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04/07/2011

Wimbledon: Djokovic, l'irrésistible... et tranquille ascension

736826-8740441-317-238[1].jpgLe tennis se porte bien à l’Est. Suite à la victoire de la Tchèque Petra Kvitova chez les dames la veille, coup double pour Djokovic qui, retombant en enfance en réalisant le rêve de sa vie, s’est effondré de bonheur sur le Central de Wimbledon.

Le nouveau grand patron de la raquette mondiale est donc vraiment le boss du moment pour avoir brutalement atomisé le malheureux Nadal au bout du rouleau. Ce n’est pas vraiment une surprise. Je me demande même comment le pitbull a réussi à arriver jusque là après son succès miracle à Roland Garros.

 

D’autant que l’Espagnol a eu des chats drôlement plus durailles à fouetter que le Joker sur les courts londoniens pour s’installer en finale. Laminé par la quinzaine parisienne, la rafale a en effet dû se débarrasser, en deuxième semaine, de sérieux clients comme l’Argentin Del Potro, l’Américain Fish et la star locale Murray.

Pendant ce temps Djokovic se baladait tranquillement, ne devant batailler que contre le jeune qualifié australien Tomic et les deux Français Michael Llodra brave mais bien peu redoutable, ainsi que Jo-Wilfried Tsonga, carbonisé après son triomphe aussi invraisemblable qu’incompréhensible face à Federer deux jours auparavant. Ce qui a d’ailleurs rendu la défaite de Sa Grâce encore plus amère.

Bref. impitoyablement dépossédé de son trône et de son titre en dépit d’une lutte frénétique à la culotte, le taureau de Manacor a félicité chaudement son rival. Mais, victime du syndrome Djokovic, a décidé de la jouer plus ou moins Rodgeur, déclarant que la couronne mondiale n’est nullement sa priorité. Comme pour le Suisse, l’essentiel est de se montrer le plus compétitif possible.  

A propos du maestro d’ailleurs, Juste une petite chose. Si tout le monde encense pour l’heure Novak en le noyant sous des tombereaux d’orchidées, je rappelle, élément passé sous silence par les experts de la raquette, que le Bâlois est le seul à avoir terrassé le Serbe cette année, il y a un petit mois en demi-finale à Paris.

Comment diable peut-on appeler le joueur qui bat le meilleur du monde? Mais j’y songe tout à coup. La légende bien sûr…

 

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30/06/2011

Wimbledon: Tsonga dans l'histoire!

jo-wilfried-tsonga-wimbledon_diaporama[1].jpgFantastique, immense, historique. Nos chers voisins n’ont pas fini de gloser sur l’exploit insigne de Tsonga, qui a fait bouffer les pissenlits par la racine au jardinier en chef en second du All England, Sa Majesté Federer.

Et pour cause. Non seulement Jo-Wilfried est le premier Français à battre le Suisse en Grand Chelem  depuis Arnaud Clément il y a dix ans, mais le seul joueur de la planète à l’avoir terrassé dans ce genre de tournoi alors que Sa Grâce menait par deux sets à zéro.

Bref, c’est tout juste si cette performance exceptionnelle n’a pas éclipsé la libération, après dix-huit mois interminables, des otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Voire le remaniement  ministériel plus large que prévu…

En tout cas, il y en a un qui peut aller se rhabiller. A force d'ailleurs, il ne doit pas manquer  de fringues pour les froides soirées d’hiver. C’est Mats Wilander, toujours à côté de la plaque question pronostics. «Federer of course» avait-il clamé, interrogé avant le début des hostilités londoniennes par L’Equipe, avide de connaître son avis sur le futur de vainqueur de Wimbledon 2011.

En outre les petits malins qui ont parié sur une victoire de Tsonga ont dû ramasser le paquet. Parce qu’à l’image du Suédois, le 99% des fans de la raquette en général et du Suisse en particulier étaient persuadés que la légende allait avaler tout rond son adversaire du jour, pour retrouver Djokovic en demi-finale. Qui, bien qu’accroché un chouïa par le jeune Australien Tomic, a évidemment rallié le dernier carré en compagnie de Murray et Nadal. Ce dernier un rien émoussé également.

Personnellement J’étais pareillement convaincue du triomphe du maestro, même si j’avais écrit dans une chronique précédente que s’il allait battre Youzhny les doigts dans le nez (ce qui ne fut pas tout-à-fait le cas), ce serait une autre chanson avec Tsonga. Sauf qu’il s’agissait de ma part d’une figure de style pour conjurer le mauvais sort.

En effet, j’espérais bien que notre Guillaume Tell moderne allait démentir les insupportables Mouratoglu et Leconte, que j’avais découvert être du même avis que moi quant aux chances de leur compatriote de se débarrasser du Bâlois. Juste en passant, vous pensez s’ils se pourlèchent aujourd’hui les babines!

Reste que cet échec continue à me paraître tellement inimaginable, que sans vouloir le moins du monde minimiser la performance du Mohamed Ali des courts, qui avait lui aussi du mal à croire à son bonheur, je me demande si ce brave Rodgeur était au mieux de sa forme sur le Central. Je me pose la question parce qu'il m’a semblé drôlement apathique dans le tricotage des trois dernières manches.

On n’en saura rien, car à son habitude, Federer a chaudement félicité son adversaire et déclaré qu’il avait lui aussi super bien joué jusque et y compris dans cette rencontre. Il va jusqu'à s’estimer même capable de gagner un dix-septième Grand Chelem.

De leur côté, les commentateurs semblent attendre avant de se livrer à leurs inévitablesd analyses sur le déclin de l'homme. Surtout après l'avoir follement porté aux nues. En effet, eux non plus n’en revenaient pas de l'extraordinaire aisance et de la domination du phénix jusqu'à la perte fatale, dont ils ne se sont pas vraiment rendu compte, de son service dans le troisième jeu du troisième set! Mais entre nous, c’est plus facile de livrer un tennis de rêve contre Mannarino…

Reste au Dracula serbe de profiter de la chute de son meilleur ennemi pour se hisser vendredi en finale, devenir ainsi le numéro un mondial et gagner le trophée dans la foulée pour mieux justifier son accession au trône. Parce que voir momentanément Tsonga entrer dans l’histoire, c’est une chose. Imaginer qu’il y reste nous promettrait en revanche un typhon médiatique auquel il serait difficile d’échapper!     

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28/06/2011

Wimbledon: Lisicki joue les patronnes

281235_9021a0e4[1].jpgComme prévu, c’est ce malheureux Nadal qui a le plus souffert dans le quatrième tour face à la tour de Tandil. De son côté Federer lambinait au premier set contre le Russe Youzhny qui avait bouffé du Poutine , tandis que Djokovic ne faisait évidemment qu’une bouchée de Llodra. Même si les fans du Serbe, histoire de mieux valoriser la performance de leur idole, prétendaient que le Bleu était un sacré gaillard sur l’herbette. Le pauvre n’a pourtant pas fait illusion longtemps.

