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Monfils et Mauresmo entre Brutus et Obama

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 Non seulement il a du Belzébuth en lui, mais il a tendance à s'économiser le perfide Murray. Normal pour un Ecossais, me rétorquerez-vous. Sauf  que c'est drôlement humilaint poour le phénix. Décidément, il a un mal de chien à renaître.  A le regarder évoluer depuis quelque temps, ce malheureux Federer semble en effet n’avoir désormais que des bêtes noires. Autrement posé, je suis consciente du terrible chemin de croix qui attend Sa Grâce. 
Contrairement aux spécialistes français de la raquette qui, voyant l’un de leurs compatriotes terrasser le leader mondial et l’autre la tête de série No 1 de Brisbane (qu’eut-ce été si elle aussi s’était offert la reine du circuit…) nous ont mitonné des papiers dépassant mes espérances. En installant carrément leurs deux«champions» sur le trône.
D’abord en nous rejouant l’assassinat de César par Brutus dans L’Equipe, avec en lettres géantes ce titre loufoque «Toi aussi Monfils!». Accompagné d’une photo tellement maousse qu’elle a rendu verts les Bleus du Mondial 98.
Et je ne vous raconte pas cette question sidérante, s’appliquant à une simple victoire en quart de finale du petit tournoi qatari: «Après cet extraordinaire succès, peut-on dire que Gaël Monfils a définitivement changé?»
Plus fort encore en page de gauche, je trouve. On y «obamaïsait» sans complexe Mauresmo, avec un «Yes she can» où il fallait s’accrocher ferme pour dénicher le second degré. Tout ça pour voir cette pauvre Amélie forcée de jeter l’éponge et, du coup, se révéler incertaine pour l’Open d’Australie. Remarquez, comme c’était au profit de Marion Bartoli, cela n’a pas encouragé les experts tricolores à rabattre leur caquet!
D’autant que suite à leurs ridicules dithyrambes, ils ont dû mettre la pédale douce concernant ce brave Gaël, malmené par un Roddick pourtant pas au sommet de sa forme. Ce qui n’a rien d’étonnant, la panthère hexagonale ayant auparavant battu un peu redoutable taureau ibère, quoique prétendent ses fans. Pas de doute, le pitbull de Manacor a du mou dans la quenotte.
Et pour cause. Au risque de me répéter, je maintiens que Nadal ne se ressemble plus depuis qu’il a abandonné ses fringues sexy pour se saper façon gendre idéal. Il me paraît également avoir abusé du gras pendant les fêtes. La preuve. Au niveau de la cambrure et de la fesse, il commence à concurrencer furieusement Serena Williams…

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