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27/09/2007

Des toiles pour le week-end

Envie de sang frais? Alors je ne saurai trop vous conseiller 4 minutes, un film allemand signé Chris Kraus, qui marche sur les traces de son illustre prédécesseur La vie des autres. Bardé de récompenses dans son pays et ailleurs il raconte la rencontre explosive entre une prof de piano octogénaire et une jeune détenue incarcérée pour meurtre. Elle est violente, suicidaire, réfractaire à toute discipline et surtout extrêmement douée  pour le piano. Un rôle tenu par Hannah Hezsprung, une véritable découverte, qui nous bluffe par son jeu, mélange de sauvagerie, de passion et de sensibilité exacerbée.

Pour les fans de Beigbeder, il y a évidemment 99 francs de Jan Kounen d'après le best-seller du même nom, où le cinéaste se livre à un joyeux jeu de massacre publicitaire sous acide. Avec Jean Dujardin, assez irrésistible en snob arrogant, débile, mais sympathique. On retrouve également une Jodie Foster excellente et en colère  dans A vif de Neil Jordan, qui traite de la médiatisation de la violence et de l'auotjustice. Enfin le Canadien Denys Arcand boucle sa trilogie commencée avec Le déclin de l'empire américain par L'âge des ténèbres. Quelques gags réussis, mais dans l'ensemble on s'ennuie plutôt ferme dans ce long métrage qui est hélas d'abord pavé de bonnes intentions.    

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20/09/2007

Des toiles pour le week-end

Comparé à ces denières semaines, c'est la déferlante sur les écrans. Pas moins de neuf films cette semaine pour les amateurs de pellicule. Et dans tous les genres. Du drame psychologique au "gore" en passant par la comédie déjantée et l'action brutalo-surréaliste.

A conseiller outre Tuya's Marriage Ours d'or à la dernière Berlinale, ou La fleur coupée de Claude Chabrol, très polisson pour l'occasion, La face cachée d'un des Inconnus les plus célèbres, Bernard Campan. Aveugle et sourd à d'autres problèmes que les siens, le genre à chercher ses lunettes alors qu'il les a sur le nez, François, mari angoissé et égocentrique, néglige de prêter attention à sa femme  qui traverse une crise autrement plus grave. Un regard très juste sur le couple et un film qui s'interroge sur la manière d'aborder la vie. Campan s'est distribué dans le rôle principal, aux côtés de Karin Viard aussi parfaite qu'émouvante en femme enfermée dans le non-dit et la souffrance.

Pour vous distraire, offrez-vous de Joyeuses funérailles en compagnie du talentueux Frank Oz. Qui vous met à l'heure anglaise avec une comédie à l'humour british pur sucre. L'histoire commence avec la livraison scabreuse, devant la famille réunie, d'un cercueil, contenant le patriarche fraîchement décédé. Du coup, les choses n'en finiront plus de dérailler.  En dépit de quelques gags scatos et téléphonés, des situations le plus souvent irrésistibles. Le tout enlevé par une douzaine d'excellents comédiens peu connus qui se coulent dans la peau de personnages à la fois déjantés drôles et touchants.

Et pour les amoureux du sexy Clive Owen et de la somptueuse Monica Bellucci, Shoot'em Up: que la partie commence, une randonnée mortellement dangereuse, sur fond de romance, de cascades et de fusillades. A consommer quand même au quatorzième degré quel que soit celui de sa passion pour l'un ou l'autre des protagonistes...

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11/09/2007

Dire qu'en plus, il sait tout sur le tennis!

Que vous raconter de plus qui n'ait pas été évoqué en long et en large sur le grand Rodgeur carrément touché par la grâce divine, comme j'ai pu le lire dans nos colonnes? Pas grand-chose. A part peut-être le fait qu'il aurait pu mieux se laisser tomber sur le sol de l'Arthur Ashe Stadium à l'issue d'une finale un rien bâclée. Carrément ratée cette chute par rapport à toutes celles qu'il avait réussies jusqu'ici. Par ailleurs, dans le fond pour lui, les tournois les plus difficiles sont les deux qu'il gagne régulièrement. D'accord, il ne dit pas exactement que Roland Garros est de la roupie de sansonnet, mais pas loin. Aussi trouvè-je un poil mesquin de sa part de traiter à ce point par-dessus la jambe le seul Open qui permet à Nadal de briller. Encore que, vu l'état de la bête...

