16.05.2012

Festival de Cannes: les stars prêtes à fouler le tapis rouge

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaabereni.jpgComme toujours, le peuple squatte la Croisette, avide d’apercevoir les people. "Les stars, c’est bon pour tout le monde", affirme le président du festival Gilles Jacob. Cette année encore, elles vont contribuer à l’éclat de l’événement le plus glamour de la planète. Et le plus médiatique après les jeux Olympiques. Il sera ouvert par Bérénice Bejo, maîtresse de cérémonie (photo), en compagnie de Nanni Moretti, président du jury.
 
De Marion Cotillard, pour la première fois en compétition avec De rouille et d’os de Jacques Audiard à Nicole Kidman,  en passant par Brad Pitt, Robert Pattinson, Kristen Stewart, Kylie Minogue, Bruce Willis, Sean Penn,  ils sont tous prêts à fouler dès ce soir et jusqu'au 27 mai, le tapis rouge déroulé mercredi matin à 10 heures sur les fameuses marches du Palais du festival. Sous le portrait géant de Marilyn Monroe, affiche officielle 2012, qu’on ne vit jamais dans la station cannoise.

Le cinéaste américain Wes Anderson lancera la compétition avec Moonrise Kingdom. Le film qui sort simultanément dans les salles romandes, nous emmène sur une île au large des côtes de la Nouvelle Angleterre. En plein été 1965, deux enfants de 12 ans tombent amoureux et s’enfuient. Toute la ville se mobilise pour les retrouver…

Pour son 65e anniversaire, Cannes propose 91 films entre la compétition (22 œuvres en lice pour la Palme d’Or), Un Certain regard, les séances spéciales, la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la critique. Sans oublier le grand marché destiné aux professionnels de la branche. En tout près de 1500 projections.

Côté concours, le délégué général Thierry Frémaux a promis des chocs et des inventions aptes en principe à séduire le président du jury, le cinéaste italien Nanni Moretti. A voir si ce dernier sera surpris, comme il le demande, avec le retour de l’Amérique latine, l’émergence de jeunes nations comme la Colombie, l’apparition de l’Australie et du cinéma aborigène, le renouveau de l’Amérique et du cinéma d’auteur. Ou encore par le doyen Alain Resnais, qui propose à 90 ans Vous n’avez encore rien vu, un opus en forme de testament.

Radiographie de la planète, le festival montre aussi les tourments qui agitent le monde. Comme la révolution égyptienne un an après, deux films sur le terrorisme venus du Maroc et d'Algérie,  le documentaire sur la guerre en Libye de Bernard-Henri Lévy, engagé au côté des rebelles ainsi que Trashed, l'opus écologique sur les déchets de la Britannique Candida Brady, soutenu par Jeremy Irons.

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12.05.2012

Madrid: Les deux princes jouent les pinces et le roi s'en sort!

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaafed.jpgLà je crois que je vais devoir momentanément passer au mea culpa, alors que je craignais le pire, trouvant carrément le mythe un rien mité. Particulièrement après l'avoir vu osciller dangereusement à l’extrême bord du précipice contre le jeune Canadien Raonic à grande bouche, bizarrement sinon vilainement bâti avec ses interminables gambettes qui ont l’air de lui rentrer dans le cou.

En effet, plus ça va et plus Rodgeur semble en passe d’écrire un nouveau chapitre de sa légende à Madrid, sur la terre battue bleue des mers du sud, qui fait couler des tonnes d'encres et provoque la colère de certains joueurs. Par exemple des quatre mousquetaires français pour qui tout baignait mercredi, et qui sombraient corps et biens le lendemain en incriminant cette damnée surface d’un nouveau genre.

Le plus virulent toutefois c'est Nadal. Un sacré mauvais coucheur et d'une mesquinerioe crasse en cas de revers sur son terain de prédilection. Certes, après son duel avec Davydenko, il a émis quelques critiques à propos de cette brique pilée azur. Mais comme il avait impitoyablement dompté le Russe, promu nouveau fantôme des courts, il avait ajouté dans la foulée que s’il venait à plier, ce serait principalement à cause de son niveau pas assez élevé.

Sauf qu’il n’imaginait évidemment pas une seconde devoir s’incliner en huitièmes de finale. Surtout pas contre Verdasco qui nourrit un sérieux complexe d’infériorité face à l’ogre, à l’instar des autres Espagnols. Hyper vexé de s’être laissé terrasser par son compatriote alors qu’il menait 5-2 dans le troisième set, il a soudain entonné un autre air, balançant que "n’importe qui pouvait l’emporter". Minimisant ainsi grossièrement la victoire de ce brave Fernando. Le malheureux ne s’en est d’ailleurs pas remis puisqu’il a été carrément atomisé en quarts de finale par le redoutable Tomas Berdych.

Pareil pour Djokovic, qui a jugé bon de se mettre à l'abri des critiques avant son match contre son pote Tipsarevic. Qu’il a lamentablement perdu en deux petits sets. Abondant dans le sens du pitbull, Dracula avait donc affirmé que les résultats devraient être considérés avec la plus extrême des circonspections.

Bref, le Serbe que l’Ibère imputent pathétiquement leur défaite à cette maudite terre façon savonnette mouillée. Mais si je ne m’abuse ça glissait pour tout le monde. Pas seulement pour les deux princes qui ont en l'occurrence joué les pinces dans ce Masters 1000. Il n’y en a qu’un qui ne s’est pas plaint. Eh oui, le roi Federer. Même quand il a lui aussi drôlement frisé le code dans son premier match. Mais personne n’a jugé bon de le relever.

PS.- Un mot sur le hockey. A voir les Suisses évoluer, on pourrait aussi supposer qu’on leur a changé inopinément la couleur de la glace! Franchement je rêve en constatant la panique de nos experts à l’idée que les Helvètes risquent de ne pas battre les Tricolores ce soir! Très franchement, s’ils en sont là, nos besogneux de la crosse n’ont  pas grand-chose à faire dans ce championnat du monde.

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06.05.2012

Nadal redevient l'ogre de l'ocre

aaaaanadal.jpgConstantin, c’est l’arroseur arrosé. A se demander qui le pétulant boss sédunois va désormais pouvoir virer à part lui-même. Nonobstant les farfelues péripéties en-dehors du terrain, il est aussi responsable que ses entraîneurs successifs du mauvais classement de son club. Ne ramenant, si je ne m’abuse, qu’un misérable point lorsqu’il s’est mêlé de coacher l’équipe.

En revanche le sorcier Joao Alves, viré par Magic Pishyar à l'évidence jaloux de son art, a opéré deux miracles depuis son retour dans "sa" maison grenat. Servette en passe d’être européen, on croit rêver. Remarquez, je doute qu'il y arrive. Dans le cas contraire, ça donnerait quand même une preuve supplémentaire de l’insigne faiblesse de cette Coupe UEFA.

Cela posé, il y aura probablement plus mortifiant que l’éventuelle non sélection européenne des Genevois. Oui, vous avez deviné, le futur parcours de Federer au Masters 1000 de Madrid. Son aventure sur la terre bleue espagnole m’inspire en effet les plus vives craintes. Pourquoi donc notre paresseux s’est-il encore offert de longues vacances au lieu d’aller se chauffer un peu les muscles dans un petit tournoi de campagne genre Estoril ou Munich? Sinon Belgrade, en l’absence de Djokovic, qui a quand même moins besoin de se défoncer que notre gloire nationale. 

D’autant qu’avec son pot habituel insensé, le patron du circuit rencontrera un qualifié pour son entrée dans le tournoi, puis éventuellement  Wawrinka au tour suivant. Qui, comme prévu, s'est montré incapable de venir à bout de Juan Martin del Potro en demi-finale au Portugal, alors que je le croyais enfin parti pour faire des fleurs.

