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30/01/2011

Le déclic pour Djokovic. Mais y aura-t-il plusieurs photos?

La symétrie hommes-femmes dont je vous parlais précédemment s’est poursuivie à Melbourne avec le sacre des deux numéros 3. A noter toutefois que Clijsters grimpe un échelon, tandis que Djokovic reste à sa place. Mais àdeux doigts de la légende, qui a intérêt à cravacher ferme pour éviter de se faire coiffer.

Par ailleurs, l’histoire se répète pour Murray. En pire, le malheureux ayant eu encore plus de mal à exister face au Serbe que contre Rodgeur l’an passé, où il avait au moins forcé le Suisse à disputer un tie-break dans la troisième et dernière manche.

Le plus grave, c’est que Novak n’a même pas eu à étaler toute sa science pour venir à bout de son adversaire, plus démuni que jamais. Si le Bâlois avait grandement facilité les choses à son dangereux rival en balançant quantité de revers dans le public, Andy, lui, s’est consciencieusement efforcé de mettre un paquet de balles dans le filet.

Je me demande ce que Mats Wilander, que j’adore décidément entendre disséquer la substantifique moelle du tamis, va nous sortir sur l'Ecossais. Juste avant la rencontre des dauphins, il clamait qu’on aurait un Murray de choc. Comme on ne l’avait jamais vu... Remarquez, ce dernier lui a quelque part donné raison!

Bref, à le regarder balbutier son tennis, je me dis qu’on est assez loin de cette nouvelle ère que les spécialistes ne cessent d'évoquer, avec une future rivalité à haut niveau entre les finalistes de Melbourne, style Borg-McEnroe, Sampras-Agassi  ou Nadal-Federer.

Pour l’instant hélas, la belette de Dunblane ne talonne que Söderling, alors que l’express de Belgrade, auteur de son meilleur tennis dans cet Open, tient la dragée haute au duo de tête. Il le dit lui-même, il s’est produit un déclic. Reste à espérer que Nole ne sera pas l’homme d’une seule photo, comme en 2008 et les trois saisons suivantes…

Pour en finir avec cette édition australienne 2011, je réitère mes félicitations à la TSR, qui a aussi mal terminé sa couverture australienne qu’elle l’avait commencée. La chaîne a en effet interrompu cavalièrement le match, le reprenant non seulement en différé, mais en l’amputant d’une moitié de set.

Et cela pour privilégier la descente en live d’un supercombiné sans intérêt, qui aurait fort bien supporté un petit résumé juste avant le slalom. D’autant que l’épreuve comptait en tout trois vainqueurs potentiels, dont Silvan Zurbriggen qui a réussi à échouer à un misérable cinquième rang.

Heureusement qu’il y avait la TSI. Qui a aussi transmis le ski, mais sans nous priver d’un seul coup de raquette. Merci  les Tessinois. Ça c’est  du sport!

 

 

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29/01/2011

Federer voit son avenir en rose pétant!

C’est fou la vitesse à laquelle les choses changent, en sport en général et en tennis en particulier. Au terme de la première semaine de l’Open d’Australie, le Suédois Mats Wilander tressait des couronnes à Federer, louant son incroyable capacité à s’en sortir en résolvant les doigts dans le nez tous les problèmes se posant à lui. Ce qui en fait le meilleur joueur de tous les temps, ajoutait le viking béat d’admiration.

Funérailles, deux jours plus tard Amélie Mauresmo vilipendait notre gloire nationale, en insistant sur son manque total d’options face au Serbe… Scotchée, bluffée,  bref bouleversifiée par l’extraordinaire talent d’un Novak transcendé par une triomphale Coupe Davis, elle pense qu’il représente aujourd’hui  le top du top de la crème de l’élite. Et subséquemment donc, que les traditionnelles finales Nadal-Federer c’est quasiment fini. Tandis que l’Espagnol continuera à tenir le haut de l’affiche en compagnie de Djokovic, voire  de Murray,  le malheureux Rodgeur devra à son avis se contenter de jouer les guest stars.