 A part ça, il faut quand même que je relève deux perles parmi d'autres de nos amis de la TSR. D'abord ils nous annoncent à grand fracas dimanche aux actualités sportives un entretien "exclusif" du génie avant son ultime match. Mon oeil! Celui-ci s'est pathétiquement résumé à trente secondes et demie et trois questions d'une rare banalité. Sans compter que côté exclusivité ils pouvaient se rhabiller, Sa Grâce étant interviewée après chaque rencontre par la chaîne du cru.

Ensuite, le pompon. Federer donnant son avis sur Davydenko et Djokovic, le préposé aux nouvelles est carrément tombé en pâmoison, déclarant que le maître était "toujours au courant de tout dans le tennis"... Vraiment à croire qu'il a autre chose à faire, surtout dans un tournoi de cette importance, que se documenter sur ses futurs adversaires!    

    

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Eh bien, ce rugby,c'est du propre!

Follement émouvante l’aura éthique qui entoure le rugby. Personne n’y échappe ou presque. La preuve. Elle est allée jusqu’à pousser notre équipe féminine des Quotidiennes, dans une frénésie inhabituelle de politiquement correct, à foncer droit dans le panneau hypertendance de l’ovalie.

Pour nous donner, à part la plastique des supermecs qui jouent les Dieux du Stade sur des photos suggestives au raz de la zigounette, quatorze autres motifs bidons d’applaudir des deux mains cette discipline d’enfer. Et d’adorer ses démons.

Entre le port de la camisole rose bonbon et l’absence vertueuse de hooliganisme, l’une de ces raisons consiste à vanter la pratique du fameux «haka» des All Blacks. Alors je m’en voudrais de céder à la provoc inutile, mais quand je vois ce spot Adidas centré sur la culture maorie, je ne peux pas franchement prétendre qu’ils me filent des frissons d’extase, ces mastodontes grimaçants à l’air sortis la veille de leur caverne.

Le plus croquignolet toutefois, ce sont mes lectures édifiantes sur cet art virginal quasi aussi noble que la boxe (c’est dire…), miraculeusement épargné par les dérapages qui salopent méchamment la plupart des autres sports.

Bref, j’avoue que cette image de pureté originelle et de blancheur immaculée, ça m’éclate un max. Plus propre, tu bosses chez Ariel!

Pas de dopage donc comme chez les affreux cyclistes pour ces montagnes de muscles si honnêtement acquis. Pas de matches truqués comme chez ces vilains tennismen pour arrondir des fins de mois déjà juteuses. Mieux, ces brutes au cœur tendre sont tellement loin de ces misérables footeux surmédiatisés qui croulent sous les contrats publicitaires.

Pour résumer, pas de fric qui pue dans le monde de rêve du rugby! Particulièrement piquant quand on pense à l’empoignade spectaculaire que vont se livrer les sponsors de tout poil pour faire tinter le tiroir-caisse.

Sans oublier le boss de l’équipe de France, l’insupportable et suffisant Laporte. Un sacré fils de pub, qui gagne plus d’un million de francs suisses par an en jouant les hommes-sandwich pour dix-sept entreprises, allant de Duracell au Grand Optical (c’est sûr qu’il voit loin, le bougre) en passant par le jambon Madrange.

Je sais que dans le cochon, tout est bon. Et pourtant. Se servir des mérites porcins dans le but de s’en flanquer plein les fouilles, ça la fiche un peu mal pour un futur ministre. De Sarko, c’est vrai. Mais quand même…

   

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04/09/2007

A quoi sert vraiment TSR2?

Lors des dix ans de TSR2, le directeur Gilles Marchand nous expliquait à quel point il en était fier. C'est l'occasion de souligner le dynamisme d'une chaîne de service public en phase avec les attentes des télespectateurs, se vantait-il en substance. Quant à  Raymond Vouillamoz, il était encore plus concret, précisant qu'elle permettait de passer par exemple un match de tennis dont on ne sait pas exactement combien de temps il va durer, sans chambouler les programmes. Le rêve, quoi!

