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Les Suisses au sommet, c'est la moindre des choses!

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y a eu comme un bug dans les circuits lors du dernier lancement de la fusée Janka hier à Val-d’Isère.

Au grand désespoir de Sa Logorrhée, qui en avait évidemment remis une louche à l’antenne sur le génie du Grison supersonique. En ce qui me concerne, j’ai accueilli avec un véritable soulagement ce revers du missile de la latte.
Déjà que la reconquête helvétique des sommets s’explique largement par une concurrence drôlement relâchée depuis le début de la saison, la rivalité eût été franchement nulle en cas de victoire du phénomène d’Obersaxen. Surtout si l’on considère ses talents plus que quelconques en slalom! Rendons-nous donc à l’évidence. Les Autrichiens pédalent dangereusement dans le strudel, l’Américain Bode Miller se plante course après course, tandis que le géant norvégien Svindal, privé de muscles, tient à peine sur ses pattes de poulet.
Et cela en dépit de l’admiration béate de Fabrice Jaton à l’égard des autres skieurs. Logique dans le fond. Porter l’adversaire aux nues, même avec un zeste de condescendance, contribue à auréoler le vainqueur d’un prestige encore plus extraordinaire.
A propos de lustre, Cuche doit sacrément angoisser avec le décollage fulgurant de la nouvelle étoile des neiges. D’autant qu’elle est aux fraises depuis trois épreuves, la flèche des Bugnenets.
Comparaison n’est pas raison, surtout dans son cas, mais ce brave Didier nous la joue un peu façon Federer ces derniers mois. Une baisse de régime qui n’a pas empêché L’Hebdo de nous tartiner six pages sur la perfection du héros national, alliage idéal entre le champion, la star et l’humain.
Mêlant, dans ses performances 2009, son mariage et la naissance de ses jumelles. A croire que convoler et faire des mômes relevait d’un exploit également mythique pour le phénix du tamis.
En attendant, les fans redoutaient que les frasques de ses potes Thierry Henry et Tiger Woods ternissent l’image de l’icône dans la pub Gilette. D’où le gag rassurant qui n’a échappé à personne, «Le bon, la brute et le truand».
Pour quelques dollars de plus, vu les vertus dont on pare Sa Grâce et l’obligation faite au fils du Père de côtoyer la canaille, je suggérerai «Jésus entre deux brigands».
A part ça, on se trompe de scandale avec le supercrack des Greens. Car si trahir sa femme n’est pas très convenable, gagner plus d’un milliard pour taper dans une balle de golf, c’est autrement indécent…
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