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17/01/2012

Melbourne: quand l'hôpital se fout de la charité

aberntom.jpgIl y a des jours où je me demande si les commentateurs d’Eurosport sont bien conscients de ce qu’ils balancent à l’antenne. C’est ainsi que je n’en croyais pas mes oreilles en entendant, à réitérées reprises, l’un d’eux pousser un coup de gueule contre les Australiens qui mettent une pression terrible sur leurs joueurs.

Plus précisément sur le jeune Bernard Tomic (photo), 38e à l’ATP, récent finaliste de Brisbane, héros revenu de nulle part face à Verdasco, qui fait craquer de bonheur tout le pays et que les médias du cru voient quasiment gagner le tournoi. Henri Leconte et Patrick Mouratoglou s’étranglaient d’indignation devant tant d'inconséquence, à l’image d'Emilie Loit. Surenchérissant, la consultante déclarait en substance que les Français ne se comportent quand même pas comme ça. 

Mon oeil! Plus hôpital qui se fout de la charité c’est difficile quand on imagine à quel point les spécialistes hexagonaux, toutes disciplines confondues, se complaisent justement à brûler leurs "champions" à peine sortis du nid, en les encensant à outrance pour la moindre victoire!

A part ça, certains invoquent le crime de lèse-majesté concernant le malheureux Federer. Il ne disputera en effet pas son 53e match de suite sur la Rod Laver Arena, puisque cavalièrement exilé sur le deuxième court pour sa rencontre de mercredi. En fin d’après-midi de surcroît. Une première depuis son second tour en  2004. 

De quoi s’alarmer pour la cote de la légende qui paraît donc être traitée un brin par-dessus la jambe. Que nenni. Non seulement Rodgeur a connu les honneurs du Central pour son premier duel, contrairement à Nadal et Murray, mais il a eu droit à la session de nuit. De son côté Djokovic, certes également programmé sur le court principal, a dû batailler en plein midi. 

Encore que batailler soit très exagéré. Le soleil n'a pas porté ombrage à Dracula dans la mesure où, plus vampire que jamais, il a liquidé son adversaire en un seul coup de cuillère à pot. Au point que certains s’ébaubissent de ce 6-2 suivi de deux roues de vélo. Et pourtant il n’y a pas de quoi. C’est le contraire qui eût été inquiétant face à un étudiant de médecine italien trentenaire, qui s’est échiné pendant huit ans pour entrer une fois, sans aucun doute la dernière, dans le grand tableau!

15:18 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

-Wozniaki no 1 mondiale, elle aussi releguée mais tout le monde s'en fout !
-Baghda Waw en night sessions sur le Central, quel glamour :)
-Pour Djoko, le pire est qu'il était breaké à 2/1

Écrit par : Comisetti | 17/01/2012

Patrick MOURATOGLOU:
Son problème de dos, c'est justement ce qui nous inquiète. Ca a un impact sur ses déplacements. Compte-tenu de son jeu à très haut risques, il ne peut pas se permettre d'avoir un jeu de jambes un peu moins vif. Sur ce que j'ai vu depuis le début de la saison, j'avoue nourrir quelques inquiétudes. Je n'ai pas trouvé Federer aérien dans son jeu de jambes, comme il l'était à Roland ou à l'US Open. Je crains vraiment que ces problèmes de dos l'empêchent d'aller plus loin que les quarts. Quand il a mal au dos, il a tendance à vouloir s'économiser physiquement, mais ça l'oblige à forcer quand il est dans l'urgence. Et du coup, ces matches deviennent longs. Je ne pense pas que ce soit une bonne stratégie.

Écrit par : Comisetti | 17/01/2012

S’il s’est qualifié relativement facilement pour le deuxième tour de l’Open d’Australie, Roger Federer ne s’est pas montré sous son meilleur jour face à Alexander Kudryavtsev, issu des qualifications.

Il a beau dire qu’il ne ressent plus les douleurs au dos qui l’avaient obligé à déclarer forfait contre Tsonga à Doha, Roger Federer n’a semble-t-il pas retrouvé toutes ses qualités de placement et de déplacement. En témoigne, ce smash facile complètement manqué dans le premier set, faute vraiment inhabituelle chez le Suisse. «Je n’ai pas connu de problème de dos aujourd’hui», affirmait-il pourtant à Jim Courier à l’issue de sa victoire.

C’est dur de garder la même constance sur l’ensemble d’un match en cinq sets.

— Roger FedererOpposé au modeste Alexander Kudryavtsev, 172e mondial, Federer a ainsi mis du temps à prendre la mesure de son adversaire. Mais après avoir gâché une balle de première manche à 5/4, il parvenait quand même à s’éviter un tie-break (7/5). La suite était plus facile, du moins en termes de score (6/2 6/2 dans les deuxième et troisième sets). Car sur le court - qu’il trouve un peu lent -, Federer alternait le brillant et le consternant, offrant un jeu de service dans le troisième acte après deux volées et un coup droit manqués. L’essentiel était cependant fait : «Ce n’est jamais facile de débuter un tournoi et c’est dur de garder la même constance sur l’ensemble d’un match en cinq sets.»

Écrit par : Sport24 | 17/01/2012

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