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26/03/2010

Du patin à la raquette, ça manque singulièrement de bulles

Plus piquette que champagne le sport, ces jours. A commencer par la qualification laborieuse  des Aigles de McSornette, qui  ont enfin daigné s’imposer après avoir frôlé l’élimination contre Fribourg. Tant mieux, sauf que je ne pavoiserai pas outre mesure.

Et pour cause. Non seulement il n’y avait pas âme qui vive à des milliers de kilomètres à la ronde pour imaginer une seule seconde que les Servettiens perdraient ces quarts de finale, mais, selon la majorité de nos éminents spécialistes, ils allaient y arriver les doigts dans le nez en cinq matches maximum. Macache bono! Les Grenat ont au contraire dû drôlement batailler pour terrasser les Dragons in extremis. Juste en passant, c’est parfois lourd à porter ces noms de bêtes féroces quand on se plante. Genre les Lions de Zurich, c’est d’un kitsch!

Pour en revenir aux laborieux de Big Mac, il n’est pas exclu qu’ils aient également à s’employer un max pour vaincre les Zougois, malgré un premier succès facile. Ce qui ne militerait guère en faveur de la qualité de la crosse helvétique.

Pas aussi quelconque, j’en conviens, que celle du patin masculin aux Mondiaux de Turin après la deuxième place du Québécois Chan et la troisième du Français Joubert, conquises malgré de lourdes chutes. Logique pour une compétition décapitée par les forfaits de Plushenko, Lysacek et Lambiel. Et de quoi relativiser les performances. Normalement, les médaillés n’auraient même pas terminé au pied du podium. Mais les absents ayant toujours tort, nos voisins n’ont pas manqué de plonger dans l’ivresse, suite au rebond inattendu de leur Brian chéri repenti, après ses JO cauchemardesques.

J’admets que la présence des cadors n’est pas toujours un gage de succès. J’en veux pour preuve la faillite totale de l’élite du tamis dans le désert californien la semaine dernière. Dont le revers mortifiant de Sa Grâce, défaite par le Chypriote Marcos Baghdatis. Et pourtant, une fois n’est pas coutume, je suis moins inquiète pour Sa Légende que pour Nadal en ce qui concerne le tournoi de Miami.

En effet, alors que le Bâlois s’est contenté de hausser les épaules en déclarant qu’il ne fallait pas compter sur  lui pour se flageller ou paniquer, le pitbull espagnol, qui me semblait avoir retrouvé une grosse partie de son mordant à Indian Wells, a lui considéré que son échec cuisant dans le dernier carré contre le papy croate Ivan Ljubicic constituait un "accident majeur". Pire, il a avoué avoir puisé de la consolation dans sa victoire en double. Etant donné que son partenaire n’était connu que de sa famille, vous imaginez la force de leurs adversaires! Il est vrai que le taureau de Manacor s’échine en vain depuis onze mois sur les courts. Décidé de surcroît à ne pas modifier sa façon de jouer, bien que le physique ne suive pas. Moralité, à force de courir comme un dératé, il finit par en avoir…

Peu importe en l'occurrence. Le seul intérêt dans l’affaire, c’est que ça tourne rond en Floride chez Rodgeur jusqu’au bout. Et cela n’a rien à voir avec du chauvinisme exacerbé. Contrairement à celui de la SSR, pimenté d’une pingrerie crasse. La présence d’un Suisse en finale du Masters est en effet la condition sine qua non pour qu’elle diffuse le match. Sous prétexte que ça coûte une fortune et qu’elle refuse de risquer ses pépètes pour des prunes. Belle mentalité!

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19/03/2010

Et revoilà ce brave Tromignon à Genève!

