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26/02/2011

Les Suisses continuent à se bourrer de chocolat!

Je croyais les skieurs nordiques plus soucieux de leur ligne que les alpins. Figurez-vous que non. Suivant le mauvais exemple de ses compatriotes à Garmisch, Simon Ammann tape à son tour dans le cacao à Holmenkollen. Et cela ne me surprendrait guère que Dario Cologna ait également du mal à distinguer les marches ces prochains jours.  

Bref, on a l’air malin avec les atouts maîtres dont on se gargarise. Et comme si cela ne suffisait pas à notre malheur, Federer se retrouve pareillement chocolat, à nouveau renversé par l’express de Belgrade en finale du tournoi de Dubai.

Ce qui en fait n’est pas étonnant si j’en juge par les prestations très moyennes du mythe un rien écorné au cours de la semaine. Mais vous pensez bien que cela ne l'a pas empêché de se montrer fort satisfait de son niveau avant d’affronter Djokovic! Ce dernier abonde d'ailleurs dans son sens, déclarant qu'il devait être au sommet de son art pour battre le Bâlois. Ben voyons! C'est juste pour donner un surcroît d'éclat à sa victoire. Parce que très franchement, n’importe qui eût pu venir à bout de ce Rodgeur-là sans trop forcer son talent. Richard Gasquet doit s’en mordre les doigts.   

Ce match est même devenu tellement vilain dans la deuxième manche à cause des errements coupables de la légende, qu’en désespoir de cause je me suis rabattue sur les dames à Doha. Mais il faut croire que les mieux classés des deux sexes s’étaient donné le mot, car dans la foulée de Sa Grâce, Caroline Wozniacki n’a pas non plus su tenir son rang.

La numéro un mondiale s’est en effet elle aussi inclinée en deux sets face à la troisième du classement la Russe Vera Zvonareva. J’admets toutefois que la Danoise a lutté avec plus de conviction et d’acharnement avant de lâcher prise, que le Suisse littéralement étrillé par Djokovic en à peine plus d’une heure. Carrément la honte.   

Enfin, heureusement que le maestro a joué pire qu’un pied, au point que certains imaginent une vague gêne physique, sinon il aurait sérieusement de quoi s’inquiéter pour la suite. A l’instar de Stanislas Wawrinka qui a plongé en quarts déjà à Acapulco, en l’absence pourtant de tous les cadors du circuit.

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Guy Forget fait de l'intox avant la Coupe Davis

Vu qu’il affrontait le numéro 2 mondial en demi-finale à Dubai, Gasquet allait pouvoir définitivement se situer, lisait-on sur le site d’Eurosport après la victoire du Biterrois sur son compatriote Gilles Simon en quarts.

Un rien radical comme analyse je trouve et qui risque de donner de faux espoirs au «surdoué» de la raquette hexagonale. D’autant qu’il a caressé l’espoir, l’espace d’un jeu, de pousser Sa Majesté Rodgeur à un troisième set.

Hélas pour Richard, Federer se reprenait pour finalement enlever le morceau un brin laborieusement. Comme dans les tours précédents. Car à l’exception de quelques coups fumants contre des troisièmes couteaux, le mythe n’a pas franchement peaufiné très glorieusement sa légende jusqu’ici dans l’émirat.

Au point qu’il devra véritablement hausser son niveau s’il veut venir à bout du Serbe Djokovic en finale. Parce que cela sent franchement l’exécution en deux petits sets si le Bâlois ne se remue pas un peu le popotin en finale.

Pour en revenir à Richard, sa défaite assez sèche en dépit des apparences doit déstabiliser encore plus Guy Forget. Le malheureux ne cesse de se lamenter sur les chances très hypothéquées de ses troupes à quelques jours du premier tour de la Coupe Davis à Vienne, avec les forfaits de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils.

A se demander pourquoi il porte ces deux joueurs aux nues. Il devrait au contraire s’estimer heureux de ne pas avoir à compter sur ce tandem outrageusement surévalué, qui ne parvient pas à jouer trois tournois de suite sans se blesser.

Bref, le capitaine des Bleus fait de l’intox pour sublimer une future victoire. Gasquet et Simon, flanqués de Benneteau et Llodra devraient en effet largement suffire à battre des Autrichiens qui n’ont réellement que Jürgen Mezler pour les faire vibrer. Plutôt court, même si l'as du cru pointe à la dixième place du classement.

Mais on n’en est pas encore là. Pour l’instant place aux as de la spatule nordique, ces champions qui se défoncent du côté d’Oslo, pour ne pas dire qu’ils en bavent dans le vrai sens du terme. Il suffit, pour s’en convaincre, de les voir s’écrouler épuisés à l’arrivée, plus écumants qu’un pitbull salivant sur son nonos.

