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29/01/2012

Au bout du suspense, Djokovic reste le roi de Melbourne. Federer lui dit merci!

adjoko.jpgDécidément il n’y arrive plus, le malheureux Espagnol. Au bout d'un suspense hallucinant dans un match de près de six heures, le plus long d'une finale de Grand Chelem, Djokovic est sans doute définitivement devenu pour Nadal ce que Nadal est à Federer: sa bête noire. Certes, ça me coûte un peu étant donné les simagrées dont nous a gratifiés le Serbe sur le court dans ses précédentes rencontres, mais je lui dis quand même bravo. Et surtout un immense merci.
 
J’imagine que le maestro helvétique, devant prier pour ce genre d’issue, est lui aussi extrêmement reconnaissant au vampire de Belgrade. Car il a drôlement bien travaillé pour lui, protégeant ses intérêts en battant une septième fois l’Ibère dans un duel au sommet. 
 
D’abord, il a évité au Suisse de perdre sa troisième place en se débarrassant in extremis d’Andy Murray, la belette écossaise perdant de surcroît quelques plumes dans l’aventure, dans la mesure où elle était allée jusqu’en finale l’an dernier.
 
Ensuite, il a empêché le pitbull de se rapprocher du record des seize Grands Chelems de la légende. Et Rafa la tornade devra s’employer sec pour en regagner un autre, vu que Dracula a dû lui flanquer un gros coup sur la cafetière en ce début de saison. Surtout après ses efforts dantesques pour revenir au score.  

A part ça, je m’étais demandée si j’allais me convertir au tennis féminin. Mais franchement non. Peut-être que Victoria Azarenka, la nouvelle reine du circuit a accompli un bel exploit et redonné un peu d’éclat à la chose en s’installant sur le trône abandonné par Caroline Wozniacki, après une domination de 67 semaines sans glaner un seul Grand Chelem.
 
Il n’empêche que contrairement à celle des hommes, cette finale fut très decevante. Et c'est un euphémisme. 82 petites minutes pour empocher l’équivalent d'un million et demi de francs suisses ce n’est pas presque indécent comme le relevait frileusement Pascal Droz, c’est carrément scandaleux. Encore davantage en ce qui concerne la belle Maria Sharapova, qui en rafle la moitié après avoir marqué trois misérables jeux!

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27/01/2012

Melbourne: Federer, comme dans un film de Wenders

Comme à l’US Open nous revoici à Melbourne avec une finale entre le vampire de Belgrade et le pitbull de Manacor. Avec la sempiternelle question que tout le monde se pose, beaucoup d’ailleurs dans l’espoir de ramasser quelques pépettes au passage, mais qui donc va gagner?

Si on se réfère à son ascendant psychologique sur un Nadal qu’il a battu lors de leurs six dernières confrontations, Djokovic devrait logiquement l’emporter plus ou moins facilement. Sauf que les experts bernés par le simulateur en chef depuis trois matches, continuent à évoquer ses petits soucis physiques. 

Alors que la tornade ibère aura pu se mettre les doigts de pied en éventail un jour de plus, quel sera, se demandent-ils, l’état de fraîcheur de Dracula, qui est à nouveau allé au bout de lui-même? Sinon au-delà dans son match en cinq sets et quasiment autant d’heures contre le pauvre Andy Murray.

En principe c’est simple. Nole va boulotter sa ration de gluten, s’hyperbariser un max et on le reverra sur le terrain frais comme un gardon. Sans oublier de jouer de temps à autre le Sioux à l’extrême bord du précipice, histoire de voir si ça déboussole un chouïa l’adversaire.  

Et puisque je vous parle de cinéma, c’est l’occasion de revenir sur la défaite cinglante de Federer en demi-finale. En effet je trouve que ses matches contre les super-pointures ressemblent de plus en plus au film de Wim Wenders, Si loin si proche ou vice-versa. Toujours sur le point de l’emporter mais caramba encore raté.

Et je crains fort que cela ne s’arrête pas là concernant les Grands Chelems. D’autant que Patrick Mouratoglou assure, dans une analyse pointue de l'événement, que malgré ce dix-huitième échec contre l’Ibère, Federer n’a pas à avoir de regrets. Il a fait ce qu’il fallait, et est allé dans la bonne direction. A lui de continuer. Où ça, dans le mur?