 

Côté femmes les Williams, ainsi d’ailleurs que les commentateurs enthousiastes et bien peu attentifs qui les voyaient, quelques jours avant Wimbledon,  récupérer aussi sec leur couronne anglaise coiffée en famille à neuf reprises, ont dû se rendre à la triste évidence. Faute d’entraînement adéquat, les panthères bougent au ralenti. 

 

Eh oui. On a beau s’appeller Serena et Venus, on ne peut gagner un Grand Chelem en trois coups de cuillère à pot après une absence de respectivement douze et six mois. Elles en étaient même très loin les soeurettes. Leurs performances ont de quoi doucher un ego parfois surdimensionné.

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Pire, question patronnes du circuit, il semble assez évident que pour elles les carottes sont cuites. Tout comme pour Caroline Wozniacki, souveraine au trône vacillant à force de s’effondrer misérablement de tournoi en tournoi.

 

Outre la belle Maria Sharapova qui s’est hissée dans le dernier carré avec une facilité déconcertante, l’une des nouvelles prétendantes à la domination de la raquette féminine m’a tout l’air de s’appeler Sabine Lisicki.

 

Il suffit, pour sen convaincre, de considérer la façon dont la jeune Allemande, qui s’était déjà offert la Chinoise Na Li sur un plateau, un sacré morceau pourtant, a également renvoyé cavalièrement Marion Bartoli à ses études. Après un égarement passager à la Rodgeur, qui lui a coûté comme au Suisse la perte d’une manche.  

 

Inutile de préciser que ce triomphe germanique a plongé dans le désespoir les experts hexagonaux avides d’admirer, après sa victoire sur Serena la reine déchue, leur meilleure joueuse en finale. D’autant que le gazon est sa surface favorite. Quand je vous disais qu’ils n’avaient pas les yeux en face des trous!.

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26/06/2011

Wimbledon: le plus mal loti, c'est Nadal

Novak-Djokovic[1].jpgA l’entame de la deuxième semaine anglaise, tout semble avoir été planifié à Wimbledon pour que Djokovic parvienne à nouveau dans un fauteuil en demi-finale. D’accord, le vampire de Belgrade a drôlement peiné pendant plus de trois heures pour se débarrasser du Chypriote Marcos Baghdatis au troisième tour.

Un avertissement sans frais toutefois, tant je ne le vois pas buter contre le petit obstacle Llodra en huitièmes puis se briser sur le mini-écueil Malisse, ou surtout Tomic, au cas où le qualifié australien viendrait à bout du Belge après avoir assommé le peu conquérant Soderling.

En revanche, je ne sais pas trop contre qui le Serbe risque de tomber. Federer devrait passer les doigts dans le nez face au Russe Youzhny, mais ce ne sera pas la même chanson avec le Français Tsonga, le Mohamed des courts paraissant avoir retrouvé un certain punch, ou le mille-pattes de Valence, l’inoxydable Ferrer.

Mais si d'aventure Sa Grâce rallie le dernier carré, réussira-t-elle encore à empêcher Dracula de se retrouver illico numéro un mondial? Remarquez, en cas de nouveau coup de maître du Suisse, Novak conserve toutes ses chances. Dans un premier temps, il suffit que le pitbull se paume en route pour que son principal rival rafle la couronne. Et si celui-ci n’atteint pas la finale, il lui reste à espérer que l’ogre de l'ocre la perde pour s'installer sur le trône.  

Rien de ceci n'est exclu, le typhon de Manacor étant de loin et de surcroît le plus mal loti des cadors du circuit. Et dans la mesure où il a déjà été accroché par le modeste Luxembourgeois Gilles Muller, au service certes performant mais ne tenant pas la distance, gare à la suite de son parcours semé d’embûches vers le sommet. S’il arrive à avaler l’asperge argentine Del Potro, il devrait ensuite se débarrasser, selon toute vraisemblance, du Tchèque Berdych, puis de la star locale Murray la belette. Vraiment pas de la tarte.

Un mot sur le crampon juste en passant. A l’image d’un Guillaume Tell fichant sa flèche un poil à gauche du centre de la pomme placée sur la tête de son fiston, je suis très déçue par la défaite ultime des «Rougets» au Danemark. 

En même temps, les Helvètes étant ce qu’ils sont, il était illusoire de croire un seul instant à leur possible victoire sur les piranhas ibères. Comme disait justement le commentateur de la TSR, une fois n’est pas coutume, le football est un sport qui se joue à onze et à la fin dorénavant, c’est toujours l’Espagne qui gagne.

Il n’empêche que je persiste et signe en ce qui concerne ma proposition d’engager Pierluigi Tami à la place d’Hitzfeld. A moins que Gottmar se retricote une auréole fissa. Et sans redemander un bonus!

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24/06/2011

Wimbledon: la grande solitude du second couteau face au supercrack

Le tennis est un sport cruel. Et je ne parle pas du fait que vous pouvez perdre un match en ayant gagné plus de jeux que votre adversaire. Je pense surtout à la grande solitude des seconds couteux lorsqu’ils affrontent des supercracks.

Si elles veulent conserver un vague espoir d’aller  au-delà des trois sets à Wimbledon puisque nous y sommes (mais c’est pareil dans un tournoi au meilleur des deux), les lames moins affûtées, qui peinent à obtenir des balles de break ou dans le cas contraire ne parviennent en général pas à les convertir, se trouvent dans l’obligation absolue de remporter tous leurs services.

Une sacrée épée de Damoclès. C’est ainsi que leur sort risque d'être réglé au premier jeu du premier set déjà. Que les malheureux galvaudent leur entame  et c’en est terminé pour la manche. Et par conséquent du match. Donc je ne sais pas si vous imaginez leur calvaire. Sachant qu’ils vont irrémédiablement se planter, ils sont néanmoins obligés de continuer bravement la lutte, en visitant de surcroît tous les coins du court lors de vaines rébellions.

Dans le meilleur des cas, ils peuvent se retrouver à 6-6.  Mais là encore, il leur est défendu de perdre un seul point car ils ne le retrouveront jamais. On l’a constaté une fois de plus dans la rencontre entre Nadal et le Luxembourgois Muller. Un excellent serveur, qui n’avait pas connu le moindre problème jusque là et qui s’est même payé le luxe d’un mini-break dans le jeu décisif.

Pourtant, ce qui devait arriver arriva. Ne tenant pas le choc dans un premier temps, il a suffi d’une double faute pour que le pitbull s’engouffre dans la brèche et enlève aussitôt le morceau. C'eût été pareil avec Federer ou Djokovic d'ailleurs. Le duel a ensuite été renvoyé au lendemain pour cause de pluie. Mais  je ne risque pas grand-chose à parier sur un nouveau succès en trois sets de l’Espagnol. A moins qu’il soit blessé, vu qu’il a demandé à se faire soigner hors du court juste avant l’interruption des hostilités.

A part ça, alors qu’auparavant tous les joueurs étaient à la même enseigne question arbitrage, il existe une autre vraie injustice dans la raquette depuis l’apparition, en 2006, du Hawk -Eye (œil de faucon) auquel ont le droit de recourir les protagonistes doutant des décisions des juges.

