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29/07/2011

Wawrinka, deux p'tits tours et puis s'en va, tête en bas!

3298822[1].jpgBelle entrée en matière vraiment, surtout que ce n’est pas facile de débouler comme ça dans un tournoi, en altitude qui plus est, où les balles ont tendance à voler dans tous les sens. Alors chapeau Stan, c’est génial et surtout bon signe pour dimanche.

On se pince. Car il fallait entendre les louanges à l’égard de Wawrinka que tout le monde à Gstaad sentait en pleine forme et en pleine confiance à l’issue de sa victoire fort "convaincante" sur l’Australien Peter Luczak. Brillantissime… 250e joueur mondial. Sans parler de l’intéressé, nageant dans l’autosatisfaction et se flattant lui aussi (il doit être passé juste avant chez Federer), d’avoir très bien joué.

Bref, hyper motivée la deuxième tête de série. Et plus concentrée qu’une tomate. Hélas, le pauvre s’est retrouvé en panne de jus au tour suivant. Il n’est donc guère étonnant que l’Espagnol Marcel Granollers, pointant au 45e rang, l’ait aspiré d’une paille en quarts de finale, lui flanquant la pâtée en deux misérables sets de 70 petites minutes.

Franchement la honte. Et pourtant il y a pire. A la hauteur de cette pitoyable prestation, la consternante télévision suisse évidemment, toutes chaînes confondues. Se trompant sur l'heure de la rencontre, elle n'a non seulement pas daigné la passer en direct, mais s’est escrimée à aggraver son cas en nous la diffusant trois heures plus tard, sans même préciser la chose.  

Sinon à la fin de cet affrontement à sens unique où l’inénarrable Jean-Marc Rossier, se fichant du monde, a évoqué un "léger différé". Après s’être efforcé de chercher sottement des excuses au piteux Vaudois, "tétanisé" à l'idée de jouer devant son public, ses proches et sa famille qui attendent toujours tellement de lui…

Décidément, nous sommes bien mal lotis ces jours, tandis que les commentateurs français, les cordes vocales à peine remises des exploits de Thomas Voeckler et Pierre Rolland dans la Grande Boucle, peuvent derechef se les péter à l’antenne avec leurs champions aquatiques qui encombrent littéralement l’Histoire.

Certes la Genevoise Swan Oberson nous a permis une petite incursion dans le domaine, mais il faut bien reconnaître que les Suisses rament dur. Force est donc de regarder loin devant pour se faire mousser. A savoir vers les Jeux Olympiques de Londres l’an prochain. En caressant le rêve fou de voir Federer et Hingis dans le double mixte, réintroduit en tant qu’épreuve à part entière suite à une absence de 86 ans.

La princesse de Trübbach et Sa Grâce Sérénissime réunis sur un court, une belle image, j’en conviens. Au-delà de l’éventuelle faisabilité de la chose cependant, ce qui m’étonne le plus, c’est la quasi certitude, pour les fans, que les deux ex-numéros un mondiaux rafleraient automatiquement la mise.

Et cela simplement parce que le couple mythique avait aisément remporté une Hopman Cup, ne concédant que dix jeux en six sets. Formidable, sauf que ça date de 2001! Alors imaginer un autre succès les doigts dans le nez onze ans plus tard me paraît encore plus illusoire que de parier sur une qualification des footeux helvétiques à l’Euro 2012...

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24/07/2011

Cet irrépressible besoin français de se croire au top

Je n’étais pas vraiment inquiète. Mais quand même, en entendant les commentateurs français noyer sous des tombereaux d’orchidées noires  leur compatriote Thomas Voeckler pour sa quatrième place, j’en avais des frissons dans le dos à imaginer la victoire du « géant de juillet » sur les Champs-Elysées.

Remarquez, France 2 s’est consolée de la défaite annoncée de son super héros. L’antenne s’est en effet trouvé un autre fantastique champion: elle-même. Se vautrant sans vergogne dans l’autosatisfaction, elle n’a cessé de se voter des félicitations tout au long de cette Grande Boucle qu’elle estime avoir enlevé haut la main, atteignant un pic dans le panégyrique lors de la dernière étape. A vous contraindre de regarder TSR2, c’est dire l’agacement!

La chaîne hexagonale nous a ainsi bassinés grave en célébrant à l’envi célébrant la façon unique dont elle a su nous régaler avec les images sublimes, les reportages extraordinaires, les interviews géniales, les connaissances historiques prodigieuses, bref le travail incroyable de tous ses collaborateurs et consultants.  