Quant au malheureux Rodgeur, rarement gâté par le tirage au sort, il devra dès son entame se coltiner le Canadien Raonic, ou l’Argentin Nalbandian. Il vaudrait d’ailleurs mieux que ce soit ce dernier, dans la mesure où il s’est misérablement incliné en Serbie contre l’Italien Seppi, pas franchement un foudre de guerre. Seule consolation pour le Suisse, il restera troisième puisque Murray, la belette écossaise, a déclaré forfait.

En revanche, tout baigne pour Nadal, presque aussi verni que Dracula vu qu’il retrouvera le Russe Davydenko, nouveau fantôme des courts ou le Croate Karlovic qui ne peut pratiquement plus s’appuyer que sur son service. Bref autant parier que le pitbull et le vampire rallieront la finale.

Avec avantage Rafa. Car pour l’avoir regardé écraser impitoyablement Nole à Monte Carlo puis David Ferrer, la mobylette de Valence à Barcelone, il semble bien que l’ombrageux Ibère soit tout simplement redevenu l’ogre de l’ocre. Alors à moins d’une malencontreuse mollesse du genou…

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28.04.2012

Avis à Guy Forget, Federer bien décidé à s'incruster

aaaaaaaaaaaaaaaaaafeder.jpgAu risque de me répéter, je vais de nouveau me pencher sur le mythe, la légende, le phénix et j’en passe, vu que Federer nous rejoue l’orchidée noire dans les colonnes de mon quotidien favori. Je veux parler de l’interview glamour qu’il a accordée l’autre jour à la Tribune de Genève.

En tout cas une chose est sûre, ceux qui ne l’aiment pas trop et c’est un euphémisme, ont dû s’arracher les cheveux à la lecture de la chose. A commencer par Guy Forget, l’ex-capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis.

En effet, cet esprit chagrin ne voyait pas le Guillaume Tell de la raquette faire de vieux os,  si j’en juge par ses propos cavaliers récemment tenus à l’égard de la légende. Hurlant avec les seconds couteaux frondeurs réclamant leur part du gâteau et jugeantt l’Helvète, président du Conseil des joueurs, trop suisse et trop peu enclin à se mouiller pour défendre ses pairs.

Eh bien il faudra que ces âmes chagrines s’y fassent, car le king du tamis s’incruste. Décidé à jouer les prolongations, il songerait même à battre un nouveau record en participant aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en… 2016.

Ce qui n’a dans le fond rien d’étonnant si l’on en juge par la manière dont ce farouche adepte de la méthode Coué se perçoit sur le court et en-dehors. Donnant une image très flatteuse de sa petite personne, pour ne pas dire irréprochable, il réfute la moindre critique qu’on a l'audace de lui adresser.

Par exemple, il n’a jamais voulu critiquer Stanislas Wawrinka. Le fait qu’il lui ait mis sur le dos l’échec helvétique en Coupe Davis en février dernier n’est en somme qu'une mauvaise interprétation d’un éventuel excès de langage. Par ailleurs il s’entend parfaitement avec Djokovic et Nadal quoiqu’on prétende. 

Sur le plan sportif, il vise un 17e Grand Chelem, une médaille d’or sinon les deux, persuadé qu’il peut terrasser le pitbull de Manacor et le vampire de Belgrade quasiment les doigts dans le nez. Pourquoi pas, notez, ses deux principaux rivaux ayant un peu de plomb dans l’aile. Djokovic est à l’évidence moins dominateur que l’an dernier et Nadal reste sous la menace d’une mollesse du genou.

En plus l’ombrageux Ibère déteste qu’on lui transforme son environnement. Par exemple, il est furax à l’idée d’évoluer sur de la brique pilée bleue au lieu de l’ocre habituel lors du Masters 1000 de Madrid dès le 4 mai prochain.

Certes, il n’est pas le seul. Du Serbe à l’Ecossais Murray en passant par le Suisse, personne n’est favorable à cette innovation en forme d’opération publicitaire, mais Nadal est de loin le plus virulent.

Exaspéré par cette fantaisie ridicule et inutile, le Majorquin, vainqueur en 2010, craint d’être déstabilisé et de perdre ses repères sur cette terre inconnue. Logique. Pour ce garçon hyper ritualisé, le côté découverte façon Christophe Colomb n’est franchement pas son fort…

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21.04.2012

Décidément, ça vaut bien la peine d'être une légende!

federer.jpgJe viens de découvrir que Djokovic figure dans la liste des 100 personnalités les plus influentes du monde, dressée chaque année depuis neuf ans par le magazine Time. Mais où donc est passé Federer? Décidément cela vaut bien la peine d'être une légende!

Remarquez, ce n'est pas la seule raison pour laquelle il m’inquiète le gendre idéal. Non seulement il peine à tenir son rang, mais certains commencent à le prendre en grippe. A commencer par Nadal, qui ne cesse de le  tacler chaque fois qu’il en a l’occasion. Alors qu’il avait plutôt tendance à vanter ses mérites et son talent.

Et voilà que les sans-grade s’ysont mis à leur tour. Jouant les indignés de la raquette et se déclarant irrités par la répartition inégale des richesses générées par les tournois du Grand Chelem, ils réclament leur part du gâteau.

Menaçant sinon de boycotter l’édition 2012 de Roland Garros. Un ultimatum auquel personne ne croit vraiment. Reste que la fronde est menée par trois seconds couteaux, un Ukraininen et deux Russes et qu’ils en ont profité, figurez-vous, pour chercher noise au Bâlois, qui se trouve être le président du Conseil des joueurs.

Carrément un crime de lèse-majesté. Car ils ne sont pas tendres. En gros ils le trouvent bien gentil et propre sur lui. Mais contrairement à l’engagement dont il peut faire preuve sur un court, d’une mollesse crasse quand il s’agit de défendre ses petits camarades.

A les entendre, notre gloire nationale se contente de trôner du haut de sa grandeur, se gardant bien d’intervenir pour ne pas ternir son image de gentleman. Normal. Il ne va tout de même pas se battre comme un chiffonnier, le mythe!

En plus, il faut savoir que les prétendus oubliés du tennis sont infiniment mieux lotis que les laissés pour compte de la société, étant donné qu'un éliminé du premier tour d’un Grand Chelem touche la coquette somme de quelque 20.000 francs. Pour une prestation qui frise le plus souvent la désolation.  

Mais là n'est pas la question. Je vois surtout mal notre gloire nationale cracher dans la soupe, dans la mesure où fort de son imposant statut, il profite grassement de l’état de fait. Quand il n'en demande pas davantage, âpre au gain comme on le connaît.

Il n’est pas le seul, notez. Si les responsables de Roland Garros ont versé l'an dernier une enveloppe de 17,5 millions d’euros de dotations pour dégager un bénéfice net de plus de 47 millions, écart colossal qui exaspère donc les besogneux du circuit, les big four, en l’occurrence Federer, Nadal, Djokovic et Murray ont tranquillement raflé les 30% de la somme versée. Comme à Melbourne, Wimbledon et New York.

A une petite différence près. Tandis que Rodgeur se gaverait sans moufter, il paraît que le Serbe et l’Espagnol seraient montés au créneau pour plaider la cause des besogneux du circuit. Sans succès vu la réticence du Suisse à se mouiller. Mais cela n’est pas allé jusqu’à inciter Dracula et le pitbull à verser une partie de leurs mirobolants cachets aux pauvres du tamis!

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13.04.2012

Le plan d'enfer de Riton pour mener les Bleus de la raquette au sommet!

aaaaaaaaalconte.jpgDepuis que David a abattu Goliath et lui a coupé la tête avant de devenir roi, la répétition en live du récit biblique met toujours les gens en joie. Surtout en sport où tout le monde adore voir le petit mâter le gros.