A mon avis une excellente initiative, qui évite les frustrations. Sauf que seuls deux ou trois courts, sauf à Roland Garros où ce système informatique est banni, en disposent dans tournois du Grand Chelem.  Et qui sont les pauvres relégués sur les terrains annexes qui n’en sont pas munis ? Les seconds couteaux bien entendu.

A l’image de Wawrinka sur le numéro 18. Mais je suis d’accord avec vous. Ce ne sont pas les mirettes d’un quelconque volatile qui auraient ou non précipité la chute pathétique du Vaudois face à Bolelli. En outre, Richard Gasquet ayant avalé tout cru l’Italien au tour suivant, je vous laisse imaginer l’état du pauvre Stan si d’aventure il avait survécu à la tornade transalpine!

23:56 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Wimbledon: la grande solitude des seconds couteaux face aux supercracks

Wimbledon-Nadal-service_diaporama[1].jpgLe tennis est un sport cruel. Et je ne parle pas du fait que vous pouvez perdre un match en ayant gagné plus de jeux que votre adversaire. Je pense surtout à la grande solitude des seconds couteux lorsqu’ils affrontent des supercracks.

Si elles veulent conserver un vague espoir d’aller au-delà des trois sets à Wimbledon, (c’est pareil dans un tournoi au meilleur des deux), nos lames moins affûtées qui peinent à obtenir des balles de break ou, dans le cas contraire, ne parviennent en général pas à les convertir, se trouvent dans l’obligation absolue de remporter tous leurs services.

Une sacrée épée de Damoclès. C’est ainsi que leur sort risque d’être réglé au premier jeu du premier set déjà. Que les malheureux galvaudent leur entame, c’en est terminé de la manche. Et par conséquent du match. Donc je ne sais pas si vous imaginez leur calvaire. Alors qu'ils vont irrémédiablement se planter, ils sont néanmoins obligés de continuer bravement la lutte, visitant de surcroît avec l'énergie du désespoir tous les coins du court lors de vaines rébellions.

Certes, dans le meilleur des cas, ils peuvent se retrouver à 6-6. Là encore cependant, il leur est défendu de perdre un unique point car ils ne le retrouveront jamais. On l’a constaté une fois de plus lors de la rencontre entre Nadal et le Gilles Muller. Un excellent serveur qui n’avait pas connu le moindre problème jusque là et s’était même payé le luxe d’un mini-break dans le jeu décisif.

Pourtant, ce qui devait arriver arriva. Ne tenant soudain plus le choc, il a suffi d’une double faute pour que le pitbull s’engouffre dans la brèche ouverte par le Luxembourgeois et enlève aussitôt le morceau. C’eût été pareil évidemment avec Federer ou Djokovic.

D'accord, le duel  n’est pas terminé, ayant été renvoyé au lendemain pour cause de pluie. Mais je ne risque pas grand-chose à parier sur un nouveau succès en trois sets de l’Espagnol. A moins qu’il soit blessé, vu qu’il a demandé à se faire soigner loin des regards indiscrets juste avant l’interruption des hostilités.

A part ça, tandis qu’auparavant tout le monde était à la même enseigne question arbitrage, il y a une autre vraie injustice dans la raquette depuis l’apparition, en 2006, du Hawk -Eye (œil de faucon) auquel ont le droit de recourir à quelques reprises les protagonistes doutant des décisions des juges.

A mon avis une excellente initiative évitant de bêtes frustrations. Sauf que seuls deux ou trois courts, sauf à Roland Garros où ce système informatique est banni, en disposent dans les tournois du Grand Chelem. Et qui sont les pauvres relégués sur les terrains annexes qui n’en sont pas munis? Les seconds couteaux bien entendu.

A l’image de Wawrinka sur le numéro 18. Mais je suis d’accord avec vous. Les mirettes du volatile auraient été bien incapables d’empêcher la chute pathétique du Vaudois face à Bolelli. En outre, Richard Gasquet ayant avalé tout cru l’Italien au tour suivant, je vous laisse imaginer l’état du pauvre Stan si d’aventure il avait survécu à la tornade transalpine!

 

22:28 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

22/06/2011

Wimbledon: un Italien de trop pour un Wawrinka pitoyable

132177_l-americaine-venus-williams-a-wimbledon-le-20-juin-2011[1].jpgCela m’apprendra à tenter le compliment. Pour une fois que je félicitais sans arrière-pensée Wawrinka de sa performance d'entrée de jeu à Wimbledon, allant jusqu'à le trouver plus convaincant que son maître Federer, j’en suis pour mes frais .

Il a en effet fallu que le pauvre homme me démente illico presto en s’écrasant misérablement devant l’Italien Bolelli, non seulement 116e mondial, mais repêché au troisième tour des qualifications. De quoi supposer qu’être affligé à la fois des syndromes suisse et vaudois ça ne vous facilite pas franchement la vie sur un court. Gazonné de surcroît...

La prestation de Stanislas fut encore plus pitoyable que celle, chez les dames, de l’aînée des Williams, qui affrontait la quadra Kimiko Date-Krumm. Tellement courageuse la petite Japonaise qu’elle aurait carrément mérité de rafler la mise, destabilisant comme jamais la  grande Américaine par ses coups aussi fins qu’intelligents.

Finalement Venus, même en n’en menant pas bien large, s’est pourtant logiquement imposée. Cela dit on ne sait pas trop ce que vaut vraiment cette victoire. Sa rencontre contre l’Espagnole Martinez en seizièmes de finale nous informera peut-être davantage sur sa forme et l’état de son tennis.

Mais au cas où la gazelle aux jambes interminables poursuivrait sa route vers les sommets, prions pour qu'elle ait de quoi s’habiller autrement. Parce que comme d’habitude elle provoque le buzz avec ses fringues. Toujours assez nulles d’ailleurs. Sinon fatales.

Il y a dix ans, à Melbourne, un excentrique deux-pièces avec un soutien-gorge totalement inadapté, d’où jaillissait un sein rebelle à chaque service, lui avait fait friser l’élimination au premier tour. Et fini par lui coûter la demi-finale au profit de Martina Hingis.

Après le style French Cancan à l’US Open, c’était l’ébullition sur le Central à Roland Garros l’an dernier, où Venus évoluait en robe de dentelle façon Moulin-Rouge, découvrant une culotte chair qui donnait l’impression qu’elle était cul nul. Notamment lors de ses ravageuses incursions au filet.

Rien de sexy en l'occurrence. Il ne reste pas moins à espérer qu’elle ne nous infligera pas tour après tour son accoutrement ridicule en forme de barboteuse croisée avec un baby-doll, avec manches pendantes incorporées genre fourreau pour bec de pélican frileux. Bref d’un moche, je ne vous raconte pas!

21:46 Publié dans A la volée | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Wimbledon: Federer, une prestation de numéro 3

media_xl_4093001[1].jpgEvidemment tout le monde s’extasie en gloussant d’allégresse après le match d’entrée de Federer à Wimbledon. Il est vrai que les fans demeuraient sur cette traumatisante rencontre du premier tour 2010, qui a failli voir la légende se répandre misérablement sur la pelouse face au Colombien Alejandro Falla, avant de l’emporter in extremis. Contrairement à cette année où le Suisse a expédié la chose relativement rapidement.

