schreier, tout en jouant avec l’intelligence artificielle, d’aborder le thème du vieillissement et de ses aléas peu réjouissants comme la perte de mémoire et d’autonomie. En évitant avec finesse le pathos à faire pleurer dans les chaumières.

L’excellente interprétation de Frank Langella, grand acteur le plus souvent voué aux seconds rôles, contribue plus que largement à la réussite du film.

Sâdhu, un sage en crise de foi

276872_411956945512892_209935329_n[1].jpgPendant plus d’une année, le Suisse Gaël Métroz a suivi Suraj Baba, un sâdhu, autrement dit un saint homme hindou. Il a fait vœu de pauvreté et de chasteté et s’est retiré pendant huit ans dans une grotte à 3000 mètres d’altitude au cœur de l’Himalaya. Mais après ce long isolement dans le dénuement, le silence et la méditation, l’ermite tiraillé par le doute est en proie à une crise de foi. Pour l’éprouver, il  décide de se confronter à nouveau au monde. Il se rend alors avec le réalisateur à la Kumbha Mela qui, tous les douze ans, réunit quelque 70 millions de pèlerins.

Un sage qui cherche sa voie, se pose des questions et tente de donner un sens à sa vie, c’est ce que Gaël Métroz tente de montrer. La démarche est intéressante mais laisse un peu sur sa faim. On aurait souhaité un portrait plus approfondi de ce Suraj Baba passionné de littérature et qui voulait jouer dans un groupe de rock. On regrette aussi un certain manque de point de vue du cinéaste, au cours de ce périple sur fond de somptueux paysages.

Chronique d’une mort oubliée

7_bea00c3ddd[1].jpgEn 2005, dans un studio du centre-ville de Genève, la police découvre le corps décomposé sur son canapé, au milieu de la vermine, de Michel Christen, 53 ans. Il est mort depuis 28 mois. Oublié de tous, qu’il s’agisse de ses proches, de ses copains, de ses voisins le croyant parti, ou des services administratifs.

Retraçant son histoire grâce à des archives vidéo et des témoignges, Pierre Morath dévoile un homme qui, à la suite d’une blessure, a quitté son travail de ramoneur, perdu sa famille, sombré dans l’alcool et la misère. L’auteur dresse aussi, dans son documentaire, un réquisitoire contre les services sociaux et révèle un audit commandé par le Conseil d’Etat pour faire la lumière sur ce drame, qui avait à l’époque indigné l’opinion publique. Une enquête très fouillée et rigoureusement menée.

Films à l’affiche dans les salles romandes depuis mercredi 26 septembre.

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Sorties cinéma: promo d'enfer pour "Les Seigneurs", le navet de la semaine

seigneurs_0[1].jpgEncore une fois la preuve est faite. Plus c’est nul et plus la chose est portée aux nues sur les plateaux télé. Entre Canal+, France 2, TF1 et les autres, ce n’est que concerts insupportables de louanges pour la comédie d’Olivier Dahan. Une promo d’enfer à laquelle n’aurait pas osé rêvér le plus grand des chefs d’œuvre du septième art! 

Ruquier et Polony crient au génie, Drucker se pâme, allant jusqu’à prétendre qu’on ne parle plus que du film en France. Oubliées les caricatures de Mahomet dans Charlie-Hebdo ou la dégringolade de François Hollande dans les sondages. Seul compte le navet de la semaine, pompeusement intitulé Les Seigneurs et première incursion de l’auteur dans le registre comique. Pour son bien, il aurait intérêt à ne pas récidiver.

Son histoire est celle d’une poignée de mecs sur le retour. Ils se retrouvent à jouer les footeux d’opérette sous la houlette d'une ancienne gloire du foot, la cinquantaine, un homme ruiné et alcoolique parti se resourcer sur l’ìle de Molène où il coache l’équipe locale. Pour sauver la conserverie du cru au bord de la faillite, il a fait appel à ses ex-coéquipiers à la retraite afin de qualifier le club pour la Coupe de France.

Et c’est ainsi qu’aux côtés de José Garcia, débarque chez les Bretons une dream team cauchemardesque, composée de Frank Dubosc, Gad Elmaleh, JoeyStarr, Omar Sy et Ramsy dans des numéros débiles, où ils font allusion à des célébrités du ballon ou aux aux fiascos de l’Equipe nationale. Le pire étant Gad Elmaleh en crétin abyssal.

De quoi redouter qu'ils fassent exploser le box-office. Alors qu'ils ne font qu'ajouter, avec leurs gags lourds, graveleux et pas drôles, sans oublier leur look pathétique, à l’indigence d’un scénario par ailleurs maladroit et hautement improbable. Certes les clubs des ligues inférieures peuvent défier les plus grands en Coupe. Mais pas avec des protagonistes qui, à l’exception d’Omar Sy, accusent entre quarante et cinquante ans.