Non je ne parle pas de Lucerne qui a fait plier Sion, privant ainsi les Valaisans de la possibilité de remporter une treizième Coupe de Suisse. Logiquement d’ailleurs, étant donné l’incapacité crasse, sinon pathétique, des ouailles de Christian Constantin à se remuer un tant soit peu les fesses. Sur leur propre pelouse de surcroît.

Je pense plutôt aux footeux normands amateurs de Quevilly, qui se sont offert le luxe de terrasser les Bretons du grand Rennes, évoluant en Ligue 1. Un exploit d’autant plus remarquable qu’il ne s’est produit que quinze fois en 80 ans.

Avec des rikikis venus à bout d’une équipe dix fois plus riche qu’eux, on y voit même une sorte de conte moral. C'est vrai ça. A quoi cela sert-il de rémunérer grassement des joueurs alors qu’ils y arrivent en étant payé des clopinettes ?

Du coup les indomptables et incroyables Quévillais, qui affronteront en finale les Lyonnais au Stade de France dans deux semaines, ont été follement portés aux nues partout dans les médias pour l’écriture de cette glorieuse page de la Coupe de France. Avec reportages télévisés à la clé dans les rues et les bars euphoriques de cette commune de Seine-Maritime, forte de quelque 25.000 habitants.

Le tour de force inouï de Quevilly, c'est un peu comme si Henri Leconte (photo) devenait le prochain capitaine de Coupe Davis. Car il est candidat, Riton, comme il l’a annoncé dans son blog sur le site d’Eurosport.

La passion brûlant en lui depuis son succès dans l'épreuve en 1991, il pense avoir des chances d’emporter le morceau. Imaginant sérieusement être l’un de ceux qui porterait au mieux les valeurs si chères à l’équipe de France.

La preuve, il a un projet d’enfer pour mener les Bleus au sommet s’il était choisi. Visionnez un peu la chose: il veut ni plus ni moins rassembler les meilleurs joueurs et les préparer mentalement et physiquement à disputer quatre rencontres de mars à décembre!

Mais où donc va-t-il chercher des idées aussi originales et révolutionnaires ce brave Henri? En tout cas une chose est sûre. Voilà un plan qui permettra aux futurs adversaires des Tricolores de dormir sur leurs deux oreilles...

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08.04.2012

John Isner, too big to play...

aaaaaaaisner.jpgAprès celle des Rouges, le géant Isner a précipité comme prévu la chute des Bleus en quarts de finale de la Coupe Davis sur le Rocher. Avec une fin en eau de boudin pour le malheureux Guy Forget, qui ne pensait pas livrer des adieux aussi misérables après quatorze ans plutôt fringants au service de l’équipe. 

Jeudi dernier pourtant, les spécialistes français de la raquette y croyaient vaguement encore, espérant voir Tsonga et Simon faire mieux face au colosse américain que Federer au tour précédent à Fribourg. Je ne parle à dessein pas de Wawrinka, dont un nain serait venu à bout en l’occurrence.

Bref. De Rodgeur, les experts tricolores s’étaient gaussés pour avoir cédé à la girafe yankee en quatre petits sets après avoir gagné le premier. Mais tout en étant à moitié rassurés concernant leurs poulains, ils n’en jouaient pas moins les matamores. Expliquant qu'ils avaient l’avantage de la terre et que si Big John s’était offert le maestro en février dernier, il s’était souvent trouvé en difficulté les années précédentes.

Décidément, les déductions de nos chers voisins m’époustoufleront toujours. Comme si le fait que l’escogriffe de Greensboro se soit planté dans un passé récent avait quelque chose à voir avec sa redoutable puissance de feu actuelle. Comme a pu s’en rendre compte le grognon Jo-Wilfried. Sonné quasiment d’entrée, le boxeur des courts

C’est dire si l’échalas du tamis, dont la légende helvétique un rien condescendante parlait comme d’un joueur au potentiel d’un Top 10 après Indian Wells, commence carrément à faire figure d’épouvantail. Surtout sur terre battue. De quoi flanquer les chocottes à Rafael Nadal, tenant du titre, une semaine avant le Masters 1000 de Monte-Carlo. Et avec son genou en délicatesse, je ne vous raconte pas la trouille du pitbull pour Roland Garros…

A part ça, je le trouve franchement trop grand, Isner. A mon avis ne devraient être autorisés à s’exhiber, raquette à la main, que les tennismen mesurant moins de deux mètres. D’autant qu’il y a plein de disciplines pour ceux qui atteignent ou dépassent cette stature. Le  basket, le volley, le saut en hauteur, la natation et j’en oublie.

Contrairement à ce que certains penseraient, je ne dis pas ça pour discriminer les asperges du tamis. Pour moi, il s’agit d’une simple question d’harmonie.  Sinon de justice. Car parfois les rencontres frisent le ridicule. C’en devient par exemple gênant, lors de la poignée de mains finale entre la perche Isner, 2 mètres 06, et le petit Belge Rochus qui lui arrive à peine à la taille avec ses 167 centimètres. Comment voulez-vous qu’il régate le pauvre? Là franchement, ce n’est plus du jeu. 

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30.03.2012

Le curling féminin pour oublier Federer

Et voilà, je vous le disais qu’il fallait attendre Miami. La flamme nouvellement déclarée par les spécialistes de la raquette à ce cher Rodaaaaaacurling.jpggeur n’a pas fait long feu. Pire, pour ceux qui le voyaient marcher sur l’eau après sa facile victoire à Indian Wells, c’était soudain devenu banalement chronique d’une noyade annoncée!

La défaite de la légende face à Andy Roddick en Floride fut pourtant aussi surprenante que vexante et frustrante. Non seulement le Suisse n’a jamais laissé que des miettes au Texan depuis des âges, mais ce dernier, lessivé avant de pénétrer sur le court après les intenses efforts fournis pour se payer le maestro, s’est misérablement répandu face au modeste Argentin Juan Monaco au tour suivant.

Bref, le désespoir total. Dont seuls pouvaient nous tirer, imaginais-je le moral brutalement descendu sous zéro, des sports chers à notre petite nation. Où ses ressortissants sont rois vu qu’ils sont les seuls à les pratiquer, comme le hornuss ou le lancer de la pierre d’Unspunnen.

Voire la lutte à la culotte dont va nous régaler la bourgade d’Estavayer-le-Lac en 2016. Mais l'dée de ces joutes pastorales lointaines, qui devraient attirer quelque 250.000 personnes avides d’admirer de solides campagnards se rouler dans la sciure, ne suffisait pas franchement à mettre du baume sur mon cœur meurtri par l’échec mortifiant du mythe du tamis.

Lorsque soudain jaillit miraculeusement l’éclair dans la brume. Le curling. Féminin de surcroît. Qui voyait notre quatuor de choc emmené par Mirjam Ott, cheffe de bande quadra déchaînée (photo), rafler la médaille d’or aux Mondiaux du Canada. Au nez et à la barbe de redoutables Vikings.

Extraordinaire exploit. Car il faut savoir que cette discipline dépasse de très loin le putzage acharné sur glace, n’en déplaise aux esprits moqueurs, depuis sa création par les Ecossais il y a cinq cents ans. Et elle est pratiquée par des sportifs pétris de  bonnes intentions, contrairement à certains voyous qui hantent les aires de jeux diverses et variées.  

La preuve. Un vrai curler ou une vraie curleuse va jusqu’à préférer une défaite à une victoire déloyale! Tous deux ne cherchent jamais à distraire leurs rivaux ou à les empêcher de donner le meilleur d’eux-mêmes. Aucun d’entre eux n'enfreint intentionnellement une règle, écrite ou non.

Mais surtout, au-delà d’une attitude morale irréprochable, d’un fair play à toute épreuve et d’un esprit de camaraderie béton, le curling fait également appel à la finesse, l’adresse, la concentration, le sens de la stratégie et l’intelligence. 