Tout de même, je ronge un brin mon frein, ne me sentant qu’à moitié rassurée par la performance de Sa Grâce contre Kukushkin. Je l’estime  moins convaincante que celle de Wawrinka face à Starace. Je sais, c’est un peu incongru de ma part, mais c’est ainsi...

Le roi du gazon rosbif a en effet dû traîner le jeune Kazakh jusqu’à 6-6  dans la première manche, après avoir, à son habitude, raté quelques avantages en route. Puis il a péniblement confirmé, dans la seconde, un break acquis de haute lutte après la bagatelle de seize jeux.

Certes le maestro a ensuite déroulé, mais l'inverse eût été franchement inquiétant si l’on considère le classement et le talent de son adversaire du jour. En bref, à l’image de Murray qui a paumé un set et donc uniquement tenu son quatrième rang, Rodgeur nous a offert une simple prestation de numéro 3.

Dracula me flanque les jetons

De son côté Nadal, breaké une fois dans le set initial, a joué façon numéro deux. En revanche Djokovic survolait littéralement son affaire en écrasant son opposant vite fait bien fait. D’accord il s’agissait du peu dangereux Français Chardy. Il n’empêche que des quatre favoris, c’est de loin le Serbe qui s’est le mieux illustré dans cette entame de tournoi. Aussi ne vous racontè-je pas à quel point le vampire de Belgrade me flanque les jetons.  

Pour rester dans le monde du tamis, Pascal Droz nous en a raconté une bien bonne en nous parlant de Gstaad, où allaient se presser de «nombreuses têtes d’affiche». Des têtes de série certainement, rien de plus normal, mais question stars, il faudra repasser. Parce qu’avec ce cher Stan en première place et quelques seconds couteaux français et espagnols pour garnir le plateau, je ne sais pas si vous visualisez la splendeur du menu!

Enfin, puisqu’on cause de la RTS, elle se moque gravement de nous autres pauvres téléspectateurs. Lundi on nous annonçait trois duels, dont celui d’Andy la belette écossaise. Tintin. Mardi, on nous alléchait avec la diffusion en direct de la rencontre de Novak après celle de l’icône helvétique. Que dalle, il a fallu se taper les Simpson.

Pareil sur la TSI, qui nous promet de  la raquette à gogo jusqu’à 20 heures. Sauf qu’elle repasse deux fois les mêmes matches. A mon avis, on en a  pour la quinzaine anglaise à se frustrer. Et on peut se brosser côté réduction de la redevance !

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21/06/2011

Wimbledon: Federer, une prestation de numéro 3

Evidemment tout le monde s’extasie en gloussant d’allégresse après le match d'entrée de Federer à Wimbledon. Il est vrai que les fans demeuraient sur cette traumatisante rencontre du premier tour l’an dernier, qui a failli voir la légende se répandre misérablement sur la pelouse face au Colombien Alejandro Falla, avant de l'emporter in extremis. Contrairement à aujourd'hui, o'ù il

Tout de même, je ronge un brin mon frein, ne me sentant qu’à moitié rassurée par la performance de Sa Grâce contre Kukushkin. Je l’estime  moins convaincante que celle de Wawrinka face à Starace. Je sais, c’est un peu incongru de ma part, mais c’est ainsi...

Le roi du gazon rosbif a en effet  dû traîner le jeune Kazakh jusqu’à 6-6  dans la première manche, après avoir, à son habitude, raté quelques avantages en route. Puis il a péniblement confirmé, dans la seconde, un break acquis de haute lutte après la bagatelle de seize jeux.

Certes le maestro a ensuite déroulé, mais le contraire eût été franchement inquiétant si l’on considère le classement et le talent de son adversaire du jour. En d’autres termes, à l’image de Murray qui a paumé un set et donc uniquement tenu son quatrième rang,  Rodgeur nous a offert un une simple prestation de numéro 3.

De son côté Nadal, breaké une fois dans le set initial, a joué façon numéro deux. En revanche Djokovic survolait littéralement son affaire en écrasant son opposant vite fait bien fait. D’accord il s’agissait du peu dangereux Français Chardy. Il n’empêche que des quatre favoris, c’est de loin le Serbe qui s’en est le mieux tiré dans cette entame de tournoi. Aussi ne vous racontè-je pas à quel point le vampire de Belgrade me flanque les jetons.  

Pour rester dans le monde du tamis, Pascal Droz nous en a raconté une bien bonne en nous parlant de Gstaad, où allaient se presser de «nombreuses têtes d’affiche». Des têtes de série certainement, rien de plus normal, mais question stars, il faudra repasser. Parce qu’avec ce cher Stan en première position et quelques seconds couteaux français et espagnols pour garnir le plateau, je ne sais pas si vous visualisez la splendeur du menu!

Et puisqu'on évoque la RTS, elle se moque singulièrement de nous autres pauvres téléespectateurs. Lundi on nous annonçait trois duels dont celui d'Andy, la belette écossaise. Eh bien ce fut tintin. Comme aujourd’hui avec la promesse de diffusion en direct de la rencontre de Novak après celle de l’icône helvétique. Que dalle, il a fallu se taper les Simpson. Pareil sur la TSI, qui nous promet de la raquette à gogo jusqu’à 20 heures. Sauf qu’elle nous repasse deux fois les mêmes matches. A mon avis on en a pour la quinzaine anglaise à se frustrer. Et inutile de préciser qu'on peut se brosser côté réduction de la redevance!

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04/06/2011

Roland Garros: McEnroe et quelques autres remercient la légende!

topelement[1].jpgEh bien, finalement il n’est pas si mal ce Federer... Pour être honnête cependant, j’avoue que je n’y croyais pas, à sa victoire. Mais alors pas du tout. Car si j’avais entretenu un vague espoir suite à ses deux premiers sets miraculeux, pour moi, c’était plus râpé qu’une carotte après la perte de la troisième manche.

 Deux raisons à cela. D’abord il avait été tellement facile pour Djokovic d’arriver en demi-finale, frais comme un gardon. D'une part il n’a pas eu à jouer les quarts et s'est royaumé pendant cinq jours. D'autre part, l'opposition était quand même drôlement faible. Y compris Del Potro, la fusée tant redoutée et qui s’est logiquement révélée un pétard mouillé pour évidente méforme.

Ensuite parce que deux célébrités de la raquette avaient mis une grosse pièce sur le Bâlois. Le Suédois Mats Wilander, qui outre son habitude d’enfoncer les portes ouvertes fait rarement le bon pronostic. La preuve c’est qu’il imaginait Robin Soderling se payer Nadal quasiment en deux coups de cuillère à pot.

L’autre c’était  McEnroe. Or pour moi, il tentait simplement de conjurer le mauvais sort, tellement il avait envie de garder son record de quarante-deux victoires consécutives. Inutile de préciser qu'il doit un fameux merci à Rodgeur de le lui avoir bravement gardé au chaud pendant encore un bon bout de temps.

