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22/11/2008

Décidément peu importe le flacon...

Il m'est arrivé de critiquer le manque de lucidité d'Hitzfeld. Mea culpa pour cette fois. En effet, heureusement qu'il était là pour remettre les choses à leur place après le match amical des Suisses contre la Finlande mercredi dernier à Saint-Gall.

Car tout le monde prétend qu'il y croit encore à l'Afrique du Sud, le brave Ottmar. C'est faux. En réalité il a déclaré que si ses ouailles continuent à peigner la girafe de la sorte, le Mondial, ils peuvent l'oublier.

Ce n'est évidement pas l'avis des inénarrables de la TSR. Epoustouflés par l'exploit des Rouges pourtant particulièrement peu pétants, ils ont même conclu la retransmission par cette phrase pour le moins surréaliste. "Comme les grandes équipes nous avons gagné". A l'unisson d'ailleurs avec Léonard Thurre, tellement subjugué qu'il n'hésitait pas à se ridiculiser, allant jusqu'à faire la pige à William Besse, quand il ulule de plaisir en regardant Cuche et ses potes.

Formidables ces joueurs qui vont de l'avant et ne cessent de trouver des brèches dans le mur adverse, s'extasiait le consultant. Je ne sais pas si vous imaginez l'extrême difficulté de percer une mince paroi lézardée de partout depuis le début de la rencontre! Ce cher Léo n'en avait cure, lorgnant Dzemaili avec les yeux de Chimène, le jugeant aussi impressionnant qu'exceptionnel. A l'entendre, les supergloires qui ont arpenté les terrains depuis l'invention du foot ne sont que de la roupie de sansonnet comparées au jeune Blérim.

Last but not least, la victoire des Helvètes lui semblait d'autant plus remarquable qu'ils n'aimaient pas cette bande de trolls... Me faisant penser à Federer se plaignant du jeu très désagréable de Gilles Simon. Leur adversaire doit leur convenir sinon ils sont vite paumés...

Notez que cela ne valait pas, côté gag, Roy Hodgson affirmant que les Suisses sont très connus au-delà des frontières. Quoi qu'il n'ait pas vraiment tort dans le fond. Leur récente déculottée en forme de tache indélébile contre le Luxembourg les pare sans aucun doute d'une aura planétaire de rigolos du crampon.

A propos d'aura, vous avez vu que les oganisateurs du tour de Romandie se lèchent les babines à l'idée que Lance Armstrong vienne grossir les rangs de leur peloton fin avril. Lui conférant du coup une importance insoupçonnée.

Se réjouir à ce point de la participation du Texan pour doper l'épreuve, ça frise l'indécence, j'estime. En l'occurrence, c'est décidément le cas de le dire: peu importe le flacon pour vu qu'on ait l'ivresse...

Edmée

 

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14/11/2008

Déchets toxiques chez Superphénix...

Je ne vous raconte pas l’horreur de voir se dérouler sous mes yeux ce que j’écrivais la semaine dernière pour conjurer le mauvais sort, mais que je n’avais jamais réellement imaginé dans mes cauchemars les plus noirs: la confirmation inéluctable d’une déchéance.
Rodgeur ne s’est en effet jamais montré aussi nul dans un Masters. Même en 2002, pour ses débuts dans la compétition, il avait réussi à gagner le premier tour alors qu’il naviguait dans les profondeurs du top-ten.
Evidemment, lui et ses fans vont s’accrocher désespérément à ses maux d’estomac et à son lumbago pour tenter d’expliquer le désastre annoncé. Mais à mon avis, Superphénix a surtout des déchets toxiques qui lui polluent les neurones en cette triste fin de saison. Comment expliquer autrement ce besoin suicidaire de propulser Gilles Simon en demi-finales?
A ce propos d’ailleurs, je n’ose envisager les dithyrambes, les experts tricolores n’ayant en général pas l’habitude d’observer une quelconque retenue à l’égard de leurs champions. Ils n’ont par exemple pas craint de se couvrir de ridicule en déclarant avant le tournoi que le coq Tsonga serait «l’attraction de sa poule»!
Et hier déjà, ils se gargarisaient en affirmant que Simon, leur deuxième coqueluche, avait fait son boulot. Oubliant que c’était Federer qui avait salopé le sien! Et je ne vous cause pas de Stepanek, se laissant atomiser par le Français.
D’où mon agacement en écoutant Pascal Droz. Espérant follement qu’un succès du Tchèque donnerait des ailes à Federer, l’inénarrable pressait bêtement Radek de se rebeller s’il voulait inquiéter son adversaire. Comme si ce brave garçon avait envie de se défoncer pour des prunes!
Moi, ce que je lui reproche amèrement, c’est d’avoir prolongé inutilement mon agonie de deux jours, en entrant mercredi dans la danse juste pour s’incliner face à Sa Grâce.
Bref, vous pensez si ça me troue cette affaire. D’autant qu’il y a pire. Je vais devoir prier avec ferveur pour que le
Tricolore batte Djokovic aujourd’hui. Sinon le Serbe risque de rafler cette fichue Coupe. Et de reléguer bientôt le Suisse à la troisième place du classement.
La honte. Et l’obligation de me trouver une nouvelle idole. Mais qui? Cuche, vous dites? C’est franchement pas gagné.
Reste éventuellement McSornette. Encore que le tyran des Vernets me séduise modérément depuis qu’il joue sa Brigitte Bardot sur sa
Harley-Davidson!
Edmée 

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