Google Analytics

22/10/2010

Entre la légende de la raquette et l'Hercule du crampon

Après sa calamiteuse défaite contre l’Ecossais Murray en finale à Shanghaï dimanche dernier, je n’étais pas franchement tranquille concernant la forme de la légende. Au point d’ailleurs que je me demandais si elle allait réussir à faire le poids dans ce tournoi suédois de troisième zone. C’est d’ailleurs étonnant de ne pas y voir Nadal, l’Ibère s’étant récemment piqué de faire le tour des popotes entre laThaïlande et la Chine pour quelques dollars de plus.

La victoire éclair de Rodgeur contre Taylor Dent m’a un peu rassurée. Cinquante minutes et bonsoir la compagnie, quel fantastique exploit ! Comment ça, j’exagère. D’accord, il aurait pu liquider l’affaire encore plus rapidement face au bonhomme Michelin qui se traînait sur le court. Un bienfait pour l’Américain qui aurait éliminé une partie de ses kilos superflus en repartant sur un vélo à deux roues…

Bref, tous les espoirs étaient permis, d’autant que Rodgeur, dans la mesure où il n'y a quasiment personne dans cet Open, avait l’insigne chance de rencontrer Wawrinka en quarts de finale Mais il a fallu que Sa Grâce m’angoisse pendant une heure en perdant lamentablement le premier set et en tardant à breaker dans le deuxième. Certes, on n’a jamais vu un buffet campagnard se transformer d’un coup en commode Louis XVI, mais quand même, il m’a flanqué une trouille bleue le Vaudois.

En d'autres termes, si le maestro ne s’impose pas à Stockholm les doigts dans le nez et une main attachée dans le dos, il lui faudra drôlement cravacher pour que ses filles, actuellement trop jeunettes, puissent le regarder jouer à son meilleur niveau. En cas d’échec chez les vikings, j’envisage en effet assez mal la façon dont il s’y prendrait pour ajouter ne serait-ce qu’un seul Grand Chelem à son palmarès. Alors quatre, ainsi qu’il aime à le répéter !

Cela dit, Federer n’est pas le seul à viser très haut en étant certain d’en avoir les moyens. C’est pareil avec Magic Pishyar et ses projets pharaoniques pour le stade de La Praille. Car il ne se mouche pas du coude l’Hercule du crampon en ce qui concerne ses grands travaux. Il veut rien de moins qu’une crèche, un musée, des mégaévénements, une discothèque, des loges, des séminaires, des conférences, des douches, une cuisine, une piscine...

Mais je m'emballe. L'unique chose qu’il a oublié de mentionner ce sont des joueurs pour briller de tous leurs feux dans cet écrin. Remarquez, c’est aussi bien. Comme beaucoup d’eau va couler sous les ponts avant que les Servettiens deviennent champions suisses, contrairement à ce que clame le boss grenat tous azimuts, c’est sûr que les clients préfèreront aller boire des verres, danser et s'éclater en musique, que de s’ennuyer comme des rats morts dans les tribunes, en contemplant une équipe bout-de-bois s’agiter sur le terrain.

23:46 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

je pense que Federer gagne sa vie essentiellement grâce aux paris sportifs, explication de son début de match catastrophique face à Wawrinka. A 2/6 0/2, la côte pour sa victoire était phénoménale (3,75). (lol!). Et si Rucquier reprend mon info, je lui demanderai des droits d'auteur. Il faut bien vivre, quoi! N'est-ce pas Rodger?

Écrit par : vigogne | 23/10/2010

Mais qu'est-il allé faire dans ce tournoi ? Même le public suédois tenait pour l'adversaire de Robin !
Pour une fois qu'un "nobody" peut gagner un tournoi et que les 3 autres cadors sont au repos, il a fallu que le roi déchu, éclaboussé par des paris, aille dans ce tournoi mineur. Wawrinka qui aurait pu le battre a craqué comme d'habitude. Dommage aussi pour Ljubicic qui l'avait breaké en premier. Roger joue mal, tire la tronche, mais gagne.
Donc, ça nous fait : Dent, Wawrinka, Ljubicic et F. Mayer : sacré tableau de chasse !

Écrit par : Comisetti | 23/10/2010

J'ai appris plus tard quu Ljubi a eu une balle de set.
Aie ça fait mal !
Un si bon serveur.

Écrit par : Comisetti | 23/10/2010

Les commentaires sont fermés.