Hélas, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a très loin de la parole aux actes. La preuve. A la fin de la retransmission, dans la nuit de lundi à mardi, du match de Federer-Lopez, le commentateur Jean-Marc Rossier annonçait aux fans qu'ils auraient l'occasion de regarder, ce même mardi à 17 heures suisses et en direct,  la rencontre opposant Wawrinka à Chela.

Mon oeil! En effet ceux-ci ont pu se brosser pour voir la chose telle qu'annoncée. Heureusement, du moins pour ceux qui les captent, que la DRS et TSI, elles, ne célébraient pas leur anniversaire en fanfare et ont retransmis le match sans tambour ni trompettes à l'heure dite. Tandis que TSR2 avait programmé la chose en différé des âges plus tard, c'est-à-dire à 22 h 10. Histoire de ne pas priver les accros, en dépit de toutes les rodomontades des pontes, de "Degrassy", "Joey" et autres séries débiles du genre... Franchement, chapeau messieurs!

 

 

 

 

 

 

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03/09/2007

Côté look et question fringues

Dans les grands tournois, la raquette n’est pas la seule chose qui intéresse le fan. On le découvre en effet assez scotché sur le look et les fringues des joueurs. Et surtout des joueuses.
Il faut dire que certaines se mettent en quatre pour se livrer sans vergogne au re­gard concupiscent du specta­teur allumé par le show.
Avec son ensemble vert et blanc moulant du soir ou son mini-short ultra-collant du jour, Venus Williams prend soin de ne laisser personne oublier qu’elle a les jambes les plus longues, les plus musclées, voire les plus belles du circuit. Quant à sa soeurette, certes moins ex­centrique que par le passé, elle ne se gêne pas pour exhiber, dans des tenues idoines, les seins les plus plantureux et les fesses les plus rebondies.
Côté frimousse, la plus mignonne est sans conteste celle d’ Anna Ivanovic, tandis que sa rivale Jelena Jankovic balade en souplesse la plus harmonieuse des silhouettes.
A souhaiter coller la tête de la première sur le corps de la seconde pour atteindre une sorte de perfection dans ce domaine.
Un rien plus mamelue, la sulfureuse Maria Sharapova pourrait être cette créature de rêve. En revanche, elle
décroche indiscutablement la palme du style le plus décoif­fant. L’an dernier, cette pas­sionnée de mode nous inter­prétait Audrey Hepburn en session de nuit avec son époustouflant fourreau noir.
Là, elle a laissé tomber
Breakfast at Tiffany’s pour Gone with the wind avec sa ravageuse robe rouge atomi­que façon Scarlet, incrustée de cristaux Swarovski. Le motif représentant l’horizon de New York, il relie ainsi l’explosive Maria à Big Apple. Plus branché, ça vous éclate les neurones!
A l’opposé de la beauté fatale du tamis, bin que dépossédée de son titre, on trouve quelques vilains petits canards, qui ont eux aussi bu la tasse. A l’image de la dodue Marion Bartoli, qui allie à la mocheté de ses nippes la lourdeur harassée de sa démarche à la John Wayne. Ou Francesca Schiavone, engoncée dans un T-shirt si étriqué qu’elle semble l’avoir emprunté à une jeune ramasseuse de balles.
Sans oublier Martina Hingis. C’est fou ce que ses habits peuvent avoir l'air de sacs parfois. Ou de sortir de l’armoire de sa grand-mère. A l’instar de cette jupette qui lui tombe carrément sur les genoux au lieu de s’arrêter à mi-cuisse comme chez les autres filles vêtues pareil.
Et les Jules, me demande­rez- vous? A leur habitude, ils brillent par leur confor­misme et leur manque d’imagination. A part Nadal et Moya, qui restent de loin les plus sexy avec leur affrio­lant marcel à dévoiler des biscotos d’enfer.
D’accord Rodgeur Federer s’est défoncé en nous jouant
Men in black en soirée. Sauf qu’il devrait soigner les détails. Ça fait quand même drôlement plouc, ces grandes chaussettes noires…

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