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11/09/2011

US Open: l'insoutenable légèreté de Federer

756538-8937456-317-238[1].jpgComme je le craignais, rien n’est plus dangereux qu’un vampire en manque de sang! Mais ce n’était pas une raison pour Federer de faire une transfusion au saigneur des courts, en lui offrant sur un plateau cette demi-finale qui lui semblait pourtant promise dès son entame.

Insoutenable légèreté de l'être. Car il a fallu qu’il craque encore Rodgeur. Et que maso en diable, il s’inflige l’un des plus cruels et  cuisants échecs de sa carrière. N’en revenant pas lui-même, Dracula lui a effet refait le coup de l’an dernier en sauvant deux balles de match au cinquième set. Pire d’ailleurs car cette fois c’était sur le service du Bâlois. Qui en plus s’était payé le luxe de dominer largement les débats en menant deux manches à zéro.

Vraiment à pleurer. Le mythe n’en était d’ailleurs pas très loin en quittant les lieux. Pas d’embrassade chaleureuse, juste une froide poignée de main à son bourreau. Quand je pense qu’il se réjouissait follement de le rencontrer, clamant haut et fort que c’est pour ce genre de duel exaltant qu’il adore tant le tennis.

Pourtant on ne peut pas prétendre que le maestro en mal de baguette exsudait la joie de vivre sur le terrain. A mi-rencontre, ballotté tel un vulgaire fêtu de paille, la tête carrément au niveau des genoux, il donnait plutôt l’impression de porter le monde sur ses épaules. Avant de se reprendre ensuite superbement pour des prunes!

Une chose est certaine, on va regloser à l’envi sur son déclin. Bien que que tout le monde n’ait cessé d’évoquer le retour de la légende à Flushing Meadows en louant son extraordinaire parcours. La donnant même légèrement favorite face à Nole, surtout après sa facile victoire contre Jo-Wilfried Tsonga.

Vous me rétorquerez que j’aurais dû me méfier, cette flatteuse appréciation émanant notamment d'Henri Leconte. Et bien que je ne l’aie pas lu, je ne serais pas franchement étonnée que Mats Wilander se soit livré à pareille analyse sur une chaîne de télé quelconque.

Enfin, il ne reste plus à espérer que le pitbull Nadal, ayant logiquement et férocement renvoyé la belette Murray dans son terrier, refasse lui aussi, en remportant à nouveau le trophée, son coup de l’an dernier à Djokovic. Qui cette fois, tout boss suprême de la raquette qu’il soit devenu, usurpe un chouïa sa place en finale.      

03:19 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

Le pitbull...La belette.. Dracula...
Au passage, bien sûr, on égratigne Leconte et Wilander.
Bizzare, rien sur (contre) Tsonga? Ah, il a eu la délicatesse de se laisser battre...
Dans son "animal farm" d'une affligeante banalité,
Cuttat la mère l'oie hésite entre être la mule et jouer le cochon.

Écrit par : ifos | 11/09/2011

Je me demande si Federer, malgré toute son expérience et les moyens dont il dispose, n'est pas mal conseillé: ses passages à vide ne seraient-ils pas du à des raisons métaboliques?

Écrit par : Mère-Grand | 11/09/2011

Pardon "dus"

Écrit par : Mère-Grand | 11/09/2011

Quelle méchanceté chez ifos... J'ai regardé ce match et j'ai ressenti exactement la même chose qu'Edmée, dont l'humour ne se dément pas. D'ailleurs, une amie m'a dit par sms: «Quand on voit le regard de Djoko, on sait qui va gagner!» Elle a donc eu raison. Federer, qui avait commencé en fanfare, a été inexistant dans les sets 3 et 4, et lamentable en fin de 5e, alors qu'il a eu l'opportunité de gagner 5 minutes avant. C'est tout simplement parce qu'il n'a plus la rage de vaincre, contrairement aux Nos 1 et 2. C'est regrettable, mais il faut se faire une raison. A part quelques feux d'artifice, Federer est en net déclin et il devrait s'en rendre compte avant de de devoir sortir du tennis par une toute petite porte.

Écrit par : Emigré | 11/09/2011

Une victoire n'aurait pas été logique tant il s'est fait promené dans les 3e et 4e sets.
Certes Federer a gagné le tie break mais les opportunités dans le jeu (1er set) étaient pour le Serbe.
Federer a "mal joué" les 3e et 4e sets (Djoko s'est accroché, vases communicants) et tout à coup, il rejoue bien dans le 5e !?
Un public tout acquis à la cause de Federer et une poignée de main polaire.
Et il sera affamé pour l'open d'Australie.
C'est ça l'humilité et le fair play ?

Écrit par : Comisetti | 11/09/2011

Mère-Grand: Votre question a du sens, les passages à vide et où il perd la main étant quand-même assez longs. Lui si concentré normalement, ces zappings longuets et soudains sont étonnants.

La rage de vaincre, peut-être aussi. Mais une glycémie constante et un surcroît d'adrénaline quand il le faut, ça aide la rage.

Ou alors est-il dans cet entre-deux où l'on a déjà décroché, mais sans oser se l'avouer.

Quoi que l'on dise de son déclin, assez normal après tout, je m'en fiche. L'homme reste grand pour tout ce qu'il a fait.

Écrit par : hommelibre | 11/09/2011

@émigré
Si vous trouvez de l'humour dans les infâmes balourdises de la mère Cutat, c'est que ce mot n'a vraiment pas le même sens pour vous que pour moi.
Je suis méchant?
CERTES avec elle, chez qui c'est, avec la bétise, une seconde nature.

Écrit par : ifos | 13/09/2011

Les commentaires sont fermés.