Le pitbull de Manacor peut aussi rendre momentanément grâce à Sa Grâce. Non seulement il doit nettement préférer affronter le Suisse que Djokovic après avoir été saigné quatre fois de suite, dont deux sur terre par Dracula, mais l'échec du Serbe lui permet  de se maintenir au moins jusqu’à dimanche sur le trône. Mais gare à l’Ibère, car s’il perd, c’est galère…   

Enfin, dans le genre immensément reconnaissants au mythe planétaire d’avoir séché son adversaire, il y a tous ceux qui doivent subir depuis le début de l’année les sarcasmes et l’arrogance des supermégafans de l’Express de Belgrade, se frappant la poitrine façon gorille, encore pire que leur idole.

A part ça, ce qui m’amuse le plus suite à ce match masculin de rêve, ce sont les grands détracteurs de notre gloire nationale, qui en ont soudain plein la bouche de l’excellence excellentissime de ce prodigieux joueur. Au point de l’élever quasiment au rang d’extraterrestre galactique.

Style l'inénarrable Patrick Mouratoglou. Il fallait l’entendre se délecter de la performance du phénix avec ses potes du talk show de Leconte sur Eurosport. Du coup pour lui cela crevait les yeux qu'il avait été gêné ces derniers mois par un problème physique. Alors que depuis un an, en tête de la meute, il le considérait carrément comme un papy tout juste bon à prendre sa retraite. Remarquez, avec ce genre de girouette, il suffira que l'Espagnol l'emporte pour qu'à ses yeux, l'Helvète redevienne quelconque.  

Deux mots enfin sur ces dames. J’ai une pensée émue pour l’Italienne Francesca Schiavone, tenante du titre, qui a magnifiquement tenu son rang dans le dernier carré. Mieux, en battant Marion Bartoli, elle nous a évité un déferlement médiatique hexagonal dément. Voire une véritable condamnation à vie, si d’aventure la Française s’était non seulement hissée en finale, mais avait emporté le morceau…

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31/05/2011

Roland Garros: le Monfils nouveau est arrivé...et reparti

31727-340x200[1].jpgContrairement à Servette, les Gasquet et Monfils nouveaux sont comme le Beaujolais. Plus piquette que grand cru! Il faut évidemment reconnaître qu’on peut difficilement assimiler les tâcherons de Bellinzone à Djokovic ou Federer.

Mais revenons sur ces dernières quarante-huit heures à Roland Garros pour découvrir quelques commentaires pas piqués des vers des spécialistes français de la raquette. Comme ils n’en ratent pas une, ils s’étonnaient par exemple, au terme des huitièmes de finale, qu’il n’y ait plus que deux Espagnols en lice pour la palme, dans la mesure où ils étaient quatorze au départ. En revanche, ils ne trouvaient absolument pas bizarre qu’il ne demeurât que trois Français au même stade, alors qu’ils étaient pourtant partis à trente-deux.

Mieux, ils se tapaient follement sur le ventre devant les formidables exploits de leurs compatriotes. Ceux de Gasquet d'abord. Puis, le revers d'enfer de Richard ne l'ayant pas envoyé au paradis, ils se sont rabattus sur le prodigieux Monfils, dorénavant objet de toutes les convoitises. Je ne vous raconte donc pas si j’attendais avec une rare impatience de les entendre étaler leur science, que ce soit sur Eurosport ou France 2. 

Le résultat fut à chaque fois au-delà de mes espérances. D’ordinaire, nos comiques de l’antenne changent plus ou moins d’avis à chaque jeu perdu ou gagné de leurs poulains. Des autres aussi d’ailleurs, mais c’est moins amusant. Là, c’était carrément à chaque coup de raquette.

C’est ainsi que Gaël a alternativement passé, entre revers perdu et coup droit gagné, que ce fut contre l’Espagnol ou le Suisse, de dilettante lent au démarrage et en manque flagrant de préparation, à fantastique compétiteur au talent exceptionnel et aux jambes de guépard. La première impression l'a finalement emporté, mais à cet instant, après le Gasquet nouveau, on avait le Monfils nouveau. C’est dire si la légende avait de quoi se faire du souci pour tenir le choc contre la terreur tricolore.  

Histoire de me montrer juste, je noterai toutefois que Rodgeur, à la veille d’affronter le scintillant showman, était vaguement rentré en grâce auprès de ses détracteurs, dont le pire de tous Patrick Mouratoglou, dans le talk show de Leconte. Le vipérin s’est en effet fendu de quelques compliments à l’égard du phénix. Bon gré mal gré, toutefois. Je remarquais bien que ça lui écorchait un chouïa la bouche. Pour ne pas avoir à recommencer d’ailleurs, il n’est simplement pas venu à l’émission mardi soir… 

Cela dit, côté info, la plus naze de ces deux jours, c’est à la TSR que je l’ai entendue. De la part de Rossier, qui n’a vraiment rien à envier à ses collègues hexagonaux. Jugez plutôt. Drôlement au courant des événements sur le Central, il nous annonce la venue sur le court du kiné pour ce malheureux Simon qui, mené 1-4 dans son troisième set contre Soderling. Il n’est pas bien et ça se voit, précise en substance et le plus sérieusement du monde l’ineffable Jean-Marc.    

Or non seulement Gilles se portait comme un charme puisque dès cet instant il a réussi à emmener son adversaire dans un tie-break, mais si le toubib a rappliqué, c’était juste pour soigner une ampoule ou deux à la mimine du Viking. Plus folklorique, tu regardes  Secret Story…

 

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30/05/2011

Roland Garros: Federer attention, le Monfils nouveau arrive!

Comme ils n’en ratent pas une, les commentateurs  français s’étonnaient, au terme des huitièmes de finale qu’il n’y ait plus que deux  Espagnols en lice pour la palme, alors qu’ils étaient quatorze au départ. Dans le même temps ils ne trouvaient absolument pas bizarre qu’il ne demeurât que trois Français au même stade, tandis qu’ils étaient, eux, partis à trente-deux…

Au contraire ils se tapaient follement sur le ventre à ces exploits formidables. C’est dire si j’attendais avec curiosité de les entendre étaler leur science, que ce soit sur Eurosport ou France 2, pendant le match de Monfils, qui devait donc terminer d’en découdre avec David Ferrer pour une place en quarts de finale, synonyme d’affrontement avec Federer.

J'avoue que ce fut au-delà de mes espérances. D’ordinaire, nos comiques de l’antenne changent plus ou moins d’avis à chaque jeu perdu ou gagné de leurs poulains. Des autres aussi d’ailleurs, mais c’est moins amusant. Là, c’était carrément le retour de veste à chaque coup de raquette.

C'est ainsi que Gaël, séché 1-6 dans la quatrième manche, a alternativement passé, entre revers perdu et coup droit gagnant, de dilettante en manque flagrant de préparation à fantastique compétiteur au talent exceptionnel. Bref après le Gasquet nouveau, voici le Monfils nouveau. Espérons qu’il sera plus champagne que piquette…

Ses potes analystes du tamis n’en doutent pas. Pour eux, il s’est révélé d’autant plus stupéfiant qu’il a battu le numéro 3 mondial sur terre, autre Demolition Man après Nadal et Djokovic, redevenant ainsi l’un des plus grands joueurs du monde. Autant dire que la légende a du souci à se faire pour tenir le choc face au scintillant showman.