Autant vous dire que dans ces conditions je suis prête à me convertir momentanément au tennis féminin. Disons pour la finale Sharapova-Azarenka. Ce n’est quand même pas tous les jours qu’on a une numéro un mondiale potentielle des deux côtés du court. Et en coupant le son, ce devrait être relativement supportable.

Un mot encore sur les hockeyeurs servettiens, qui affrontent ce soir les Emmentalois de Langnau dans un énième match de la peur. Espérons que les Aigles de McSornette ne se mueront pas en pigeons effarouchés et que les Tigers n’en n’auront pas mis un dans leur moteur!

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26/01/2012

Melbourne: Nadal plus pitbull que jamais

nadal.jpgEt voilà. Federer ne gagnera pas son dix-septième Grand Chelem. Je le sentais. Quelle plaie ce fichu complexe du Suisse face à l’Espagnol, redevenu plus pitbull que jamais! Certes bon prince, Nadal a déclaré que c'était toujours un honneur de jouer contre Rodgeur, qui restait indiscutablement meilleur que lui. Ben voyons. Mais c'est ce qu’a dû penser la légende qui n’a pas hésité à se déboutonner dans Avantage Leconte sur Eurosport.

Eh bien, pour une fois qu’il ne pratiquait pas la langue de bois, il aurait peut-être mieux fait de se taire. Tout joyeux, Federer se déclarait vraiment confiant pour sa demi-finale contre l’Ibère. Non seulement en raison de ses matches remportés à la fin de l’année dernière, mais aussi parce qu’il s’était tellement entraîné avant cet Open d’Australie.

Bref il se sentait en superforme. "J’ai trop bien joué depuis le début de ce tournoi ". Poussé par le Français qui l’encensait à propos de son revers qu’il prenait encore plus tôt, il a même dit qu’il n’avait jamais eu peur de Nadal... sauf une fois à Roland Garros. Eh bien maintenant ce sera toutes les fois. A commencer par la prochaine.

Il ne doit pas être bien le maestro, car où qu’il se tourne, c’est plutôt moche. Si le taureau de Manacor l’emporte, il commencera à se rapprocher dangereusement de son record en Grand Chelem. Surtout avec le tournoi parisien qui s’annonce. Si c’est Murray, la belette va lui repiquer sa troisième place. Enfin si c’est Djokovic, on encensera tellement le simulateur que le malheureux Bâlois va se retrouver aux oubliettes.

Cornélien tout ça. Il n’empêche qu’une victoire de Dracula est pour lui la solution la moins grave s’il ne veut pas se laisser trop décramponner par les deux autres.

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25/01/2012

Djokovic, le grand simulateur

Novak-Djokovic[1].jpgA la fin du match entre Djokovic et Ferrer, le tandem de choc d’Eurosport piaffait d’impatience, attendant l’interview de Nole par Jim Courrier. Ils voulaient une explication sur ce qui était arrivé au vampire serbe, beaucoup moins saignant que d’ordinaire dans les deux premiers sets de son quart de finale.

Il s’était en effet tenu la cuisse en grimaçant de douleur, signe d’autant plus inquiétant qu’il était également apparu diminué physiquement la veille face au guerrier kangourou Hewitt. Sinon au bord de l’abandon. Pour évidemment se remettre à courir comme un lapin la minute d’après.

Eh bien nos experts tricolores en sont restés pour leurs frais, comme nous tous, Dracula ayant botté en touche sur la nature de ses ennuis. Et pour cause, ils sont imaginaires. Encore une fois le Serbe, paraissant porter le monde sur ses épaules, s’est amusé à nous refaire le coup de l’épuisement passager.

Une façon comme une autre, la moins glorieuse, de déstabiliser l’adversaire qui se met soudain à patauger. Il n’y a rien de plus coton que d’affronter un joueur blessé ou prétendu tel. En même temps, cela permet à Djokovic de cultiver son statut d'invincible. Du genre, même au fond du trou je suis capable de battre tout le monde. De quoi provoquer encore davantage l'admiration des spécialistes qui bavent déjà des ronds de chapeau devant un tel talent, et stimuler la frénésie des fans extatiques. 

Pas de doute, le 26 février prochain c’est à lui qu’on devrait remettre l’Oscar du meilleur acteur. Et non à Jean Dujardin et ou Georges Clooney. Enfin, je peux toujours espérer qu’à force de crier au loup pour des prunes, le grand simulateur se fasse manger. Et pour une fois rien ne me ferait plus plaisir que de voir Andy Murray dans le rôle du prédateur.   

