Google Analytics

04/07/2011

Wimbledon: Djokovic, l'irrésistible... et tranquille ascension

736826-8740441-317-238[1].jpgLe tennis se porte bien à l’Est. Suite à la victoire de la Tchèque Petra Kvitova chez les dames la veille, coup double pour Djokovic qui, retombant en enfance en réalisant le rêve de sa vie, s’est effondré de bonheur sur le Central de Wimbledon.

Le nouveau grand patron de la raquette mondiale est donc vraiment le boss du moment pour avoir brutalement atomisé le malheureux Nadal au bout du rouleau. Ce n’est pas vraiment une surprise. Je me demande même comment le pitbull a réussi à arriver jusque là après son succès miracle à Roland Garros.

 

D’autant que l’Espagnol a eu des chats drôlement plus durailles à fouetter que le Joker sur les courts londoniens pour s’installer en finale. Laminé par la quinzaine parisienne, la rafale a en effet dû se débarrasser, en deuxième semaine, de sérieux clients comme l’Argentin Del Potro, l’Américain Fish et la star locale Murray.

Pendant ce temps Djokovic se baladait tranquillement, ne devant batailler que contre le jeune qualifié australien Tomic et les deux Français Michael Llodra brave mais bien peu redoutable, ainsi que Jo-Wilfried Tsonga, carbonisé après son triomphe aussi invraisemblable qu’incompréhensible face à Federer deux jours auparavant. Ce qui a d’ailleurs rendu la défaite de Sa Grâce encore plus amère.

Bref. impitoyablement dépossédé de son trône et de son titre en dépit d’une lutte frénétique à la culotte, le taureau de Manacor a félicité chaudement son rival. Mais, victime du syndrome Djokovic, a décidé de la jouer plus ou moins Rodgeur, déclarant que la couronne mondiale n’est nullement sa priorité. Comme pour le Suisse, l’essentiel est de se montrer le plus compétitif possible.  

A propos du maestro d’ailleurs, Juste une petite chose. Si tout le monde encense pour l’heure Novak en le noyant sous des tombereaux d’orchidées, je rappelle, élément passé sous silence par les experts de la raquette, que le Bâlois est le seul à avoir terrassé le Serbe cette année, il y a un petit mois en demi-finale à Paris.

Comment diable peut-on appeler le joueur qui bat le meilleur du monde? Mais j’y songe tout à coup. La légende bien sûr…

 

11:30 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

30/06/2011

Wimbledon: Tsonga dans l'histoire!

jo-wilfried-tsonga-wimbledon_diaporama[1].jpgFantastique, immense, historique. Nos chers voisins n’ont pas fini de gloser sur l’exploit insigne de Tsonga, qui a fait bouffer les pissenlits par la racine au jardinier en chef en second du All England, Sa Majesté Federer.

Et pour cause. Non seulement Jo-Wilfried est le premier Français à battre le Suisse en Grand Chelem  depuis Arnaud Clément il y a dix ans, mais le seul joueur de la planète à l’avoir terrassé dans ce genre de tournoi alors que Sa Grâce menait par deux sets à zéro.

Bref, c’est tout juste si cette performance exceptionnelle n’a pas éclipsé la libération, après dix-huit mois interminables, des otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Voire le remaniement  ministériel plus large que prévu…

En tout cas, il y en a un qui peut aller se rhabiller. A force d'ailleurs, il ne doit pas manquer  de fringues pour les froides soirées d’hiver. C’est Mats Wilander, toujours à côté de la plaque question pronostics. «Federer of course» avait-il clamé, interrogé avant le début des hostilités londoniennes par L’Equipe, avide de connaître son avis sur le futur de vainqueur de Wimbledon 2011.

En outre les petits malins qui ont parié sur une victoire de Tsonga ont dû ramasser le paquet. Parce qu’à l’image du Suédois, le 99% des fans de la raquette en général et du Suisse en particulier étaient persuadés que la légende allait avaler tout rond son adversaire du jour, pour retrouver Djokovic en demi-finale. Qui, bien qu’accroché un chouïa par le jeune Australien Tomic, a évidemment rallié le dernier carré en compagnie de Murray et Nadal. Ce dernier un rien émoussé également.

Personnellement J’étais pareillement convaincue du triomphe du maestro, même si j’avais écrit dans une chronique précédente que s’il allait battre Youzhny les doigts dans le nez (ce qui ne fut pas tout-à-fait le cas), ce serait une autre chanson avec Tsonga. Sauf qu’il s’agissait de ma part d’une figure de style pour conjurer le mauvais sort.