Décidément incorrigibles ces Tricolores avec leur besoin  irrépressif,  puéril et un rien pathétique de toujours se croire les meilleurs. Peu échappent à ce péché mignon en sport, plus particulièrement dans le domaine de la raquette, où les experts du cru ne peuvent s’empêcher de porter les leurs aux nues. Souvent hélas pour le malheur des intéressés.

Je vous donne deux exemples. D’abord celui de Richard Gasquet, follement encensé à Roland Garros pour son talent exceptionnel et surtout son bras fantastique qui lui permet de balancer des revers hallucinants. Résultat le surdoué Biterrois s’était fait méchamment atomiser par Novak Djokovic en huitièmes de finale.

Prenons ensuite Gäel  Monfils, qui a du souci à se faire avec son nouvel entraîneur, Patrick Chamagne. Pourtant présenté comme un monsieur très psychologue, avec la tête sur les épaules. Mais comme c’est Henri Leconte qui l’affirme, j’ai de fortes raisons d’en douter. La preuve, le coach a déclaré le plus sérieusement du monde que son poulain a un plus grand potentiel que… Nadal. L’idée étant de l’exploiter à fond.

Du coup, ce qui devait arriver n’a pas tardé. A peine cette grosse sottise proférée, le pauvre Gaël chutait d’entrée à Stuttgart, lieu de sa première collaboration avec notre farfelu. Puis s’est laissé terrasser en quart de finale de Hambourg par son compatriote Simon, futur vainqueur du tournoi.

Rien de plus logique. Non seulement Gilles est l’un de mes tennismen préférés mais, aussi curieux que cela paraisse, c’est le seul à qui les prétendus spécialistes fichent un peu la paix. Bien qu’il soit le plus titré des Bleus en activité. Alors de grâce, continuez à le laisser creuser son trou tranquillement. C’est sa seule chance de ne pas tomber dedans…

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Cet irrépressible besoin français de se croire au top

lire_aussi_sport24_492284_8313415_8_fre-FR[1].jpgJe n’étais pas vraiment inquiète. Mais quand même, en entendant les commentateurs français noyer sous des tombereaux d’orchidées noires leur compatriote Thomas Voeckler pour sa quatrième place, j’en avais des frissons dans le dos à imaginer la victoire du "géant de juillet" sur les Champs-Elysées. Au fait quel surnom doit-on, à votre avis, donner à Cadel Evans?

Remarquez, France 2 s’est consolée de la défaite annoncée de son super héros. L’antenne s’est en effet trouvé un autre formidable champion: elle-même. Se vautrant sans vergogne dans l’autosatisfaction, elle n’a cessé de se voter des félicitations tout au long de cette Grande Boucle qu’elle estime avoir enlevé haut la main, atteignant un pic dans le panégyrique perso lors de la dernière étape.

La chaîne hexagonale nous a ainsi bassinés grave, en célébrant à l'envi la façon fabuleuse dont elle a su nous régaler avec les images sublimes, les reportages extraordinaires, les interviews géniales, les connaissances historiques prodigieuses, bref le travail incroyable de tous ses collaborateurs et consultants.  

Décidément incorrigibles ces Tricolores avec leur besoin irrépressible, puéril et un rien pathétique de toujours se croire les meilleurs. Peu échappent à ce péché mignon. Particulièrement en sport et notamment dans le domaine de la raquette, les experts du cru ne pouvant s’empêcher de porter les leurs aux nues. Souvent hélas pour le malheur des intéressés.

Je vous donne deux exemples. D’abord celui de Richard Gasquet, follement encensé à Roland Garros pour son talent exceptionnel et surtout son bras fantastique qui lui permet de balancer des revers hallucinants. Résultat le surdoué Biterrois fut méchamment atomisé par Novak Djokovic en huitièmes de finale.

Prenons ensuite Gäel  Monfils, qui a du souci à se faire avec son nouvel entraîneur, Patrick Chamagne. Pourtant présenté comme un monsieur très psychologue, avec la tête sur les épaules. Mais dans la mesure où Henri Leconte l’affirme, j’ai de fortes raisons d’en douter. La preuve, le coach a déclaré le plus sérieusement du monde que son poulain a un plus grand potentiel que… Nadal. L’idée étant de l’exploiter à fond.

Du coup, ce qui devait arriver n’a pas tardé. A peine cette grosse sottise proférée, le pauvre Gaël chutait d’entrée à Stuttgart, lieu de leur première collaboration. Puis s’est laissé terrasser en quart de finale de Hambourg par son compatriote Simon, futur vainqueur du tournoi.