Mais au cas où la belette écossaise se casserait les dents sur l'obstacle, la tâche reviendrait à Nadal ou Federer, qui s’affrontent pour la vingt-septième fois. Légende ou pitbull en finale? That is the big question. Si je me réfère à la stupéfiante facilité avec laquelle Rodgeur s’est offert Tomic et Del Potro, que j’imaginais pourtant capables de le gêner un poil aux entournures, la balle semble plutôt dans le camp du Suisse.
 
En même temps, je crains fort que le fichu complexe d’infériorité de Sa Grâce à l’égard du taureau de Manacor ne lui joue à nouveau un très vilain tour.

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23/01/2012

Melbourne: la pathétique inconsistance de l'armada bleue

amonfils.jpgQuand je vous répétais que la quantité ne faisait pas la qualité, je ne me doutais pas à quel point. C’est nettement pire que j'imaginais. Carrément l’hécatombe. Vingt-cinq joueurs français hommes et femmes confondus engagés à Melbourne et plus un rat au stade des quarts de finale. Peut-être bien du jamais vu.

Mais croyez-vous que les spécialistes tricolores de la raquette en conçoivent la moindre vergogne? En tout cas pas à l’antenne d’Eurosport. Frédéric Verdier ou Bertrand Millard peu importe c’est du pareil au même, continuait à se vanter sottement de cette France nantie du plus grand nombre de représentants à Melbourne.

Sous-entendant par là naturellement la vigueur extraordinaire du tamis hexagonal. Et pourtant je ne vous raconte pas l’amateurisme crasse de l’armada bleue dans cet Open d’Australie 2012. Particulièrement illustré par la pathétique inconsistance de Gaël Monfils. Ou par la redoutable inexistence de Richard Gasquet dont on exaltait pathétiquement "le tennis fabuleux et le revers merveîlleux" avant son match face à l’Ibère David Ferrer, la mobylette de Valence. 

Et que penser des propos d’Amélie Mauresmo à propos de Tsonga, tanné par le modeste Japonais Kei Nishikori, 26e à l’ATP? Je reste persuadée que Jo-Wilfried avait les armes pour l’emporter aujourd''hui affirmait-elle. Mais lesquelles? Un lance-pierres peut-être! Boxing Jo n’a pas encore l’étoffe d’un champion, analysait justement le Suédois Mats Wilander, évitant pour une fois de proférer une de ses grosses bêtises habituelles.

En revanche, bien que cela me coûte, je vais me fendre d’un petit mea culpa. Alors que je me plaignais de manquer de gloires nationales pour m'éclairer le quotidien, ce fut un feu d’artifice ce week-end. Non seulement la Suisse conserve son triple A, mais j’ai eu mon KKK. Pour Kings, pas pour Ku Klux Klan…

Entre Cuchebuehl le nouveau tsar de la Streif, Cologna, vainqueur impérial et plus favori que jamais pour remporter la Coupe du monde de ski de fond, ce n'est rien de dire que j'ai été comblée. Sans oublier Federer, qui a plongé les kangourous dans le désespoir en anesthésiant en souplesse Bernard Tomic, leur nouvelle idole. Pourvu que ça dure jusqu’en finale! Mais j’avoue ne pas pouvoir m’empêcher d’en douter. 

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20/01/2012

Melbourne: c'est loin d'être dans la poche pour la légende

waw.jpgJe l’avais prévu et ça me navre, même si personne ne me croit. Wawrinka n’a pas passé la semaine. Remarquez, du moment que je l’avais imaginé cuit au premier tour et qu’il s’est retrouvé au troisième, c’est moins la vergogne. D’autant que le malheureux Stan a dit ne pas avoir vraiment été en mesure de défendre ses chances en raison d’un dos douloureux. Sauf qu’avec lui, blessé ou non, c’est quasiment bonnet blanc blanc bonnet.

Je ne vais toutefois pas tirer davantage sur une ambulance qui descendra de surcroît en-dessous des vingt-cinq au classement. Et comme d’habitude un seul individu trimballe le tennis suisse sur ses épaules. Mais je vous avouerais que je ne suis pas d’une sérénité folle à cette idée. Sa Majesté Federer m’a quand même donné quelques sueurs froides dans sa rencontre face au géant croate.