Au milieu de cette tambouille, il y a quand même un instant de grâce. La séance de tirs au but où le spectateur est pris malgré lui et les branquignols qui les exécutent. Mais rien à voir avec le film. C’est juste la magie du foot…

Isabelle Adjani décevante dans David et Madame Hansen

images[1].jpgAutre ratage, mais moindre et dans un tout autre genre avec David et Madame Hansen. C'est le premier long-métrage d’Alexandre Astier (L'auteur de Kaamelott), qui fait tout y compris donner la réplique  à Isabelle Adjani dans le rôle de David. Ergothérapeute dans une clinique suisse, il doit s’occuper un jour, sans l’avoir demandé, d’une dame étrange, à la mémoire plus que défaillante

Le duo aurait pu séduire, mais ce n’est pas le cas en raison du talent très mal employé de la star française. Par ailleurs, Astier nous propose une intrigue qui se traîne avec cette patiente amnésique qu’un médecin spécialiste est chargé d’emmener faire des courses en ville. Et découvre, à cette occasion, une femme provocante et insolente soudain en proie à une détresse et à un chagrin que seul peut expliquer un grand traumatisme.

Au départ un sujet intéressant, où on a la surprise de voir jouer également Jean-Charles Simon. A l’arrivée une histoire téléphonée et sans intérêt. Dommage.

Films à l'affiche dans les salles romande dès mercredi 26 septembre.

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25/09/2012

Sorties cinéma: "Vous n'avez encore rien vu"

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaresmnais.jpgUn titre pareil, il faut l'assumer. Ce que tente de faire le doyen du cinéma français. A 90 ans, Alain Resnais revient avec Vous n’avez encore rien vu, très librement adapté d‘Eurydice de Jean Anouilh. Le film avait créé une mini-polémique entre les passionnés et les déçus du cinéma du maître au dernier festival de Cannes, où l’œuvre concourait pour la Palme d’or. Une récompense suprême que l’l’auteur n’avait jamais obtenue et qui lui fut encore refusée. Logiquement cette fois, il faut l'avouer. 

Après sa mort, Antoine d’Anthac, célèbre auteur dramatique et metteur en scène (Denis Podalydés)  fait convoquer, dans sa somptueuse demeure, tous ses amis ayant interprété les différentes versions de la fameuse pièce.

Sabine Azéma, Pierre Arditi, Lambert Wilson, Anne Consigny, Michel Piccoli,  Mathieu Amalric, Anny Duperey, Hippolyte Girardot et d’autres doivent ainsi jouer les exécuteurs testamentaires. Avant de quitter cette terre, le metteur en scène a enregistré une déclaration dans laquelle il leur demande de  visionner une captation des répétitions de de l’œuvre par une troupe débutante qu’il a autorisée à la monter.

Toute la famille hexagonale de la pellicule ou presque étant réunie (photo), chacun se glisse dans la peau de son personnage, faisant écho, d’abord en léger différé, aux jeunes acteurs évoluant sur l’écran déployé devant les anciens. Eurydice et Orphée vont ainsi revivre à travers le couple Azéma-Arditi, à l'exhibition facile et celui fomé par Consigny-Wilson, heureusement plus sobre.

Certains sont bouleversés par la performance. Malheureusement, je fais faire partie de ceux qui sont quasiment imperméables à cet exercice de style sur fond d’installation artistique et de transports amoureux parfois grotesquement juvéniles, sinon carrément hystériques, à l’image de Sabine Azéma l’actrice fétiche du réalisateur, pour qui il ‘agit d’une neuvième collaboration avec Resnais. Pierre Arditi en étant lui à huit.

On peut certes voir l’audace d’un éternel créateur dans cette réflexion alambiquée autour du théâtre qui serait la vie, l’amour, la mort ou vice-versa. Reste qu’à de rares exceptions ou fulgurances près, ce "happening" génère plutôt l’ennui.

Film à l'affiche dans les salles romandes dès le mercredi 26 septembre.

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20/09/2012

Sortie cinéma: "Les saveurs du Palais", plutôt indigestes

 

les-saveurs-du-palais-poster-de-fr-it[1].jpgA sa grande surprise, Hortense Labordie, marmitonne périgourdine de talent, se voit nommer responsable des repas personnels du président de la République. Qui sera rapidement séduit par leur authenticité et celle de leur auteur. Cela ne manque pas de provoquer la jalousie des chefs machos de la cuisine centrale, voyant d’un très mauvais œil l’importance grandissante d’Hortense dans ce qu’ils considèrent être leur domaine réservé. A elle de se faire respecter dans ce milieu masculin particulièrement hostile et fermé.