Rien de plus logique. Non seulement Gilles est l’un de mes tennismen préférés mais, aussi curieux que cela paraisse, c’est le seul à qui les prétendus spécialistes fichent un peu la paix. Bien qu’il soit le plus titré des Bleus en activité. Alors de grâce, continuez à le laisser creuser son trou tranquillement. C’est son unique chance de ne pas tomber dedans…

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23/07/2011

Tour de France: le géant de juillet a paumé sa liquette...

Voeckler-a-qui-perd-gagne_actus[1].jpgMe voici de retour pour constater une évidence et découvrir une vraie curiosité. L’évidence c’est bien sûr la première défaite de Servette et Lausanne et la curiosité, c’est que grâce au vélo le sport a retrouvé ses vraies valeurs, galvaudées par certains gougnafiers.

C’est du moins ce que j’ai lu un peu partout. Plus particulièrement dans la presse française. Et pour cause, l’enthousiasme délirant de nos chers voisins s’étant renforcé le jour où leur compatriote Thomas Voeckler a enfilé le maillot jaune. Le promenant pendant dix jours sur les chemins du Tour sous les regards hallucinés de ses compatriotes extatiques.

Je précise renforcé, car l’exaltation tricolore date plus précisément de l’exploit des footeuses, françaises naturellement, au Mondial allemand. Après s’être brillamment qualifiées, elles ont redoré sur place un blason méchamment salopé par leurs prétendus illustres collègues masculins en Afrique du Sud il y a un an. Séduisant de plus en plus d’hommes et de femmes par leur extraordinaire combativité, leur absence de chichis et de simulation.

Même terrassées en demi-finale par les Américaines, elles avaient permis aux Français, toujours traumatisés par le fiasco des mutins de Knysna, de relever enfin la tête. Mais si nos chers voisins avaient déjà trouvé un antidote à leurs blessures grâce aux filles et à leurs shoots d’enfer, avec Voeckler c’était carrément le vaccin, la pilule miracle, en un mot la panacée universelle.

Toujours à l’affût de quelques voix supplémentaires, les prétendants à l’Elysée avaient  flairé l’aubaine. A l’image de François Hollande, se fendant d’une visite et rêvant d’une photo en compagnie du héros. Histoire de concurrencer Martine Aubry, qui paradait récemment avec les footballeurs de Lille, doubles vainqueurs historiques de la Coupe et du championnat. Sans oublier Jean-Louis Borloo fou de joie et répétant à l’envi, «j’adore ce mec!».

En dégottant ce phénomène, l’Hexagone retrouvait donc «le goût du rêve et de la fierté». En plus il faut le voir le nouveau blaireau. Genre fils de Français moyens, c’est un peu la Sheila du vélo. Tout juste s’il ne pédale pas le béret sur la tête et la baguette sous le bras. Je lui conseillerais d’ailleurs la chose pour une éventuelle pub. A mon avis ça ferait un tabac!

Cycliste modèle que tous imaginaient en vainqueur sur les Champs-Elysées, il se montre de surcroît vaillant, costaud et consciencieux Thomas, alias Ti-Blanc. Dont on dit aussi qu’il est «sain, rafraîchissant, sincère, sympathique et disponible». Besogneux, moins fort que les grands cracks mais réussissant, «usant de ruse et d’intelligence de course» à leur tenir la dragée haute. Mais où s’arrêtera-t-il, s’interrogeaient les commentateurs subjugués?

Hélas, il a suffi qu’ils se le demandent pour que le «géant de juillet» paume sa liquette canari dans l’Alpe d’Huez. Normal pour l’intéressé, le seul à ne pas se bercer de folles illusions. Non seulement le modeste déclare apprécier modérément la pipolisation à outrance de sa personne, mais il n’a cessé d’affirmer qu’il n’y arriverait pas. Simplement parce qu’il n’a pas l’étoffe d’un champion. Le contraire en somme des prétentieux qui se la pètent sans vergogne alors qu’ils n’ont rien à montrer.

Proprement stupéfiant ce Voeckler. A croire qu’il n’est pas Français. D’ailleurs s’il ne l’était pas j’aurais été tout près d’espérer qu’il finisse par la gagner cette Grande Boucle…

 

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09/07/2011

Coupe Davis: Federer et Wawrinka entre tambouille et brouet

images[4].jpgAbsente jusqu’au 18 juillet prochain, je n’ai pas eu l’occasion de voir notre duo tennistique de choc à l’œuvre dans la BernArena face aux Portugais d’opérette, dont j’ai cru comprendre qu’on se moquait abondamment dans le pays.

Apparemment bien m'en a pris, à en juger par les quelques lignes que j'ai pu lire ici ou là, évoquant la tambouille infâme mitonnée par Federer, encore plus indigeste que le brouet infect cuisiné quelques heures plus tôt par Wawrinka.

