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30/09/2011

Pourquoi Djokovic a-t-il autant la banane?

media_xl_4093001[1].jpgUn mot de foot d'abord, puisque le feuilleton continue, le tribunal civil de Martigny ayant ordonné la qualification des six recrues estivales du FC Sion. Donnant encore raison à son boss Christian Constantin. Plus fringant que jamais, notre Ben-Hur monté sur ses grands chevaux a donc gagné une bataille décisive sur le plan national et Messala Platini, le manitou de l’UEFA, a du souci à se faire.

La guerre n’est pourtant pas terminée. En effet après avoir dit qu’elle se plierait au verdict, puis le trouvant «choquant», la Swiss Football League, ne s’avouant pas vaincue, a décidé de faire appel du jugement. Les hommes du président sédunois sont donc qualifiés «pour le moment ». Rendez-vous le 3 octobre prochain pour de palpitantes nouvelles aventures. Ce n’est pas si fréquent dans le crampon helvétique!

En attendant, autre sujet qui fait aussi un rien polémique. Pourquoi Djokovic a-t-il autant la banane? Peut-être parce qu’il en mange dans le cadre de son nouveau régime sans gluten. Vous connaissez l’histoire. Outre utiliser un caisson hyperbare révolutionnaire en forme d’œuf pour s’oxygéner le sang un max, le vampire serbe attribue ses extraordinaires performances à ce qu’il boulotte.

Il faut reconnaître que c’est vertigineux, quelle que soit la façon dont il va terminer la saison. Soixante-quatre succès, onze titres dont trois en Grand Chelem avec seulement trois défaites, dont deux sur abandon. Très antisportif, soit dit entre parenthèses. Non seulement mauvais perdant, Novak prive sadiquement son adversaire des joies d’une véritable victoire.

Le grand sorcier Igor Cetojevic

Mais bref. Vous me rétorquerez qu’il y a plein de tennismen qui bouffent des bananes entre deux jeux, sans l’avoir pour autant. Et pour cause. Car il ne suffit pas de se nourrir sans gluten. Il faut surtout savoir s’y prendre. Du moins selon le nutritionniste Igor Cetojevic, qui a évolué pendant un an dans l’ombre de Dracula en s’occupant de son quotidien alimentaire.

Et il a commencé, si j’en crois les révélations du site d’Eurosport, par apprendre des choses élémentaires à Novak, obsédé par son immense désir de réussite. Par exemple, à éviter de téléphoner et de becqueter en même temps. C’est sûr que les hommes ne peuvent difficilement faire deux choses à la fois, à l’image du président Ford qui avait du mal à mâcher du chewing-gum en descendant les escaliers.

Quand même, ça paraît drôlement bidon cette affaire. Rassurez-vous il y a plus sérieux. Car Cetojevic, qui juste en passant pourrait s’associer à Nadal, est également un adepte de la médecine chinoise traditionnelle et de la thérapie magnétique. C’est ainsi qu’il a incité son poulain à bénir sa pitance avant chaque repas, réalisant ainsi un véritable lien spirituel avec elle. Déjà décoré de la plus haute distinction de l’Eglise orthodoxe de son pays, Nole va nous finir canonisé dans pas longtemps.

Cela dit, l’importance de la bouffe est loin d’être nouvelle dans le sport, les exploits dépendant en principe de sa qualité et de sa quantité. Si Ivan Lendl faisait plein de cachotteries à ce sujet, d’autres  célébrités comme Martina Navratilova ou Edwin Moses ne juraient que par le végétarien. On connaît le palmarès impressionnant de la première, notamment gagnante de 18 Grands Chelems, tandis que le second alignait les médailles dans le 400 mètres haies.

Presque plus stupéfiant, on a Federer. Et à mon avis, s’il veut vraiment devenir le plus grand champion de tous les temps, l’express de Belgrade devrait plutôt se renseigner sur le contenu de l’assiette de la légende. Et qui sait, le rösti pourrait, dans la foulée, décrocher son label AOC 

 

 

 

 

 

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24/09/2011

Mondial de rugby: une farce bleue en forme de pitoyable gag!