Remarquez, comme elle nous raconte également que les Français filles et garçons, sont pratiquement tous capables de briller en Grand Chelem, ses analyses sont un chouia sujettes à caution. D’ailleurs Djokovic et Federer ne partagent pas celle qui les concerne. Le jeune Nole pense qu’il a encore du pain sur la planche avant de rattraper le Bâlois, tandis que Sa Grâce, espérant  boucler 2011 aussi bien que 210, voit son avenir en rose pétant.

Mais on le sait, la principale qualité du maestro, franchement en délicatesse à  Melbourne où il a failli se faire sortir par Gilles Simon au deuxième tour, n’est pas de se remettre en question. Certes, bien obligé, il a reconnu la nette supériorité de l’express de Belgrade en l’occurrence. En revanche, il n’a pu s’empêcher d’incriminer dans la foulée une surface un peu lente. Par ailleurs, piteusement battu en trois petits sets et auteur d’un nombre incalculable de fautes directes, notamment en revers, il estimait qu’il n’avait pas si mal joué. Décidément indécrottable, le Bâlois.

Reste évidemment à  découvrir si le nouvel amour d’Amélie confirme dimanche en finale face à Murray. Possible dans la mesure où la belette écossaise s’est défaite dans la douleur de la sangsue David Ferrer, accroché à ses basques pire qu’une moule à son rocher.

En attendant, j’ai d’autres soucis. Les hockeyeurs genevois. Pourtant, avant  leur misérable capitulation face à Bienne aux Vernets, j’imaginais  qu’ils avaient une bonne chance de conforter largement leur sixième place, McSornette ayant eu la bonne idée d'engager… Simek.  Ben oui, quoi. Autant de mecs d’un coup, ça devait leur donner des ailes, aux Aigles!

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27/01/2011

Sans son rival historique, Federer aux fraises!

Quelle symétrie chez ces messieurs-dames à l’Open d’Australie! Les deux numéros un au tapis et les numéros deux battus chacun par les numéros trois. Ce qui propulse en outre une Asiatique, en l’occurrence la Chinoise Na Li, pour la première fois de l’histoire en finale d’un Grand Chelem.

 

Maigre consolation face au pincement de voir tomber la légende. Encore que la chute de Federer en demi était plus ou moins annoncée, tant il a fait preuve de dilettantisme coupable dans les quatre premiers tours.

 

Du coup, on a hâtivement conclu à un tennis de rêve après sa rencontre express en quarts avec Wawrinka, qu’on prétendait capable de renverser des montagnes. A condition qu’elles soient à vaches! Il y a en effet un monde entre atomiser le Vaudois et affronter un redoutable Djokovic en superforme et sur un nuage depuis le début du tournoi. Rebelote exacte d'ailleurs de 2008.

 

L’ennui, c’est qu’avec ce revers mortifiant, la légende perdra un paquet de points au classement, diminuant dangereusement la distance qui le sépare du Serbe et creusant dramatiquement l'écart avec Nadal. C'est l'Espagnol qui doit jubiler. C'est de surcroît sa faute si le pauvre Rodgeur s’est montré aussi impuissant sur le court. Eh oui, laminé par son compatriote Ferrer suite à une malencontreuse blessure, le pitbull avait capitulé la veille. Privant ainsi Sa Grâce de son surplus d’adrénaline à l’idée de le battre.

 

Contrairement à ce que prétendait l’envoyé spécial de la TSR, qui l’imaginait libéré par l’absence de son rival historique. La séparation des «couples» en sport peut se révèler parfois fatale à celui qui reste en course.  En ski, par exemple, vous enlevez Lindsey Vonn à Maria Riesch et l’Allemande risque de se mélanger les spatules. Il y a quelques années, la Suédoise  Anja Paerson avait sombré dans la poudreuse après la retraite de sa meilleure ennemie, la Croate Janica Kostelic. Pareil en Suisse avec Marc Berthod, inexistant depuis le terrible accident de son «jumeau» Daniel Albrecht.

