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21/05/2009

«Inglorious Basterds»: film de guerre en forme de farce lourdingue

Face à cet ovni miraculeux - en référence à ma note précédente - tombé dans un festival tournant momentanément au bain de sang, «Inglorious Basterds» de Tarantino, tentait vainement d’écraser les herbes folles avec ses grosses bottes. On nous annonçait un long-métrage sous speed et stéroïde avec tension, frisons et violence à la clé.


C’est raté. Inspiré des «Douze salopards » de Robert Aldrich, ce film de guerre en forme de farce lourdingue, raconte l’histoire d’un commando de huit soldats juifs américains qui ont échappé au peloton d’exécution. Menés par le rebelle Brad Pitt, ils décident de se venger des nazis en France occupée en tuant le plus de monstres possibles. Chacun d’eux doit même ramener cent scalps au chef.

Parallèlement, on suit les aventures d’une jeune Française qui cherche également à se venger après le massacre de sa famille. Les deux histoires finissent par se rejoindre lors de l’avant-première de «La fierté de la nation», court métrage parodiant les films de propagande nazie. Cette soirée ultrachic réunit le gratin SS pour une sauterie finale.

«J’aime l’idée que le pouvoir du cinéma mette fin au troisième Reich, dit Tarantino. Pas juste comme une métaphore. Littéralement». Le cinéma pour sauver le monde en somme. Mais Tarantino pour sauver le cinéma, c’est une autre question…

17:48 Publié dans Cannes dans Chassé-Croisette, Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

Tout à fait d'accord, même si je n'ai pas vu CE film de Tarantino¨, Teufel, et pour cause... Tarantino, chacun de ses films me laisse une impression bizzare, celle d'être pris pour un dümmkopf, pour rester poli. Qu'ai-je vu, une connerie ou un truc intelligent?
Avec Aldrich, jamais! que ce soit ces films de guerre, celui que vous citez ou par ex."Attack", ses polars (en 4ème vitesse), le superbe "empereur du nord", et leur violente âpreté, ou "qu'est-il arrivé à Baby Jane" etc., il reste au-delà du spectacle distrayant et "bien foutu" la sensation d'avoir cotoyé quelqu'un d'intelligent, avec un esprit critique et analytique, toute choses qui me semblent absentes chez Tarrantino et cinéastes apprentés... Au vu de vos chroniques, que je suis depuis quelques jours, la culture est en cela fidèle à sa définition de reflet sociétal, déréliction...
Bien à vous,
Nachste

Écrit par : redbaron | 22/05/2009

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