 

Cette comédie indigeste de Christian Vincent trouve son origine dans la réalité puisque c’est en gros l’histoire de Danièle Delpeuch, qui fut effectivement la cuisinière de François Mitterrand. Seul intérêt du film, la chose est hélas aussi mal traitée que le reste. Catherine Frot (affiche) tente courageusement de tenir la maison, mais elle n’est guère aidée. Notamment par Jean D’Ormesson, ânonnant péniblement son texte. Quelle mouche a piqué le réalisateur pour demander à l’écrivain d ‘enfiler le costume du célèbre locataire élyséen des années 80? Sans compter qu’il a bien quinze ans de trop pour le rôle.

 

Films à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 19 septembre.

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Sortie cinéma: Jason Bourne l'Héritage, un legs mal assumé

 

20182266.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgDifficile de se passionner pour la quatrième resucée, signée Tony Gilroy,de la saga Jason Bourne. Surtout sans Jason Bourne, en l’occurrence Matt Damon, qui, las de galoper pendant des heures, n’a pas souhaité faire partie du voyage. On le comprend. Mais juste pour les fans, un petit résumé de ce spectacle au filon éculé, épuisant et ennuyeux.

 

Alors que Jason Bourne, invisible donc mais traînant dans les parages, menace de rendre publiques deux opérations secrètes de la CIA, l’agence tente de couvrir un troisième programme en éliminant les agents impliqués. L’un d’eux  Aaron Cross (Jeremy Renner) parvient à s’échapper en entraînant dans sa fuite une scientifique (Rachel Weisz) encore plus gênante que lui. En résumé une course contre la mort au final grotesque à moto dans les quartiers populueux de Manille, pour une intrigue fumeuse qui n’a rien à raconter.

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19/09/2012

Sortie cinéma: Stéphane Brizé propose "Quelques heures de printemps"

19180456.jpg-cx_160_213_0-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgTrès beau moment de cinéma avec le film coup de poing de Stéphane Brizé (photo) qui, à son habitude, explore les troubles de la sphère intime dans Quelques heures de printemps. Sorti de prison, Alain Evrard, camionneur de 48 ans, complètement démuni, est obligé de retourner vivre chez sa mère. Devenu trieur d'ordures, rejeté par la société, il subit douloureusement le partage de son quotidien avec cette femme froide et distante, presque mutique. Une cohabitation forcée qui fait ressortir la violence de leur relation, lorsqu'Alain se laisse aller à ses explosions de rage.

Un jour, il découvre que sa mère, condamnée par la maladie, a fait appel à Exit. Stéphane Brizé s'empare alors du sujet du suicide assisté. Une urgence qui devrait inciter ces deux êtres affectivement handicapés et murés dans leur silence en dehors de leurs monstres engueulades, à se rapprocher l'un de l'autre avant l'issue fatale.  

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18/09/2012

Sorties cinéma: "A perdre la raison" et "Quelques heures de printemps", les chocs de la semaine

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalafosse.jpgDeux films marquent cette semaine cinématographique. L’un est signé du Belge Joachim Lafosse, l’autre du Français Stéphane Brizé. Deux réalisateurs talentueux qui, chacun à leur manière et dans des registres différents, ont puisé leur inspiration dans les liens familiaux pour livrer deux oeuvres chocs. Commençons par le premier. Je consacrerai une note particulière au film de Brizé.

Avec A perdre la raison, Joachim  Lafosse  s’inspire librement d’un fait divers  tragique, un quintuple infanticide qui avait secoué la Belgique le 28 février 2007. Dans la fiction, Murielle et Mounir sont jeunes et beaux, ils s’aiment, se marient. Et s’installent chez le docteur André Pinget, mentor trouble et protecteur de Mounir depuis qu’il a contracté un mariage blanc avec sa mère. Et puis les bébés arrivent, l’un après l’autre, jusqu’au quatrième.

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16/09/2012

Coupe Davis aux Pays-Bas: Wawrinka, connais pas!

276[1].jpgCela ne surprendra personne, les quelques coups de génie de Federer permettant d'assurer le maintien des Helvètes dans le groupe mondial de la Coupe Davis ont fourni l’occasion à Pierre-Alain Dupuis de s’extasier follement, nous gavant des "leçons de tennis données par le maître". En réalité la légende n'a non seulement fait que son boulot sans se défoncer outre mesure, mais a en plus failli perdre bêtement son service trois ou quatre fois.

Figurez-vous qu’il y a cependant pire à l’antenne que la perruche. Cela semble inimaginable, eh bien non. La chose, franchement surréaliste et on l’espère rarissime, s’est passée lors de la cinquième rencontre en deux sets gagnants et comptant pour beurre entre les Suisses déjà promus et les Néerlandais relégués.