Certes on tresse des couronnes à la légende pour sa gestion finalement parfaite de l’événement. Personellement je trouve qu’on devrait éviter de trop fanfaronner. Car le maestro s’est un peu compliqué la vie en ne saisissant pas toutes les chances offertes, notamment dans le premier set qu’un pot pas possible lui a permis de remporter par les poils.

Contre un Karlovic émoussé, ça n’a pas tiré à conséquence. Mais Rodgeur ferait bien de gommer ses erreurs lors de son affrontement de dimanche avec le jeune Australien Bernard Tomic. Certes l’idole de tout un peuple doit être à ramasser à la petite cuillère après ses deux épuisants matches en cinq manches. Mais porté par une armée de kangourous en délire, on ne sait jamais. Bref, c'est loin d'être dans la poche pour le King.  

Il faudrait pourtant qu'il se bouge car côté gloire nationale, on rame plutôt ces temps. Simon Amman n’est que l’ombre de lui-même et on va paumer en mars Didier Cuche, qui n’y arrive de toutes façons plus guère depuis sa victoire dans la descente de Bormio. Donc en attendant la confirmation de Beat Feuz, pas franchement de quoi se titiller la fibre.

Toiut cela ne serait pourtant que peccadille en regard de la nouvelle la plus importante de la semaine, l’élimination de Xamax de la Super League. D’où les autres se retrouvent à neuf. Une misère. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais réussi à me passionner pour les Neuchâtelois. La seule chose qui m’importe en somme dans cette histoire, c’est que les boulettes de Chagaev, qui vient de déposer plainte contre Bernasconi, l'ancien boss du club, profitent à Servette.

A Lausanne et à Sion aussi, c’est vrai. Mais on ne peut pas tout avoir…

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19/01/2012

Melbourne: Djokovic extraterrestre? Facile contre des hommes des cavernes!

dnovak.jpgJ’avoue que je suis confondue par le manque crasse de distance des commentateurs sportifs. Surtout à la télévision. Par exemple, depuis que Djokovic a mis un orteil sur le court à Melbourne, il fait saliver les pros de l’antenne qui, à l’image d’Henri Leconte, clament qu’il évolue sur une autre planète.

Ce qui n’est pas faux. Mais rien d’étonnant à cela. J’évoquais la voie royale octroyée à Federer. Elle ne l’est pas autant que je le croyais et surtout j’avais omis de me pencher sur celle, carrément impériale, réservée au vampire de Belgrade. Qui a donc naturellement aplati deux nazes les doigts dans le nez.

Et ce sera encore plus simple pour son troisième tour samedi, où il pourra même jouer de la main gauche avec la droite attachée dans le dos. Car il affrontera le Français Nicolas Mahut, qui a eu toutes les peines du monde à se débarrasser d’un Japonais incapable de mettre un coup droit dans le terrain. C’est dire si ce n’est pas un exploit pour Dracula de passer pour un extraterrestres en affrontant des hommes des cavernes!

Mais nos spécialistes de la raquette en ont d’autres dans leur sac à malices. Pour en revenir à ceux d’Eurosport, non seulement ils vous assènent des énormités selon lesquelles eux ne grillent pas leurs éventuels futurs champions à peine éclos, contrairement aux Australiens avec Tomic, mais en plus ils n’ont pas de mémoire.

C’est ainsi qu’ils s’en sont à nouveau pris à cette malheureuse Wozniacki, estimant logique qu’elle cède sa place de numéro un mondiale, vu qu’elle n’a pas gagné un seul Grand Chelem. L’élément masculin du tandem a même remis à sa place Emilie Loit. Elle venait de lui dire que Kim Clijsters estimait le rang de Caroline mérité, dans la mesure où il récompense sa  grande régularité.

Balivernes lui a répondu l’impénitent détracteur de la Danoise, qui ne cesse en revanche de lécher les bottes d’Amélie Mauresmo en louant son imposant palmarès. Or à l’image de la Danoise, La Française n’avait non plus remporté de Grand Chelem lorsqu’elle coiffa la couronne en septembre 2004.

Ce n’est qu’en janvier 2006 qu’elle s’imposa en Australie, grâce de surcroît aux abandons de Clijsters en demi-finale et d’Henin en finale, avant de rafler Wimbledon à la régulière. Comme quoi il serait bon de balayer de temps en temps devant sa porte.