En effet, j’espérais bien que notre Guillaume Tell moderne allait démentir les insupportables Mouratoglu et Leconte, que j’avais découvert être du même avis que moi quant aux chances de leur compatriote de se débarrasser du Bâlois. Juste en passant, vous pensez s’ils se pourlèchent aujourd’hui les babines!

Reste que cet échec continue à me paraître tellement inimaginable, que sans vouloir le moins du monde minimiser la performance du Mohamed Ali des courts, qui avait lui aussi du mal à croire à son bonheur, je me demande si ce brave Rodgeur était au mieux de sa forme sur le Central. Je me pose la question parce qu'il m’a semblé drôlement apathique dans le tricotage des trois dernières manches.

On n’en saura rien, car à son habitude, Federer a chaudement félicité son adversaire et déclaré qu’il avait lui aussi super bien joué jusque et y compris dans cette rencontre. Il va jusqu'à s’estimer même capable de gagner un dix-septième Grand Chelem.

De leur côté, les commentateurs semblent attendre avant de se livrer à leurs inévitablesd analyses sur le déclin de l'homme. Surtout après l'avoir follement porté aux nues. En effet, eux non plus n’en revenaient pas de l'extraordinaire aisance et de la domination du phénix jusqu'à la perte fatale, dont ils ne se sont pas vraiment rendu compte, de son service dans le troisième jeu du troisième set! Mais entre nous, c’est plus facile de livrer un tennis de rêve contre Mannarino…

Reste au Dracula serbe de profiter de la chute de son meilleur ennemi pour se hisser vendredi en finale, devenir ainsi le numéro un mondial et gagner le trophée dans la foulée pour mieux justifier son accession au trône. Parce que voir momentanément Tsonga entrer dans l’histoire, c’est une chose. Imaginer qu’il y reste nous promettrait en revanche un typhon médiatique auquel il serait difficile d’échapper!     

00:54 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! |

28/06/2011

Wimbledon: Lisicki joue les patronnes

281235_9021a0e4[1].jpgComme prévu, c’est ce malheureux Nadal qui a le plus souffert dans le quatrième tour face à la tour de Tandil. De son côté Federer lambinait au premier set contre le Russe Youzhny qui avait bouffé du Poutine , tandis que Djokovic ne faisait évidemment qu’une bouchée de Llodra. Même si les fans du Serbe, histoire de mieux valoriser la performance de leur idole, prétendaient que le Bleu était un sacré gaillard sur l’herbette. Le pauvre n’a pourtant pas fait illusion longtemps.

 

Côté femmes les Williams, ainsi d’ailleurs que les commentateurs enthousiastes et bien peu attentifs qui les voyaient, quelques jours avant Wimbledon,  récupérer aussi sec leur couronne anglaise coiffée en famille à neuf reprises, ont dû se rendre à la triste évidence. Faute d’entraînement adéquat, les panthères bougent au ralenti. 

 

Eh oui. On a beau s’appeller Serena et Venus, on ne peut gagner un Grand Chelem en trois coups de cuillère à pot après une absence de respectivement douze et six mois. Elles en étaient même très loin les soeurettes. Leurs performances ont de quoi doucher un ego parfois surdimensionné.

.

Pire, question patronnes du circuit, il semble assez évident que pour elles les carottes sont cuites. Tout comme pour Caroline Wozniacki, souveraine au trône vacillant à force de s’effondrer misérablement de tournoi en tournoi.

 

Outre la belle Maria Sharapova qui s’est hissée dans le dernier carré avec une facilité déconcertante, l’une des nouvelles prétendantes à la domination de la raquette féminine m’a tout l’air de s’appeler Sabine Lisicki.

 

Il suffit, pour sen convaincre, de considérer la façon dont la jeune Allemande, qui s’était déjà offert la Chinoise Na Li sur un plateau, un sacré morceau pourtant, a également renvoyé cavalièrement Marion Bartoli à ses études. Après un égarement passager à la Rodgeur, qui lui a coûté comme au Suisse la perte d’une manche.  

 

Inutile de préciser que ce triomphe germanique a plongé dans le désespoir les experts hexagonaux avides d’admirer, après sa victoire sur Serena la reine déchue, leur meilleure joueuse en finale. D’autant que le gazon est sa surface favorite. Quand je vous disais qu’ils n’avaient pas les yeux en face des trous!.