Cet événement farfelu en raconte long sur la célébrité du pauvre Wawrinka, qui a pourtant marqué un point précieux pour la Suisse vendredi aux Pays-Bas. Car Wawrinka, connais pas. Du moins à en juger par ce commentateur complètement ahuri parachuté sur le site de la Coupe Davis, qui a mis seize jeux à réaliser que ce n’était pas le Vaudois sur le court en train de perdre les deux dernières manches du week-end, mais… Chiudinelli (photo). Un inconnu encore plus illustre pour lui hélas!

Imperturbable, le spécialiste du tamis s’est donc obstiné à l'appeler "Wawrinka". Fustigeant sévèrement dans la foulée ses coupables maladresses, son incapacité crasse à maîtriser son adversaire, à convertir ses balles de break, avant de l’excuser magnanimement, trouvant somme toute logique son manque flagrant de motivation dans la mesure où son pays était qualifié…

Et cela en dépit de gros plans sur la bobine de Chiudinelli, sur celle du vrai Wawrinka resté dans les tribunes pour soutenir son pote, ou des frénétiques "let’s go Marco" lancés par les fans. Dans le même temps, notre expert déjanté couvrait d’éloges son rival hollandais Thiemo de Bakker, 159e à l’ATP, louant à l'envi l’immense talent de ce joueur qui s'offrait le luxe de se payer avec panache le scalp du 17e mondial. Relevant même, avec une certaine incrédulité vu l'état comateux du pseudo Stan, que ce dernier avait figuré dans le top 10! J'hallucinais.

Manifestement, on a signalé l'incident au malheureux juste avant la fin de cet ersatz de match. En effet on n’a soudain plus entendu parler de Wawrinka. De Chiuduinelli non plus d’ailleurs, devenu "The Swiss" ou simplement "Switzerland". A l’évidence, notre super connaisseur de la raquette mort de honte n’a pas souhaité rectifier son erreur grossière. Il n’empêche qu'il a dû vivre un grand moment de solitude... 

PS.- Funérailles, me voici à nouveau privée de Servette. Comment diable voulez-vous que je me remette à tirer sur une ambulance grenat déjà à ce point criblée de balles. C'est vraiment le cas de dire qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même... 

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15/09/2012

Coupe Davis: ridicules, les Fedrinka font tapisserie en double

1612e7a94f2fba969746ed480fab86da_230x110[1].jpg"Nous assistons à quelque chose d’assez étonnant", s’époumonait ingénument Pierre-Alain Dupuis qui, quelle que soit la situation, trouve toujours moyen de se montrer surpris par une contre-performance suisse. A l’instar de celle du double dans le match de barrage de Coupe Davis contre les Néerlandais à Amsterdam.

Déjà la veille, il se déclarait carrément confondu par l’impossibilité intermittente de Wawrinka de trouver (très fier de sa formule il n'a cessé de l'utiliser) une solution entre l’attente et l’attaque. "C’est drôle le tennis. Il avait une balle de double break et il perd six jeux de suite…"  s’estomaquait-il à l’antenne. On se pince à l'idée qu'il n'a pas remarqué, depuis le temps, que c’est juste du Vaudois pur sucre!

Bref, plus mauvais et grotesques que les Fedrinka, qui ont ridiculement fait tapisserie sur l’ocre de la Westergasfabriek, c’est difficile. Pas un pour racheter l’autre de surcroît, en dépit des efforts de la perruche éberluée par leur inconsistance crasse, pour nous laisser croire par ailleurs au miracle. Du coup voilà Sa Grâce légendaire contrainte d’étaler sa science dimanche, pour permettre à son pays de l’emporter en trois points et de rester ainsi dans le groupe mondial.

Ce que le maestro est donc censé réussir les doigts dans le nez. Quoique. Alors qu’avant d’être jouée la rencontre était dans la poche, celle-ci avait, comme souvent avec nos sportifs, un gros trou qui laissait les balles filer au travers. Autrement dit, vu la façon dont ils sont brouillés avec les formalités on peut légitimement craindre le pire
 
Surtout face à un Robin Haase survolté par la folle ambiance du cru et qui va se défoncer à mort pour tenir tête à un Federer peu rassurant après son pitoyable quart de finale contre Berdych à l’US Open. Où il nous a quand même refait sans vergogne le coup des JO face à Murray. Encore plus mou, apathique et amorphe si possible, sauf qu'il n'avait pas l’excuse du gars vidé pour cause de dramatique usure émotionnelle.

A moins que nos deux rigolos se soient en l’occurrence complètement fichus de ce double. Mais ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas ça qu’ils doivent en dégoûter les téléspectateurs!

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