Encore que Rodgeur soit un peu rentré en grâce auprès de ses détracteurs, dont le pire de tous Patrick Mouratoglou, dans le talk show de Leconte. Le vipérin s’est fendu de quelques compliments à l’égard du maestro. Bon gré mal gré. Je remarquais bien que ça lui écorchait la bouche. Et je n’ose penser à la vengeance du serpent si d’aventure Monfils nous écorne le mythe.  

Mais l’info la plus naze, c’est quand même à la TSR que je l’ai entendue. De la part de Rossier, qui n’a vraiment rien à envier à ses collègues hexagonaux. Jugez plutôt. Drôlement au courant des événements sur le Central, il nous annonce la venue sur le court du kiné pour ce malheureux Simon qui, mené 1-4 dans son troisième set contre Soderling, n’est pas bien et ça se voit, dit en substance l'ineffable Jean-Marc.    

Or non seulement le Français se portait mieux qu'un charme puisque dès cet instant il a emmené le Suédois dans un tie-break, mais surtout, si le toubib a rappliqué, c’était juste pour soigner une ampoule ou deux à la mimine du Suédois. Plus folklorique, tu regardes  Secret Story…

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29/05/2011

Roland Garros: merci quand même, Djoko...

images[6].jpgIl doit bien servir, rester près de sa ligne, monter au filet, jouer relâché, aller chercher le break et c’est quasiment dans la poche pour lui. Tellement qu’il est fort le Gasquet nouveau dont ses compatriotes nous rebattent les oreilles depuis le début du tournoi.

L’ennui, c’est qu’il a perdu contre Djokovic, comme l’imaginaient évidemment tous les observateurs non français avant la rencontre. Mais il ne repart pas vraiment en vaincu, figurez-vous. A entendre l’inénarrable Monfort,  Richard a montré un tel niveau de jeu que le Serbe mis à part,  il aurait battu en huitièmes tous les joueurs les doigts dans le nez.   

Mais ce cher Nelson n’est pas le seul à proférer de telles sottises. Selon les commentateurs et consultants du cru genre Arnaud Boetsch, la joie de Novak à la fin de la rencontre prouvait à quel point il était soulagé d’avoir franchi un sacré cap Porte d’Auteuil,  en se sortant de ce terrifiant match piège.  

C’est dire si selon eux il avait les chocottes à l’idée d’affronter le Biterrois, montant crânement à l’assaut. Ben voyons. Certes Nole, en gentil garçon qu’il est, a rendu poliment hommage au talent de son adversaire du jour.  Mais j’avoue que personnellement j’ai vu le plus souvent le Bleu balloté d’un coin à l’autre, quand il n'était pas carrément dans les bâches tant il se tenait loin de sa ligne de fond.

De toute façon, il m’a suffi de constater la perte de son service d’entrée de jeu pour me dire que c’était cuit pour lui. A instar d’ailleurs de Wawrinka, qui a connu les mêmes déboires contre un super Federer, plus aérien qu’un danseur, se mélangeant juste un chouïa les pinceaux pour le suspense dans la troisième manche. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le Serbe et le Suisse ont chacun gagné leur match en 1h47 et trois sets, ne laissant que dix jeux à leur adversaire.

Certes, cela m’embête un peu que Nole soit sur le point non seulement égaler mais de battre le record de victoires de rang de McEnroe. En même temps je lui voue une infinie gratitude pour s’être débarrassé de Gasquet. Déjà qu’on en prend depuis 28 ans avec la victoire de Noah, je ne sais pas si vous imaginez le tintouin dans l’Hexagone, si d’aventure un Frenchie avait mis un terme à l’invincibilité de l’express de Belgrade!

Qui va à l’évidence se retrouver en demi-finale, étant donné l’état comateux dans lequel l’Italien Fognini va pénétrer sur le court suite à son marathon de cinq heures contre l’Espagnol Montanes. Du coup, au cas où Nadal atteindrait la finale, il ne pourra compter que sur Monfils, Ferrer ou Federer pour espérer échapper aux griffes de Dracula.  

 

 

 

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28/05/2011

Roland Garros: quand les Français communient...

Novak-Djokovic[1].jpgQu’est-ce qu’on n’a pas entendu de la part des spécialistes de la raquette avant le match Djokovic-Del Potro! L’affrontement de derrière les fagots, la super affiche du jour, le duel des titans, sinon la finale avant l’heure. Avec Juan Martin faisant figure d’épouvantail et devenant le seul joueur du circuit à pouvoir mettre le redoutable Novak en difficulté. Voire carrément le battre.

Résultat, un non match, une absence totale de bagarre, en résumé la rencontre la moins intéressante de ce samedi, bouclée en deux petits sets minables après ceux déjà joués la veille et qu’aucune chaîne n’avait daigné nous montrer.

Du coup, le formidable suspense s'est mué en chronique d'une défaite attendue. Et ceux qui voyaient le monolithe croisé avec un obélisque faire dérailler l’express de Belgrade ont commencé à raconter que l’Argentin était encore convalescent, récapitulant dans la foulée ses ennuis de santé, ses soucis de hanche et son manque flagrant de compétition.

J'avais pourtant relevé la chose, tant j’étais sûre que l’asperge de Tandil n’était pas mûre et que le Dracula serbe n’aurait même pas à montrer les dents pour saigner son adversaire. Raison pour laquelle je vous conseille d’arrêter la télévision et de reprendre une activité normale dès que les ravagés du caquet jamais rabattu prennent possession de l’antenne, plus particulièrement celle d’Eurosport.  

Parce que ce sont les mêmes qui imaginaient Tipsarevic bousculer Federer et Antonio Veic, 227e à l’ATP poser des problèmes à Nadal. Et cela sous le fallacieux prétexte que le nobody avait terrassé Davydenko, l’un des ténors du circuit selon nos experts à la noix. A ce moment-là, bien entendu. Car suite à la déculottée prise par le Croate face au pitbull, le Russe a soudain passé du statut de grand du tamis à celui de vieux machin rabougri et vieillissant. J’exagère à peine.   

A part ça, nos bavards impénitents ont trouvé une raison biblique aux succès divins de Marion Bartoli et surtout de Richard Gasquet, qui aura donc la lourde tâche de tenter à son tour de contester la suprématie de Djokovic: la nouvelle et fervente communion entre eux et le public. Il ne reste donc plus aux fidèles de Roland Garros qu’à continuer à partager le pain et le vin avec leurs compatriotes qui ont si faim et soif de victoires. Histoire de les mener vraiment vers les sommets…     

 

 

 

  

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27/05/2011

Roland Garros: Wawrinka l'a fait, porté par Rosset!