19:00 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! |

26/06/2011

Wimbledon: le plus mal loti, c'est Nadal

Novak-Djokovic[1].jpgA l’entame de la deuxième semaine anglaise, tout semble avoir été planifié à Wimbledon pour que Djokovic parvienne à nouveau dans un fauteuil en demi-finale. D’accord, le vampire de Belgrade a drôlement peiné pendant plus de trois heures pour se débarrasser du Chypriote Marcos Baghdatis au troisième tour.

Un avertissement sans frais toutefois, tant je ne le vois pas buter contre le petit obstacle Llodra en huitièmes puis se briser sur le mini-écueil Malisse, ou surtout Tomic, au cas où le qualifié australien viendrait à bout du Belge après avoir assommé le peu conquérant Soderling.

En revanche, je ne sais pas trop contre qui le Serbe risque de tomber. Federer devrait passer les doigts dans le nez face au Russe Youzhny, mais ce ne sera pas la même chanson avec le Français Tsonga, le Mohamed des courts paraissant avoir retrouvé un certain punch, ou le mille-pattes de Valence, l’inoxydable Ferrer.

Mais si d'aventure Sa Grâce rallie le dernier carré, réussira-t-elle encore à empêcher Dracula de se retrouver illico numéro un mondial? Remarquez, en cas de nouveau coup de maître du Suisse, Novak conserve toutes ses chances. Dans un premier temps, il suffit que le pitbull se paume en route pour que son principal rival rafle la couronne. Et si celui-ci n’atteint pas la finale, il lui reste à espérer que l’ogre de l'ocre la perde pour s'installer sur le trône.  

Rien de ceci n'est exclu, le typhon de Manacor étant de loin et de surcroît le plus mal loti des cadors du circuit. Et dans la mesure où il a déjà été accroché par le modeste Luxembourgeois Gilles Muller, au service certes performant mais ne tenant pas la distance, gare à la suite de son parcours semé d’embûches vers le sommet. S’il arrive à avaler l’asperge argentine Del Potro, il devrait ensuite se débarrasser, selon toute vraisemblance, du Tchèque Berdych, puis de la star locale Murray la belette. Vraiment pas de la tarte.

Un mot sur le crampon juste en passant. A l’image d’un Guillaume Tell fichant sa flèche un poil à gauche du centre de la pomme placée sur la tête de son fiston, je suis très déçue par la défaite ultime des «Rougets» au Danemark. 

En même temps, les Helvètes étant ce qu’ils sont, il était illusoire de croire un seul instant à leur possible victoire sur les piranhas ibères. Comme disait justement le commentateur de la TSR, une fois n’est pas coutume, le football est un sport qui se joue à onze et à la fin dorénavant, c’est toujours l’Espagne qui gagne.

Il n’empêche que je persiste et signe en ce qui concerne ma proposition d’engager Pierluigi Tami à la place d’Hitzfeld. A moins que Gottmar se retricote une auréole fissa. Et sans redemander un bonus!

23:35 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! |

24/06/2011

Wimbledon: la grande solitude du second couteau face au supercrack

Le tennis est un sport cruel. Et je ne parle pas du fait que vous pouvez perdre un match en ayant gagné plus de jeux que votre adversaire. Je pense surtout à la grande solitude des seconds couteux lorsqu’ils affrontent des supercracks.

Si elles veulent conserver un vague espoir d’aller  au-delà des trois sets à Wimbledon puisque nous y sommes (mais c’est pareil dans un tournoi au meilleur des deux), les lames moins affûtées, qui peinent à obtenir des balles de break ou dans le cas contraire ne parviennent en général pas à les convertir, se trouvent dans l’obligation absolue de remporter tous leurs services.

Une sacrée épée de Damoclès. C’est ainsi que leur sort risque d'être réglé au premier jeu du premier set déjà. Que les malheureux galvaudent leur entame  et c’en est terminé pour la manche. Et par conséquent du match. Donc je ne sais pas si vous imaginez leur calvaire. Sachant qu’ils vont irrémédiablement se planter, ils sont néanmoins obligés de continuer bravement la lutte, en visitant de surcroît tous les coins du court lors de vaines rébellions.

