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30/12/2010

Le roi Nadal veut rester sur le trône!

Meilleur athlète espagnol de la décennie, sportif européen de l’année, sacré champion des champions par l’Equipe douze mois après le véloce Usain Bolt, Rafaël Nadal n’a apparemment pas l’intention de se laisser coiffer en 2011. Le pitbull a en effet plaidé pour une diminution des tournois sur dur et une augmentation de ceux disputés sur terre battue.

Et figurez-vous que ce n’est pas pour lui que l’Ibère en appelle à la responsabilité des managers. Il s’inquiète avant tout pour la santé des joueurs, qui s’esquintent à force de jouer sur le ciment si agressif pour leurs artères. Quel grand cœur, ce Rafa! Non seulement un talent fou, mais des vertus à vous arracher des larmes. Sauf que l’ocre étant sa surface de prédilection et que l’ogre en la matière est un rien mou du genou, je peine à imaginer qu’il ne prêche pas d’abord pour sa paroisse.

C’est qu’il lui manque quelques bricoles, en dépit d’un palmarès très coquet pour son jeune âge. Il a donc intérêt à cravacher ferme, s’il tient à réduire la distance qui le sépare de la légende côté Grands Chelems. Et contrairement à ce que j’ai pu affirmer parfois, ce sera coton au cas fort probable où Rodgeur, après avoir traîné lamentablement la savate pendant des mois, poursuivrait sur son inattendue lancée de fin d’année.

Vous me rétorquerez que les prières du taureau de Manacor en vue de s’éviter des pépins articulaires préjudiciables à son maintien sur le trône, sont bien innocentes en regard des tentatives d’Anelka et Henry de grappiller quelques malheureux euros. Nos détestables footeux avaient donc remis le monde du crampon en émoi en refusant de renoncer à leurs primes pour le Mondial, contrairement à leurs potes après le fiasco sud-africain de l’EDF. Mais il fallait signer l’abandon de la chose, tâche dont Thierry la main leste et Nicolas la capuche rechignaient à s’acquitter.

Les trouvant du coup indignes jusqu’au bout, quelques mauvais esprits murmuraient aussi que ce n’était pas étonnant puisqu’ils ne savent pas écrire… Finalement, tout serait rentré dans l’ordre. Reste que cette délicate opération d’authentification semble leur avoir pris un certain temps. Deux jours après le début de cette nouvelle lamentable polémique, la ministre des Sports Chantal Jouanno assurait que les deux ex-Bleus n’avaient pas encore apposé leur paraphe, mais qu’ils «étaient en train de le faire…»

Pour en revenir au tennis, les Français comptent beaucoup sur Tsonga pour barrer la route au Suisse et à l’Espagnol. Et pour cause, il paraît que Jo-Wilfried entre dans une autre phase de sa carrière. Et que son véritable but, ce sont les titres, ce qui vous l’avouerez, est tout-à-fait original pour un sportif. Mais bref. Le Mohamed Ali des courts veut donc dans l’ordre gagner les Jeux Olympiques quelques Grands Chelems et enfin la Coupe Davis. Il y en a vraiment qui ne se mouchent pas du coude! D’autant que le pauvre s’est déjà fait sortir par Söderling à l’Abu Dhabi Challenge.

A la place de nos voisins je miserais plutôt, pour me titiller la fibre nationaliste, sur Tessa Worley. Certes, ils ont tendance à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué en la sacrant déjà reine du slalom géant suite à ses trois victoires. Mais il faut reconnaître que la jeune femme est un être absolument extraordinaire. Si j’en crois ce que j’ai lu sur le site d’Eurosport, la demoiselle cultive la faculté exceptionnelle d’être à la fois sur un petit nuageet d’avoir les pieds sur terre… Avec un tel don d’ubiquité je comprends que les spécialistes hexagonaux se demandent abasourdis qui pourra arrêter la skieuse du Grand-Bornand! 

Pendant ce temps les experts helvétiques, eux, se posent avec angoisse la lancinante question de la date du décollage de Lara Gut, alias la fusée de Comano. Comme quoi hélas, on n’a que des missiles à notre portée.Très faible, la portée.

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18/12/2010

Et si nos stars décidaient d'aller voir ailleurs?

On se pince quand même juste un peu. Au lieu de continuer à nous passer des images de la descente des filles en France avant de virer vers l’Italie pour celle des hommes, la TSR n’a rien trouvé de mieux que de nous bassiner pendant vingt minutes, avant la pub, avec des vues météo. Notamment agrémentées des vociférations de Jean-Marc Richard et de son kiosque à musique….

Enfin, pour revenir à la spatule, les dirigeants de Swiss Ski doivent se dire qu’ils se sont tiré bêtement une balle dans le pied. Mais peut-être qu’avec son troisième rang à Val d’Isère, vont-ils décider de lever la punition de Lara Gut, interdite de deux courses entre Noël et Nouvel-An. Pour avoir déclaré dans la presse que l’entraîneur Mauro Pini (auparavant le sien) n’avait pas le niveau. Et accessoirement pris quelques libertés avec ses tenues vestimentaires. A croire qu’elle se promène en bas résille et string dans les couloirs de l’hôtel!

L’affaire a bien entendu déclenché une petite tempête. Certains pensent que les dirigeants ont bien agi, l’arrogante Lara ayant jusqu’ici plus souvent montré son caractère de cochon que son talent sur les pistes. Ce qui n’est pas entièrement faux, l’étoile montante grimpant assez laborieusement les échelons de la gloire.

Cela n’empêche pas ses fans, nettement plus nombreux, d’estimer que les pontes sont de gros nazes. Et devraient se secouer sérieusement les neurones avant de jouer les ulcérés de service pour des vétilles. D’autant que les stars du cru ne se bousculent pas vraiment au portillon.

Les médias embouchent évidemment les trompettes dans ce sens, s’affolant de surcroît à l’idée que la belle Tessinoise pourrait facilement demander l'asile en Italie ou au Liechtenstein, en raison de ses connexions familiales. Ce qui serait naturellement fâcheux.

Mais infiniment moins grave que si Federer choisissait de lâcher son pays. Je vous en parle à cause des Sports Awards, émission de la télé alémanique particulièrement nulle où sont élus les meilleurs athlètes suisses de l’année. Vous me rétorquerez que le jury, composé à50 % par les téléspectateurs n’a pas si mal travaillé, puisqu’il a remis la palme à Simon Ammann.

Certes. Mais ensuite, ça s’est considérablement gâté, dans la mesure où Kilian Wenger, roi…de la lutte suisse s'est retrouvé second. Non seulement devant les trois médaillés d’or de Vancouver Janka (accessoirement vainqueur de la Coupe du monde), Défago et Cologna, éjectés ainsi du podium, mais surtout devant la légende du tamis planétaire.

Un camouflet qui n’a apparemment ému personne à part moi. Comme d’ailleurs en 2007, où le superhéros de la nation, alors au sommet de son art, s’était fait coiffer au poteau par Thomas Luthi, champion de babymoto. De quoi prouver qu’on n’est jamais mieux trahi que par les siens. Et raison pour laquelle je redoute que lassé par tant d’ingratitude, Sa Grâce se décide à demander la nationalité dubaïote!

Du coup, il ne me resterait que Didier Cuche pour vibrer. Je m’inquiète pour rien, notez. Célébrant déjà sa victoire à Val Gardena, la flèche des Bugnenets se laissait d’abord piquer la première place par Sylvan Zurbriggen, puis la deuxième par l’Autrichien Romed Baumann. Pas franchement des spécialistes de descente qui plus est.     

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10/12/2010

Le grand Magic préfère les vrais diamants

Il veut l’exploitation du stade, sinon … Sinon quoi? On n’en sait trop rien. Certes, Magic Pishyar ne menace apparemment pas de se tirer des flûtes, si on ne lui remet pas les clés. Mais une chose est sûre, cela ne le branche pas des masses de présider un petit club qui coûte cher et ne rapporte pas trois francs six sous.

Parce qu’il est comme moi, le big boss. Il pense bien que ses Grenat, c’est pas du vingt-cinq carats. Alors en attendant, faute de pouvoir donner de l’éclat à son zircon qui s’obstine à ne pas vouloir briller en dépit d’un polissage intensif, le ponte de la Praille a préféré assurer en s’offrant, si j’ose dire, les bijoux de Gilbert Albert. Eh oui, les vrais diamants sont éternels...

A part ça, je vous parlais il y a quelques jours des Français inconsolables suite à la cuisante défaite, infligée en finale de Coupe Davis par les Serbes aux mousquetaires pourtant phénoménaux. Eh bien figurez-vous que malgré cette déculottée monstre, l’abattement n’a pas duré. Du moins pour un expert du tamis, auteur d’un article proprement sidérant sur le site d’Eurosport. Heureusement que j’étais assise.

Alors que nombre de ses confrères n’ont cessé de comparer pendant des jours et des jours la quête du mythique Saladier d’argent à celle du Graal, ne voilà-t-il pas que ce monsieur nous raconte sans rire que cette épreuve c’est de la bibine, du pipi de chat, de la crotte de bique, de la roupie de sansonnet.

Bref, rien à voir avec un Grand Chelem. Au contraire, il s'agit d'un simple prétexte à une gloire de clocher. Un truc nul pour des nazes avides de reconnaissance tennistique. A l’image des Serbes. D’ailleurs notre spécialiste s’est copieusement moqué de Djokovic et de ses potes hurlant, la boule à zéro, leur joie ineffable d’être devenus les champions du monde.

Que nenni, rétorquait dédaigneusement l’éminent spécialiste. La Coupe Davis n’est pas la Coupe du monde. Ajoutant avec une mauvaise foi crasse que jamais les Bleus, l’eussent-ils raflée dans l’enfer de Belgrade, n’auraient imaginé déclarer une telle sottise. Tout juste eussent-ils modestement reconnu avoir remporté pour la ixième fois ce banal trophée. Il veut pour preuve de son inintérêt total, le mépris affiché par  la légende Federer pour la chose ainsi que celui, à peine moins marqué, de Nadal le cannibale.

Franchement je me pince jusqu’au sang à la lecture de ces sornettes. Plus mauvais perdant, ça craint. C’est un peu comme si les Anglais, après avoir vu le Mundial 2018 leur filer sous le nez, s’étaient follement réjouis que les braves Russes aient accepté d’organiser à leur place ce petit tournoi de campagne!

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05/12/2010

Retour sur terre des Bleus galactiques...

Eh bien voilà, les statistiques sont faites pour être démenties. Contrairement  à ce qu’on prétend, le double n’est pas toujours décisif en Coupe Davis. C’est d'ailleurs la deuxième fois que ça rate du côté des Bleus pourtant "phénoménaux" dans l'exercice. Il n’empêche, je suis déçue de leur échec final dans l’enfer de Belgrade, qui a permis à la Serbie de rafler son premier Saladier d'argent. Parce que dans le fond c’est très amusant d’entendre nos chers voisins défaillir en portant frénétiquement leurs chéris aux nues.

Je me demande en réalité comment ces surdoués dans le genre ont réussi à se planter dans leurs deux derniers matches. A en juger par les sornettes des rigolos de la télé, ils faisaient tout juste même quand ils avaient tout faux. Hélas, Monfils a eu beau entrer sur le court avec l’œil du tigre, Amélie Mauresmo dixit, Djoko la panthère ne l’a pas moins bouffé tout cru.

A mon avis, Gaël a négligé de lire les conseils de Tsonga dans L’Equipe sur la manière infaillible à employer pour battre le numéro 3 mondial. A ce propos, il paraît que les Serbes étaient morts de trouille à l’idée que Jo-Wilfried eût pu se pointer dans l’arène dans le but de leur chercher des noises.

Pour le remplacer toutefois, le redoutable Llodra devait jouer les épouvantails avec sa formidable expérience et sa science exceptionnelle de ce genre d’empoignades. Le pauvre n’a pas davantage fait le poids, balayé encore plus cruellement par Viktor Troicki, pas franchement un foudre de guerre jusqu’ici.

A en croire Arnaud Boetsch et compagnie fort marris par la tournure des événements, non seulement la surface n’était pas assez rapide pour ce géant en la matière, mais ce n’était pas le vrai Llodra  qui guerroyait dans cette cinquième rencontre décisive. Evidemment, à force de trouver leur compatriote galactique après sa performance à Bercy, nos aficionados du tamis hexagonal n’avaient pas les yeux en face des trous. Alors que s’il était si bon que ça, le brave Mika ne serait pas classé derrière Wawrinka!

Pour ne rien vous cacher, j’avais vraiment l’impression de regarder évoluer les Helvètes face à Novak et ses potes. Sans Federer évidemment. C’est dire si en dépit des gloussements parfois extatiques des comiques de France 2, changeant d’avis à chaque coup de raquette (il n’y a décidément pas un commentateur pour racheter l’autre quelle que soit la chaîne), on était loin du bouleversifiant. Un peu comme le show assez misérable que nous ont offert les skieurs suisses sur les pentes américaines ce week-end, après nous avoir entrouvert les portes du paradis la semaine d’avant.

20:26 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Gare au déferlement médiatique!

Déjà que les Français ont battu les Suisses à plate couture en curling, voilà qu’ils ont aussi gagné le double en finale de la Coupe Davis. Après avoir remonté deux sets de surcroît. Complètement surréaliste, le pot des Bleus dans cette compétition, qu’ils pourraient bien remporter pour la neuvième fois depuis 1927. Le déferlement médiatique risque de frôler le cauchemar, si j’en juge par ce qu’on a déjà entendu sur la suprématie démente des Tricolores lors de la retransmission télé.

Et dans l’enfer de Belgrade, avec de vilains hooligans sifflant méchamment Llodra et Clément au service. Sans compter qu’à mon avis l’œil de faucon, un comble, leur a volé la deuxième manche. Bien sûr, Monfils doit encore affronter Djokovic dimanche. Mais il est clair qu’à l’image de ses compatriotes, Novak  a dû en prendre un coup au moral, dans la mesure où le double est capital pour le triomphe ultime. 

Mais en attendant le verdict, parlons un peu foot. Rassurez-vous, ni de Servette, ni de Lausanne, ni même de Sion. Visons plus haut et plus loin. Les Coupes du monde 2018 et 2022. Vous avez donc constaté que contrairement aux prévisions des experts,  l’Angleterre, faisant désormais figure d’arroseur arrosé suite aux nouvelles accusations de corruption au sein de la Fifa par les médias, ainsi que les Etats-Unis, se sont vu coiffés au poteau par  la Russie et le Qatar pour la mise sur pied  des deux grand-messes planétaires. .

En d'autres termes, la victoire des gros sous. Reste qu’il s’agit d’une sacrée surprise et d'un drôle de camouflet pour les deux super favoris, Surtout pour les Anglais, qui nous prédisaient déjà le show le plus spectaculaire depuis l’aube de l’humanité et qui ont été honteusement éliminés dès le premier tour avec deux voix seulement. Et pourtant, ils avaient rameuté l’artillerie lourde pour achever de terrasser leurs adversaires. Côté people on était servi entre le prince William, le premier ministre Cameron et le beau Beckham. Pareil chez les Américains, avec l'ex-président Bill Clinton en personne qui était venu se fendre d’un petit speech, tandis que Morgan Freeman frottait le dos du frétillant Sepp Blatter, aux anges de parader parmi les puissants..

Les membres de l’organisation ont pourtant été nettement plus sensibles aux mirifiques promesses de Vladimir Poutine. Non seulement décidé à contrer les Britanniques mais qui, à l’inverse de son collègue, s’était payé le luxe de ne pas se rendre à Zurich avant la lin de la journée. Toujours aussi perspicaces, nos spécialistes en avaient immédiatement déduit que les chances de son pays étaient considérablement réduites…

De son côté le Qatar, aussi néophyte que plein aux as, a séduit en laissant miroiter ses super stades futuristes climatisés, avec gel douche incorporé pour rafraîchir les joueurs sur la pelouse. Sans oublier la vibrante caution de Zidane qui, par esprit de cœur et d’ouverture, mourait paraît-il d’envie d’offrir sa première Coupe au monde arabe. Contre un coquet paquet d’oseille, naturellement, n’exagérons rien. Mais vous imaginez si le cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani, accessoirement créateur d’Al Jazeera, se frotte les mains d'avoir lâché le pactole. Surtout qu’on parle d’un montant qui, pour l’émir du coin, ne représente guère que son argent de poche pour deux jours.

 Au-delà de ces curieuses affectations, le plus incroyable demeure ce qu’on a raconté sur le foot ces derniers jours. Imaginez ses innombrables vertus magiques: messager de paix, transcendeur de nations, tombeur de barrières sociales, rassembleur des peuples, pourvoyeur de fonds illimités et j'en oublie. Quand je pense qu’il se trouve encore des esprits chagrins pour mégoter sur la valeur miraculeuse de ce sport exceptionnel! A n’y rien comprendre.

Et je ne vous dis pas les immenses mérites que se sont découvert les candidats. Se succédant au micro, leurs représentants extatiques à la simple idée d’évoquer le mot, se disputaient âprement le droit et la volonté de donner, par la grâce du crampon, un avenir meilleur aux enfants du monde entier. Car le foot c'’est la force, l‘union, bref la vie et qu’il permet de transformer radicalement celle de millions de gens. Je dirais plutôt qu’il rapporte des tas de millions à fort peu de gens dans le monde!

01:44 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |