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Après un week-end faste, Locarno continue sur sa lancée

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 Il y a quand même quelques bons films…Plus que l’année dernière, remarquent des festivaliers croisés ici et là ». Sans atteindre des  hauteurs stratosphériques, la fusée Locarno continue en effet sur sa lancée après son décollage du week-end dernier, où les réalisateurs suisses et français ont largement contribué à doper la sélection dans ses divers volets. Sans oublier l’Italien Pippo Delbono, qui a beaucoup intrigué avec La Paura, filmé grâce à un téléphone portable. Mais si je peux le suivre dans son idée de retrouver une certaine rage face à la passivité et à l’absence de critique, j’avoue qu’en-dehors de quelques scènes choc, je ne suis pas véritablement transportée par le résultat artistique de l’œuvre.  

 

Je lui préfère de loin « The Search » du Tibétain Pema Tseden. J’irais jusqu’à dire qu’il a des allures de Léopard. Une équipe de tournage traverse le Tibet à la recherche de deux acteurs pour interpréter les personnages principaux d’un célébre opéra de la région. Cette quête à la fois fascinante et insolite mêle traditions, musique, amour et humour sur fond de somptueux paysages montagneux.

 

Une originalité qui se retrouve dans « Petit Indi » du cinéaste espagnol Marc Recha, proposé sur la Piazza Grande. Ce singulier conte noir sur la perte de l’innocence au générique à la Blake Edwards, vous laisse découvrir un étrange univers dans la banlieue de Barcelone.

 

Autre excellente surprise. « Les arbitres »,  du Belge Yves Hinant. Un petit événement du festival qui vous replonge dans l’Euro 2008,  en suivant les « hommes en noir » en pleine action,  restituant leurs commentaires, leurs émotions et leurs sentiments. Plaisir et fierté mêlés de peur. La peur de mal faire, de se tromper, de fausser un match. Vous me rétorquerez que le foot, ça ne vous branche pas des masses. Pas grave. Même les plus ignares du crampon sont séduits par cet étonnant documentaire. Il montre par exemple à quel point la décision d’un arbitre peut peser sur le reste de sa vie dans cet univers où les passions s’exacerbent. Surtout celles de supporters débiles.

 

A part ça, le président Solari nous a sûrement menés en bateau en nous racontant qu’il n’aimait pas les stars. En tout cas, il n’avait pas trop l’air de se forcer en faisant des ronds de jambe à Micheline Calmy-Rey, débarquée au festival pour la commémoration des 6o ans des Conventions  de Genève. Il est vrai qu’elle avait quelque chose à dire, elle, suite à la projection de Custodi di guerra de Zijad Ibrahimovic, s’interrogeant sur les traces qu’un conflit laisse dans les consciences. La conseillère fédérale a notamment mis l’accent sur les guerres qui touchent aujourd’hui plus de civils que de soldats, se demandant si les Conventions de Genève étaient suffisamment claires et n’exigeaient pas une réadaptation.

 

 

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