Dans le meilleur des cas, ils peuvent se retrouver à 6-6.  Mais là encore, il leur est défendu de perdre un seul point car ils ne le retrouveront jamais. On l’a constaté une fois de plus dans la rencontre entre Nadal et le Luxembourgois Muller. Un excellent serveur, qui n’avait pas connu le moindre problème jusque là et qui s’est même payé le luxe d’un mini-break dans le jeu décisif.

Pourtant, ce qui devait arriver arriva. Ne tenant pas le choc dans un premier temps, il a suffi d’une double faute pour que le pitbull s’engouffre dans la brèche et enlève aussitôt le morceau. C'eût été pareil avec Federer ou Djokovic d'ailleurs. Le duel a ensuite été renvoyé au lendemain pour cause de pluie. Mais  je ne risque pas grand-chose à parier sur un nouveau succès en trois sets de l’Espagnol. A moins qu’il soit blessé, vu qu’il a demandé à se faire soigner hors du court juste avant l’interruption des hostilités.

A part ça, alors qu’auparavant tous les joueurs étaient à la même enseigne question arbitrage, il existe une autre vraie injustice dans la raquette depuis l’apparition, en 2006, du Hawk -Eye (œil de faucon) auquel ont le droit de recourir les protagonistes doutant des décisions des juges.

A mon avis une excellente initiative, qui évite les frustrations. Sauf que seuls deux ou trois courts, sauf à Roland Garros où ce système informatique est banni, en disposent dans tournois du Grand Chelem.  Et qui sont les pauvres relégués sur les terrains annexes qui n’en sont pas munis ? Les seconds couteaux bien entendu.

A l’image de Wawrinka sur le numéro 18. Mais je suis d’accord avec vous. Ce ne sont pas les mirettes d’un quelconque volatile qui auraient ou non précipité la chute pathétique du Vaudois face à Bolelli. En outre, Richard Gasquet ayant avalé tout cru l’Italien au tour suivant, je vous laisse imaginer l’état du pauvre Stan si d’aventure il avait survécu à la tornade transalpine!

23:56 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Wimbledon: la grande solitude des seconds couteaux face aux supercracks

Wimbledon-Nadal-service_diaporama[1].jpgLe tennis est un sport cruel. Et je ne parle pas du fait que vous pouvez perdre un match en ayant gagné plus de jeux que votre adversaire. Je pense surtout à la grande solitude des seconds couteux lorsqu’ils affrontent des supercracks.

Si elles veulent conserver un vague espoir d’aller au-delà des trois sets à Wimbledon, (c’est pareil dans un tournoi au meilleur des deux), nos lames moins affûtées qui peinent à obtenir des balles de break ou, dans le cas contraire, ne parviennent en général pas à les convertir, se trouvent dans l’obligation absolue de remporter tous leurs services.

Une sacrée épée de Damoclès. C’est ainsi que leur sort risque d’être réglé au premier jeu du premier set déjà. Que les malheureux galvaudent leur entame, c’en est terminé de la manche. Et par conséquent du match. Donc je ne sais pas si vous imaginez leur calvaire. Alors qu'ils vont irrémédiablement se planter, ils sont néanmoins obligés de continuer bravement la lutte, visitant de surcroît avec l'énergie du désespoir tous les coins du court lors de vaines rébellions.

Certes, dans le meilleur des cas, ils peuvent se retrouver à 6-6. Là encore cependant, il leur est défendu de perdre un unique point car ils ne le retrouveront jamais. On l’a constaté une fois de plus lors de la rencontre entre Nadal et le Gilles Muller. Un excellent serveur qui n’avait pas connu le moindre problème jusque là et s’était même payé le luxe d’un mini-break dans le jeu décisif.

Pourtant, ce qui devait arriver arriva. Ne tenant soudain plus le choc, il a suffi d’une double faute pour que le pitbull s’engouffre dans la brèche ouverte par le Luxembourgeois et enlève aussitôt le morceau. C’eût été pareil évidemment avec Federer ou Djokovic.

D'accord, le duel  n’est pas terminé, ayant été renvoyé au lendemain pour cause de pluie. Mais je ne risque pas grand-chose à parier sur un nouveau succès en trois sets de l’Espagnol. A moins qu’il soit blessé, vu qu’il a demandé à se faire soigner loin des regards indiscrets juste avant l’interruption des hostilités.