01758329-a82821c68e9d3dd2c834560a94adac3d[1].jpgAlors là, j’en suis comme deux ronds de flan. Non seulement et contre toute attente Wawrinka se retournait comme une fusée dans l’espace contre Tsonga, mais en plus Rosset l’avait prédit sur les ondes de la TSR. Certaine que c’était cuit dès le premier point, je rigolais doucement en écoutant le grand Marc répéter au contraire avec force qu’il fallait y croire jusqu’au dernier. Et cela tandis que le Vaudois oscillait dangereusement au bord du précipice dans la troisième manche après avoir perdu les deux premières.  

Je me trompais lourdement. Dommage toutefois que le parcours du brave Stan doive s’arrêter en huitièmes, étant donné qu’il aura du mal à tuer le grand frère. Reste que c’était proprement inimaginable ce renversement de vapeur. Il est vrai que j’avais vu l'homme revenir également de nulle part il y a quelques mois. Sauf que c’était dans un tournoi mineur, genre Acapulco. Pas à Roland Garros, sur le Central, face à un Français de surcroît.

Certes mollement soutenu par les siens dans les gradins. Mais si Jo-Wilfried n’a pas trop pu compter sur les spectateurs pour le porter vers le succès, les experts de la raquette tricolore, eux, l’encensaient depuis avant la rencontre. Caressant l’idée folle de le voir avancer à pas de géant dans le tournoi, certains n’étaient pas loin de penser que dans le fond, le Manceau était même en mesure de la gagner, cette édition 2011!

Mais il faut davantage que le nouveau revers mortifiant d’un poulain pour les décourager (les Bleus ne sont donc plus que quatre en course sur les trente-deux partants), alors qu’ils ont un pur-sang sous la main. Eh oui, Gasquet. Encore plus en cour que son compatriote, le Biterrois fait carrément figure d’extraterrestre après sa victoire, forcément somptueuse, contre le Brésilien Thomas Bellucci. Allez, je passe pour cette fois sur le fantastico-fabulo-géniallissimo revers d’exception de Richard le conquérant…

De toute façon, faute de grive éventuelle, nos chers voisins se délecteront de merle. Déjà prêts à trouver toutes les qualités du monde à la raquette féminine grâce au quasi exploit de Caroline Garcia, ils la défendent becs et ongles suite au triomphe de Bartoli. Qui, montée sur roulement à billes, a fini par dicter sa loi à la jeune Allemande Julia Goerges, émergeant péniblement d'une entame de jeu dantesque.

Et comme Clijsters, Stosur et Wozniacki se sont respectivement laissé pitoyablement atomiser par une débutante et deux revenantes, voilà que nos amis tricolores, continuant à échafauder fiévreusement des plans sur la comète, imaginent une voie royale s’ouvrir à Marion pour la conquête du Graal.

Heureux les simples d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. A défaut de la Coupe des mousquetaires…  

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26/05/2011

Roland Garros: le complexe du compatriote

images[6].jpgPour la seconde fois, Nadal plie mais ne rompt pas. Après avoir lutté pendant quatre heures et cinq sets contre l’Américain John Isner, il a fallu plus de trois heures au pitbull pour venir à bout de son pote Pablo Andujar, à deux doigts de le pousser dans une quatrième manche.

Mais rien à faire. Le picador de Manacor, sauvant huit balles décisives dans la troisième, s'adjugeait à son habitude les oreilles et la queue, son malheureux adversaire étant rattrapé, comme tous les autres Ibères, par le complexe du compatriote.

C’est d’ailleurs également ce qui arrive dans l’immense majorité des cas à Stanislas Wawrinka, quasiment incapable de terrasser Federer. Ou à Tipsarevic et Troicki, qui ne parviennent pas à s’imposer face à Djokovic. Quand ils ne déclarent pas forfait en tombant contre lui, pour faciliter la tâche de leur redoutable chef de file…

L’intéressé  doit se frotter les mains en considérant l’extrême difficulté de son principal rival à s’imposer sur l’ocre parisien, sa terre de prédilection de surcroît. Alors que pour lui, c’est au contraire cadeau. Un Néerlandais poussif au premier tour et un Roumain diminué au second, forcé de jeter l’éponge pour cause de blessure à la cuisse.

Il y aura peut-être pire. Tout le monde pense, ou espère, que le Dracula serbe pourrait très éventuellement rencontrer quelques problèmes dans son affrontement avec Del Potro. Pourtant on murmure que l’Argentin serait toujours en délicatesse avec une hanche. Indécent, un pot pareil. Et surtout fastoche, dans ces conditions, d’aligner les victoires pour battre le record de McEnroe dans un fauteuil. Remarquez, cela n’empêchera pas le gotha du tamis d’en baver des ronds de chapeau.

A part ça, c’est fou ce que le tennis féminin, plus vilipendé que jamais après la défaite de Kim Clijsters était soudain devenu passionnant jeudi après-midi. Du moins pour les Français, puisque leur nouveau joyau, Caroline Garcia, a frisé l’exploit en dominant Sharapova pendant un set et demi. A 17 ans et des poussières, vous imaginez l’exploit! Juste en passant, je rappelle que Martina Hingis était numéro un mondiale à pratiquement douze mois de moins...

Mais bref, Rafa et Maria, même combat. La Russe, encore plus bousculée que son collègue masculin, n’allait pas se laisser marcher sur les pieds par l’orchidée noire hexagonale, bien que  celle-ci eût déclaré qu’elle allait gagner Roland Garros dans deux ans. Sinon, pourquoi pas, cette année. Prétentieuse la gamine, me direz-vous. Ce n’est pas l’avis de ses concitoyens, qui ne voient là qu’une saine ambition. Chauvinisme, quand tu nous tiens…

 

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24/05/2011

Roland Garros: l'ogre de l'ocre frise le code

tennis-balles.jpgPendant un instant, on eût pu croire à une deuxième sensation Porte d’Auteuil. Après la défaite calamiteuse du Tchèque Thomas Berdych, surtout face au Français Stéphane Robert, 140e au classement et donc sorti des qualifications, l’ogre de l’ocre était mené deux sets à un Porte d’Auteuil, par un géant américain à tête de bébé montré en graine.  

 

D’accord, si j’en ai caressé l’idée,  je n’ai jamais vraiment imaginé un revers ibère. Il n’empêche qu’il a quand même fallu quatre heures à Nadal pour venir laborieusement à bout d’Isner. Du coup, menacé d’un coup de tonnerre, il a mis a mis genou en terre à la fin de la partie, fait sans doute rarissime lors d’un premier tour à Roland Garros. Tandis que tonton Toni, nettement moins impassible que d’ordinaire, poussait un grand ouf de soulagement.

 

Au vu de la prestation du neveu d’ailleurs, ce n’était dans le fond pas si difficile pour Djokovic, dont on ne cesse d’encenser l’incroyable talent depuis quelques mois, de battre le pitbull de Manacor en finale à Rome, puis à Madrid. Sans oublier Indian Wells et Miami. Et si le taureau ne se reprend pas, l’express de Belgrade n’aura peut-être pas à attendre la fin du tournoi parisien pour devenir numéro un mondial. A moins que lui aussi se laisse surprendre par l’asperge argentine Juan Martin Del Potro au troisième tour.