C’est vous dire si j’étais à cent lieues de penser qu’on pouvait trouver autant de qualités chez les Helvètes. Même chez les femmes. Raison pour laquelle je crains une grosse déception avec leurs collègues masculins, du coup très attendus dès samedi à Bâle…

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24.03.2012

Nadal le pitbull aime-t-il vraiment le tennis?

aaaaanadal.jpgJe vous le disais, suite à son ixième défaite contre Djokovic à Melbourne, Nadal me semblait s’être payé un sérieux détartrage des canines en redéboulant comme un pitbull à Indian Wells. Je le voyais même gagner le tournoi les doigts dans le nez tant il se montrait invincible. 

Jusqu’au passage de Federer, qui se prenait soudain pour l’Attila des courts, en se débarrassant du molosse en deux coups de cuillère à pot. Alors certes, l’Ibère vient d’écrabouiller le Colombien Giraldo au deuxième tour de Miami. mais Il n’empêche que je me pose des questions à son sujet. Je me demande même s’il aime vraiment le tennis.

La raison de ce doute, une interview révélatrice à Eurosport.fr, où le taureau de Manacor se montre non seulement blessé par un soupçon de fraude fiscale, mais surtout très irrité par les insinuations de dopage des Guignols de l’info. Ma potion magique, c’est du travail et des efforts, enrage-t-il. Et de lâcher tout à trac dans un élan de commisération peu commun envers sa petite personne: "Depuis que j’ai 7 ans, j’ai bossé des milliers d’heures chaque putain de jour!"

Chaque putain de jour depuis près de vingt ans. Et moi qui croyais ingénument que c’était une joie pour l’Espagnol de se lever tous les matins pour aller taquiner le tamis. Avouez que cela en dit long sur son calvaire quotidien. Pas étonnant que ce pauvre garçon soit à ce point obsessionnel et bourré de tics nerveux!

La guéguerre Hitzfeld–Constantin

A part ça, vous avez sans doute lu qu’Hitzfeld et Christian Constantin nous jouaient la guéguerre du crampon façon cour d’école par Matin interposé. Le premier accusant le second de déloyauté et le second taclant le premier, dénonçant le bilan calamiteux d’un coach  qui coûte horriblement cher et ne rapporte rien.

Ajoutant que les responsables du foot helvétique avaient fait une grossière erreur de casting en le maintenant à son poste après le Mondial sud-africain de 2010. En lui filant, ajouterais-je si je ne m’abuse, une rallonge côté pépettes, ce qui fait aujourd’hui de lui l’entraîneur national le mieux payé de la planète.

Franchement à se mordre jusqu’au sang. Raison pour laquelle, en dépit des innombrables défauts du bouillant boss valaisan, contre qui juste en passant la Swiss Football League vient d’ouvrir une procédure pour comportement insultant envers ses responsables, je ne peux m’empêcher de partager son point de vue sur le sélectionneur des Suisses.  

D’autant plus que je n’ai cessé, quasiment depuis son engagement, de m’insurger contre Gottmar le mollasson qui croit  impressionner le peuple avec ses faux airs de dragon prêt à cracher le feu. Alors qu’il n’a effectivement jamais proposé qu’un catastrophique rapport qualité-prix.

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Federer, ce phénix qui ne cesse de renaître...

federer.jpgAlors qu’après l’US Open il était à jeter aux oubliettes pour être pitoyablement passé à côté de tous les tournois du Grand Chelem pendant deux ans, ne voilà-t-il pas que ce bon vieux Federer donne à nouveau le tournis aux spécialistes, qui ne savent plus à quel saint se vouer avec son côté phénix renaissant sans cesse de ses cendres.

Du coup certains le voient se réinstaller sur le trône dans six mois. Notez que le principal intéressé n’en revient pas lui-même, se causant quasiment à la troisième personne pour se voter des félicitations.

A l’exception de deux couacs agaçants d’abord en Australie en janvier dernier, puis en Coupe Davis quelques semaines plus tard à Fribourg, il faut bien reconnaître que le génie a évolué sur un nuage ces six derniers mois. Mieux sur une autre planète. Celle de Djokovic, qui n’en est actuellement plus le roi. Même s’il reste le patron du circuit suite à sa marche triomphale de la saison dernière, le vampire de Belgrade éprouve en effet pour l’heure quelque peine à saigner impitoyablement ses victimes jusqu'au bout.    
 
Au contraire, notre gloire nationale qui fut malmenée par Dracula comme tout le monde, lévite sur le court. A 30 ans. Carrément une indécence à en croire les experts subjugués par son fantastique talent, et qui n’en peuvent plus  à l’idée qu’il a battu à plate couture la girafe américaine John Isner à Indian Wells, dans le désert californien.

Surtout que l’homme, 2m06 au garrot et que l’on dit en pleine croissance (non, pitié!), venait de s’offrir, l’air de rien avec son côté môme monté en graine, sa bouille de bébé et ses interminables gambettes maigrelettes, le scalp du numéro un mondial.

De quoi le prendre pour un bleu tout juste sorti de l’adolescence. Erreur, ce poupon géant va bientôt fêter ses 27 printemps. Juste en passant, à peine quatre de moins que Federer. Je comprends que cela agace prodigieusement le Suisse qu’on fasse une fixette pareille sur son âge canonique.

Mais chassez le naturel…  Cette flamme nouvellement déclarée au Guillaume Tell de la raquette ne va pas empêcher l’insoutenable inconstance des commentateurs sportifs, tous médias confondus. D’autant que Sa Grâce Rodgeur est passé maître dans l’art de provoquer chez eux de spectaculaires retournements de veste. Les éreintant à force de les obliger à jouer les girouettes à chaque tournoi, chaque match, chaque set, chaque jeu sinon chaque point. A vérifier dès ce soir à Miami.  

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18.03.2012

Un gène helvétique chez Lindsey Vonn?

aaaaavonn.jpgLe plus grand skieur de tous les temps au nombre de points remportés sur une saison aurait pu être une skieuse. A savoir Lindsey Vonn, avec ses douze victoires et ses trois globes cet hiver. Une bombe au propre et au figuré.

Chasseuse de records à l’image d’un Rodgeur Federer dans le tennis, il ne lui manquait que vingt misérables petites unités de rien du tout au classement général de la Coupe du monde pour faire la pige aux 2000 du célèbre Autrichien Maier. Et faire ainsi dégringoler de son piédestal l’Herminator des neiges, qui a raccroché ses spatules en 2009.

Très franchement, j'imaginais que le missile Lindsey y parviendrait en deux coups de cuillère à pot. D’autant qu’il lui suffisait de se classer treizième de l'ultime épreuve. Une formalité en principe pour la détentrice de 53 succès, toutes disciplines confondues. A deux seulement de la Suissesse Vreni Schneider.

Hélas la championne la plus glamour et la plus sexy du circuit, grande habituée des magazines en tous genres, n’hésitant pas à dévoiler une plastique de rêve dans des bikinis suggestifs, courtisée par la publicité et adulée des fans de la latte, s'est plantée comme une débutante à force de vouloir assurer dans la première manche. Pour paumer ensuite son bâton dans la seconde. 

Pire. Non seulement elle a violemment tiré sur le frein à main lors du géant, mais elle a carrément enclenché la marche arrière pour se retrouver à une humiliante avant-dernière place. 

A l’instar de Didier Cuche en somme. Pourtant la sculpturale fusée est bien née en 1984 dans le très américain état du Minnesota, où son grand-père l’a mise sur des skis à l'âge de trois ans. Mais une analyse ADN s'impose. Car qui donc aurait pu supposer une seconde qu’il y avait un gène helvétique dans la famille?

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17.03.2012

Cuche et Feuz: rien ne sert de partir à point...


aaaaaahirscher.jpgLe foot n’étant donc pas notre truc, évidence douloureusement renforcée par la déculottée flanquée aux malheureux Bâlois par les impitoyables footeux du Bayern de Munich, carrément une mise en bière, je vous suggérais de plutôt regarder le ski et le tennis pour éviter le blues du téléspectateur.

Mais là encore il a fallu drôlement déchanter. Nos champions n’ont en effet rien trouvé de mieux que de revisiter La Fontaine en réinterprétant le célèbre fabuliste à l’envers. Cela donne quelque chose du genre: rien ne sert de partir à point, il faut continuer de courir.

A commencer bien sûr par Cuche. Démarré en trombe, il devait tout rafler avant de tirer sa révérence. Malheureusement, il a à nouveau tout perdu pour quelques misérables points.

Cela n’avait pas empêché les grands experts des neiges de nous rebattre les oreilles en nous racontant que l’homme avait l’occasion de devenir un mythe en remportant un cinquième globe de cristal en descente lors des finales de Schladming. Ce qui lui aurait permis d’égaler le record de la légende Franz Klammer.

Mais il a fallu que le Neuchâtelois tire sur le frein à main lors de ses deux ultimes apparitions dans les épreuves de vitesse. Terminant non seulement à une mortifiante dix-septième place en descente, mais se retrouvant relégué en troisième position dans la discipline, alors qu’il visait la tête.

Incurables, les commentateurs remettaient sottement la compresse, pariant à nouveau sur ce brave Didier pour l’obtention, cette fois, d’un globe de cristal dans le super-G. C’est ce nos hitchcockiens d'opérette appellent maintenir le suspense.

Caramba, encore raté. Sans surprise, du moins en ce qui me concerne. Reste à Didier Cuche l’honneur d’avoir été élu sportif, puis Suisse de l’année. Mais il paraît qu’il n’y a que les Alémaniques pour en baver des ronds de chapeau.

La flèche des Bugnenets hors du coup, seul le jeune Beat Feuz pouvait sauver la mise de la spatule helvétique, calamiteusement dépassée de surcroît par l'Italie au classement des nations. Mais patatras, à la seconde exacte où Sa Logorrhée Jaton, toujours à la pointe de l’actualité, clamait que le prodige n’avait pas dit son dernier mot, c'était la chute! Avec l'immédiate et pénible certitude de se voir coiffé au poteau par l’as des as autrichien en slalom, Marcel Hirscher (photo).

Ce qui fut fait là encore, sans que l’intéreressé laisse planer le moindre doute  dès le premier piquet de la première manche. Sauf évidemment chez nos inénarrables de la RTS, qui avouaient être passés par tous les états d’âme en cette journée décisive.

Comme d’habitude, il faudra compter sur le king du tamis pour les émotions fortes. Mais je ne vous cache pas mon inquiétude, même si Federer, à mon intense étonnement, a terrassé Del Potro en deux coups de cuillère à pot, s’offrant le plaisir de rencontrer Nadal en demi-finale. Une rencontre de tous les dangers. A en juger par son parcours, certes un rien perturbé par son match serré contre Nalbandian, il me semble que le pitbull s’est payé un sérieux détartrage des incisives!

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10.03.2012

Une ambulance peut en cacher une autre!

aaahugh.jpgEh bien pour ne rien vous cacher, j’ai eu drôlement chaud pendant une semaine. Comme ce n’est pas mon genre de tirer sur des corbillards, j’en voyais un se rapprocher dangereusement, rempli de malheureux Servettiens condamnés à l’enfer par la sanction d'une juge impitoyable. 

Et puis le miracle se produisait, sous forme  d’un repreneur surprise. Apparemment certains n’avaient jamais douté du prodige.  Je lis par exemple que les grands clubs ne meurent jamais. Facile à dire après le sauvetage, certes momentané mais quand même, opéré par Hugh Quennec (photo) le ponte de la crosse du cru. 

Parce qu’entre Dominique Warluzel se délectant de jouer au fossoyeur du foot romand sinon hevétique et les erremengts de l’ex-boss Pishyar, c’était coton pour les Genevois de tenter de surnager. Un vrai cas d'ailleurs ce brave Magic, curieusement encensé par certains sur le plateau de  l’émission Infrarouge consacrée au crampon sous perfusion. Et dont tout le monde estime la gestion tellement excellente qu’il deviendra pas moins que président d’honneur des footeux si l’équipe est encore là dans un mois.

Franchement je me pince en rêvant sans y croire. Après tout ce que j’ai appris côté transfert foireux et autres joyeusetés genre Boulette neuchâteloise, on raconte maintenant  qu’il avait opposé une fin de non recevoir au géant Nike qui l’avait approché pour fringuer les Servettiens, et qu’il avait aussi écarté des partenaires pour apposer leur griffe sur les maillots.

Bref, d’ici à imaginer qu’il ourdissait un plan mystérieux et qu’il n’avait racheté le club que pour mieux le couler, il n’y avait qu’un pas! Certes on me rétorquera qu’il avait amené les Grenat en Super League. Mais comme personne ne l’ignore, la vengeance est un plat qui se mange froid...

Enfin bref. Une ambulance pouvant en cacher une autre, il a fallu que les Aigles de Mc Sornette, les ailes plus que jamais dégoulinantes de plomb se plantent misérablement en play out. Et finissent véritablement par devoir livrer la rencontre de la dernière chance. Mais comme toutes mes prédictions funestes se sont hélas réalisées jusqu’ici, je vais courageusement prétendre qu’ils vont finir par s’imposer dans la série. Sait-on jamais, ça risque demarcher. 

Deux mots encore sur Sa Grâce qui m’inquiète un brin dans ses visées de victoire à Indian Wells, premier Masters 1000 de l’année.  Parce que se faire battre juste avant par Roddick, même en match exhibition, ça craint. A part ça, à en juger par l’extraordinaire point remporté en imitant Nadal, je me dis que si  l’Américain avait singé  le pitbull plus souvent dans les matches qui comptent, il ne végèterait peut-être pas actuellement à la 31e place du classement!

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02.03.2012

Le foot, ce n'est décidément pas notre truc!

aaaafeuz.jpgPas de doute, on devrait se contenter du ski et du tennis. Là au moins on peut espérer légitimement avoir de quoi se réjouir l’âme. D’abord avec nos as de la spatule, dont le bouillant Beat Feuz qui vient, même si ça ne dure pas, de prendre la tête du classement général de la Coupe du monde.

Et ensuite avec notre Guillaume Tell de la raquette, qui nous a donné quelques aperçus de la précision apparemment retrouvée de ses tirs il y a deux semaines à Rotterdam, et il y a quelques heures en atteignant la finale à Dubai. Où, juste en passant, Djokovic s’est lamentablement écrasé face à Murray dans le dernier carré. Après seulement dix victoires en 2012, ce qui laisse vaguement augurer d’une baisse de régime assez réconfortante chez le Dracula serbe.

Il reste à espérer que la belette écossaise a laissé quelques poils dans l’aventure. Dans le cas contraire, on se satisfera de la performance relative de la légende. Ce sera toujours moins frustrant que le foot, décidément pas notre truc. 

Et pas seulement parce que les choses continuent à grenouiller fâcheusement dans le crampon romand, avec ces malheureux Servettiens au bord du précipice et risquant à chaque instant de rejoindre les Neuchâtelois au fond du trou.

Non je songe à cette équipe suisse dont on n’a pas à rougir, à en croire quelques spécialistes atteints de myopie aiguë. Car si certains nourrissaient quelques vagues regrets de ne pas voir nos footeux à l’Euro polono-ukrainien, leur prestation contre l’Argentine mercredi soir à Berne a dû balayer les derniers. Et pourtant leurs adversaires sont loin de d’être sorti les tripes pour les terrasser. Ils n’ont eu qu’à balancer leur lutin en forme de missile pour que tout explose.

