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31/05/2009

Quand Nadal nous joue la panthère rose...

Contrairement à ce que je pensais, l’épisode Hewitt n’était pas du tout révélateur de l’état des dents du pitbull.  Je me suis simplement laissée berner par son succès, pourtant  aussi logique que facile, sur un troisième couteau que n’importe quel  joueur un tant soit bien classé aurait battu les doigts dans le nez. C’est donc ce qu'il m’avait semblé au début du tournoi,  le morfale a momentanément du mou dans la quenotte. Pour ne rien vous cacher, quand il s’est pointé avec son petit maillot framboise, je n’ai pu m’empêcher de supposer qu’il allait nous jouer la panthère… rose. J’avais eu ce pareil sentiment  bizarroïde de revers imminent lorsque Djokovic s’était ramené avec son look bleu schtroumpf.      

Suite à son échec mortifiant, inutile de préciser que  le malheureux Nadalator va subir la commisération des médias qui, après l’avoir plébiscité pour un cinquième sacre évident, rappellent déjà une défaite à Madrid qu’ils avaient alors jugée d’un inintérêt crasse.  Et y vont de leurs commentaires attendus du genre roi déchu et extraterrestre de retour chez les humains. A la limite, il suffira à Nadal de se planter à Wimbledon pour être plus ou moins bon pour la casse. En gros ce que doit supporter Rodgeur depuis août dernier. De ma part également,  vous trouvez ? Faux. Je conjure simplement le mauvais sort. Comme avant son affrontement avec Paul-Henri Mathieu. Je lui prédis en somme l’enfer pour qu’il ait des chances de se retrouver au paradis.

Par exemple je me méfie du beau Tommy Haas, bien que Sa Grâce soit désormais de tous les pronostics pour la victoire finale. D’aucuns pensent d’ailleurs que le Bâlois se frotte les mains à l’idée d’être débarrassé de son éternel rival.  Je n’en suis pas sûre.  Non seulement l’ombrageux Espagnol  aurait été prenable vu son état, mais sans lui le Suisse est vraiment condamné à gagner pour s’éviter des critiques acerbes…

Bref. Tandis que l’Espagne fait la gueule, une triste mine que n’a pas arrangée Verdasco humilié par Davydenko, la France pavoise. Car les experts du cru, clamant  que l’élimination prématurée de l’Ibère est bonne pour le phénix,  estiment qu’elle est encore drôlement plus profitable à leurs deux rescapés bleus, pour qui désormais tout est possible. Déjà qu’ils portaient frénétiquement  Monfils  et Tsonga aux nues pour avoir passé le troisième tour! Surtout Jo-Wilfried, qui a selon eux livré  un match plein, formidable de maîtrise et de volonté. Un vrai guerrier. Lui qui s'est juste imposé face à…  Christophe Rochus, le joueur le plus insignifiant et le moins doué demeurant  à ce stade de la compétition. Le plus étonnant c’est que le Belge  a quand même réussi à piquer six jeux au Français. Alors que Safina, sinon Sharapova, n’en auraient fait qu’une bouchée!

Les choses risquent de rentrer dans l’ordre lundi, étant donné les redoutables adversaires des Tricolores. Dans le cas contraire, il faudra endurer le pire jusqu’aux quarts. Au-delà, je ne veux même pas l’imaginer…       

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29/05/2009

Le sang bleu continue à primer le talent!

En regardant le pitbull en tout début de tournoi, je me demandais s'il ne faisait pas un peu de parodontose. Espoir vain. J'ai pu obsever que les dents du morfale, c'est du béton.

En revanche, après avoir vu Sa Grâce se laisser honteusement danser sur le ventre par ce loser d'Acasuso pendant trois sets, j'ose à peine songer à son match d'aujourd'hui contre Paul-Henri Mathieu. L'un des supercracks qui a permis à la France en extase de défaillir jeudi soir.

Imaginez l'exploit. Sept Tricolores qualifiés pour le... troisième tour de Roland Garros. Le nirvana. Trente-cinq ans qu'on n'avait pas enregistré pareil record, clamaient les fans en folie. Alors qu'on s'en était largement rendu compte, je trouve fou qu'ils démontrent le triste état de leur tennis d'une façon aussi ostentatoire.