Il paraît toutefois que nos marmitons ont un peu épicé leur soupe dans le double enlevé en trois coups de cuillère à pot. Encore que cela ne devait pas être du 19 au Gault et Millau dans la mesure où ils furent breakés d’entrée sur le service du Vaudois.

Pour des ogres qui devaient bouffer tout cru les petits poucets lusitaniens, on est très loin, question pulvérisation totale, du tricycle proposé par Andy Murray à son adversaire luxembourgeois Laurent Bram! Du jamais vu à ma connaissance. Il est vrai que j’ignorais l’existence de ce joueur. A l’image de la belette écossaise sans doute.

Reste que la performance de nos Helvètes n’augure rien de très bon pour la suite. Parce que si c’est pour s ’exhiber de la sorte dans le groupe mondial, mieux vaut s’abstenir. Quand bien même le ridicule ne tue pas. Enfin, figurez-vous que Sa Grâce est prête à perdre des points ATP  pour mieux s’investir en Coupe Davis et tenter de décrocher le saladier d’argent.  

Vous me rétorquerez que mieux vaut tard que jamais, mais à mon humble avis, la légende va hélas juste reculer au classement et voir ce fichu saladier lui filer sous le nez. Franchement pas de bol en somme…  

Remarquez, on a les ogres qu’on peut. Et à ce propos, j’avais oublié de vous parler de la phrase désopilante du nouveau directeur sportif de Servette, l’ineffable Costinha. Portugais lui aussi d’ailleurs. Je sens que je vais enfin m’amuser cette saison avec le crampon genevois.

Ce brave Francisco Jose Rodrigues da Costa a ainsi décrété que l‘équipe est un géant qui se réveille. Ajoutant qu’à l’étranger c’est  «le» club que tout le monde connaît. Non mais on se pince. Parce que si les grenat sont des cannibales sur le point de sortir des plumes, je ne sais pas si vous réalisez l’état comateux du foot helvétique. Pour ne pas dire qu’il est encore carrément en hibernation en ce début d’été.

P.S. Vu que nos tennismen devront se rendre en Australie pour le barrage et qu'apparemment les voyages fatiguent excessivement le mythe, ce n'est pas demain la veille qu'on va pouvoir décrocher l'ombre du début du commencement d'une vague poignée de la fameuse coupe...  

 

 

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04/07/2011

Wimbledon: Djokovic, l'irrésistible... et tranquille ascension

736826-8740441-317-238[1].jpgLe tennis se porte bien à l’Est. Suite à la victoire de la Tchèque Petra Kvitova chez les dames la veille, coup double pour Djokovic qui, retombant en enfance en réalisant le rêve de sa vie, s’est effondré de bonheur sur le Central de Wimbledon.

Le nouveau grand patron de la raquette mondiale est donc vraiment le boss du moment pour avoir brutalement atomisé le malheureux Nadal au bout du rouleau. Ce n’est pas vraiment une surprise. Je me demande même comment le pitbull a réussi à arriver jusque là après son succès miracle à Roland Garros.

 

D’autant que l’Espagnol a eu des chats drôlement plus durailles à fouetter que le Joker sur les courts londoniens pour s’installer en finale. Laminé par la quinzaine parisienne, la rafale a en effet dû se débarrasser, en deuxième semaine, de sérieux clients comme l’Argentin Del Potro, l’Américain Fish et la star locale Murray.

Pendant ce temps Djokovic se baladait tranquillement, ne devant batailler que contre le jeune qualifié australien Tomic et les deux Français Michael Llodra brave mais bien peu redoutable, ainsi que Jo-Wilfried Tsonga, carbonisé après son triomphe aussi invraisemblable qu’incompréhensible face à Federer deux jours auparavant. Ce qui a d’ailleurs rendu la défaite de Sa Grâce encore plus amère.

Bref. impitoyablement dépossédé de son trône et de son titre en dépit d’une lutte frénétique à la culotte, le taureau de Manacor a félicité chaudement son rival. Mais, victime du syndrome Djokovic, a décidé de la jouer plus ou moins Rodgeur, déclarant que la couronne mondiale n’est nullement sa priorité. Comme pour le Suisse, l’essentiel est de se montrer le plus compétitif possible.  

A propos du maestro d’ailleurs, Juste une petite chose. Si tout le monde encense pour l’heure Novak en le noyant sous des tombereaux d’orchidées, je rappelle, élément passé sous silence par les experts de la raquette, que le Bâlois est le seul à avoir terrassé le Serbe cette année, il y a un petit mois en demi-finale à Paris.

Comment diable peut-on appeler le joueur qui bat le meilleur du monde? Mais j’y songe tout à coup. La légende bien sûr…

 

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