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25/02/2012

De Cuche aux footeux bâlois, c'est l'extase!

dicuche.jpgEh bien, il était temps que la flèche des Bugnenets se remette au boulot après le panégyrique dont elle fut l'objet! Cuche s’est même montré tellement phénoménal dans ce super-G de Crans-Montana que les commentateurs français, encore plus dithyrambiques que Sa Logorrhée helvétique, étaient prêts à l'adopter. Et pourtant notre inénarrable de la TSR avait de quoi s’extasier follement sur la redoutable fin de parcours du Neuchâtelois!

D’ailleurs à cet égard, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Fabrice Jaton a trouvé une nouvelle manière de raconter des sornettes. Il dit qu’on va dire ce qu’il va dire et il le dit. Du coup, il répète trois fois la chose en croyant se livrer à une autodérision démente. 

A part ça, si la France cultive l’exception culturelle, la Suisse ce serait plutôt l’exception sportive. D’autant plus exceptionnelle que si on enlève Didier Cuche, elle est presque exclusivement bâloise. Il doit y avoir un truc dans cette ville. Probablement des composés chimiques qui agissent sur le physique et le mental de certaines personnes.

Le plus réceptif à cet assemblage ionique, c’est naturellement le planétaire Federer, qui dame quasiment le pion à Nelson Mandela sur le plan de la personnalité la plus admirée et respectée dans le monde.

Mais il n’est pas le seul à profiter des bienfaits du lieu. Alors que le football romand est dans une mouise noire, avec Neuchâtel Xamax rayé de la carte, Servette qui risque de ne plus y figurer très longtemps, Sion qui se gèle les arpions à moins quatre points et Lausanne qui tente de se maintenir péniblement hors de l’eau, le FC-Bâle fait presque autant chavirer les fans que le tsar de la raquette.

En effet, l’équipe du cru force l’admiration même hors des frontières depuis qu’elle tombe, si je puis m’exprimer de la sorte dans la mesure où il s'agit de footeux, les grosses têtes du ballon. Se payant non seulement, dans ce qui est désormais devenu l’enfer de Saint-Jacques, le prétentieux Manchester United, mais également le Bayern de Munich, géant européen du crampon.

Certes rien n’est joué puisque que les Rhénans doivent encore aller guerroyer victorieusement chez les Allemands dans trois semaines s’ils veulent continuer à se faire mousser en Ligue des champions. Il n’empêche que personne ne croyait véritablement à la réussite de la première partie de l’exercice.

En revanche tout le monde imaginait, à commencer par les super experts de la crosse, que les Aigles de McSornette gagneraient haut la main à Kloten, tandis que Bienne se laisserait étriller par Ambri. C’est évidemment le contraire qui s’est produit. D’où j'en déduis que plus dangereux que les spécialistes, ce sont les "grands" spécialistes.

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18/02/2012

Le tennis entre guignols et mouche tsé-tsé!

anadal.jpgIls ont beau n’être que des guignols, ils n’en sèment pas moins la zizanie en Espagne. Je veux évidemment parler des Guignols de l’info de Canal + qui se sont attirés l’ire des Ibériques en suggérant un dopage généralisé des sportifs de la péninsule. 

La suspension de deux ans du coureur cycliste Alberto Contador leur en offrant l’occasion, Ils s’engouffraient ainsi avec délices dans la brèche ouverte il y a quelque temps par Yannick Noah, un autre guignol dans son genre, qui s’était sarcastiquement extasié sur l’effet extraordinaire d’une potion magique, propulsant les Hispaniques vers les sommets dans à peu près toutes les disciplines.

Et voilà qu’en pleine polémique Rafael Nadal, personnellement visé par un sketch le montrant urinant dans le réservoir pour faire démarrer une voiture sur les chapeaux de roue,  était réveillé pour un contrôle antidopage  à 8h 30 du matin samedi dernier. Non seulement le numéro deux mondial ne s’est pas fâché, mais il était content qu’il en soit ainsi, comme il l’a expliqué sur son compte Twitter.

Avant de se rendormir tranquille, vu qu’il subit un examen de ce genre presque tous les jours et que le résultat s’est toujours révélé négatif. Il n’en a pas moins fustigé le harcèlement de ses voisins. A cet égard l’oncle Tony, son entraîneur, ne s’est pas privé de se moquer à son tour des Hexagonaux frustrés. "Les Français peuvent attendre toute leur vie un contrôle positif de Rafael Nadal", a-t-il persiflé.