Car les auteurs de ces déclarations pathétiquement dithyrambiques ont soigneusement omis de relever que leurs "champions", mâles et femelles confondus, étaient trente-six à s'aligner au départ. Et que vingt-neuf avaient donc passé à la trappe au moment où ils se congratulaient.

Les groupies n'en étaient pas moins formidablement confiants pour la suite. Je suppose qu'ils ont un poil déchanté après les humiliants revers subis par le génial Gilles Simon et le fabuleux Josselin Ouanna.

C'est qui çui-là? Eh bien une nouvelle perle rare comme les Hexagonaux s'estiment capables d'en produire. Extraordinairement stable et serein de surcroît. Tellement relax en affrontant Safin qu'il a carrément viré zombie au tour suivant. Le Chilien Gonzalez a même lâchement profité de sa "zénitude" extrême pour lui flanquer la pâtée en deux coups de cuillère à pot.

Nos voisins ne sont pas les seuls à divaguer, notez. Non satisfait d'aligner des lapalissades du genre "ce sera dur pour Hewitt face à Nadal", Mats Wilander, dans son immense sagesse, s'est livré à des hypothèses farfelues. Par exemple, il envisage très sérieusement la présence de Tsonga en finale.

A part ça, et à l'exception de l'Ibère et de l'Helvète, le sang bleu continue à primer nettement le talent pour s'ouvrir les portes du Central. La preuve. Outre ce cher Josselin, il a fallu se farcir Aravane Rezaï, 57e du classement et une petite peste portugaise dont les rugissements  déchiraient plus que sa science du tamis. Tandis que la belle Ivanovic devait se contenter de déchiqueter sauvagement Benesova sur le Suzanne Lenglen.

Et je ne vous raconte pas l'exil de Nicolay Davydenko, cavalièrement relégué sur le court No7 avec Stanislas Wawrinka. A la campagne en somme. Remarquez, cétait commode pour le Vaudois qui a n'a pratiquement jamais cessé d'aller aux fraises!  

 

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25/05/2009

la Palme à Haneke, un vrai bonheur


C’est rien de dire que je suis contente. Je suis même aux anges. La Palme d’or à Michael Haneke pour «Le ruban blanc», le Grand prix du jury à Jacques Audiard pour «Un prophète» et une médaille exceptionnelle pour Alain Resnais et ses «Herbes folles». Les trois films du festival que j’ai le plus aimés. Sans compter un prix du jury à l’excellent «Nuits d’ivresse printanière» du Chinois Lou Ye, dont je vous avais parlé au tout début mais que j’avais oublié dans ma liste.

 

Même voir Charlotte Gainsbourg sacrée meilleure actrice m’a fait plaisir pour cette comédienne à la fois exigeante et fragile, secrète et timide.

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24/05/2009

Merci à tous de faire cavaler Nadalator un max!

Depuis le temps que les experts de la raquette ne nous causent que de Roland Garros, on y est enfin arrivé. Et chacun y va de son pronostic pour la victoire finale, à l'image des Tricolores. Très chagrins, dans la mesure où l'état toujours comateux de leurs troupes les force à admettre douloureusement qu'ils n'auront droit qu'à des miettes cette année. Et encore, les choses n'ayant pas trop bien commencé pour l'armada bleue. Qui mérite évidemment ce qualificatif flatteur uniquement pour la quantité de ses marins sur le pont.

Mais venons-en aux vrais champions.

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23/05/2009

Mes pronostics: la Palme d'or à Michael Hanele

haneke460.jpgA quelques heures de la distribution des prix, les prétendants à la Palme d’or doivent piaffer d’impatience.  D’autant que cette fois, il y aura de grands cinéastes sur le carreau. On l’a dit et répété sur tous les tons dans tous les médias,  Cannes 2009 est un supercru. D’où la difficulté de nommer le gagnant à coup sûr.  Certains d’ailleurs ne s’y risquent pas. Audacieux mais pas téméraires. Ce n’est pas comme à Roland-Garros, où Nadal  est tellement favori qu’à la limite, je me demande s’il est bien nécessaire de faire jouer le tournoi.

