21/08/2012

Sorties cinéma: l'irrésistible ascension des stars du yodel

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaypodel.jpgC’est encore l’été, donc pas grand-chose de décoiffant à se mettre sous la rétine. A part une vraie curiosité intiiulée Die Wiesenberger. C’est Le nom d’un groupe yodleurs et de leur dirigeante, dont Bernard Weber et Martin Schilt ont suivi pendant deux ans l’irrésistible ascension. De leur petite chapelle alpine à la mégapole chinoise de Shangaï. 

Fin 2008, alors qu’ils se contentent plus ou moins de youtzer aux mariages ou aux anniversaires tout en se frottant modestement au showbiz, notamment avec leur premier CD, leur quotidien bascule à l’occasion d’une émission télévisée (photo) où ils décrochent le jack pot face au pot-pourri musical du cru, rock et pop compris.

Ils commencent à cartonner au hit-parade, devançant même Lady Gaga et Rihanna, croulent sous les offres de concerts jusqu’au top du top: aller se produire à l’expo universelle de Shangaï à la demande du DFAE. 

Le yodel, bof, diront sans doute beaucoup. Sauf qu’au-delà d’une musique souvent jugée peu glamour, sinon pire, on découvre bien autre chose. La mirifique proposition fédérale menace de faire éclater la cohésion de cette petite communauté désormais livrée à la lumière des projecteurs. Saisie par la dangereuse ivresse du succès, va-t-elle vendre son âme ou rester fidèle aux valeurs qu’elle a perpétuées depuis plus de vingt ans.

C’est ce défi existentiel posé aux yodleurs rebelles, navigant entre tradition et modernité, que captent les deux réalisateurs, partis  à l’origine à la découverte d’une chorale pour en brosser le portrait.  "On en cherchait une qui soit un microcosme de la Suisse, avec des gens vivant quelque chose d'intense en commun", confie le Zurichois de Genève Bernard Weber. "Martin est alors tombé sur les Wiesenberger qui n’étaient déjà plus des amateurs et on a eu la chance de les accompagner dans leur incroyable ascension, depuis ce concours de musique à la télé dont ils sont sortis vainqueurs". A noter que le groupe a collectionné un million de clics sur Youtube en 2011, alors qu'un artiste suisse en récolte envoyenne dans les 60.000.

Bernard Weber aime par ailleurs repérer des univers envers lesquels il a des préjugés pour ensuite donner une chance aux gens qui en sont victimes. "Comme ceux sur le yodel et la Suisse dite primitive alors que j’ai été très surpris non seulement par tout ce que ce groupe a vécu, mais par tout ce qu’il nous a fait vivre et découvrir pendant ces deux ans". Un voyage initiatique des deux côtés de la caméra en somme.

Les papys flingueurs d’Expendables 2

19493884.jpg-r_120_160-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20100813_060719[1].jpgChangement total d’univers avec le retour des Expendables:Unité spéciale chargés d’une mission a priori facile. Sauf que l’un d’entre eux y laisse sa peau. Alors évidemment les autres vont le venger, massacrant férocement les assassins sauvages de leur compagnon d’armes, tout en se retrouvant face à quelques kilos  de plutonium capables de bouleverser l’équilibre  planétaire.

Résultat, une pléiade de mégastars  vieillissantes, de Sylvester StalLone à Arnold Schwarzenegger en passant par Jean-Claude Van Damme, Dolph Lundgren,  sans oublier Bruce Willis, le benjamin de l’équipe,  se livre à une débauche d’hémoglobine sous testostérone. Un jeu de massacre outrancier mais assumé, sur fond de joutes verbales et de répliques cultes. Inutile toutefois de dire que cela ne plaira qu’aux amateurs du genre et à quelques cinéphiles indulgents ou nostalgiques.


Le petit garçon qui parle aux morts

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaparanorman.jpgSurfant sur le succès de Coraline, Sam Fell et Chris Butler proposent l’histoire de ParaNorman, dont le héros est un gamin comme les autres. Enfin pas tout à fait puisqu’il a le don de voir les morts et et de converser avec eux, dont sa grand-mère qu’il adore. Une source de moqueries de la part de ses parents et de ses camarades de classe. 

Et pourtant, lorsque son oncle, sous forme d’un redoutable ermite, le charge de protéger sa ville  contre une attaque de zombies, Norman, sa sœur Courtney, son meilleur ami Neil et son grand frère Mitch se lancent dans une course effrénée contre la montre pour sauver les leurs de la malédiction d’une sorcière morte depuis deux siècles. Une réussite dans le film d'animation, si l’on excepte la première demi-heure. Il faut donc s’armer d’un peu de patience

Autres sorties

Avec Du vent dans mes mollets, Carine Tardieu livre une vision de la famille en forme de comédie à vocation poétique, centrée sur une petite fille de neuf ans qui se rêve autrement. L’humour et l’émotion se veulent au rendez-vous, mais sonnent souvent faux dans ce film qui marque le retour d’une Agnès Jaoui drôlement rembourrée, entourée de Deny Podalydès et Isabelle Carré.

Dispensable enfin Associés contre le crime, une comédie policière de Pascal Thomas qui met pour la troisième fois en scène Catherine Frot et André Dussolier dans les rôles de Prudence et Bélisaire Beresford. Nos deux détectives d’opérette ont décidé de raccrocher pour quelque temps lorsqu’une richissime héritière russe disparaît. De quoi reprendre illico du service pour le "duo de choc", que son enquête va mener sur les traces d’un mystérieux savant qui détient le secret de l’éternelle jeunesse. Aussi  laborieux et mal joué qu’indigeste et pas drôle.

Films à l'affiche dans les salles romandes dès le mercredi 22 août.

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