Et je ne vous raconte pas les sauteurs, qui ont intérêt à ne pas se louper dans les airs, sinon gare à la casse. Certes, chuter en dévalant une pente à plus de cent à l’heure ou s’emmêler les pinceaux dans des piquets, cela peut également se révéler douloureux. Mais au moins vous connaît-on, vous encense-t-on et vous plaint-on au cas où. Tandis que ces championnats de ski au pays des trolls et des elfes se déroulent dans l’indifférence quasi générale.  

Remarquez, c’est aussi bien qu’ils n’intéressent que les Norvégiens, dans la mesure où cela nous évite une éprouvante resucée  de la folklorique émission «Etoile des neiges» avec laquelle la TSR nous a bassinés tous les jours pendant les Mondiaux alpins. En dépit des performances catastrophiques de nos as d’opérette, dont six au moins devaient atteindre les sommets, selon les déclarations logorrhéiques des experts en la matière.

Avec Dario Cologna et Simon Ammann, on peut en revanche compter sur quelques médailes sans le crier sur les toits. Ce sera toujours ça de pris. Surtout pour les Genevois qui se sentiront très suisses pour l’occasion. Ils n’auront en effet pas grand-chose à espérer du côté des Aigles de Mc Sornette,  qui vont sans doute aller de faire essorer les plumes à Zoug, à grands coups de roulement de tambour…

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18/02/2011

Potage, choux et chocolat au menu des Suisses à Garmisch!

Caramba, encore raté pour les Helvètes dans le géant des Mondiaux de Garmisch, remporté haut la main par Ted Ligety. Ce qui n’a rien d’exceptionnel dans la mesure où l’Américain règne sur la discipline depuis le début de la saison.


Naturellement les Suisses avaient oublié ce fâcheux détail, eux qui étaient donc censés rentrer d’Allemagne cousus d’or, d’argent et de bronze. Au point qu’il n’y aurait pas assez de place sur le podium pour caser les Cuche, Janka, et autres Gut qui comptaient s’y bousculer.

 
Un optimisme partagé par les spécialistes. Certains de leur science en la matière, ils n’hésitaient pas à ramener leur fraise sans vergogne. A moins de six médailles, c’était franchement la honte. Eh bien, ils ne pensaient pas que pour une fois, ils seraient en-dessous de la réalité en en faisant un tel fromage.

 
Parce que c’est carrément un menu, avec entrée, plat, dessert à choix et boisson à volonté que nos skieurs nous ont offert jusqu’ici. Et ils devraient l’agrémenter ce week-end avec les slaloms féminin et masculin.


La preuve, à une exception près, notre bande de cornichons est à la fois dans le potage, dans les choux, pomme, chocolat et sous l’eau. Ce qui tendrait d’ailleurs à démontrer que contrairement à ce qu’on imagine, la latte n’est pas forcément notre tasse de thé.


Pour avoir une idée de la médiocrité des nôtres, les Français ont réussi infiniment mieux avec une médaille d’or (peut-être pas du 24 carats mais quand même), une d’argent et une de bronze. Et eux, contrairement à nos compatriotes à peine mieux lotis que le fameux Haïtien de 47ans, gonfleront leur magot samedi et dimanche.

 
Face à ce nouvel échec, j’aurais pensé que le duo infernal Jaton-Besse, se rendant à la triste évidence, en aurait profité pour mettre définitivement la pédale douce. Que nenni. Non seulement nos deux rigolos de la TSR ont bramé tout ce qu’ils savaient, voyant déjà le pullover à moitié tricoté à l’issue de la première manche, mais ce mortifiant revers ne douchait pas l’enthousiasme de ce brave William.


Plus poire que jamais, il vantait les incomparables mérites de nos «cracks» de la spatule, trouvant en effet que c’était assez extraordinaire «où c’est qu’ils sont» dans le classement, avec Didier Cuche handicapé du pouce (l’intéressé niant pourtant avoir ressenti la moindre gêne ), Carlo Janka souffrant d’une arythmie (il paraît que ce n’est pas si grave) , Sandro Viletta atteint au dos (il n semble pas se plaindre), Marc Berthod convalescent (alors que tout le monde ne tarit pas d’éloges sur son étonnant retour) et Justin Murisier si jeune et pas encore fini.


Mais on ne va pas leur chercher des excuses, relevait finement l’inénarrable en guise de conclusion. A se demander ce que ça donne, quand ses idoles en ont vraiment…

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13/02/2011

L'embonpoint menace les Suisses à Garmisch!