763385-9005909-317-238[1].jpgEt voici les choses rentrées dans l’ordre chez les Grenat. Que ce soit dans la crosse ou le crampon, ils se sont remis à cheminer main dans la main sur le sentier de la défaite. Vous me rétorquerez que le mal est quand même plus profond chez les hockeyeurs. Je vous l’accorde. Car si les footeux ne font que stagner, les malheureux Aigles déplumés battent pitoyablement de l’aile en queue de classement.

Cela n’avait pas empêché l’incorrigible «W», plus McSornette que jamais, de sonner triomphalement du clairon le 6 septembre dernier dans les colonnes de la Tribune, avant le premier duel contre Langnau. Tandis que les mauvais esprits doutaient fortement des performances futures de son team,  il affirmait sans rire qu’il  était sensiblement meilleur qu’il y a douze mois. «Plus technique, plus rapide. Et mes joueurs ont bien appris le système. Ils doivent juste encore l’assimiler parfaitement… »

Les yeux plus gros que le ventre, les hommes de Big Mac ont apparemment de graves problèmes de digestion depuis le début du championnat. Ils me font penser aux rugbymen français, qui viennent de se prendre une monstre déculottée au Mondial néo-zélandais, s’inclinant  17-37 à l’Eden Park d’Auckland contre les terreurs All Blacks.

Je ne sais pas si vous avez suivi la chose dans la mesure où le ballon ovale ne branche pas les foules ici, mais comme d’habitude, nos chers voisins se sont retrouvés au centre d’une polémique. Cette rencontre faisait en effet des vagues depuis quelques jours dans le pays et ailleurs dans le monde.

La presse kiwi en colère traitait les Tricolores de menteurs et de calculateurs en raison de la composition de leur équipe, qualifiée de «farce». Et  les accusait de chercher à perdre exprès contre les stars du coin, une défaite leur permettant en principe de s’ouvrir un chemin plus facile vers une éventuelle finale.

A mon avis c'était leur faire beaucoup d'honneur. Toujours est-il que le capitaine Thierry Dusautoir s'est insurgé, clamant vouloir au contraire bouffer du black. Que par ailleurs ses potes étaient capables de tout et que leurs adversaires du jour avaient du souci à se faire. Bref loin d’énerver le XV hexagonal, ces insultes l’avaient non seulement amusé mais surmotivé.

Vu le résultat, un gag pitoyable, je me demande ce qu’il fût advenu de lui si d’aventure il ne l’avait pas été! En tout cas une chose est sûre, les Bleus laminés peuvent remercier les journaux du cru. Car finalement, au lieu de les tacler ils ont au contraire offert un moyen de sauver un peu la face à l’équipe de ce pauvre coach Marc Lièvremont. Qui aura bien du mal à raccommoder sa défense, plus trouée qu’une motte d’Emmental.  

Mais cela qui n’a pas découragé les commentateurs. Ils n’ont vu que des points positifs à tirer de cette raclée. Il y a de la place, vociféraient-ils alors que leurs compatriotes étaient menés 19-3. Pour leurs «rivaux» surtout, qui leur plaquaient vite fait un quatrième essai sous le nez à l’entame de la deuxième mi-temps…

Il en fallait davantage pour doucher le fol enthousiasme de nos spécialistes de choc. Répétant à l’envi que leurs idoles travaillaient surtout pour les quarts. Sans oublier une analyse pointue en forme de pompon: «ces Blacks qui se réveillent tous les matins depuis 2007en se disant qu’on les a battus, n’ont dans le fond marqué que sur nos erreurs… »

Le héros est fatigué

A part ça, très lourde à porter, la considération planétaire vous met sur les genoux. Depuis que Federer passe, selon une étude, pour la deuxième personne la plus respectée de l'univers derrière Nelson Mandela, il a décidé de se reposer. Du coup, la légende a déclaré forfait pour le Masters de Shanghai. Murray la belette doit se frotter les pattes... 

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19/09/2011

Avec Wawrinka, bonjour les dégâts... pour les Australiens

ae9e1a9_0[1].jpgDepuis la nuit des temps, il est connu que ce qui amuse beaucoup les uns agace prodigieusement les autres. N’en déplaise à certains esprits chagrins, réagissant à la lettre parce qu’ils n’ont, hélas pour eux, aucun sens du second degré, je vais continuer à mettre les pieds dans le plat. La moindre des choses pour une chronique qui porte ce titre…

Par ailleurs, pour faire plaisir à ceux qui l’ont compris en l'occurrence, je suis effectivement ravie que Wawrinka, renversant mes pronostics, ait remis la Suisse orbite, en réussissant enfin à gagner quelque chose d’important. Parce que trois victoires dans des tournois de campagne, ce n’était quand même pas très valorisant pour le numéro deux helvétique.