Oui je sais, Wawrinka l’a laborieusement emporté au deuxième tour. Mais j’attends son match contre Almagro pour faire éventuellement mon mea culpa.

P.S.- Ainsi donc le jeune Feuz a tué le père, poussant Didier Cuche à raccrocher les skis en mars prochain. Mais que va donc faire Sa Logorrhée Jaton?   

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17/01/2012

Melbourne: quand l'hôpital se fout de la charité

aberntom.jpgIl y a des jours où je me demande si les commentateurs d’Eurosport sont bien conscients de ce qu’ils balancent à l’antenne. C’est ainsi que je n’en croyais pas mes oreilles en entendant, à réitérées reprises, l’un d’eux pousser un coup de gueule contre les Australiens qui mettent une pression terrible sur leurs joueurs.

Plus précisément sur le jeune Bernard Tomic (photo), 38e à l’ATP, récent finaliste de Brisbane, héros revenu de nulle part face à Verdasco, qui fait craquer de bonheur tout le pays et que les médias du cru voient quasiment gagner le tournoi. Henri Leconte et Patrick Mouratoglou s’étranglaient d’indignation devant tant d'inconséquence, à l’image d'Emilie Loit. Surenchérissant, la consultante déclarait en substance que les Français ne se comportent quand même pas comme ça. 

Mon oeil! Plus hôpital qui se fout de la charité c’est difficile quand on imagine à quel point les spécialistes hexagonaux, toutes disciplines confondues, se complaisent justement à brûler leurs "champions" à peine sortis du nid, en les encensant à outrance pour la moindre victoire!

A part ça, certains invoquent le crime de lèse-majesté concernant le malheureux Federer. Il ne disputera en effet pas son 53e match de suite sur la Rod Laver Arena, puisque cavalièrement exilé sur le deuxième court pour sa rencontre de mercredi. En fin d’après-midi de surcroît. Une première depuis son second tour en  2004. 

De quoi s’alarmer pour la cote de la légende qui paraît donc être traitée un brin par-dessus la jambe. Que nenni. Non seulement Rodgeur a connu les honneurs du Central pour son premier duel, contrairement à Nadal et Murray, mais il a eu droit à la session de nuit. De son côté Djokovic, certes également programmé sur le court principal, a dû batailler en plein midi. 

Encore que batailler soit très exagéré. Le soleil n'a pas porté ombrage à Dracula dans la mesure où, plus vampire que jamais, il a liquidé son adversaire en un seul coup de cuillère à pot. Au point que certains s’ébaubissent de ce 6-2 suivi de deux roues de vélo. Et pourtant il n’y a pas de quoi. C’est le contraire qui eût été inquiétant face à un étudiant de médecine italien trentenaire, qui s’est échiné pendant huit ans pour entrer une fois, sans aucun doute la dernière, dans le grand tableau!

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16/01/2012

Melbourne: relatives étincelles suisses...

Je ne le dirai jamais assez, la quantité ne fait pas la qualité. Et pourtant, à chaque fois, nos chers voisins s’étouffent littéralement de plaisir en considérant le nombre incroyable de leurs concitoyens dans les tournois majeurs. Ils n’ont pas failli à la règle concernant Melbourne, en nous annonçant fièrement la participation mahousse de seize garçons et de huit filles.

Ce qui donne à leur avis une belle idée du talent de leurs représentants. Mais ça n’a pas manqué, ils ont déjà déchanté avec la disparition d’une de leur pouliche, Aravane Rezai, et de quatre de leurs poulains. Dont Jérémy Chardy.
 
Et pourtant, le Palois entendait prendre 2012 à bras le corps suite à sa victoire pré-Open à Nouméa et  démontrer ses progrès au premier tour déjà contre le Russe Dimitrov. Comme si un succès dans un tournoi challenger était de nature à propulser du coup un joueur dans la lumière lors d’un Grand Chelem. Surtout en affrontant celui qu’on appelle le petit Federer… Vous me rétorquerez que l’espoir fait vivre.
 
En outre, comme prévu, le malheureux Benoît Paire blessé n’a pas tenu le choc face à Wawrinka, même s’il a mené la vie dure au Vaudois dans le troisième avec ses abdominaux en marmelade. Encore de plus mauvais augure que je l’imaginais pour le deuxième tour de Stan contre Marcos Baghdatis.

