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05/06/2011

Roland Garros: Federer, le Wawrinka de Nadal...

Nadal-remporte-Rolland-Garros[1].jpgAprès la victoire de la légende contre Djokovic, tout le monde enquillait les superlatifs. Cela allait en gros de monstrueux à colossal en passant par pharamineux. Alors cette finale contre Nadal, il allait forcément la remporter, vu que l’Espagnol s’était montré un chouïa mou du genou dans ses premières confrontations, jouait hyper court, et s’était juste repris contre Murray. Mais pas de façon totalement convaincante, puisque la belette écossaise s’était bravement défendue en dépit d’une cheville en délicatesse.  

Rodgeur en personne ne cachait pas qu’il caressait cet espoir fou. Assurant à Nelson Monfort, avant de pénétrer sur le court, qu’il ferait son maximum. Mais le maximum pour l’extraterrestre de vendredi a à peine représenté le minimun pour le galactique de dimanche. Bon d’accord j’exagère la moindre, dans la mesure où je n’aurais jamais cru qu’il remporterait le troisième set.  

Mais problème, plus elles sont précises, plus les machines helvétiques se dérèglent pour une bricole. A l’image du Bâlois, sur le point de conclure confortablement la première manche à 5-2. Mais, plus maladroit que Jean-Claude Dusse dans son approche, il se plantait bêtement. Et c'en était hélas déjà terminé pour lui.

Le pire, c’est que ce n’est pas étonnant. D’abord il apparaît assez clair que le malheureux souffre d’un complexe d’infériorité notable face au pitbull. Du moins sur terre, où il est incontestablement le Wawrinka de Nadal. Avec le trouillomètre à plus ou moins zéro.

Le coup des Rouges chez la perfide Albion 

En outre, il ne faut jamais négliger la puissance du syndrome helvétique. Car le mythe nous a carrément fait le coup de nos footeux en Angleterre, qui se sont laissé complaisamment remonter, histoire de gâcher définitivement leurs chances de qualification pour l’Euro 2012. Autant le premier que les seconds seraient bien inspirés de relire le lièvre et de la tortue!  

Voilà évidemment qui n’empêche pas les commentateurs d’imaginer que cela demeure possible. Après nous avoir pourtant bassinés pendant des jours, en affirmant sur tous les tons avec la dernière des certitudes que si les Rouges ne d’imposaient pas chez les Rosbifs, mieux vaudrait tirer l'échelle.   

Et puisque je vous en cause de nos brillants analystes, je ne vous raconte pas la valse hésitation incessante, comme d'habitude, du côté de ceux du tamis. Encensant follement le phénix pour son départ «tonitruant», l’enterrant vite fait au deuxième set, le redonnant possible vainqueur ou presque au troisième. 

Mais le plus saugrenu dans le genre, je l'ai entendu à la TSR. Tandis que Federer venait de rater sottement l'inratable et se voyait coller cinq jeux d’affilée, le grand Marc Rosset se triturait les méninges en se demandant si par hasard le doute ne s’était pas insinué chez le maestro. Pour décider, alors qu’il paumait les deux suivants, qu’effectivement il semblait «douter un peu».

Rassurez-vous, Pascal Droz lui tenait la dragée haute. Avec un deuxième break dans les dents, on n’est pas sûr que Federer puisse revenir…, déclarait-il en substance. Il était donc mené à cet instant 4-1 dans la quatrième manche par le taureau de Manacor, qui avait de surcroît enclenché le turbo.

Reste que cette ixième cuisante défaite du phénix contre l’Ibère me réjouit malgré tout. Non seulement Djokovic, dont l’invincibilité était en somme très surfaite n’a même pas égalé le record de McEnroe, mais Dracula devra attendre avant de s’asseoir sur le trône. Qu’il aurait conquis sans vergogne dans un fauteuil, en ne jouant pas les quarts de finale et en pliant devant Sa Grâce dans le dernier carré.

 

21:02 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

je suis assez surpris de lire un article aussi critique. Certes Federer n'est toujours pas parvenu à battre le roi de la terre, mais il a eu le mérite de ne pas laisser le match filer, s'est bien battu, a montré de belles choses, et j'ai trouvé le match très équilibré, un rien pouvait basculer le cours du match, un peu plus de réussite pour roger et moins pr nadal. même le début du 4e jusqu'a 4/1 tout etait possible.
Pourquoi s'acharner ainsi ? même si on a ses joueurs préférés, on peut respecter leurs rivaux. Un article ( trop négatif) qui en fait ne fait que grandir le joueur qu'est Roger et transforme son auteur en pauvre type ridicule.

Écrit par : guillaume | 05/06/2011

@guillaume
Ce n'est que l'habituel syndrome du journalisme bête et méchant, à défaut d'être informé et courageux.

Écrit par : Mère-Grand | 05/06/2011

Vous préférez lire le Matin avec M. Despont qui bave devant Federer qu'il fasse n'importe quoi bien ou mal ou Rosset (alors qu'il l'aime pas car viré de la Coupe Davis) ou Droz qui jouit dans son slip quand il bat Djoko.
Nous pas.

Écrit par : Comisetti | 06/06/2011

Les défaites font grandir et Djoko a failli envoyer Roger dans un 5e set de tous les dangers en demi

Écrit par : Comisetti | 06/06/2011

Pour Djokovic, chère Edmée, je vous trouve pas très cool, car il a fait une belle série.
De toute manière, Federer n'aime pas le Serbe et s'il avait battu Nadal, le Serbe serait no 1 dès demain.

Écrit par : Comisetti | 06/06/2011

Bravo à Marc Rosset, qui a réussi à la boucler assez pour qu'il soit possible de suivre les échanges. De plus il a parlé du match au lieu de ressasser ses exploits.

Écrit par : Mère-Grand | 06/06/2011

Edmée, et si vous renouveliez vos têtes de turc. Par exemple, l'ineffable "papa" du FC Servette au culte de la personnalité qui rappelle certains dictateurs récemment déchus et tant d'autres. Un père qui abandonnerait ses "enfants" à la moindre saute d'humeur. Vous auriez de la matière inspirante pour une année jusqu'à la rélégation et le retour aux oubliettes de Servette. Sujet tabou? La Tribune de Genève aurait-elle investi des billes chez les Grenats?

Écrit par : vigogne | 06/06/2011

@vigogne
Alors là, attention, il ne faut pas bousculer les hiérarchies. Il est loin le temps où Edmée s'extasiait régulièrement devant les belles cuisses des footballeurs du Servette, mais les souvenirs étant ce qu'ils sont, ils pourraient expliquer cette fidélité.

Écrit par : Mère-Grand | 06/06/2011

Dommage pas un mot sur la défaite de M...Schiavone !
Pourtant il n'y a pas que des hommes qui pratiquent le tennis.

Écrit par : Hypolithe | 10/06/2011

"Reste que cette ixième cuisante défaite du phénix contre l’Ibère me réjouit malgré tout" c'est pas très gentil pour lui, car il a beaucoup de mérite et c'est un grand joueur !

Écrit par : rencontre sexy | 13/06/2011

J'adore les "Phenix" (nom commun et nom propre) sous toutes leurs formes, mais c'est vrai que c'est divin.

Écrit par : Comisetti | 13/06/2011

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