En revanche, je ne suis pas franchement disposée à lui présenter des excuses. Car ainsi que le faisait remarquer un autre lecteur du billet le concernant, bonjour l’intox! En l’entendant pleurnicher au micro de la TSR depuis le début des rencontres chez les Australiens, il semblait prêt à se laisser embarquer vers l’hôpital le plus proche sur un brancard, tant il se disait carrément à l'agonie. 

Et ce n’était pas mieux du côté de Federer. Je ne suis pas bien, j’ai des douleurs partout, pour Stan c’est encore pire, je ne sais pas si nous pourrons jouer demain se lamentait Sa Grâce à l’issue du double. Du coup l’Helvétie consternée craignait le pire. A l’image peut-être des kangourous qui, se frottant eux les mains, espéraient se mettre les Suisses dans la poche.

Quoi qu’il en soit, je me demande bien comment, quelques heures après s’être amèrement plaints de leur état comateux, les deux compères se sont retrouvés sur le court plus frais qu’au premier jour. A commencer par le Vaudois. En tout cas je recommande aux sportifs de pointe de lui demander sa recette miracle pour guérir aussi spectaculairement d’une redoutable et douloureuse contracture à la cuisse…

Il n'y avait évidemment que Pierre-Alain Dupuis, qui s’est à son habitude surpassé dans le passage de brosse à reluire, pour croire à ces maux imaginaires. Et prier sottement avec ferveur au long de son commentaire pour que le Vaudois, ayant honoré chaque convocation en Coupe Davis, soit récompensé de cette extraordinaire fidélité au drapeau.  

Comme s’il suffisait d’être un dévoué serviteur du tamis et de son pays pour avoir le droit de l’emporter.

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17/09/2011

Avec Wawrinka, bonjour les dégâts!

h-4-1023825[1].jpgLe pharaon des Alpes doit jubiler. Je veux bien sûr parler du pétulant boss sédunois Christian Constantin, en guerre contre l’arrogant Michel Platini, président de l’UEFA, qui lui fait des misères pour de sombres histoires de joueurs prétendument «illégaux».

Le tribunal cantonal vaudois a en effet encore appuyé le FC Sion, indiquant qu’il ne validerait pas les résultats du groupe I tant que les Valaisans ne seraient pas réintégrés  en Europa League. Du coup les hommes de Tourbillon ne boiront peut-être pas la Coupe jusqu’à la lie.

En revanche, il y en a un qui s’y emploie malheureusement très consciencieusement à l’autre bout de la planète. Plus précisément à Sydney, où nos tennismen livrent eux aussi bataille pour leur réintégration dans l’élite de la Coupe Davis. Sauf que la justice sera impuissante à les tirer  d’affaire…

On évoque parfois la glorieuse incertitude du sport, selon laquelle le joueur théoriquement le plus fort ne l’emporte pas forcément. C’est dire si en l’occurrence les Australiens sont vernis. Avec Wawrinka, la chose ne se transforme en conviction absolue, sinon en redoutable inéluctabilité.

C’est ainsi que le Vaudois, pointant au 19e rang suite à sa déprimante campagne américaine piteusement conclue au deuxième jeu de l’US Open, a immédiatement donné un gros coup d’assommoir à son équipe. En perdant d’entrée de jeu contre le jeune espoir Bernard Tomic, 59 à l’ATP. Heureusement pour lui en l’occurrence!

Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que Stan vienne considérablement gêner en double le valeureux Federer qui, après avoir lui rempli son contrat, s’était logiquement vu confier la lourde tâche d’assurer les deux points suivants.  

Seul face aux kangourous de service, Rodgeur y serait sans doute parvenu. Mais avec un tel boulet! Bref les carottes sont cuites, ce pauvre Wawrinka n’ayant en principe pas la moindre chance, surtout qu’il occupe la 199e place, de battre le revenant Lleyton Hewitt. Le bourreau aussie (photo) qui mettra définitivement fin aux illusions helvétiques de remporter un jour la fameuse Coupe Davis.

