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26/02/2010

Record de médailles d'or? Dire qu'il a fallu attendre 2010!

Six médailles d’or au moment où j’écris ces lignes. Et c’est du lourd, avec Didier Défago roi de la discipline reine, Simon
Ammann caracolant désormais dans la légende aux côtés de Federer (Sa Grâce a d’ailleurs fait part de son émotion), ou Michael Schmid, pionnier en skicross. Sans oublier, cerises sur le gâteau, Carlo Janka et Dario Cologna.
De prime abord, de quoi se taper sur le ventre en se congratulant follement. D’autant qu’il s’agit du record des records depuis l’aube de l’humanité. Je l’admets, ce n’est pas mal. Mais très franchement, pas non plus extraordinaire. Moi, ce qui m’épate vraiment dans l’affaire, ce n’est pas qu’on les ait décrochées ces breloques, mais le temps qu’on a mis pour y parvenir!
En d’autres termes, c’est la moindre des choses. Et sans vouloir enfoncer le clou en m’étalant sur les grotesques pronostics de nos rigolos de l’antenne, il en manque un sacré paquet de ces précieuses décorations. Et je ne cause même pas, tant les carottes étaient cuites, des deux que devait rafler l’arrogant Didier Cuche, entré lui à reculons dans l’Histoire pour avoir lamentablement raté ses JO.
Car il y a plus inquiétant. Outre un crouille bronze en combiné masculin, un autre en boardercross féminin, tintin chez ces dames en curling et en spatule alpine. La dèche également en relais, half-pipe, ski acrobatique, patinage ou bob à deux. Toutes disciplines qui allaient pourtant faire briller de mille feux le sel de la terre helvétique.
Cela dit, je nous estime mieux lotis que les Français, donnant encore davantage dans le cocorico pathétique pour avoir gagné l’essentiel de leurs palmes dans le très militaire biathlon.
Confirmant, s’il en était besoin, le chauvinisme exacerbé qui ronge planétairement les cerveaux selon l’origine de leurs propriétaires à chacune des grand-messes sportives.
Ce dont ne semble pas être toutefois conscient Frédéric Scola, à qui j’attribuerais le «vancouver» du plus stupide commentaire de la quinzaine olympique.
Suite au triomphe des hockeyeuses canadiennes face aux Américaines, il a déclaré en substance que cette victoire avait permis au pays de laisser éclater sa fierté nationale, dont les journaux s’étaient repus d’un bout à l’autre de l’Etat.
Parce qu’ailleurs non, c’est bien connu.Quand on gagne des médailles, on les cache soigneusement sous le tapis pour que personne n’en parle. Surtout en Suisse et à la TSR, ai-je remarqué…

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19/02/2010

Cuche out, la Suisse poursuit sa descente!

A l’image de Bertarelli à Valence, c’était couru d’avance. Pirmin Zurbriggen a eu beau décréter, façon pub L’Oréal, «Didier Cuche parce qu’il le vaut bien», le guerrier au pouce cassé s’est à nouveau méchamment planté. Comme ses trois potes. La honte en somme. Du coup, Sa Logorrhée Jaton en était quasi coite.
Bref côté médailles, la Suisse poursuit, elle, sa descente. Pas de quoi redonner des couleurs aux spécialistes de choc de la TSR de plus en plus pâlichons avec leurs pronostics ridicules. Le plus saugrenu étant quand même celui de Jean-François Rossé mardi dernier, hissant les hockeyeurs suisses en demi-finale après avoir prévu une victoire sur des Etats-Unis épuisés par leur championnat!
Une vingtaine de breloques nous annonçaient donc nos comiques. Dont une quinzaine rien qu’en ski, hommes, femmes et disciplines confondues. Sans oublier les planches.
Inutile de préciser qu’on sera très loin du compte, même si Cologna se défonce et qu’Ammann se transcende. D’autant que le bob à deux ne fera sans doute pas l’appoint vu les forfaits des meilleurs.
A mon avis, les athlètes y arriveraient mieux si les commentateurs cessaient de se comporter en agents de leurs idoles. En groupies dénués d’objectivité. Et je ne vous parle pas uniquement de Pierre-Alain Dupuis, privé de son consultant et tentant de saisir le pourquoi du comment dans une partie de curling masculin hachée par des coupures d’images. En pleine nuit de surcroît…
Au hasard, je prends le programme libre de Lambiel. Alors que le spectateur lamba avait compris que le Valaisan ne monterait pas sur le podium bien avant d’entendre son entraîneur lui dire qu’il avait été un peu lent, le duo Blattner/Monod patinait dans la semoule. S’échinant sottement à la jouer méthode Coué, en se persuadant que Stéphane n’avait commis aucune erreur et conservait des chances de médaille si les juges avaient les yeux en face des trous.
On se pince! Après avoir volé l’argent aux championnats d’Europe, c’eût été le comble qu’il quittât Vancouver ne serait-ce qu’avec du bronze, pour une prestation qu’il a personnellement jugée quelconque.
A ce propos, le mea culpa semble mode dans le domaine. Je ne sais pas si vous avez entendu Brian Joubert. Moi qui le trouvais tête à claques, il m’a bluffée en estimant normal d’être qualifié de «petit con».
Un exemple à suivre pour la flèche des Bugnenets, n’hésitant pas à se traiter d’idiot, mais vouant aux gémonies ceux qui se permettent de l’écrire!