Certes le Chypriote avait joué les fanfarons après l'avoir emporté, il y a quelques jours à Sydney, contre l’asperge argentine Juan Del Potro. Clamant prétentieusement qu’il pouvait battre n’importe qui, pour s’écraser ensuite en demi-finale. Mais contrairement aux commentaires de Pascal Droz, il en faudrait davantage pour me rassurer pleinement. 
 
Par ailleurs, une fois n’est pas coutume, je ne suis pas loin de partager les inquiétudes des experts français concernant Sa Grâce. Ils l’ont jugée un brin statique et un rien fantasque dans son duel avec un nobody classé au 172e rang, le Russe Alexander Kudryatsev. En d’autres termes, ils cultivent quelques doutes sur son état physique en dépit des vigoureuses dénégations de la légende.

J’avoue n’avoir pas non plus trouvé le maestro étincelant. Mais vu la voie royale réservée au Suisse par les organisateurs, j’imagine que je peux dormir tranquille encore quelques jours…

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13/01/2012

Melbourne: avant le llâchercher des grands fauves les fauves piétinent

afederer.jpgA la veille de la première levée du Grand Chelem à Melbourne, les fauves piaffent et chacun y va de ses pronostics. Avec le favori du plus grand nombre, Djokovic, l’express de Belgrade, sinon Sa Sainteté serbe. N’oublions pas en effet qu’il est médaillé de l’Eglise orthodoxe du cru. 

Difficile donc de donner tort aux sépcialistes et aux fans. Encore que. McEnroe y étant allé de son grain de sel, à la place de Dracula je me méfierais. Le plus embêtant toutefois, c’est que Big Mac croit aussi dur comme fer en Federer. Il a de la chance. Personnellement je suis dans le bleu au sujet du mythe. J’avoue n’avoir pas trop cru à son histoire de dos en délicatesse, même s’il a eu un mal fou à venir à bout de l’Italien Seppi en quarts de finale à Doha.

A mon avis, la légende n’a juste pas eu envie de partir sur de mauvaises bases en se faisant éventuellement tanner à la régulière par la suite. Si j’en cause, c’est parce que j’ai vu Rodgeur s’entraîner à Melbourne, aussi bondissant qu’un kangourou fraîchement sorti de la poche maternelle. Enfin, loin de moi l’idée de ratiociner, d’autant que le King se retrouve dans la partie de tableau de Nadal.

L’énigme de ce début de saison comme disent les bookmakers, qui ne donnent franchement pas très cher de la peau du pitbull, abordant le tournoi aussi mou de l’épaule que du genou. Sans compter qu’il a fait le pari fou d’ajouter trois grammes à sa tête de raquette. L’audace du taurillon ibère me laisse pantoise. En ce qui concerne l’Ecossais Murray, reste à savoir si la belette a opéré le bon choix en engageant Ivan Lendl pour vaincre son sempiternel syndrome Grand Chelem.

Bref, c’est un peu la bouteille à encre. Sauf évidemment pour les Français qui voient gros comme une maison Tsonga rafler la mise. La preuve. Pour eux figurez-vous, Boxing Jo est le seul à ne pas craindre de regarder droit dans les yeux les Big Four et ces derniers le craignent tous comme la peste à cause de son coup droit. Indiscutablement le meilleur du circuit estiment ses concitoyens. Une confiance et un amour à vous arracher quelques larmes.

En ce qui me concerne, une seule certitude, Wawrinka ne passera pas la première semaine. Je l'imaginais même plier l'échine dès l’entame face au Tricolore Benoît Paire et ses aces à répétition. Mais voilà que le malheureux Tricolore, courageusement arrivé en quarts de finale avec une déchirure aux abdominaux, sera peut-être contraint de déclarer forfait.

Ce qui permettrait au Vaudois de se retrouver au second tour avant une nouvelle et inévitable dégringolade au classement. Remarquez, Stan pourra toujours pleurnicher de conserve avec les stars de la spatule qui s’égarent ces temps façon Cuche, et surtout Lara Gut depuis qu’elle tire la langue aux gens en roulant pour Ragusa. Ou encore avec les calamiteux Aigles de McSornette, les ailes de plus en plus dégoulinantes de plomb!

 

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