Des clous donc et bye bye Federer. Notre gloire nationale pourra désormais se consacrer exclusivement à sa petite personne et à ses grandes ambitions, en écrivant quelques nouveaux chapitres fous pour mieux peaufiner sa légende.

Le maestro a non seulement assuré, sur les ondes de la Première, avoir totalement digéré ses deux  horrifiques balles de match gâchées contre sa Sainteté Djokovic, actuel pope de tous les tamis. Dans la foulée, il a affirmé être en mesure de récupérer l’an prochain son trône et sa couronne aux dépens du vampire de Belgrade. Le plus sérieusement du monde.

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Avec Wawrinka, bonjour les dégâts!

h-4-1023825[1].jpgLe pharaon des Alpes doit jubiler. Je veux bien sûr parler du pétulant boss sédunois Christian Constantin, en guerre contre l’arrogant Michel Platini, président de l’UEFA, qui lui fait des misères pour de sombres histoires de joueurs prétendument «illégaux».

Le tribunal cantonal vaudois a en effet encore appuyé le FC Sion, indiquant qu’il ne validerait pas les résultats du groupe I tant que les Valaisans ne seraient pas réintégrés  en Europa League. Du coup les hommes de Tourbillon ne boiront peut-être pas la Coupe jusqu’à la lie.

En revanche, il y en a un qui s’y emploie malheureusement très consciencieusement à l’autre bout de la planète. Plus précisément à Sydney, où nos tennismen livrent eux aussi bataille pour leur réintégration dans l’élite de la Coupe Davis. Sauf que la justice sera impuissante à les tirer  d’affaire…

On évoque parfois la glorieuse incertitude du sport, selon laquelle le joueur théoriquement le plus fort ne l’emporte pas forcément. C’est dire si en l’occurrence les Australiens sont vernis. Avec Wawrinka la chose se transforme en conviction absolue, sinon en redoutable inéluctabilité.

C’est ainsi que le Vaudois, pointant au 19e rang suite à sa déprimante campagne américaine piteusement conclue au deuxième jeu de l’US Open, a immédiatement donné un gros coup d’assommoir à son équipe. En perdant d’entrée de jeu contre le jeune espoir Bernard Tomic, 59 à l’ATP. Heureusement pour lui en l’occurrence!

Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que Stan vienne considérablement gêner en double le valeureux Federer qui, après avoir lui rempli son contrat, s’était logiquement vu confier la lourde tâche d’assurer les deux points suivants.  

Seul face aux kangourous de service, Rodgeur y serait sans doute parvenu. Mais avec un tel boulet! Bref les carottes sont cuites, ce pauvre Wawrinka n’ayant en principe pas la moindre chance, surtout qu’il occupe la 199e place, de battre le revenant Lleyton Hewitt. Le bourreau aussie (photo) qui mettra définitivement fin aux illusions helvétiques de remporter un jour la fameuse Coupe Davis.

Des clous donc et bye bye Federer. Notre gloire nationale pourra désormais se consacrer exclusivement à sa petite personne et à ses grandes ambitions, en écrivant quelques nouveaux chapitres fous pour mieux peaufiner sa légende.

Le maestro a non seulement assuré, sur les ondes de la Première, avoir totalement digéré ses deux  horrifiques balles de match gâchées contre sa Sainteté Djokovic, actuel pope de tous les tamis. Dans la foulée, il a affirmé être en mesure de récupérer l’an prochain son trône et sa couronne aux dépens du vampire de Belgrade. Le plus sérieusement du monde.

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13/09/2011

US Open: le nouveau pape a dit la messe

Novak-Djokovic[1].jpgJe ne sais pas trop que ressentir au terme de cet US Open. De la tristesse pour Nadal, dont l’orgueil a été si cruellement bafoué pour la sixième fois par Djokovic qu'il va sans doute en garder quelques séquelles. Mais dans le fond pas franchement hyper mécontente que le pitbull en soit resté à six Grands Chelems de Federer.