Plus que de la malchance, c’est une vraie malédiction. Les Suisses subissent la damnation de Garmisch, on n’est pas loin du cauchemar de Bormio, se lamentent les fans écoeurés par cette injustice crasse qui colle impitoyablement aux lattes de nos champions, s’acharnant surtout sur la Kournikova du ski, la craquante Lara Gut.

Heureusement que Didier Cuche, d’abord soumis lui aussi au régime cacao, a réussi à rafler un peu d’argent pour éviter l’embonpoint qui menace dangereusement ses compatriotes. A commencer par ces dames.  

Parce que quatre plaques de chocolat en cinq courses, c’est très mauvais pour la ligne. Et à mon avis, les Helvètes ne sont pas près de la retrouver, en dépit des optimistes à tout crin qui veulent absolument croire à quelques médailles de plus en deuxième semaine.

Alors qu’une éventuelle deuxième breloque, plutôt en bronze qu’en or d’ailleurs, de la part de la flèche des Bugnenets serait quasiment inespérée. Chez les filles ça ne va en principe plus le faire. Et avec un Carlo Janka peinant à se remettre de son virus ou un Silvan Zubriggen plus ou moins patraque qui ne cesse de geindre depuis le début des Mondiaux, il ne faut pas rêver.

Car hélas, nos «grands» hommes sont loin de la trempe et du moral d’acier d’une Lindsey Vonn ou d’une Maria Riesch, qui même terriblement diminuées, parviennent encore à briller.   

Et à ce sujet, je ne peux que féliciter Laurent Chrétien, entraîneur de l’équipe féminine tricolore et responsable du groupe vitesse, pour son extraordinaire esprit d’analyse. Figurez-vous qu’il voyait le trio Jacquemod- Marchand-Arvier-Rolland jouer les TGV en descente. Pour la simple raison qu’à son avis la pauvre Lindsay Vonn était dans le brouillard et la malheureuse Maria Riesch plus cuite qu’un spaghetti dans un resto de Garmisch.  

Moralité, l’Américaine et l’Allemande se retrouvent sur le podium, tandis que toutes les Françaises échouent lamentablement au-delà de la dix-septième place. Ca, c’est du pronostic d’expert, non?

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11/02/2011

Les sinistrés de la latte et du crampon

Et ça continue pour les Suisses côté soupe à la grimace aux Mondiaux de ski de Garmisch. Toujours personne sur le podium après trois courses. Le syndrome de Bormio. Ou alors ils regardent trop «Etoile des neiges» sur la TSR…Remarquez, comme ils voulaient tout bouffer, ils ont au moins un petit en-cas à se mettre sous la dent avec leurs trois médailles en chocolat.

Les choses ont commencé à se gâter dès le début. Lara Gut, fusée de Comano et génie des Alpes dont on nous rebat les oreilles, échouait d’abord au pied des marches avant de chuter spectaculairement dans le slalom du combiné.  

Pareil avec les garçons. Alors que les fans n’étaient pas loin d’imaginer un triplé helvétique clinquant d’entrée de cause, deux d’entre eux quittaient prématurément la piste et ce cher Didier Cuche "s’encoublait" au départ, réalisant vite que cette saleté de revêtement était indigne de lui avec ces bosses et ces secousses ridicules.

D’accord avec le Neuchâtelois, Carlo Janka jouait sa sucrée, renonçant à s’aligner samedi dans la discipline reine. Décidément, quelles mauviettes! Déjà que la flèche des Bugnenets aimerait pouvoir choisir son numéro de dossard histoire de ne pas être trop tributaire des éventuelles mauvaises conditions, voilà que son pote réclame des boulevards pour être sûr de gagner.

Comme à toute chose malheur est toujours bon, j’imaginais que cette déculottée helvétique pourrait servir à rabattre le caquet de Jaton-Besse, le duo infernal de l’antenne romande. Un vœu pieux. C’est sûr qu’on aura de nouveau droit aux superlatifs logorrhéiques avant la descente de l’ami Cuche, dont le tandem va de nouveau nous bassiner avec ses extraordinaires qualités de finisseur. L’ennui, c’est que depuis quelques courses, il est nettement moins rapide en bas qu’en haut.  

Cela dit, pour choisir le ski de compétition, il faut avoir drôlement la foi. Parce que je ne vous raconte pas si c’est mal payé, comme l’émission TTC nous l’a confirmé. De telles clopinettes pour prendre autant de risques, c’est inhumain.

Tandis que Novak Djokovic raflait plus de deux millions lors de la finale de l’Open d’Australie, les médaillés d’or de Garmisch vont toucher, une grande première, 40.000 misérables francs. J'en ai mal au cœur pour eux en pensant aux douze millions qui gonflent chaque année le porte-monnaie du Portugais Cristiano Ronaldo, le footeux le mieux payé de la planète.

Bref, à moins d’avoir des sponsors, c’est la dèche pour les férus de la spatule. Entre le quinzième et le trentième, ils en sont à quelque 4000 francs par mois, Au-delà, ils ne peuvent simplement pas vivre de leur art. De quoi demander à Federer d’organiser un match de charité, pour venir en aide à ces working poors du sport!

Et au vu de leur affrontement pitoyable contre des Maltais loin d'être des faucons, Rodgeur devrait également prévoir une rencontre pour sauver les Rouges (de honte), véritables sinistrés du crampon... Il n’y a que ce brave Gottmar, damant dangereusement le pion à Koebi dans le pathétique, pour ne pas s’en rendre compte.  

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05/02/2011

La pêche olympique de Sa Logorrhée

Les juniors ayant fait moisson de médailles aux Mondiaux de Crans-Montana, il était couru que leurs aînés ne monteraient pas sur le podium dans le super G de Hinterstoder. A l’image de Carlo Janka, qui s’est tellement reposé avant qu’il a failli s’endormir en route et se retrouve quatrième à plus d’une seconde du vainqueur. Sans parler de Didier Cuche, échouant  à une misérable dix-neuvième place.

Pas étonnant que la flèche des Bugnenets milite pour que les meilleurs aient le droit de choisir leur numéro de dossard, histoire de moins être tributaires des conditions météo et de la qualité de la neige. Tout en somme pour leur éviter les obstacles et leur faciliter le chemin vers la victoire, au détriment des autres. Franchement une sportivité hors du commun, le Neuchâtelois.

Mais si les Helvètes ont sombré, il en est un qui avait une pêche quasiment olympique. Il s’agit naturellement du grand, de l’immense, de Monsieur Jaton, le roi du commentaire. Et il a commencé tôt à se surpasser dans l’analyse pointue de l’épreuve. Dès le deuxième concurrent, en l’occurrence le Suisse Feuz, «l’homme en forme du moment». Mais qui n’a pas terminé la course… De même pour Peter Fill, «qui nous présente du très bon ski ». Mais s’est drôlement emmêlé les pinceaux.

En revanche Bode Miller, «l’ombre de lui-même depuis le début de la saison»,  termine troisième. De son côté Benjamin Raich, «qui n’aime pas la vitesse», finit second. Quant à Hannes Reichelt, dont Sa Logorrhée ne croyait pas au fantastique chrono à mi-parcours, «il faut se méfier, il y a plusieurs moyens de couper la cellule», il a conservé son avance pour l’emporter les doigts dans le nez. De surcroît, parti dixième, il a tué la course, n’empêchant pas le glapissant Fabrice d’en douter  jusqu’au passage du trentième skieur.

Remarquez, c’était aussi assez croquignolet chez ses collègues d’Eurosport. Et notamment au moment où s’élançaient leurs compatriotes, qui ont donc la technique, le physique, bref tout ce qu’il faut pour atteindre les sommets.  A l’image du Tricolore De Tessières. « Attention à Gauthier… excellent… à ce rythme, il peut largement viser le top 10…», bramaient nos spécialistes en extase. Funérailles, au final, le malheureux ne se classe que vingt-huitième. C’est bête, car il n’a fait qu’une petite faute, remarquaient en substance nos inconsolables cadors de la chaîne.

Et puisque je vous parle des Français, la séparation des pouvoirs, ils ne connaissent pas trop. Vous avez sans doute constaté que le sélectionneur des Tricolores, le doigt sur la couture du pantalon, s’est empressé d’obéir aux injonctions de la ministre des Sports. Chantal Jouanno ne voulait ni de Franck Ribéry ni de Patrice Evra en Equipe de France, étant donné qu’ils avaient sali l’Hexagone en Afrique du Sud. Courageux mais pas téméraire, Laurent Blanc n’a pris aucun des deux Bleus pour affronter le Brésil en match amical le 9 janvier prochain.

Si la blessure au genou de Ribéry lui a facilité le courbage d’échine, ce n’était pas pareil en ce qui concerne Evra, revenu à un bon niveau à Manchester United. Mais bien entendu, le sélectionneur s’en est tiré avec de pirouettes diplomatiques, clamant que seuls des critères sportifs avaient dicté son choix. On le croit sur parole…

14:14 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! |