Un bravo très particulier aux éminents experts de la crosse, réunis dans les vestiaires du Genève-Servette pour un Spécial play-off sur Léman Bleu. Une émission destinée à étaler leur science et à livrer leurs savants pronostics avant les séries finales et notamment les rencontres entre Genevois et Fribourgeois.
S’illustrant magistralement dans la méconnaissance de leur sujet, ils n’ont pas hésité
à porter les besogneux de Big Mac aux nues et donc à la victoire. En cinq matches, dont quatre remportés les doigts dans le nez de surcroît.
Bref, les Aigles devaient fondre tels des charognards sur ces malheureux Dragons en panne de feu et vulgairement réduits à jouer les utilités dans l’affaire.
Mais je pouvais compter sur la radinerie de McSornette pour nous mitonner une stratégie à la retirette. En pensant à ce pauvre Reto Suri obligé d’aller se faire voir à Saint-Gall sous prétexte qu’il coûte trop cher, je me dis qu’à côté du pringrissime «W», les Ecossais sont de sacrés rigolos.
Du coup nos Saint-Georges d’opérette aux patins en berne, censés terrasser l’hydre en deux temps trois mouvements, se retrouvent près de périr ridiculement ce soir dans les flammes de l’enfer dzodzet!Nous privant de profiter plus longtemps de l’ivresse des sommets, dans laquelle venaient de nous plonger les étoiles des neiges Janka, Ammann et Cologna.
J’admets que nos comiques du puck ne sont pas les seuls à nous avoir dégrisés. Le tsar de tous les tamis y a mis sérieusement du sien en descendant piteusement de l’Olympe à Indian Wells. Submergé par le tâcheron Baghdatis, le plus Français des Chypriotes, ainsi que n’ont pas manqué de le relever les spécialistes de la raquette hexagonale, en cruelle carence de champions. Avant de renvoyer Marcos dans son île lors de son échec hélas programmé au tour suivant.
Enfin, heureusement qu’il y a ce brave Tromignon, avide de venir s’exhiber à la Praille, pour pimenter un peu cette grisaille. Dans le fond, l’ex-ponte des Charmilles ne s’est jamais véritablement consolé d’avoir quitté la République. Et comme il se flatte d’une ambition sans limite, d’ici à ce qu’il nous mitonne le «Thonon-Evian-Gaillard-Servette»…
Pas de quoi, j’en conviens, ranimer l’illustre passé des Grenat. En attendant, Magic Pishyar serait bien inspiré de polir soigneusement son zircon en vue du rendez-vous avec Bienne. Histoire de ne pas cochonner la fête des 120 ans du "club de légende"!

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12/03/2010

Suisses d'enfer, le cauchemar des Autrichiens

Le feu d’artifice, l’éblouissement, l’apothéose. Du formidable exploit à la performance surréaliste. Je n’en reviens encore pas.
Ah non, détrompez-vous, je ne parle pas de la victoire des Aigles de McSornette, qui ont certes drôlement pigeonné les Dragons fribourgeois jeudi soir. J’attends la suite des hostilités, pour m’extasier éventuellement sur la stratégie renversante de Big Mac superstar.
Là, je vous cause de ces Helvètes qui ont joué les épouvantails de la latte, flanquant un cafard d’enfer aux Autrichiens. D’autant qu’ils n’ont que la spatule dans la vie. Le cauchemar a commencé avec Cuche qui, contre toute attente, a réussi à décrocher la palme de la descente. Dans un état comateux, les malheureux ont également regardé le prodigieux Simon Ammann devenir le premier Suisse à remporter la Coupe du monde de saut. 
Et surtout, quelques heures auparavant, ils assistaient impuissants à la défaite de Benjamin Raich, leur dernier espoir, coiffé in extremis par Carlo Janka, le fantastique, extraordinaire, fabuleux... je m’arrête là, car le dictionnaire manque de superlatifs pour décrire la prouesse d’Iceman, sacré roi du ski. Il s’est même décongelé un chouïa, histoire de se laisser aller trois secondes à l’euphorie du moment.
De quoi menacer d’étranglement Sa Logorrhée Jaton et de l’inédit total depuis Accola. C’est d'ailleurs ce qui m’épate le moins, car je l’avais oublié, ce brave Paul. Pas étonnant. Il n’en n’a pas vu une après avoir décroché le grand globe. Aussi traumatisé par le cristal que Didier Défago par sa médaille d’or aux JO.
Du coup, j’y pense, Sa Grâce légendaire Federer va devoir se rappeler illico presto à notre bon souvenir. Obligé désormais de partager les sommets, le dieu du tamis n’a plus qu’à gagner Indian Wells pour éviter d’être submergé par la gloire éclatante des étoiles des neiges.
Une splendeur qui affole carrément Mauro Pini, le boss de l’équipe masculine. On a en effet plutôt l’habitude que nos champions tirent frénétiquement sur le frein à main dans les occasions exceptionnelles. Mais que le ponte se rassure. On peut toujours compter sur les rigolos de service pour nous gâcher l’extase et nous ramener les pieds sur terre.
A commencer par les footeux servettiens, loin d’avoir fini de donner du boulot à Magic Pishyar dans son harassant ciselage de diamant.
Autre valeur sûre dans le domaine, l’ineffable Stanislas Wawrinka, qui n’a pas manqué de le démontrer lors de ses matches calamiteux contre les Espagnols, le week-end dernier en Coupe Davis.

20:24 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

07/03/2010

Dupuis-Wawrinka, même combat!