 

Voilà en tout cas qui va donner du grain à moudre à l’insupportable et prétentieux entraîneur tricolore Patrick Mouratoglu. Va-t-il autant gloser sur un hypothétique déclin de Rafa que sur la dégringolade, désormais acquise pour lui de Federer, dans l’émission d’Eurosport «Avantage Leconte»? A son habitude depuis 2008, il a méchamment taclé un Rodgeur peinant à se remuer. C’est tout juste si, à son avis, le Suisse n’avait pas besoin d’un déambulateur pour se déplacer sur le court, en dépit de sa victoire somme toute facile sur Lopez.

   

Avec son distingué aréopage, il s’est ensuite extasié éperdument sur le talent exceptionnel de l’extraordinaire Gasquet, ce surdoué de la raquette au bras fantastique dont le  moindre geste fut savamment décortiqué. Du coup Smaïn, invité lambda dans le domaine mais lèche-bottes en diable, s’ébahissait de tant de savoir tennistique et qualifiait carrément ses interlocuteurs de «scientifiques». Ravis du compliment, les intéressés opinaient modestement du chef. A commencer par Riton. Vous avez dit pathétique?

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01/06/2008

Heureusement qu'ils existent!

Je me suis souvent posé la question, je n'ai toujours pas la réponse. Pourquoi les tennismen français végètent-ils un poil dans le classement? Vous me rétorquerez qu'ils ne sont à l'évidence pas les seuls. Certes, mais pour les autres c'est normal. Ils n'ont pas les immenses qualités des Tricolores. Du moins à en croire les spécialistes télé de l'Hexagone. 

En effet, selon ces derniers, chacun d'eux  se révèle de loin le plus performant dans un domaine particulier. Outre la combativité de Tsonga, le revers de Gasquet, le physique de Mathieu, il y a par exemple la volée de Llodra. La meilleure du circuit. Quant à un de ses retours, il n'y en a quasiment pas eu de plus fulgurant depuis celui de Leconte contre Sampras en...1991. Et je vous jure que je n'invente rien, ce sont les experts de France 2 qui l'ont affirmé. Il n'y a que Gulbis pour ne pas y avoir prêté attention...

Même si certains me reprochent une sorte d'acharnement anti-français avec une rare élégance en commentant mes blogs, je ne vous raconte pas à quel point j'aime les Bleus dans le sport. Sans eux, toutes les disciplines en seraient simplement dépeuplées... 

 

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Il faut être Suisse. Voire pire...

Je ne sais pas si vous suivez  "Jeu set et mats" sur Eurosport, où Wilander nous livre chaque soir son analyse des matches du jour. En général, les fans de tennis comme vous et moi n'apprennent rien qu'ils ne savent déjà, sauf que le Suédois, au demeurant très sympathique, prend un air un peu plus inspiré pour aligner ses réflexions pointues. Elles atteignent même parfois des sommets du genre. Ainsi samedi, où le spécialiste de service lui demandait ses pronostics sur l'éventuelle gagnante du tournoi, les Williams ayant disparu, Sharapova n'étant pas au mieux de sa forme et Jankovic blessée au poignet. C'est extraordinairement ouvert et tout peut arriver pour celles qui se retrouveront en deuxième semaine, déclarait alors ce cher Mats d'un ton sans réplique. Cela va tenir à pas grand-chose. Une rencontre qui se passe bien, l'autre qui se passe mal... Avouez que c'est du lourd.

A part ça, il est fort possible que Stanislas Wawrinka entre dans l'histoire de la raquette à reculons! Mais quoi qu'il en soit, mener deux sets à zéro, trois jeux à rien et 40-15 sur son service, et finir par se faire battre en cinq manches, ce ne doit pas être fréquent. Il faut franchement être Suisse pour réussir un exploit pareil. Voire pire, Vaudois...   

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29/05/2008

Trop de nazes sur le Central...

Moi qui espérais tant la voir continuer, contrairement à ce qu'imaginent certains, c'est râpé. Enfin, ça valait bien la peine de crier au génie et au tennis retrouvé de Mauresmo pour que cette pauvre Amélie se laisse balloter tel un fêtu de paille et perde son match au second tour en deux misérables petits sets contre une Espagnole. Pas franchement du vingt-quatre carats en plus, l'Ibère. Bref, une rencontre sans aucun intérêt. Mais nonobstant programmée sur le Central.

Décision que je trouve pour le moins particulière. Et je modère mon langage. D'accord, Roland Garros est en France. Logique donc que la priorité soit donnée aux Tricolores, qui ont ainsi la chance d'évoluer devant un large public. Le leur qui plus est. Mais pas tous les nazes ou presque quand même. il y a des limites à la résistance humaine! Surtout qu'il existe des joueurs autrement doués qui se voient cavalièrement désigner des courts annexes étriqués. Ainsi mercredi Patty Schnyder, dixième tête de série, cantonnée sur le numéro 7 où, privée du dégagement nécessaire pour balancer ses grands coups, a paumé quelques points précieux. Et je ne parle pas de Stanislas Wawrinka, encore mieux classé que sa compatriote, relégué comme un malpropre sur un terrain non couvert pare la télévision. Ce n'est pas pour dire, mais question mépris, ils se posent un peu là, les organisateurs! 

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28/05/2008

Chauvinisme, la France bat son propre record

 

Roland Garros aidant, les commentateurs français  n’en peuvent déjà plus de saluer les performances insignes de leurs compatriotes. A l’exemple de celle de Fabrice Santoro, plutôt logique vu qu’il se mesurait à Evgueny Korolev, un inconnu russe de vingt ans. Mais bon, je veux bien qu’on se montre indulgent à l’égard du vétéran du circuit. D’autant que question chauvinisme, c’était loin de valoir les bramées excitées des  exégètes de France 2, mâle et femelle, la veille. Le duo infernal a en effet battu tous les records dans ce domaine lors du match d’Amélie Mauresmo contre Olga Savchuk. Hurlant de peur face aux ratés, braillant de bonheur, piaillant de plaisir et  bavant d’admiration devant chaque coup gagnant de la Française. A croire qu’elle affrontait Sharapova et Williams réunies en finale du tournoi, alors qu’il lui a fallu deux heures et demie pour se débarrasser laborieusement de sa jeune adversaire de vingt ans, elle aussi..  
Inutile de dire que nos deux comiques eurent à peine un mot pour les bons coups de l’Ukrainienne, sinon pour relever d’un ton un rien méprisant qu’elle s’accrochait désespérément juste pour faire durer au maximum le plaisir de jouer sur le Central.

  Après ce tintouin, tout  ce que je souhaite à cette brave Amélie, c’est de se retrouver au moins en deuxième semaine. A sa place, je serais très vexée, un euphémisme, qu’on considère comme un extraordinaire exploit le fait de l’emporter face à la vingt-et-unième du classement au…premier tour. D’accord, il n’est pas toujours  facile à passer. Même la belle Maria Sharapova s’est payé quelques frissons. Mais ce n’est pas une raison pour sombrer dans le ridicule.

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