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05/09/2012

US Open: trop de talent tue le talent!

sport_home_alaune_sport24_582768_13845182_8_fre-FR[1].jpgIl  m’est arrivé de critiquer les Français pour leur chauvinisme exacerbé. Mais pour une fois je vais montrer un peu d’indulgence à l’égard de ce patriotisme échevelé. Qui s’est par exemple bruyamment manifesté lors de la défaite humiliante infligée par la courageuse Marion Bartoli à la cinquième mondiale, la Tchèque Petra Kvitova, lors des huitièmes de finale de l’US Open.

Un succès phénoménal qualifié de renversant par tous les spécialistes qu’ont subjugués les coups fulgurants de l’Auvergnate dans les deux derniers sets. D’autant qu’elle  était suivie, le même jour, par son compatriote Richard Gasquet. Au troisième tour mais quand même.  Du coup, tel Jésus glissant sur le lac de Tibériade, tout l’Hexagone s’est carrément mis à marcher sur l’eau.
 
Vous me rétorquerez sans doute qu’il n’y a vraiment pas de quoi. Vous auriez tort. Se retrouver à ce moment-là avec une paire de représentants seulement, une semaine après avoir débarqué à dix-neuf dans la Grosse Pomme les deux sexes confondus, minerait le moral de n’importe qui. Eh bien, en l’occurrence, pas question de faire la fine bouche.

Car Marion Bartoli au sommet de son art établissait, grâce à son éblouissante performance contre Kvitova, une double performance de taille. Cette première qualification en quarts de finale à Flushing Meadows lui  permettait en effet, dans la foulée, de se hisser à ce même niveau dans les quatre tournois majeurs.

Comme précité, elle était de surcroît imitée par Gasquet, qui réussissait lui l’exploit d’atteindre les huitièmes de tous les Grands Chelems. En se mettant tour à tour dans la poche deux cadors universitaires, pointant l’un au 498e rang et l’autre au 245e. Extraordinaire, non?

D’accord, il y a un petit côté un rien pathétique dans l’étalage d’une telle satisfaction pour de telles clopinettes. Mais s’ils n’ont certes pas le triomphe spécialement modeste, nos chers voisins ont au moins l’immense mérite de se contenter de peu. Et de faire fructifier au mieux leurs maigres ressources, ce qui est un gros atout en temps de crise.

Je trouve donc normal qu’ils grappillent les miettes avec délectation. Eh oui, les miettes. Parce qu’évidemment aussi bien Marion que Richard, stoppés respectivement par la belle Maria Sharapova et l’opiniâtre David Ferrer, ne sont pas parvenus à confirmer leurs belles dispositions.
 
Rien de très étonnant en ce qui concerne Bartoli. En revanche il y a une explication à l’échec rageant du Biterrois. Et qui n’a rien à voir avec sa malchance d’affronter sa pire bête noire, alias la mobylette espagnole du circuit au moteur gonflé à bloc.
 
Non le Tricolore aux coups de génie et à la main fabuleusement exceptionnelle, Mauresmo dixit, a simplement, toujours selon Amélie, trop de talent. Parfaitement. Et ce fâcheux excès a malheureusement tendance à lui jouer de vilains tours.

Autrement posé, trop de talent tue le talent Et c'est ainsi que grâce à cette analyse particulièrement pointue, j'ai enfin compris pourquoi Federer est devenu le meilleur joueur de l’Histoire. La légende helvétique est heureusement beaucoup moins douée que Richard Gasquet!

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Commentaires

On ne va pas trop la critiquer puisqu'on entend Droz à l'envi dire que Federer a tellement de coups dans sa raquette (une palette exceptionnelle) qu'il ne sait lequel sortir et parfois il se mélange les pinceaux :0)

Écrit par : Comisetti | 06/09/2012

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