Autrement dit, la jalousie est un vilain défaut. En d’autres termes, au lieu d’aller chercher des poux dans la tête des champions espagnols, les Tricolores feraient mieux d’essayer d’en produire chez eux. Il est vrai que pour l’instant, à part leurs sempiternels handballeurs,  un judoka et un champion de rallye, la récolte est maigre…

Remarquez, ça vaut mieux que la terrifiante disette helvétique en Coupe Davis. Et à cet égard, j’ai envie de revenir sur l’autre événement qui a également fait tache dans le domaine de la petite balle jaune: le pétage de plomb de Federer. Eh oui, je n’en reviens pas de la minable attitude de Sa Grâce.

En faisant endosser son pitoyable échec en simple et en double par le malheureux Wawrinka, le prince du savoir-vivre, le roi du fair play, l’empereur de l’élégance, le chantre de la correction, le gendre idéal et j’en passe, est brutalement descendu de son piédestal.

Il n’y a qu’une seule chose qu’on ne pouvait lui reprocher en l’occurrence. A en juger par la façon erratique de la légende de se déplacer sur le court, personne n’aurait en effet eu l’idée de l’accuser de dopage. Ou alors il s’agissait d’une surdose de venin de mouche tsé tsé...

Il reste à espérer que l’insecte ne s’avisera pas de récidiver. A force, sa piqûre pourrait se révéler fatale! 

18:53 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | | Pin it! |

11/02/2012

Coupe Davis: le baron rouge atomisé par les roturiers américains!

aaméricains.jpgFranchement, cela ne faisait pas un pli. On devait avoir pour le moins l’espoir chevillé au corps pour imaginer une seule seconde que les Helvètes parviendraient à venir à bout des Américains en double. Surtout avec l'un des deux meilleurs du monde en lice. Mais voilà qui n’empêchait pas les inénarrables de la TSR de tirer des plans sur la comète. 

Cela peut tourner, il faut y croire, il faut gagner ce double, on verra après, psalmodiait pathétiquement Pierre-Alain Dupuis. Alors qu’il suffisait de regarder nos deux balourds évoluer poussivement sur le court pour se rendre compte qu’il n’y avait justement rien à voir!

Ce n’était évidemment pas l’avis du consultant Rosset. Qui ne cessait de maudire cette misérable terre battue indigne d’un champion comme Rodgeur. Le baron rouge, clamait-il la veille, hyper fier de lui avoir trouvé le surnom du siècle. Avant que l’aristo de la raquette, dépourvu de la moindre noblesse si j'en juge par sa manière pitoyable de se défausser ensuite de ses échecs cuisants en critiquant le jeu de son partenaire, ne se répande sur le court sous les coups de boutoir du roturier Isner.

En outre le grand Marc n’a pas hésité à nous raconter qu’en double c’est comme ça. Vous dominez, mais vous perdez le jeu, sinon le match… Or j’aimerais  bien savoir où le Genevois est allé chercher une quelconque domination helvétique. A part chanceusement dans le premier set, Mardy Fish ayant eu un peu de mal à entrer dans la partie.

Pour le reste les deux yankees survoltés ont juste joué avec la paire valdo-bâloise comme deux chats cruels avec deux petites souris prises au piège. A commencer par la légende dont on reparle déjà du déclin, son dernier simple perdu en Coupe Davis remontant en… 2003. Un commentateur d’Eurosport n’y a en tout cas pas manqué. Voilà qui donne une idée du niveau actuel de Federer, a-t-il assez dédaigneusement laissé tomber. Une façon de dire que pour lui, c’est carrément le début de la fin.

De quoi se tourner vers le ski pour se remonter le moral. Parce que là au moins, un Cuche au tapis peut vous mettre un Feuz sur orbite!

P.S.- Histoire de ne pas boire la Coupe jusqu'à la lie, Federer et Wawrinka ont laissé les sous-fifres jouer les victimes expiatoires. Crucifiés vite fait, Lammer et Chiudinelli leur disent merci... 

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10/02/2012

Le tandem de choc Dupuis-Rosset atteint des sommets!

aaaisner.jpgEh bien, si même le super pompier de service ne parvient pas à éteindre l’incendie, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle! Avec sa raquette magique en berne à Forum Fribourg, le King faisait peine à voir, impuissant à contrer les missiles que lui balançait le géant Isner (photo). Qu’il s’agisse de ses services canons ou de ses coups droits meurtriers. 

Quand la légende balbutie ainsi son tennis, j’avoue avoir du mal à croire à ses seize Grands Chelems. Et encore davantage au fait qu’il puisse en remporter un dix-septième.