Ce qui n’a rien d’étonnant lorsqu'en face, il n’y a que des pétards mouillés. Une simple preuve. Quand on a un Rodrigues, eux, ils ont un... Maxi Rodrigues. Sans parler de Shaqiri, qui est notre petit Messi. Déjà que ce cher Lionel n’est pas très grand, vous voyez un peu la taille du nôtre!

Sans aller jusqu’à ces douloureuses comparaisons, il suffisait d’entendre Michel Pont lors du dernier Sport dimanche à la télé pour avoir une idée très exacte de la façon dont les choses allaient se dérouler. Nous n’avons pas de numéro dix, pas d’attaquant et pas de tactique anti-Messi, déclarait-il accablé. Autrement posé, la messe était dite.

Certes, luttant courageusement contre le désespoir qui l’habitait, l’adjoint d’Ottmar Hitzfeld ajoutait, je résume: la tête tenant un rôle énorme dans le football, nous allons jouer pour gagner du meilleur pied possible... Pour conclure en substance, l’avenir est devant nous et nous allons tout tenter pour être au top en septembre.

Le problème, quand  les Suisses sont au sommet, c’est d’une montagne à vaches, pas franchement de l’Everest. Et à mon humble avis, cela risque d'être ric-rac, même pour affronter ce qui se fait de moins bien dans le genre sur la planète, histoire d’arracher une qualification en vue du Mondial brésilien de 2014.

Il faut s’inspirer du FC Bâle, observait encore Michel  Pont. Mais c’est toute l’équipe rhénane qu’il eût fallu mettre sur le terrain. Entraîneur compris. Car pour ce qui est d’aiguillonner ses ouailles, ce brave Gottmar se montre à peu près aussi dynamique que Severin Luthi, notre capitaine d’opérette de Coupe Davis!

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25.02.2012

De Cuche aux footeux bâlois, c'est l'extase!

dicuche.jpgEh bien, il était temps que la flèche des Bugnenets se remette au boulot après le panégyrique dont elle fut l'objet! Cuche s’est même montré tellement phénoménal dans ce super-G de Crans-Montana que les commentateurs français, encore plus dithyrambiques que Sa Logorrhée helvétique, étaient prêts à l'adopter. Et pourtant notre inénarrable de la TSR avait de quoi s’extasier follement sur la redoutable fin de parcours du Neuchâtelois!

D’ailleurs à cet égard, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Fabrice Jaton a trouvé une nouvelle manière de raconter des sornettes. Il dit qu’on va dire ce qu’il va dire et il le dit. Du coup, il répète trois fois la chose en croyant se livrer à une autodérision démente. 

A part ça, si la France cultive l’exception culturelle, la Suisse ce serait plutôt l’exception sportive. D’autant plus exceptionnelle que si on enlève Didier Cuche, elle est presque exclusivement bâloise. Il doit y avoir un truc dans cette ville. Probablement des composés chimiques qui agissent sur le physique et le mental de certaines personnes.

Le plus réceptif à cet assemblage ionique, c’est naturellement le planétaire Federer, qui dame quasiment le pion à Nelson Mandela sur le plan de la personnalité la plus admirée et respectée dans le monde.

Mais il n’est pas le seul à profiter des bienfaits du lieu. Alors que le football romand est dans une mouise noire, avec Neuchâtel Xamax rayé de la carte, Servette qui risque de ne plus y figurer très longtemps, Sion qui se gèle les arpions à moins quatre points et Lausanne qui tente de se maintenir péniblement hors de l’eau, le FC-Bâle fait presque autant chavirer les fans que le tsar de la raquette.

En effet, l’équipe du cru force l’admiration même hors des frontières depuis qu’elle tombe, si je puis m’exprimer de la sorte dans la mesure où il s'agit de footeux, les grosses têtes du ballon. Se payant non seulement, dans ce qui est désormais devenu l’enfer de Saint-Jacques, le prétentieux Manchester United, mais également le Bayern de Munich, géant européen du crampon.

Certes rien n’est joué puisque que les Rhénans doivent encore aller guerroyer victorieusement chez les Allemands dans trois semaines s’ils veulent continuer à se faire mousser en Ligue des champions. Il n’empêche que personne ne croyait véritablement à la réussite de la première partie de l’exercice.

En revanche tout le monde imaginait, à commencer par les super experts de la crosse, que les Aigles de McSornette gagneraient haut la main à Kloten, tandis que Bienne se laisserait étriller par Ambri. C’est évidemment le contraire qui s’est produit. D’où j'en déduis que plus dangereux que les spécialistes, ce sont les "grands" spécialistes.

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18.02.2012

Le tennis entre guignols et mouche tsé-tsé!

anadal.jpgIls ont beau n’être que des guignols, ils n’en sèment pas moins la zizanie en Espagne. Je veux évidemment parler des Guignols de l’info de Canal + qui se sont attirés l’ire des Ibériques en suggérant un dopage généralisé des sportifs de la péninsule. 

La suspension de deux ans du coureur cycliste Alberto Contador leur en offrant l’occasion, Ils s’engouffraient ainsi avec délices dans la brèche ouverte il y a quelque temps par Yannick Noah, un autre guignol dans son genre, qui s’était sarcastiquement extasié sur l’effet extraordinaire d’une potion magique, propulsant les Hispaniques vers les sommets dans à peu près toutes les disciplines.

Et voilà qu’en pleine polémique Rafael Nadal, personnellement visé par un sketch le montrant urinant dans le réservoir pour faire démarrer une voiture sur les chapeaux de roue,  était réveillé pour un contrôle antidopage  à 8h 30 du matin samedi dernier. Non seulement le numéro deux mondial ne s’est pas fâché, mais il était content qu’il en soit ainsi, comme il l’a expliqué sur son compte Twitter.

Avant de se rendormir tranquille, vu qu’il subit un examen de ce genre presque tous les jours et que le résultat s’est toujours révélé négatif. Il n’en a pas moins fustigé le harcèlement de ses voisins. A cet égard l’oncle Tony, son entraîneur, ne s’est pas privé de se moquer à son tour des Hexagonaux frustrés. "Les Français peuvent attendre toute leur vie un contrôle positif de Rafael Nadal", a-t-il persiflé.

Autrement dit, la jalousie est un vilain défaut. En d’autres termes, au lieu d’aller chercher des poux dans la tête des champions espagnols, les Tricolores feraient mieux d’essayer d’en produire chez eux. Il est vrai que pour l’instant, à part leurs sempiternels handballeurs,  un judoka et un champion de rallye, la récolte est maigre…

Remarquez, ça vaut mieux que la terrifiante disette helvétique en Coupe Davis. Et à cet égard, j’ai envie de revenir sur l’autre événement qui a également fait tache dans le domaine de la petite balle jaune: le pétage de plomb de Federer. Eh oui, je n’en reviens pas de la minable attitude de Sa Grâce.

En faisant endosser son pitoyable échec en simple et en double par le malheureux Wawrinka, le prince du savoir-vivre, le roi du fair play, l’empereur de l’élégance, le chantre de la correction, le gendre idéal et j’en passe, est brutalement descendu de son piédestal.

Il n’y a qu’une seule chose qu’on ne pouvait lui reprocher en l’occurrence. A en juger par la façon erratique de la légende de se déplacer sur le court, personne n’aurait en effet eu l’idée de l’accuser de dopage. Ou alors il s’agissait d’une surdose de venin de mouche tsé tsé...

Il reste à espérer que l’insecte ne s’avisera pas de récidiver. A force, sa piqûre pourrait se révéler fatale! 