Absolument confondante. Je veux parler de la nouvelle performance à l’antenne de Pierre-Alain Dupuis, encore plus calamiteuse que celles de Wawrinka dans ce quart de finale de Coupe Davis à Logrono. Qu’il s’agisse de son double avec Allegro (certes le Valaisan n’est pas un cadeau mais quand même) ­et surtout de son deuxième simple. Où, non content de jouer comme un pied, il cassait stupidement sa raquette pour précipiter sa chute.

Ce qui n’a pas empêché la Perruche  de nous bassiner pendant deux sets avec les réelles possibilités de Stanislas de venir à bout de Ferrer, adversaire à son avis nettement plus besogneux que talentueux. Un métronome sans armes offensives, lâchait-il avec dédain. S’offusquant par ailleurs des méchantes remarques de certains internautes à l’égard de son poulain, notre comique allait jusqu’à déclarer que ce dernier  répondrait à ses détracteurs iniques par les brillants coups sortis tout droit de sa raquette magique…

Ben voyons. Car  évidemment le Vaudois, prétendument capable du meilleur, nous a offert le pire, à son habitude. Et en le voyant se liquéfier sous les assauts furieux de l’Espagnol, PAD, s’interdisant toutefois un quelconque reproche à l’égard du malheureux,  ne tardait pas à déchanter. Forcé de se rétracter, il se vantait alors de sa redoutable perspicacité des débuts des hostilités, quand, de conserve avec son consultant, il affirmait cultiver quelques doutes sur les chances des Helvètes de battre les Espagnols!

Surtout sans Federer, se permettait-il audacieusement d’ajouter. Mais, terrorisé à l’idée d’avoir pu émettre un jugement vaguement défavorable à Sa Grâce,  il s’empressait de corriger cette vilaine impression. On ne va pas critiquer les choix de Rodgeur, le meilleur joueur de tous les temps, se justifiait-il sottement.  

Eh bien oui, justement, on les critique les choix du Bâlois. Et vivement en plus. Parce que ça vaut bien la peine d’être une légende si on refuse aussi systématiquement qu’égoïstement de venir aider ses camarades à écrire une petite page d’histoire.  

 

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Dupuis-Wawrinka, même combat!

Absolument confondante. Je veux parler de la nouvelle performance à l’antenne de Pierre-Alain Dupuis, encore plus calamiteuse que celles de Wawrinka dans ce quart de finale de Coupe Davis à Logrono. Qu’il s’agisse de son double avec Allegro (certes le Valaisan est loin d’être un cadeau) et surtout de son deuxième simple. Où, non content de jouer comme un pied, il cassait stupidement sa raquette pour précipiter sa chute.

Ce qui n’a pas empêché la Perruche  de nous bassiner pendant deux sets avec les réelles possibilités de Stanislas de venir à bout de Ferrer, adversaire à son avis nettement plus besogneux que talentueux. Un métronome sans armes offensives, lâchait-il avec mépris. S’offusquant par ailleurs des méchantes remarques de certains internautes à l’égard de son poulain, il allait jusqu’à déclarer que ce dernier  répondrait  à ses détracteurs iniques par ses coups, dont seuls les plus brillants naissaient de sa raquette magique…

Ben voyons. Car  évidemment  le Vaudois, prétendument capable du meilleur, nous a offert le pire à son habitude. Et en le voyant se liquéfier piteusement sous les assauts furieux de l’Espagnol, PAD, s’interdisant toutefois un quelconque reproche à l’égard du malheureux, ne tardait pas à devoir déchanter. Forcé de se rétracter, il se vantait du coup de sa redoutable perspicacité des débuts des hostilités, quand, de conserve avec son consultant également assez folklorique dans ses analyses, il affirmait cultiver quelques doutes sur les chances des Helvètes de battre les Espagnols!

Surtout sans Federer, se permettait-il audacieusement d’ajouter. Mais, terrorisé à l’idée d’avoir osé émettre un jugement vaguement défavorable à Sa Grâce,  il s’empressait de corriger cette vilaine impression. On ne va pas critiquer les choix de Rodgeur, le meilleur joueur de tous les temps avec une carrière personnelle à mener, se justifiait-il sottement. 

Eh bien oui, justement, je les critique les choix du Bâlois. Vivement en plus. Et ne venez pas me causer de son infection pulmonaire. Même sans, il n’aurait pas daigné participer. Alors, je vous le demande, à quoi cela sert-il d’être une légende si on refuse aussi systématiquement qu’égoïstement de venir aider ses camarades à écrire une petite page d’histoire?

 

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