A part ça, tandis qu’auparavant tout le monde était à la même enseigne question arbitrage, il y a une autre vraie injustice dans la raquette depuis l’apparition, en 2006, du Hawk -Eye (œil de faucon) auquel ont le droit de recourir à quelques reprises les protagonistes doutant des décisions des juges.

A mon avis une excellente initiative évitant de bêtes frustrations. Sauf que seuls deux ou trois courts, sauf à Roland Garros où ce système informatique est banni, en disposent dans les tournois du Grand Chelem. Et qui sont les pauvres relégués sur les terrains annexes qui n’en sont pas munis? Les seconds couteaux bien entendu.

A l’image de Wawrinka sur le numéro 18. Mais je suis d’accord avec vous. Les mirettes du volatile auraient été bien incapables d’empêcher la chute pathétique du Vaudois face à Bolelli. En outre, Richard Gasquet ayant avalé tout cru l’Italien au tour suivant, je vous laisse imaginer l’état du pauvre Stan si d’aventure il avait survécu à la tornade transalpine!

 

22:28 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

22/06/2011

Wimbledon: un Italien de trop pour un Wawrinka pitoyable

132177_l-americaine-venus-williams-a-wimbledon-le-20-juin-2011[1].jpgCela m’apprendra à tenter le compliment. Pour une fois que je félicitais sans arrière-pensée Wawrinka de sa performance d'entrée de jeu à Wimbledon, allant jusqu'à le trouver plus convaincant que son maître Federer, j’en suis pour mes frais .

Il a en effet fallu que le pauvre homme me démente illico presto en s’écrasant misérablement devant l’Italien Bolelli, non seulement 116e mondial, mais repêché au troisième tour des qualifications. De quoi supposer qu’être affligé à la fois des syndromes suisse et vaudois ça ne vous facilite pas franchement la vie sur un court. Gazonné de surcroît...

La prestation de Stanislas fut encore plus pitoyable que celle, chez les dames, de l’aînée des Williams, qui affrontait la quadra Kimiko Date-Krumm. Tellement courageuse la petite Japonaise qu’elle aurait carrément mérité de rafler la mise, destabilisant comme jamais la  grande Américaine par ses coups aussi fins qu’intelligents.

Finalement Venus, même en n’en menant pas bien large, s’est pourtant logiquement imposée. Cela dit on ne sait pas trop ce que vaut vraiment cette victoire. Sa rencontre contre l’Espagnole Martinez en seizièmes de finale nous informera peut-être davantage sur sa forme et l’état de son tennis.

Mais au cas où la gazelle aux jambes interminables poursuivrait sa route vers les sommets, prions pour qu'elle ait de quoi s’habiller autrement. Parce que comme d’habitude elle provoque le buzz avec ses fringues. Toujours assez nulles d’ailleurs. Sinon fatales.

Il y a dix ans, à Melbourne, un excentrique deux-pièces avec un soutien-gorge totalement inadapté, d’où jaillissait un sein rebelle à chaque service, lui avait fait friser l’élimination au premier tour. Et fini par lui coûter la demi-finale au profit de Martina Hingis.

Après le style French Cancan à l’US Open, c’était l’ébullition sur le Central à Roland Garros l’an dernier, où Venus évoluait en robe de dentelle façon Moulin-Rouge, découvrant une culotte chair qui donnait l’impression qu’elle était cul nul. Notamment lors de ses ravageuses incursions au filet.

Rien de sexy en l'occurrence. Il ne reste pas moins à espérer qu’elle ne nous infligera pas tour après tour son accoutrement ridicule en forme de barboteuse croisée avec un baby-doll, avec manches pendantes incorporées genre fourreau pour bec de pélican frileux. Bref d’un moche, je ne vous raconte pas!

21:46 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Wimbledon: Federer, une prestation de numéro 3

media_xl_4093001[1].jpgEvidemment tout le monde s’extasie en gloussant d’allégresse après le match d’entrée de Federer à Wimbledon. Il est vrai que les fans demeuraient sur cette traumatisante rencontre du premier tour 2010, qui a failli voir la légende se répandre misérablement sur la pelouse face au Colombien Alejandro Falla, avant de l’emporter in extremis. Contrairement à cette année où le Suisse a expédié la chose relativement rapidement.

Tout de même, je ronge un brin mon frein, ne me sentant qu’à moitié rassurée par la performance de Sa Grâce contre Kukushkin. Je l’estime  moins convaincante que celle de Wawrinka face à Starace. Je sais, c’est un peu incongru de ma part, mais c’est ainsi...

Le roi du gazon rosbif a en effet dû traîner le jeune Kazakh jusqu’à 6-6  dans la première manche, après avoir, à son habitude, raté quelques avantages en route. Puis il a péniblement confirmé, dans la seconde, un break acquis de haute lutte après la bagatelle de seize jeux.

Certes le maestro a ensuite déroulé, mais l'inverse eût été franchement inquiétant si l’on considère le classement et le talent de son adversaire du jour. En bref, à l’image de Murray qui a paumé un set et donc uniquement tenu son quatrième rang, Rodgeur nous a offert une simple prestation de numéro 3.

Dracula me flanque les jetons

De son côté Nadal, breaké une fois dans le set initial, a joué façon numéro deux. En revanche Djokovic survolait littéralement son affaire en écrasant son opposant vite fait bien fait. D’accord il s’agissait du peu dangereux Français Chardy. Il n’empêche que des quatre favoris, c’est de loin le Serbe qui s’est le mieux illustré dans cette entame de tournoi. Aussi ne vous racontè-je pas à quel point le vampire de Belgrade me flanque les jetons.  

Pour rester dans le monde du tamis, Pascal Droz nous en a raconté une bien bonne en nous parlant de Gstaad, où allaient se presser de «nombreuses têtes d’affiche». Des têtes de série certainement, rien de plus normal, mais question stars, il faudra repasser. Parce qu’avec ce cher Stan en première place et quelques seconds couteaux français et espagnols pour garnir le plateau, je ne sais pas si vous visualisez la splendeur du menu!

Enfin, puisqu’on cause de la RTS, elle se moque gravement de nous autres pauvres téléspectateurs. Lundi on nous annonçait trois duels, dont celui d’Andy la belette écossaise. Tintin. Mardi, on nous alléchait avec la diffusion en direct de la rencontre de Novak après celle de l’icône helvétique. Que dalle, il a fallu se taper les Simpson.

Pareil sur la TSI, qui nous promet de  la raquette à gogo jusqu’à 20 heures. Sauf qu’elle repasse deux fois les mêmes matches. A mon avis, on en a  pour la quinzaine anglaise à se frustrer. Et on peut se brosser côté réduction de la redevance !

00:20 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

21/06/2011

Wimbledon: Federer, une prestation de numéro 3

Evidemment tout le monde s’extasie en gloussant d’allégresse après le match d'entrée de Federer à Wimbledon. Il est vrai que les fans demeuraient sur cette traumatisante rencontre du premier tour l’an dernier, qui a failli voir la légende se répandre misérablement sur la pelouse face au Colombien Alejandro Falla, avant de l'emporter in extremis. Contrairement à aujourd'hui, o'ù il

Tout de même, je ronge un brin mon frein, ne me sentant qu’à moitié rassurée par la performance de Sa Grâce contre Kukushkin. Je l’estime  moins convaincante que celle de Wawrinka face à Starace. Je sais, c’est un peu incongru de ma part, mais c’est ainsi...

Le roi du gazon rosbif a en effet  dû traîner le jeune Kazakh jusqu’à 6-6  dans la première manche, après avoir, à son habitude, raté quelques avantages en route. Puis il a péniblement confirmé, dans la seconde, un break acquis de haute lutte après la bagatelle de seize jeux.

Certes le maestro a ensuite déroulé, mais le contraire eût été franchement inquiétant si l’on considère le classement et le talent de son adversaire du jour. En d’autres termes, à l’image de Murray qui a paumé un set et donc uniquement tenu son quatrième rang,  Rodgeur nous a offert un une simple prestation de numéro 3.

De son côté Nadal, breaké une fois dans le set initial, a joué façon numéro deux. En revanche Djokovic survolait littéralement son affaire en écrasant son opposant vite fait bien fait. D’accord il s’agissait du peu dangereux Français Chardy. Il n’empêche que des quatre favoris, c’est de loin le Serbe qui s’en est le mieux tiré dans cette entame de tournoi. Aussi ne vous racontè-je pas à quel point le vampire de Belgrade me flanque les jetons.  

Pour rester dans le monde du tamis, Pascal Droz nous en a raconté une bien bonne en nous parlant de Gstaad, où allaient se presser de «nombreuses têtes d’affiche». Des têtes de série certainement, rien de plus normal, mais question stars, il faudra repasser. Parce qu’avec ce cher Stan en première position et quelques seconds couteaux français et espagnols pour garnir le plateau, je ne sais pas si vous visualisez la splendeur du menu!