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11.02.2012

Coupe Davis: le baron rouge atomisé par les roturiers américains!

aaméricains.jpgFranchement, cela ne faisait pas un pli. On devait avoir pour le moins l’espoir chevillé au corps pour imaginer une seule seconde que les Helvètes parviendraient à venir à bout des Américains en double. Surtout avec l'un des deux meilleurs du monde en lice. Mais voilà qui n’empêchait pas les inénarrables de la TSR de tirer des plans sur la comète. 

Cela peut tourner, il faut y croire, il faut gagner ce double, on verra après, psalmodiait pathétiquement Pierre-Alain Dupuis. Alors qu’il suffisait de regarder nos deux balourds évoluer poussivement sur le court pour se rendre compte qu’il n’y avait justement rien à voir!

Ce n’était évidemment pas l’avis du consultant Rosset. Qui ne cessait de maudire cette misérable terre battue indigne d’un champion comme Rodgeur. Le baron rouge, clamait-il la veille, hyper fier de lui avoir trouvé le surnom du siècle. Avant que l’aristo de la raquette, dépourvu de la moindre noblesse si j'en juge par sa manière pitoyable de se défausser ensuite de ses échecs cuisants en critiquant le jeu de son partenaire, ne se répande sur le court sous les coups de boutoir du roturier Isner.

En outre le grand Marc n’a pas hésité à nous raconter qu’en double c’est comme ça. Vous dominez, mais vous perdez le jeu, sinon le match… Or j’aimerais  bien savoir où le Genevois est allé chercher une quelconque domination helvétique. A part chanceusement dans le premier set, Mardy Fish ayant eu un peu de mal à entrer dans la partie.

Pour le reste les deux yankees survoltés ont juste joué avec la paire valdo-bâloise comme deux chats cruels avec deux petites souris prises au piège. A commencer par la légende dont on reparle déjà du déclin, son dernier simple perdu en Coupe Davis remontant en… 2003. Un commentateur d’Eurosport n’y a en tout cas pas manqué. Voilà qui donne une idée du niveau actuel de Federer, a-t-il assez dédaigneusement laissé tomber. Une façon de dire que pour lui, c’est carrément le début de la fin.

De quoi se tourner vers le ski pour se remonter le moral. Parce que là au moins, un Cuche au tapis peut vous mettre un Feuz sur orbite!

P.S.- Histoire de ne pas boire la Coupe jusqu'à la lie, Federer et Wawrinka ont laissé les sous-fifres jouer les victimes expiatoires. Crucifiés vite fait, Lammer et Chiudinelli leur disent merci... 

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10.02.2012

Le tandem de choc Dupuis-Rosset atteint des sommets!

aaaisner.jpgEh bien, si même le super pompier de service ne parvient pas à éteindre l’incendie, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle! Avec sa raquette magique en berne à Forum Fribourg, le King faisait peine à voir, impuissant à contrer les missiles que lui balançait le géant Isner (photo). Qu’il s’agisse de ses services canons ou de ses coups droits meurtriers. 

Quand la légende balbutie ainsi son tennis, j’avoue avoir du mal à croire à ses seize Grands Chelems. Et encore davantage au fait qu’il puisse en remporter un dix-septième.

Mais bref. Il n’y avait vraiment que le tandem télévisé de choc Dupuis-Rosset pour imaginer, au départ, que l’Américain monté en graine n’était qu’un empoté. A qui il manquait la science du déplacement pour arriver à la hauteur d’un Federer, surtout grand favori en l'ocurrrence. De plus, je crois avoir entendu l'inénarrable Marc prétendre qu’il bougeait mieux à l’époque sur un court que le natif de Caroline du Nord, alors qu’il ne mesure que quatre centimètres de moins…

Ces sornettes avaient commencé avec le match de Wawrinka contre Fish, pour eux dans la poche en deux coups de cuillère à pot après le troisième set. Et paf, voilà que la machine se mettait à dérailler sérieusement au quatrième pour le Vaudois. Se grippant définitivement au cinquième.

Résultat, nos deux comiques ne sachant plus à quel saint se vouer, n’avaient d’autre solution que de changer d’avis à chaque point gagné ou perdu par l’un des deux protagonistes. Avec un sommet dans le genre de la part de Rosset, qui nous a sorti cette analyse d’un pointu affolant à un cheveu du match pour Mardy: ça peut basculer dans un sens ou dans l’autre…

Heureusement que le ridicule ne tue pas. D’autant qu’en sus, ils nous ont bassinés dès l’entame des hostilités, en noyant sous les critiques une équipe yankee vieillissante (l’hôpital qui se fout de la charité si on considère la nôtre!) formée d’un Fish trentenaire, d’un Isner un rien décati avec ses bientôt 27 ans, un Roddick fantôme et pas un rat pour suivre. Nonobstant par exemple Donald Young. Ou Ryan Harrison qui va sans doute se rappeler à leur bon souvenir dans le double de samedi….

Enfin, puisque les Suisses vont honteusement perdre ce premier tour de Coupe Davis, la TSR décidera peut-être de nous passer une troisième fois le résumé, dont elle est si fière, de la fantastique épopée d’il y a... 20 ans, où Hlasek et Rosset s’en étaient allés guerroyer jusqu’en finale. Pour affronter, à Fort Worth Texas, l'équipe la plus performante du moment. Vous parlez d'un lot de consolation!

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03.02.2012

Didier Cuche aurait pu faire un petit effort!

dicuche.jpgJe ne sais pas pourquoi mais je suis un peu déçue, comme dirait Guillaume Tell en plantant sa flèche un poil à gauche du centre de la pomme posée sur la tête de son fiston. Parce que Didier Cuche troisième à quatre centièmes dans la première descente de Chamonix, alors qu’il était encore en tête au dernier temps intermédiaire, ça me troue…

C’est vrai ça. Manquer de précision à ce point! Il  aurait pu faire un petit effort, lui qui est un si redoutable finisseur comme le clame son ineffable Logorrhée Fabrice Jaton à chaque course de la flèche des Bugnenets.  Et qui n’a bien entendu pas pu s’empêcher de ramener encore une fois sa fraise sur le sujet. Enfin attendons dimanche. Peut-être que le Neuchâtelois aura à cœur de fignoler les détails!

Vous me rétorquerez qu’il est malgré tout  drôlement mieux que Stanislas Wawrinka, qui s’est planté vilain à l’US Open , dégringolant au 27e rang ATP. Eh bien il n'a pas moins eu l'honneur de signer pour les cinq prochaines éditions de l’Open de Gstaad

D’accord, ce n’est pas un tournoi majeur. Mais je trouve gonflé de la part des organisateurs d’imaginer non seulement que le Vaudois durera aussi longtemps, mais surtout qu’il restera à un niveau suffisant même pour eux. Sans compter qu’ils sont au courant. Son meilleur résultat dans la station de l’Oberland, c’est une finale perdue il y a sept ans. 

Je l’admets, il m'inquiète moins que les footeux romands. Quand je pense qu’on n’en pouvait plus à l’idée d’avoir quatre équipes en Super League. Belle réussite! Après les déboires du FC Sion relégué en queue de classement, Neuchâtel rayé de la carte et son président Chagaev derrière les barreaux pour cause de grosses boulettes, voilà que Servette donne des sueurs froides à ce qui lui reste de fans.

L’avocat de Cleantonic, qui s’occupe de nettoyer le stade voulait en effet requérir lundi la faillite du club sans poursuites préalables. Mais finalement la société ne va pas tout putzer tout de suite, vu que Magic Pishyar lui a filé 30.000 francs sur les 90.000 qu’il lui doit. Certains dirigeants sportifs sont décidément pires que les hommes politiques. Ce n’est que poussés dans leurs derniers retranchements qu’ils daignent faire ce qu’il faut.

A part ça, j’en ai appris une bien bonne concernant les Genevois lors de la dernière émission d’Infrarouge. Alors que le président Marc Roger pataugeait dans les ennuis, il avait demandé son aide à…  Bulat Chagaev. C’est dire si les malheureux Grenat n’avaient vraiment aucune chance de s’en sortir en 2005!