Mais bref. Il n’y avait vraiment que le tandem télévisé de choc Dupuis-Rosset pour imaginer, au départ, que l’Américain monté en graine n’était qu’un empoté. A qui il manquait la science du déplacement pour arriver à la hauteur d’un Federer, surtout grand favori en l'ocurrrence. De plus, je crois avoir entendu l'inénarrable Marc prétendre qu’il bougeait mieux à l’époque sur un court que le natif de Caroline du Nord, alors qu’il ne mesure que quatre centimètres de moins…

Ces sornettes avaient commencé avec le match de Wawrinka contre Fish, pour eux dans la poche en deux coups de cuillère à pot après le troisième set. Et paf, voilà que la machine se mettait à dérailler sérieusement au quatrième pour le Vaudois. Se grippant définitivement au cinquième.

Résultat, nos deux comiques ne sachant plus à quel saint se vouer, n’avaient d’autre solution que de changer d’avis à chaque point gagné ou perdu par l’un des deux protagonistes. Avec un sommet dans le genre de la part de Rosset, qui nous a sorti cette analyse d’un pointu affolant à un cheveu du match pour Mardy: ça peut basculer dans un sens ou dans l’autre…

Heureusement que le ridicule ne tue pas. D’autant qu’en sus, ils nous ont bassinés dès l’entame des hostilités, en noyant sous les critiques une équipe yankee vieillissante (l’hôpital qui se fout de la charité si on considère la nôtre!) formée d’un Fish trentenaire, d’un Isner un rien décati avec ses bientôt 27 ans, un Roddick fantôme et pas un rat pour suivre. Nonobstant par exemple Donald Young. Ou Ryan Harrison qui va sans doute se rappeler à leur bon souvenir dans le double de samedi….

Enfin, puisque les Suisses vont honteusement perdre ce premier tour de Coupe Davis, la TSR décidera peut-être de nous passer une troisième fois le résumé, dont elle est si fière, de la fantastique épopée d’il y a... 20 ans, où Hlasek et Rosset s’en étaient allés guerroyer jusqu’en finale. Pour affronter, à Fort Worth Texas, l'équipe la plus performante du moment. Vous parlez d'un lot de consolation!

22:42 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! |

03/02/2012

Didier Cuche aurait pu faire un petit effort!

dicuche.jpgJe ne sais pas pourquoi mais je suis un peu déçue, comme dirait Guillaume Tell en plantant sa flèche un poil à gauche du centre de la pomme posée sur la tête de son fiston. Parce que Didier Cuche troisième à quatre centièmes dans la première descente de Chamonix, alors qu’il était encore en tête au dernier temps intermédiaire, ça me troue…

C’est vrai ça. Manquer de précision à ce point! Il  aurait pu faire un petit effort, lui qui est un si redoutable finisseur comme le clame son ineffable Logorrhée Fabrice Jaton à chaque course de la flèche des Bugnenets.  Et qui n’a bien entendu pas pu s’empêcher de ramener encore une fois sa fraise sur le sujet. Enfin attendons dimanche. Peut-être que le Neuchâtelois aura à cœur de fignoler les détails!

Vous me rétorquerez qu’il est malgré tout  drôlement mieux que Stanislas Wawrinka, qui s’est planté vilain à l’US Open , dégringolant au 27e rang ATP. Eh bien il n'a pas moins eu l'honneur de signer pour les cinq prochaines éditions de l’Open de Gstaad

D’accord, ce n’est pas un tournoi majeur. Mais je trouve gonflé de la part des organisateurs d’imaginer non seulement que le Vaudois durera aussi longtemps, mais surtout qu’il restera à un niveau suffisant même pour eux. Sans compter qu’ils sont au courant. Son meilleur résultat dans la station de l’Oberland, c’est une finale perdue il y a sept ans. 

Je l’admets, il m'inquiète moins que les footeux romands. Quand je pense qu’on n’en pouvait plus à l’idée d’avoir quatre équipes en Super League. Belle réussite! Après les déboires du FC Sion relégué en queue de classement, Neuchâtel rayé de la carte et son président Chagaev derrière les barreaux pour cause de grosses boulettes, voilà que Servette donne des sueurs froides à ce qui lui reste de fans.

L’avocat de Cleantonic, qui s’occupe de nettoyer le stade voulait en effet requérir lundi la faillite du club sans poursuites préalables. Mais finalement la société ne va pas tout putzer tout de suite, vu que Magic Pishyar lui a filé 30.000 francs sur les 90.000 qu’il lui doit. Certains dirigeants sportifs sont décidément pires que les hommes politiques. Ce n’est que poussés dans leurs derniers retranchements qu’ils daignent faire ce qu’il faut.

A part ça, j’en ai appris une bien bonne concernant les Genevois lors de la dernière émission d’Infrarouge. Alors que le président Marc Roger pataugeait dans les ennuis, il avait demandé son aide à…  Bulat Chagaev. C’est dire si les malheureux Grenat n’avaient vraiment aucune chance de s’en sortir en 2005!

20:52 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |