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Le troupeau de bêtes noires ne cesse de grossir

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Que dire après cette nouvelle chute mortifiante de la légende, à part que le troupeau de bêtes noires ne cesse de grossir dangereusement ? Et que si ça continue de cette façon, le pauvre Federer va se laisser piétiner par absolument tout le monde. Pas un joueur dont il ne devra pas se méfier.

Parce que c’était vraiment  du gâteau cet Open de Halle. Avec personne, en principe,  pour contredire le maître des lieux. Non seulement les meilleurs, dont le roi du moment, s’étaient  donné rendez-vous en Angleterre, Davydenko, deuxième tête de série  dans le tournoi allemand mais  de retour de blessure, s’est effondré sans trop attendre, mais surtout Lleyton Hewitt, qui a finalement terrassé le Bâlois, ne l’avait plus battu en quinze confrontations depuis 2003.

Evidemment, on parle du coup d'authentique exploit de l'Australien. Histoire de minimiser la défaite cinglante de Federer. Mais pour moi, Rodgeur n'a pas la moindre excuse. Car je ne sais si vous imaginez à quel point l'occasion était belle pour lui de retrouver des couleurs et de rassurer ses fans en raflant son premier titre depuis Melbourne. Dans son jardin, sur son gazon. Mais non, il s’est à nouveau efforcé de décevoir.  

Vous me rétorquerez  que le pitbull de Manacor s’est montré encore plus lamentable en s’inclinant en quarts de finale au Queen’s. Mais le malheureux devait être complètement cramé après son extraordinaire parcours sur terre battue , couronné d’une cinquième victoire à Roland Garros. Hélas, on ne peut en prétendre autant de Sa Grâce, étant donné ses absences ou ses passages éclairs sur les courts ces derniers temps.  

Franchement, c’est de très mauvais augure pour Wimbledon. Voire plus cuit qu'une carotte. De quoi en tout cas permettre à Nadal de conserver sa couronne même en cas de fessier en délicatesse. Et avec la déculottée que les  footeux helvétiques vont sans doute prendre mercredi prochain en Afrique du Sud, ce n’est pas demain la veille que les Ibères cesseront de nous tenir la dragée haute!

Lien permanent Catégories : Les pieds dans le plat 1 commentaire

Commentaires

  • Chère Edmée,
    Je retiens avec un plaisir évident votre remarque concernant le bellâtre en prédisant que pour Windledon les carottes sont cuites.
    Toutefois, par mansuétude, je lui offre un plat de panais en purée afin d’atténuer son désarroi et son amertume futur. Il pourra ainsi offrir la pâtée à sa famille en ruminant que son temps est passé et qu’il est temps d’aller titiller le goujon.

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