En même temps je suis un rien agacée par le nouveau triomphe de Djokovic, tant le Serbe, même s’il l'a mérité en se montrant impérial dans cette finale qui a souvent atteint des sommets, a été aidé par la chance pour y parvenir. En tout cas, ça ne va pas lui arranger l'arrogance. Ni surtout celle de son clan.

Une autre chose est sûre. Rodgeur, tout aussi marqué par sa défaite que l’Espagnol, a encore plus de regrets à nourrir. Et nous avec. En ce qui me concerne,  je n’en peux plus de repenser à ces deux balles de match lamentablement ratées contre le Serbe au cinquième set. Pour ne rien vous cacher, j’ai toujours un mal fou à m’y faire.

Certes le taureau de Mancor a offert une résistance héroïque à l’express de Belgrade, mais il n’est pas impossible que la légende eût pu se payer un dix-septième Grand Chelem face à l'Ibère en sortant ses propres atouts.  

Et cela d’autant plus que les deux adversaires ont commencé par nous jouer les laborieux bûcherons des courts en tapant comme des mules sans discernement, commettant dans la foulée un paquet de fautes directes. Bref, ça manquait un poil de classe. 

C’est ainsi qu’à part deux échanges extraordinaires en début de rencontre, il a fallu attendre quasiment les deux tiers de la seconde manche pour avoir droit à une savante amortie ou à un diabolique revers slicé par-ci par-là.

D’accord, ça s’est drôlement amélioré par la suite, les as persistant à se balancer torgnole sur torgnole, mais en nous gratifiant heurerusement de coups fabuleusement monstrueux ou prodigieusement énormes. La moindre des choses pourtant je trouve, dans la mesure où on nous bassine un max avec le talent phénoménal des protagonistes, particulièrement celui du nouveau pape de la raquette mondiale.

images[6].jpgCôté filles en revanche, c’est plus clair que de l’eau de roche question feeling. Alors que Caroline Wozniacki a démontré une fois de plus son pathétique statut de reine sans couronne en délivrant un tennis d’une rare pauvreté en demi-finale, la victoire de l’Australienne Sam Stosur m’a particulièrement réjouie.

De quoi donner une petite leçon de modestie à Serena Williams qui n’a cessé de se prendre  pour la déesse du tamis même en reculant au classement, et imaginait pouvoir gagner chez elle les doigts dans le nez. Avant d’entreprendre tout aussi facilement la reconquête de son trône. Eh bien non ma belle, il va falloir continuer à cravacher dur.    

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11/09/2011

US Open: l'insoutenable légèreté de Federer

756538-8937456-317-238[1].jpgComme je le craignais, rien n’est plus dangereux qu’un vampire en manque de sang! Mais ce n’était pas une raison pour Federer de faire une transfusion au saigneur des courts, en lui offrant sur un plateau cette demi-finale qui lui semblait pourtant promise dès son entame.

Insoutenable légèreté de l'être. Car il a fallu qu’il craque encore Rodgeur. Et que maso en diable, il s’inflige l’un des plus cruels et  cuisants échecs de sa carrière. N’en revenant pas lui-même, Dracula lui a effet refait le coup de l’an dernier en sauvant deux balles de match au cinquième set. Pire d’ailleurs car cette fois c’était sur le service du Bâlois. Qui en plus s’était payé le luxe de dominer largement les débats en menant deux manches à zéro.

Vraiment à pleurer. Le mythe n’en était d’ailleurs pas très loin en quittant les lieux. Pas d’embrassade chaleureuse, juste une froide poignée de main à son bourreau. Quand je pense qu’il se réjouissait follement de le rencontrer, clamant haut et fort que c’est pour ce genre de duel exaltant qu’il adore tant le tennis.

Pourtant on ne peut pas prétendre que le maestro en mal de baguette exsudait la joie de vivre sur le terrain. A mi-rencontre, ballotté tel un vulgaire fêtu de paille, la tête carrément au niveau des genoux, il donnait plutôt l’impression de porter le monde sur ses épaules. Avant de se reprendre ensuite superbement pour des prunes!

Une chose est certaine, on va regloser à l’envi sur son déclin. Bien que que tout le monde n’ait cessé d’évoquer le retour de la légende à Flushing Meadows en louant son extraordinaire parcours. La donnant même légèrement favorite face à Nole, surtout après sa facile victoire contre Jo-Wilfried Tsonga.

Vous me rétorquerez que j’aurais dû me méfier, cette flatteuse appréciation émanant notamment d'Henri Leconte. Et bien que je ne l’aie pas lu, je ne serais pas franchement étonnée que Mats Wilander se soit livré à pareille analyse sur une chaîne de télé quelconque.

Enfin, il ne reste plus à espérer que le pitbull Nadal, ayant logiquement et férocement renvoyé la belette Murray dans son terrier, refasse lui aussi, en remportant à nouveau le trophée, son coup de l’an dernier à Djokovic. Qui cette fois, tout boss suprême de la raquette qu’il soit devenu, usurpe un chouïa sa place en finale.      

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09/09/2011

US Open: Tsonga succombe aux sulfureux charmes tennistiques de Sa Grâce

images[5].jpgJ’avoue que je n’y croyais pas. Après avoir vu Tsonga retourner la situation en sa faveur en deux temps trois mouvements, abandonnant ce pauvre Mardy Fish pourtant labellisé joueur de l’été à la consternation populaire, je ne donnais pas cher de la légende au match suivant.

J’allais jusqu’à supposer qu’on en serait dorénavant réduit à baver des ronds de chapeau en se réjouissant follement, au prochain Grand Chelem australien, que Rodgeur ait réussi l’exploit d’atteindre pour la 31e fois consécutive les… quarts de finale.

Et pourtant Sa Grâce a continué à déployer ses sulfureux charmes tennistiques. Face à un Tsonga diminué il faut le reconnaître. Un peu sonné, Mohammed n’a pu, contrairement au thon (ou au saumon pour ne pas indisposer ceux qui, totalement dénués d’imagination et n’ont jamais écouté le célèbre cha-cha-cha de Jean-Noël Dupré, me couvrent d’opprobres), remonter cette fois le courant.

Les nageoires en berne, il a encore plus misérablement coulé que le Luxembourgeois Gilles Muller face à Nadal, très énervé par des organisateurs indignes qui ne «travaillent que pour l’argent et pas pour les joueurs», en les envoyant quasiment au charbon sous la pluie… Quand je pense au pactole que le pitbull encaisse!

Pour en revenir à Jo-Wilfried, il souhaite que son bourreau aille au bout de Flushing. Sympa. En plus, c'est toujours mieux d'être battu par le vainqueur. En attendant, il n’y a plus un seul Français au stade du dernier carré. Le contraire eût été surprenant. En dépit de cette armada de choc dont les commentateurs tricolores sont si fiers, il faut se reporter à 1999 pour trouver deux Bleus au cinquième tour d’un Grand Chelem, en l’occurrence Cédric Pioline et Nicolas Escudé.

Dans le fond ce n’est pas si vieux, remarquaient nos inénarrables, jamais découragés par la brutale réalité des choses. C’est vrai ça, que sont douze ans face aux siècles qui nous contemplent? De toutes façons, même absents leurs poulains sont toujours présents. Par exemple les experts viennent de voir du Monfils en Murray et plus tôt dans le tournoi, du Gasquet en Federer.

Pas trop de Richard chez Rodgeur j’espère, dans la mesure où il doit affronter Djokovic samedi. Je veux bien que le Serbe soit  dans un drôle d'état et qu’il ne cesse de s’en sortir grâce à la faiblesse insigne ou à l’abandon de ses adversaires. Mais qui sait comment peut réagir un vampire momentanément un rien acculé dans les cordes?

Comme nos footeux sans doute. Il reste donc à souhaiter, pour Federer, que Dracula ne nous joue pas le Shaqiri des courts! A ce propos, il est possible que je doive me livrer à un mea maxima culpa après avoir vilainement taclé Ottmar Hitzfeld. Certes, on n’en est pas encore à jouer les barrages. Mais au cas où, ce sera avec un plaisir non dissimulé que j’irai à Canossa…

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06/09/2011

US Open: Tsonga tel un thon remontant le courant...

awilfried.jpgA première vue, tout semble baigner pour la légende qui a étalé son talent comme aux plus beaux jours de sa carrière hors norme, en atomisant littéralement le pauvre Juan Monaco. Au point que l’Argentin pourtant 36e mondial, semblait avoir commencé à jouer au tennis la veille.

Du coup, les fans tout revigorés par ce succès triomphal, crient déjà à sa victoire future contre Tsonga. Il est vrai que le quatrième tour du mythe a de quoi rassurer un peu sur sa forme. Mais j’avoue que je le serais pleinement si Jo-Wilfried  ne nous avait pas plus ou moins refait le coup de Wimbledon, où il était revenu d’outre nulle part face à Rodgeur,  réussissant dans la foulée un exploit historique.   

En effet alors que Mardy Fish semblait s’acheminer vers une victoire sans histoire, le Français, tel un courageux thon remontant énergiquement le courant d’une rivière norvégienne, brisait en quelques secondes les espoirs de l’Américain de bien figurer pour la première fois dans un grand Chelem. Chez lui, de surcroît.

En revanche hélas, comme prévu, Djokovic, en découdra en quarts avec son pote Tipsarevic. C’est bien, ça fera au moins un Serbe dans le dernier carré, a déclaré Dracula. Talent ou pas, j’ai du mal à imaginer que ce ne sera pas lui. Et je ne suis vraisemblablement pas la seule.

Pendant ce temps, les footeux suisses se préparent à entamer leur ixième match de la peur en vue des qualifications pour l’Euro 2012. Et là, je ne vous raconte pas les doutes qui m’assaillent. A côté, j’irais jusqu’à me risquer à miser le paquet sur Federer.

La faute à Hitzfeld et à ses fanfaronnades. Je me demande bien quelle mouche a piqué Ottmar, d’ordinaire plus taiseux qu’un paysan de montagne, à clamer sa certitude que ses joueurs décrocheraient leur billet pour les barrages. Enfin, dans le cas contraire, il pourra s’estimer heureux que le ridicule ne tue pas!

19:39 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! |

04/09/2011

US Open. Nadal et Djokovic, un pot pas possible

Malgré ses trois tours victorieux à l’US Open, Federer m’apparaît toujours comme un maillon faible du quatuor de tête. Je n’ai en effet pas été rassurée par sa prestation face à Marin Cilic, considérée comme un vrai test.

A mon avis il l’a très moyennement passé, dans la mesure  où il ne s’est pas comporté tellement différemment que dans ses deux précédents duels, frisant dangereusement le code à plusieurs reprises avec des erreurs qui ne pardonneront donc pas en deuxième semaine.

Il n’est certes pas exclu que Sa Grâce vienne à bout de Juan Monaco en huitièmes. En revanche j’ai de gros doutes quant à sa capacité à battre le vainqueur du duel Fish- Tsonga. Surtout si en sort vivant le Tricolore, pour qui ce sera le premier gros os franchement duraille à ronger.  

Et non pas Verdasco qu’il affrontait au match précédent, en dépit de ce que prétendaient les commentateurs français. L’Espagnol ne tenant plus la route depuis pas mal de temps, la rencontre s’apparentait franchement à une promenade de santé pour Jo-Wilfried.

Evidemment moins peinarde que celle de Djokovic contre Davydenko, dont on disait pourtant monts et merveilles. Suite à quelques coups fumants, le Russe, toujours aussi mal fringué, s’est éparpillé tellement vite que même Wawrinka n’aurait pu faire autrement que de s’en débarrasser une main attachée dans le dos.

Et comme le Serbe doit se mesurer ensuite au très fantasque Ukrainien Dolgopolov, souvent capable du pire, autant préciser que Dracula est déjà en demi-finale. Surtout s’il tombe en quarts sur Tipsarevic, qui va de nouveau nous faire le complexe du compatriote face au boss.

C’est dire si Nole peut remercier son pote Rafa de lui avoir tracé une voie aussi royale lors du tirage au sort. Remarquez, le pitbull, qui a eu la main extrêmement lourde en ce qui concerne Rodgeur, ne s’est pas trop mal servi non plus.

Après le modeste débutant Kazakh Golubev, le taurillon est tombé contre le Français Mahut déjà pas terrible quand il est en pleine forme, mais contraint là à l’abandon sur blessure, puis sur l’Argentin Nalbandian, l’ombre de lui-même, avant d’affronter mardi… le Luxembourgeois Muller.  Un pot pareil pour le roi et son dauphin, ça vous flanque le blues!  

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