Une chose semble pourtant certaine. Contrairement à la cuvée précédente où Laurent Cantet, ultime candidat  à se présenter sur la ligne de départ avait dépassé en souplesse tous ses rivaux avec  « Entre les murs »,  le dernier opus en lice, « Visage » du Taïwanais Tsai Ming-Liang, n’est pas à mon avis taillé pour la victoire finale. Parce qu’à part la médaille de l’ennui…

Je cesse de tergiverser  et je me lance en vous livrant mon préféré.

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Je suis en plein mélo psychédélique avec Gaspar Noe

soudain le vide.jpgL’un des films les plus attendus de la compétition, c’était «Soudain le vide», du très controversé Gaspar Noe. Vous vous en souvenez, il avait scandalisé la Croisette pour rien avec «Irréversible» il y a sept ans. Là il nous propose un trip expérimental suivant l’esprit d’un jeune agonisant dans un Tokyo apocalyptique, avec visions pré-mortem chaotiques et cauchemardesques.

Tourné presque entièrement en caméra subjective, ce mélodrame psychédélique qui se laisse voir bien qu’interminable raconte, à grand renfort de sexe et de drogue, la relation fusionnelle et non pas incestueuse comme certains peuvent l’imaginer, d’un frère et d’une sœur, unis par un pacte de sang après la mort de leurs parents.

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21/05/2009

«Inglorious Basterds»: film de guerre en forme de farce lourdingue

Face à cet ovni miraculeux - en référence à ma note précédente - tombé dans un festival tournant momentanément au bain de sang, «Inglorious Basterds» de Tarantino, tentait vainement d’écraser les herbes folles avec ses grosses bottes. On nous annonçait un long-métrage sous speed et stéroïde avec tension, frisons et violence à la clé.

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Je craque pour Alain Renais et son herbe folle

Si ça continue comme ça, il faudra se lever au milieu de la nuit, plus ou moins le moment où on se couche, pour être sûr d’entrer à Lumière. Sinon zapper carrément la projo du matin et aller directement camper devant la salle des conférences de presse. Sous l’œil goguenard des responsables de la sécurité, qui prennent sadiquement leur pied à vous laisser poireauter des plombes dans la file, en se faisant écraser un orteil ou fêler une côte…

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20/05/2009

J'en vomis encore

kinatay.jpgSelon les mêmes (lire ma note précédente), ce n’est pas franchement une surprise, Lars von Trier et son huis clos satanique partagent le bonnet d’âne avec «Kinatay», du Philippin Brillante Mendoza. Je n’ai pas eu l’occasion de vous en parler.

J’avoue que j’ai du mal avec cette œuvre dite expérimentale, se déroulant plus ou moins dans le noir et dont le but, pour les protagonistes, consiste à transporter une prostituée junkie en camionnette dans une maison à l’extérieur de Manille. Après l’avoir violée et battue pendant le trajet, ils la massacrent, la découpent en morceaux et la jettent sur un tas d’ordures.

Certes, on ne peut accuser le cinéaste de complaisance, contrairement au Danois, puisqu’il ne montre rien. Il n’empêche que j’ai encore envie de vomir quand j’y pense…

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L'Audiard toujours favori

cannes web.jpgL'irrésitible Pedro, plus bavard qu'une pie, saura-t-il convaincre le jury avec sa déclaration d’amour au cinéma? La question est évidemment venue sur le tapis. «La Palme d’or, ou rien?» L’intéressé secoue la tête, répondant qu’il part vendredi, pour ne pas laisser croire qu’il l’attend. Ajoutant que la concurrence est forte.

A ce propos, alors qu’il reste neuf films à voir et non des moindres, puisqu’on trouve dans la liste Alain Resnais, Quentin Tarantino, Michael Haneke, voire Gaspar Noé, Almodovar va-t-il s’immiscer dans le trio de tête ? Formé dans l’ordre de Jacques Audiard, Jane Campion et Ken Loach, du moins si j’en juge par les étoiles distribuées par les critiques dans Le film français et le magazine Screen.

(photo copie écran du site www.festival-cannes.com

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