Et puisqu'on évoque la RTS, elle se moque singulièrement de nous autres pauvres téléespectateurs. Lundi on nous annonçait trois duels dont celui d'Andy, la belette écossaise. Eh bien ce fut tintin. Comme aujourd’hui avec la promesse de diffusion en direct de la rencontre de Novak après celle de l’icône helvétique. Que dalle, il a fallu se taper les Simpson. Pareil sur la TSI, qui nous promet de la raquette à gogo jusqu’à 20 heures. Sauf qu’elle nous repasse deux fois les mêmes matches. A mon avis on en a pour la quinzaine anglaise à se frustrer. Et inutile de préciser qu'on peut se brosser côté réduction de la redevance!

23:54 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

04/06/2011

Roland Garros: McEnroe et quelques autres remercient la légende!

topelement[1].jpgEh bien, finalement il n’est pas si mal ce Federer... Pour être honnête cependant, j’avoue que je n’y croyais pas, à sa victoire. Mais alors pas du tout. Car si j’avais entretenu un vague espoir suite à ses deux premiers sets miraculeux, pour moi, c’était plus râpé qu’une carotte après la perte de la troisième manche.

 Deux raisons à cela. D’abord il avait été tellement facile pour Djokovic d’arriver en demi-finale, frais comme un gardon. D'une part il n’a pas eu à jouer les quarts et s'est royaumé pendant cinq jours. D'autre part, l'opposition était quand même drôlement faible. Y compris Del Potro, la fusée tant redoutée et qui s’est logiquement révélée un pétard mouillé pour évidente méforme.

Ensuite parce que deux célébrités de la raquette avaient mis une grosse pièce sur le Bâlois. Le Suédois Mats Wilander, qui outre son habitude d’enfoncer les portes ouvertes fait rarement le bon pronostic. La preuve c’est qu’il imaginait Robin Soderling se payer Nadal quasiment en deux coups de cuillère à pot.

L’autre c’était  McEnroe. Or pour moi, il tentait simplement de conjurer le mauvais sort, tellement il avait envie de garder son record de quarante-deux victoires consécutives. Inutile de préciser qu'il doit un fameux merci à Rodgeur de le lui avoir bravement gardé au chaud pendant encore un bon bout de temps.

Le pitbull de Manacor peut aussi rendre momentanément grâce à Sa Grâce. Non seulement il doit nettement préférer affronter le Suisse que Djokovic après avoir été saigné quatre fois de suite, dont deux sur terre par Dracula, mais l'échec du Serbe lui permet  de se maintenir au moins jusqu’à dimanche sur le trône. Mais gare à l’Ibère, car s’il perd, c’est galère…   

Enfin, dans le genre immensément reconnaissants au mythe planétaire d’avoir séché son adversaire, il y a tous ceux qui doivent subir depuis le début de l’année les sarcasmes et l’arrogance des supermégafans de l’Express de Belgrade, se frappant la poitrine façon gorille, encore pire que leur idole.

A part ça, ce qui m’amuse le plus suite à ce match masculin de rêve, ce sont les grands détracteurs de notre gloire nationale, qui en ont soudain plein la bouche de l’excellence excellentissime de ce prodigieux joueur. Au point de l’élever quasiment au rang d’extraterrestre galactique.

Style l'inénarrable Patrick Mouratoglou. Il fallait l’entendre se délecter de la performance du phénix avec ses potes du talk show de Leconte sur Eurosport. Du coup pour lui cela crevait les yeux qu'il avait été gêné ces derniers mois par un problème physique. Alors que depuis un an, en tête de la meute, il le considérait carrément comme un papy tout juste bon à prendre sa retraite. Remarquez, avec ce genre de girouette, il suffira que l'Espagnol l'emporte pour qu'à ses yeux, l'Helvète redevienne quelconque.  

Deux mots enfin sur ces dames. J’ai une pensée émue pour l’Italienne Francesca Schiavone, tenante du titre, qui a magnifiquement tenu son rang dans le dernier carré. Mieux, en battant Marion Bartoli, elle nous a évité un déferlement médiatique hexagonal dément. Voire une véritable condamnation à vie, si d’aventure la Française s’était non seulement hissée en finale, mais avait emporté le morceau…

00:34 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! |