 

Cela n’empêche pas les spécialistes, après avoir ululé au génie retrouvé du Bâlois contre le malheureux Stanislas, de recommencer à nous abreuver d’analyses sur son déclin. Ils parlent déjà de passage de témoin, pire de la fin d’une époque, se basant sur le fait que le roi du tamis ne détient plus aucun titre majeur depuis 2003. Ce qui a considérablement énervé le phénix, dont la ferme intention est évidemment de renaître de ses cendres à Roland Garros.  

 

Pour en revenir au héros du jour, c’est désormais lui qui passe pour le maître. A l’image de Guy Forget, les experts impressionnés jugent extraordinaire le fait que Djokovic pointe en finale après avoir gagné la Coupe Davis. Un brin exagéré, j’estime, dans la mesure où cela se déroulait il y a sept semaines. En tout cas, si c’est un exploit surhumain, pour un garçon du niveau du jeune Novak, d’envisager enfin remporter son deuxième Grand Chelem en huit ans, après s’être tourné les pouces pendant près de deux mois, il n'a plus qu'à tirer l'échelle. Et oublier ses prétentions à régner sans partage sur le petit monde de la raquette.

 

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26/01/2011

Nadal, le Wawrinka de Ferrer à Melbourne...

Les duels entre compatriotes se suivent mais ne se ressemblent pas. Je n’entends pas moins d’ici le chœur des fans outragés par le titre de cet article. Oser comparer le grand d’Espagne au petit d’Helvétie, un vrai crime de lèse-pitbull. Parce que si le cannibale s’est incliné en quarts de finale, c’est évidemment parce qu’il était à nouveau trahi par son corps.

Cela ne souffre effectivement a priori pas de discussion, son adversaire Ferrer étant le premier à le reconnaître. Voilà cependant qui n’empêche pas les mauvais esprits de cultiver quelques doutes et de chipoter sur le sujet. Il est vrai que le bandage caché de Rafa ne semblait pas toujours l’empêcher de se démener ferme, pour tenter de freiner les remarquables ardeurs de son rival. Espoir des plus vains tant David était déterminé à écraser Goliath.

Quand même, terrassé par un virus à Doha, victime d’une blessure à Melbourne, ça commence à faire pour Nadal, près à nous offrir une variation sur une célèbre chanson, du genre :

J’ai les g’noux un peu mous
Et les cuiss’ qui déviss
Des faibless' dans l'biceps
Les tibias franch’ment las
Des bobos dans le dos
Du plomb dans les tendons
Peur pour mes adducteurs
Ah mon Dieu qu’c’est embêtant ces trucs aux ischio-jambiers
Ah mon Dieu qu’c’est embêtant de jouer comme un pied.

A se demander si le taureau de Manacor, stupidement encensé pour ses victoires contre des nobodies ou presque, n'est pas carrément out. La question ne semble pourtant pas perturber les spécialistes pour l'instant. Ce qui est d’ailleurs curieux. Selon eux, seul un traumatisme physique peut expliquer un revers naturellement passager de l’Espagnol. En revanche, ils évoquent immédiatement le déclin inévitable de Federer quand il égare quelques sets en raison d'une mononucléose ou d'un dos en compote.

Pour l’heure le maestro, qui se porte comme un charme, a donc rallié le dernier carré. Normal, il a écouté mes conseils. Abandonnant, pour un  galop fringant, son pas traînant adopté depuis le début du tournoi. La preuve il a livré son meilleur tennis pour abattre Wawrinka, dans un non match tournant à la correction. Le livre de la jungle. Mowgli hypnotisé par Kaa.

Bref une victoire étincelante, qui outre avoir complètement déboussolé le pauvre Stanislas, en dit long sur l’état comateux de Monfils et Roddick précédemment atomisés par le Vaudois. Sa Grâce va pourtant devoir se surpasser pour venir à bout de Djokovic en demi-finale, si j’en crois les experts de la raquette, aussi éblouis qu’impressionnés par l’extraordinaire  talent du Serbe.