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12/02/2010

La déculottée du golden boy des mers...

Et voilà. Je vous l’avais dit, samedi dernier, que je n’y croyais pas à la victoire d’Alinghi avec Bertarelli à la barre. Même si je ne m’attendais pas à une déculottée pareille de notre golden boy des mers. Ce qui rendait plus grotesques les commentaires oiseux du duo comique de la TSR, l’espoir encore chevillé au corps à cinq mètres de l’arrivée pour Oracle!
Ce revers humiliant ne change évidemment pas grand-chose, bien au contraire, à cette compétition rasoir, la plus barbante même de la planète après une course de Formule 1.
A part s’extasier quelques minutes sur la beauté des images, suivre pendant des plombes les évolutions de ces hippopotames géants, plus effarouchés qu’une vierge à la moindre saute de vent ou de vagues, je ne vous raconte pas le puissant somnifère! Et non seulement on s’ennuie à cent sous l’heure, mais ce sont Ernesto et Larry qui touchent le pactole.
Décidément, il ne faut pas manquer d’air pour oser appeler cette guignolerie la 33e Coupe de l’America! Car passer d’une bataille homérique de quatre mois avec douze bateaux à un ridicule combat de coqs de trois jours, voire moins, entre les papas superfriqués de mégatrimaran et de gigacatamaran, ça craint un max.
C’est un peu comme si les deux représentants au sommet de chaque discipline décidaient de s’attribuer un titre de champion en disputant trois épreuves dans leur sport respectif, laissant dédaigneusement les nazes en découdre à l’occasion de rencontres mineures.
Mais je ne sais pas pourquoi je m’énerve autant, dans la mesure où cet affrontement maritime au rabais n’intéresse personne, comparé à la folie qui avait gagné les Helvètes lors des précédentes éditions.
A commencer par les fans de voile estimant que ce n’est pas du sport, juste du business. Et n’hésitant de surcroît pas à déclarer que le côté «honorable» de la Coupe s’est envolé. D’ici à parler d’indécence…
Reste à souhaiter que cette défaite mortifiante d’Alinghi ne va pas peser sur les chances de médailles des Suisses à Vancouver. Parce que là aussi j’émettais des doutes quant au nombre d’icelles. Et je n’étais guère rassurée en entendant les pronostics carrément déments des rigolos du «Café des Sports», qui ne nous en annonçaient pas loin d’une vingtaine.
Après Simon Ammann, réponse ce soir avec Didier Cuche, le guerrier au pouce cassé promis au titre d’éclair des Bugnenets. Au cas où, il n’y aurait franchement rien de très extraordinaire pour celui qui passe, depuis trois ans, pour le meilleur descendeur du monde.

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05/02/2010

Melbourne côté garçons, un tournoi de filles!

Evidemment, on évoque l’année du Grand Chelem pour Federer après son nouveau triomphe à Melbourne. Lui affirme en revanche que ce n’est pas son but premier. Ni d’ailleurs de tenir au sommet de la hiérarchie plus longtemps que Pete Sampras. Du coup, s’il n’est plus accro aux records, je me demande ce qui l’empêche, à part son petit confort égoïste, de jouer la Coupe Davis. Là franchement je le trouve d’un décevant, le mythe!
Bref. Pour en revenir à ses éventuelles futures victoires, elles ne seront pas toujours aussi faciles à décrocher que sur le Central australien. Car dans le fond, il avait tout du tournoi de filles côté garçons, cet Open chez les kangourous. Et encore est-ce carrément injurieux envers les dames, Serena Williams ayant éprouvé infiniment plus de peine à empocher son douzième titre que Sa Grâce le seizième.
La preuve. Une vague alerte au premier tour contre Andreev, une autre un poil plus sérieuse en quarts face à Davydenko, avant que le métronome russe ne se dérègle fort opportunément. Si j’ajoute un top 5 décapité avec Nadal et Djokovic prématurément hors service, la conclusion s’impose: la légende n’a pas vraiment dû forcer son talent pour enlever le morceau.
Particulièrement face à Andy Murray. Quand je pense que je m’en faisais une montagne, de l’Ecossais!
Loin de l’Everest hélas, la belette, déjà victime du syndrome Roddick, a piteusement regagné son terrier, à l’issue d’une rencontre qui s’est en somme résumée à un tie-break. Haletant certes, mais cela reste bien court pour parler d’une finale de rêve. En entendant le maestro clamer tous azimuts, de concert avec des experts handicapés de la rétine, qu’il a produit le match de sa vie, c’est dire mes inquiétudes.
Pas autant, je l’admets, qu’à l’égard des Helvètes aux JO de Vancouver. Même s’ils se déplacent en masse au Canada. Cent quarante-six. Il n’y en a jamais eu autant. Comme si la quantité remplaçait la qualité. Il suffit pourtant de se référer aux derniers résultats de certains de nos cadors des neiges, pour ne pas avoir l’espoir trop chevillé au corps!
Les pontes de Swiss Ski n'en tablent pas moins sur une douzaine de médailles, sinon davantage. Mais j’y crois aussi peu qu’à la possibilité du Grand Chelem pour «Rodgeur», aux chances des Aigles de McSornette de gagner le championnat, voire à celles d’Alinghi de remporter son duel contre Oracle dès lundi à Valence, avec le bel Ernesto Bertarelli à la barre…

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