A commencer par Guy Forget. Ce qui me rassure vaguement. Il est en effet logique, pour le capitaine de Coupe Davis, d’imaginer plus qu’un génie dans le bourreau des Bleus... Et d’espérer le voir tomber la légende du tamis pour mieux accepter le naufrage de ses "Fantastic Four", le mois passé à Belgrade.  

   

 

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23/01/2011

Federer devra se remuer le popotin pour battre Wawrinka!

Cela ne vaut certes pas les quatre heures quarante-quatre du match, dont une dernière manche d'anthologie, entre l'héroïne incontestée du jour Francesca Schiavone et son adversaire malheureuse Svetlana Kuznetsova. Il n'empêche, je n’ose imaginer le tintouin médiatique helvétique suite au triomphe de Didier Cuche sur la Streif, la troisième place de Lara Gut en super-G, la deuxième de Zurbriggen en combiné et bien sûr le succès quasiment inespéré de Wawrinka en quarts de finale à l’Open d’Australie. Un Stanislas décidément transformé et qui cartonne un max depuis qu’il a quitté le foyer conjugal pour filer le parfait amour, tennistique bien sûr, avec Peter Lundgren.

Du coup, sa quatrième victoire à Melbourne, contre Roddick cette fois, nous vaudra une confrontation historique entre Helvètes au prochain tour, puisque Federer s’est lui (vraiment pas de quoi en faire un fromage en revanche) débarrassé de l’Espagnol Robredo.

Pas jouée d’avance cette rencontre entre les Suisses. Surtout après avoir regardé Stanislas atomiser tous ses adversaires, dont L'Américain, en trois petits sets. Peut-être un rien diminué d'ailleurs, le Texan. En tout cas, je l’ai rarement vu aussi suant et soufflant. Entre le boeuf et et la locomotive à vapeur en somme.  

Quoi qu’il en soit, Federer a clairement du souci à se faire pour rallier le dernier carré. Surtout s’il rechigne toujours autant à se remuer le popotin que dans ses matches un rien misérables contre de gentils garçons comme Malisse et Robredo, aussi dangereux pour la légende que son grand-père. Sinon sa grand-mère…

A part ça j’ai lu que Jo-Wilfried Tsonga, pourtant tout feu tout flammes et décidé à gagner des Grands Chelems et des Masters à la pelle avant sa campagne australienne ratée, a déclaré qu’il voulait retourner dans l’ombre. En est-il toutefois jamais sorti?

Il y croisera en tout cas le reste de l’armada hexagonale qui a piteusement coulé corps et biens chez les kangourous. Heureusement que les skieurs français Jean-Baptiste Grange et Adrien Théaux se sont illustrés à Kitzbühel. Une victoire en slalom et un troisième rang en descente, de quoi soigner les gros bleus à l’âme des Tricolores côté raquette.

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22/01/2011

Open d'Australie: la misérable couverture de la TSR

Je vais me répéter, mais on ne sait jamais. Peut-être qu’à force de taper sur le clou, il va s’enfoncer dans le crâne des responsables de la TSR, libérant ainsi quelques neurones empathiques. Parce que décidément avec eux, mieux vaut ne pas être un fan de tennis.

 

J’aimerais en effet qu’ils m’expliquent  pourquoi, contrairement à la TSI et la DRS, l'antenne romande, après nous avoir promis monts et merveilles sur le sujet, nous gratifie au compte-gouttes de quelques misérables matches de l'Open d'Australie à partir de 9h du matin (les travailleurs vous disent merci), alors qu’il y en a plein avant l’aube.

 

Certes on a eu droit à Federer-Malisse en direct la nuit de jeudi à vendredi, mais c’était la première fois de la semaine. Cela paraît d’autant plus grotesque que transmettre en live ne changerait rien au travail de l’envoyé spécial qui commente de toute façon à chaud, et que pendant ce temps, il n’y a pas autre chose à se mettre sous la rétine que douze mille rediffusions de Couleurs locales et du  Téléjournal.  

 

Aussi pitoyable qu’Eurosport, saoulant avec sa promo d’enfer, se vantant d’une couverture hors du commun de l’événement avec les commentaires d’Amélie Mauresmo, Henri Leconte, Emilie Loit, Mats Wilander et j’en oublie. Au lieu de se ruiner à rétribuer tous ces gens, qui de surcroît n’ont pas inventé la poudre, les pontes feraient mieux d’acheter les droits pour nous offrir de passionnant duels, entre mâles par exemple sur la chaîne non payante.

 

Parce que celle-ci nous diffuse uniquement en direct, pour les répéter en boucle le reste de la journée, des matches de filles. De préférence françaises. Comme ceux de Caroline Garcia, la nouvelle muse du tennis hexagonal dont les experts, explosés par son génie, n’ont cessé de rebattre les oreilles.

 

Imaginez-vous qu’à pas dix-huit ans, la demoiselle a réussi à passer brillamment un tour à Melbourne! Et dire qu’en cherchant à la comparer aux anciens talents précoces, ils n’ont même pas songé à mentionner Martina Hingis, qui à l’âge de Caroline dominait insolemment le circuit féminin depuis plus d’un an.

 

Mais parlons plutôt du héros du jour, Stanislas Wawrinka. Contre toute attente, il continue à faire des étincelles après avoir quitté cavalièrement femme et enfant. C’est les doigts dans le nez qu’il a terrassé en trois sets un Gaël Monfils complètement à l’ouest, tels d'ailleurs tous les Bleus, dames et messieurs. Partis à vingt, il n'y en a plus un seul en huitièmes de finale, une première depuis 2005. Je ne m'étendrai toutefois pas sur cette déroute annoncée, en dépit des cocoricos ambiants.

 

 

Bref. Pour en revenir au Vaudois, il pourrait bien récidiver contre Roddick dimanche, ce qui lui permettrait de retrouver Rodgeur en quarts de finale. Pour autant évidemment que la légende arrive à bout de l’Espagnol Robredo. Mais ce n’est pas dans la poche au vu des errements coupables du maestro face à Xavier Malisse. Le brave Belge n’avait pourtant pas le début du commencement d’un atout à sortir de son sac… du même nom.

 

 

A l’image de Cuche dans le super-G de Kitzbuhel. Il y a en outre de fortes chances pour que le Neuchâtelois, que tout le monde, à commencer par lui, voit sur la haute marche du podium en descente, nous refasse le coup du Lauberhorn. Et pour cause, la flèche des Bugnenets nous ayant de nouveau joué les rois de l’entraînement.

 

 

PS.-Oui, bon, mea culpa. Didier vient de démentir ces propos légèrement sarcastiques en dominant outrageusement la Streif. Mais j'estime que c'est la moindre des choses, dans la mesure où il il fanfaronne depuis le début de la saison en nous promettant de gagner dans la discipline!  

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14/01/2011

La voie royale pour le cannibale à Melbourne

A deux doigts du premier Grand Chelem de l’année, les spécialistes n’en peuvent plus de se triturer les méninges, décortiquant à l’envi les atouts et faiblesses des deux rois de la raquette. La plupart d’entre eux ont pourtant tendance à miser sur Nadal pour s’imposer à Melbourne. En ce qui me concerne, le voyant jouer les Attila ces derniers temps, j’étais pour une fois prête à parier plutôt sur les chances de Federer.

Mais j’ai pas mal déchanté en consultant le tirage au sort. Car il est loin d’être favorable au maestro, qui de surcroît a la sale habitude de traînasser sur le court au début des tournois. Une manie qu’il ferait bien de perdre dans la mesure où il affronte d’entrée de jeu Lukas Lacko. Non seulement le Slovaque est joli garçon, mais il avait créé la surprise en raflant un set au pitbull ibère à Doha il y a une semaine. Seule chose vaguement rassurante, le cannibale était en principe miné par un virus.

En cas de victoire, le Suisse serait bien inspiré de continuer à se remuer les fesses, car il risque de trouver sur son chemin le Français Gilles Simon, qui l’a battu deux fois et vient de faire des étincelles à Sydney. Ensuite il y aurait Monfils, puis Roddick, bref l’angoisse jusqu’en quarts de finale.

En revanche,  même convalescent, son ennemi  intime sera assez tranquille jusque là, si j’en juge par la voie quasi royale qui s’offre à lui. Ivan Lendl, qui a procédé au tirage, a eu la main lourde. Et d'autant plus injuste que le brave Rodgeur s'est  héroïquement porté au secours des victimes des terribles inondations dans le Queensland.  

Battant le  rappel de ses potes, il a donc organisé une rencontre de charité dimanche, histoire de récolter des fonds. Comme quoi  il n’est pas aussi insensible, pingre et préoccupé de sa petite personne que les esprits chagrins le prétendent. On me rétorquera que c’est facile de se montrer généreux avec l’argent des autres. Mais quand même, Sa Grâce paie drôlement de sa personne depuis décembre.  

Je l’admets, c’est moins douloureux pour le porte-monnaie. En réalité, la vraie noblesse des millionnaires de la raquette eût été d’offrir aux sinistrés australiens leur chèque de la quinzaine. Mais il ne faut pas rêver. Brisbane sera cent pieds sous l’eau avant qu’un tel miracle se produise…

A propos de rêve, je doute que celui de Didier Cuche de s’imposer au Lauberhorn se réalise. J’en veux pour preuve le fait que la flèche des Bugnenets s’est montrée impériale à l’entraînement. Rien à voir, hélas, avec la course. De toutes façons, au cas où les choses tourneraient au cauchemar, le Neuchatelois ne serait pas seul en enfer. Il y croiserait les Aigles de McSornette, à nouveau tout ébouriffés en championnat après s’être lissé les plumes à la Coupe Spengler.

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09/01/2011

Petit pays, grands champions, l'Helvétie pavoise!

La fibre nationaliste frémissante, le Suisse n’était pas peu fier de ses athlètes ce week-end. Décollage enfin réussi de la fusée Gut qui s’est offert le missile Vonn, formidable victoire de Colognator le roi du fonds (rien que le regarder ça vous met sur les rotules), succès de Wawrinka en Inde (oui, bon, j’admets, ce n’est pas si mal) et évidemment triomphe de Federer à Doha.

Evénement d’autant plus remarquable que la légende a écrasé Davydenko, tombeur valeureux de Nadal. Certes en principe diminué par un méchant virus. Qui aurait toutefois beaucoup perdu de sa virulence ensuite, dans la mesure où il n’a pas empêché l’Espagnol de remporter le double contre une redoutable paire. Je sais cela n’a pas grand-chose à voir mais quand même.

Bref, on aura de nouveau droit à un wagon d’analyses pointues sur qui, du Bâlois ou du Majorquin, a les meilleures chances de s’imposer cette saison. Les spécialistes ne cessant toutefois de tourner leur veste, portant l’un aux nues à la moindre défaillance de l’autre et vice-versa, on n’est pas sorti de l’auberge.  

En revanche, ils s’accordent en général à estimer que l’hégémonie des deux cracks du tamis durera un certain temps. Une déduction à la portée de n’importe quel béotien de la raquette remarquez, si on considère l’énorme avance aux points du maestro et du cannibale sur le reste de la troupe. Cela n’a pas empêché McEnroe, damant le pion à Mats Wilander dans le domaine, de nous aligner sentencieusement quelques platitudes d'une évidence crasse. 

Manifestant une connaissance du tennis qui m’explose les neurones, l’ombrageux Newyorkais a d’abord expliqué à la télé hongkongaise, en marge d’une exhibition, que la rivalité entre l’Helvète et l’Ibère continuerait encore un an ou deux avant qu’une nouvelle tête ne se pointe sur les courts. Puis il a affirmé que si Djokovic et Murray espéraient pouvoir briser la domination de Sa Grâce et du pitbull, ils devraient s’améliorer et ajouter quelque chose à leur jeu. Bestiaux les scoops, non ?

Söderling, qui vient de terrasser Roddick à Brisbane, n’est pourtant absolument pas de cet avis. Pour le Suédois la distance est au contraire minime entre les deux grands et leurs poursuivants. Selon lui, ceux-ci sont entre dix et quinze capables de les battre les doigts dans le nez, et donc de gagner des Grands Chelems ou des Masters. Inutile de préciser que Robin s’imagine en tête de meute.  

C’est sans doute la raison pour laquelle le Suisse, sans doute vexé par les déclarations un poil irrespectueuses du vorace Viking, l’a consciencieusement oublié dans sa liste d'outsiders, dont Juan Del Potro et Davydenko, prêts à le faire trébucher.

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07/01/2011

Nadal terrassé par un microbe russe!

A croire que c’était le Russe qui avait inoculé à l’Espagnol, le virus apparemment responsable de ses piètres prestations à Doha. A moins qu'il ne jouât la comédie, j'admets qu’il n’avait pas l’air superbien, le pauvre Rafa. Cela pourrait notamment expliquer la calamiteuse roue de vélo que lui a infligée au second tour le Slovaque Lukas Lacko, très mignon mais quasiment inconnu au bataillon.

Toujours est-il que la poignée de main de Nadal à Davydenko, son bourreau de jour, fut sibérienne. Battu à plate couture par son adversaire au sommet de sa forme, le cannibale ahanant comme une rosse au bout du rouleau, ne ralliera donc pas la finale pour un énième duel  avec Federer, plus fringant qu’un poney face à Tsonga, qu’il a également balayé en trois coups de cuillère à pot. Nonobstant le commentateur d’Eurosport, qui nous a bassinés à longueur d’échanges avec la force herculéenne de l’impressionnant Jo-Wilfried.

Cela dit, je ne vous raconte pas si la légende devra drôlement se méfier du Poutine des courts. Tellement véloce qu’à côté de lui un guépard ferait penser à une tortue centenaire. D’autant que le Suisse a démarré au diesel frelaté. A l’instar de son meilleur ennemi, il a lamentablement peiné dans ses deux premiers matches pour se débarrasser de cinquièmes couteaux au-delà de la centième place, dont son pote bâlois Chiudinelli.

Mais le tennis cette semaine louchait plutôt côté people. Bien que l’info datât de quelques mois, la vie privée de Wawrinka a enflammé le web et les médias, lorsqu’on a appris qu’il avait déserté le domicile conjugal au retour de la pitoyable défaite des Suisses en Coupe Davis,  le 22 septembre dernier. Encore que le feu soit peu ou prou circonscrit à l’Helvétie. Je doute en effet qu’on s’intéresse des masses aux déboires conjugaux d’Ilham Vuilloud très au-delà de nos frontières. Il y a quand même loin de son mari à Tiger Woods…

En attendant, je crains fort que Stan ne se fasse de douces illusions. Ce n’est pas parce qu’il a brutalement  abandonné femme et enfant pour se consacrer entièrement, paraît-il, à sa carrière tennistique que la petite balle jaune va soudain s’offrir complaisamment à lui. Au contraire, il lui faudra cravacher dur. 

En effet, son parcours gagnant à l’Open indien de Chennai, chichement doté notamment en participants, ne change pas grand-chose au fait qu’à 25 ans, il ne compte que trois victoires dans ce genre de tournois de campagne et six participations à des finales aussi peu relevantes ou presque.

Voilà qui n’empêche pourtant pas la Banque Cantonale Vaudoise de continuer à miser imprudemment sur le poulain du cru et sa formidable capacité à tenir ses engagements jour après jour. L‘établissement, estimant par ailleurs qu’il est carrément un exemple à suivre (Ilham et Alexia lui disent merci…), trouve qu’il a pris une nouvelle dimension suite à sa décision d’engager l’entraîneur Peter Lundgren, l’ex- de Federer.

Mais notre besogneuse chrysalide a beau tenter d’imiter désespérément Sa Grâce,  ce n’est pas demain la veille qu’elle se muera en papillon aérien. Comme expliquerait embarrassé  un chirurgien esthétique à un boudin avide de ressembler à une bombe, c’est coton de transformer un buffet campagnard en commode Louis XV…

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