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29.01.2012

Au bout du suspense, Djokovic reste le roi de Melbourne. Federer lui dit merci!

adjoko.jpgDécidément il n’y arrive plus, le malheureux Espagnol. Au bout d'un suspense hallucinant dans un match de près de six heures, le plus long d'une finale de Grand Chelem, Djokovic est sans doute définitivement devenu pour Nadal ce que Nadal est à Federer: sa bête noire. Certes, ça me coûte un peu étant donné les simagrées dont nous a gratifiés le Serbe sur le court dans ses précédentes rencontres, mais je lui dis quand même bravo. Et surtout un immense merci.
 
J’imagine que le maestro helvétique, devant prier pour ce genre d’issue, est lui aussi extrêmement reconnaissant au vampire de Belgrade. Car il a drôlement bien travaillé pour lui, protégeant ses intérêts en battant une septième fois l’Ibère dans un duel au sommet. 
 
D’abord, il a évité au Suisse de perdre sa troisième place en se débarrassant in extremis d’Andy Murray, la belette écossaise perdant de surcroît quelques plumes dans l’aventure, dans la mesure où elle était allée jusqu’en finale l’an dernier.
 
Ensuite, il a empêché le pitbull de se rapprocher du record des seize Grands Chelems de la légende. Et Rafa la tornade devra s’employer sec pour en regagner un autre, vu que Dracula a dû lui flanquer un gros coup sur la cafetière en ce début de saison. Surtout après ses efforts dantesques pour revenir au score.  

A part ça, je m’étais demandée si j’allais me convertir au tennis féminin. Mais franchement non. Peut-être que Victoria Azarenka, la nouvelle reine du circuit a accompli un bel exploit et redonné un peu d’éclat à la chose en s’installant sur le trône abandonné par Caroline Wozniacki, après une domination de 67 semaines sans glaner un seul Grand Chelem.
 
Il n’empêche que contrairement à celle des hommes, cette finale fut très decevante. Et c'est un euphémisme. 82 petites minutes pour empocher l’équivalent d'un million et demi de francs suisses ce n’est pas presque indécent comme le relevait frileusement Pascal Droz, c’est carrément scandaleux. Encore davantage en ce qui concerne la belle Maria Sharapova, qui en rafle la moitié après avoir marqué trois misérables jeux!

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27.01.2012

Melbourne: Federer, comme dans un film de Wenders

Comme à l’US Open nous revoici à Melbourne avec une finale entre le vampire de Belgrade et le pitbull de Manacor. Avec la sempiternelle question que tout le monde se pose, beaucoup d’ailleurs dans l’espoir de ramasser quelques pépettes au passage, mais qui donc va gagner?

Si on se réfère à son ascendant psychologique sur un Nadal qu’il a battu lors de leurs six dernières confrontations, Djokovic devrait logiquement l’emporter plus ou moins facilement. Sauf que les experts bernés par le simulateur en chef depuis trois matches, continuent à évoquer ses petits soucis physiques. 

Alors que la tornade ibère aura pu se mettre les doigts de pied en éventail un jour de plus, quel sera, se demandent-ils, l’état de fraîcheur de Dracula, qui est à nouveau allé au bout de lui-même? Sinon au-delà dans son match en cinq sets et quasiment autant d’heures contre le pauvre Andy Murray.

En principe c’est simple. Nole va boulotter sa ration de gluten, s’hyperbariser un max et on le reverra sur le terrain frais comme un gardon. Sans oublier de jouer de temps à autre le Sioux à l’extrême bord du précipice, histoire de voir si ça déboussole un chouïa l’adversaire.  

Et puisque je vous parle de cinéma, c’est l’occasion de revenir sur la défaite cinglante de Federer en demi-finale. En effet je trouve que ses matches contre les super-pointures ressemblent de plus en plus au film de Wim Wenders, Si loin si proche ou vice-versa. Toujours sur le point de l’emporter mais caramba encore raté.

Et je crains fort que cela ne s’arrête pas là concernant les Grands Chelems. D’autant que Patrick Mouratoglou assure, dans une analyse pointue de l'événement, que malgré ce dix-huitième échec contre l’Ibère, Federer n’a pas à avoir de regrets. Il a fait ce qu’il fallait, et est allé dans la bonne direction. A lui de continuer. Où ça, dans le mur?

Autant vous dire que dans ces conditions je suis prête à me convertir momentanément au tennis féminin. Disons pour la finale Sharapova-Azarenka. Ce n’est quand même pas tous les jours qu’on a une numéro un mondiale potentielle des deux côtés du court. Et en coupant le son, ce devrait être relativement supportable.

Un mot encore sur les hockeyeurs servettiens, qui affrontent ce soir les Emmentalois de Langnau dans un énième match de la peur. Espérons que les Aigles de McSornette ne se mueront pas en pigeons effarouchés et que les Tigers n’en n’auront pas mis un dans leur moteur!

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26.01.2012

Melbourne: Nadal plus pitbull que jamais

nadal.jpgEt voilà. Federer ne gagnera pas son dix-septième Grand Chelem. Je le sentais. Quelle plaie ce fichu complexe du Suisse face à l’Espagnol, redevenu plus pitbull que jamais! Certes bon prince, Nadal a déclaré que c'était toujours un honneur de jouer contre Rodgeur, qui restait indiscutablement meilleur que lui. Ben voyons. Mais c'est ce qu’a dû penser la légende qui n’a pas hésité à se déboutonner dans Avantage Leconte sur Eurosport.

Eh bien, pour une fois qu’il ne pratiquait pas la langue de bois, il aurait peut-être mieux fait de se taire. Tout joyeux, Federer se déclarait vraiment confiant pour sa demi-finale contre l’Ibère. Non seulement en raison de ses matches remportés à la fin de l’année dernière, mais aussi parce qu’il s’était tellement entraîné avant cet Open d’Australie.

Bref il se sentait en superforme. "J’ai trop bien joué depuis le début de ce tournoi ". Poussé par le Français qui l’encensait à propos de son revers qu’il prenait encore plus tôt, il a même dit qu’il n’avait jamais eu peur de Nadal... sauf une fois à Roland Garros. Eh bien maintenant ce sera toutes les fois. A commencer par la prochaine.

Il ne doit pas être bien le maestro, car où qu’il se tourne, c’est plutôt moche. Si le taureau de Manacor l’emporte, il commencera à se rapprocher dangereusement de son record en Grand Chelem. Surtout avec le tournoi parisien qui s’annonce. Si c’est Murray, la belette va lui repiquer sa troisième place. Enfin si c’est Djokovic, on encensera tellement le simulateur que le malheureux Bâlois va se retrouver aux oubliettes.

Cornélien tout ça. Il n’empêche qu’une victoire de Dracula est pour lui la solution la moins grave s’il ne veut pas se laisser trop décramponner par les deux autres.

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25.01.2012

Djokovic, le grand simulateur

Novak-Djokovic[1].jpgA la fin du match entre Djokovic et Ferrer, le tandem de choc d’Eurosport piaffait d’impatience, attendant l’interview de Nole par Jim Courrier. Ils voulaient une explication sur ce qui était arrivé au vampire serbe, beaucoup moins saignant que d’ordinaire dans les deux premiers sets de son quart de finale.

Il s’était en effet tenu la cuisse en grimaçant de douleur, signe d’autant plus inquiétant qu’il était également apparu diminué physiquement la veille face au guerrier kangourou Hewitt. Sinon au bord de l’abandon. Pour évidemment se remettre à courir comme un lapin la minute d’après.

Eh bien nos experts tricolores en sont restés pour leurs frais, comme nous tous, Dracula ayant botté en touche sur la nature de ses ennuis. Et pour cause, ils sont imaginaires. Encore une fois le Serbe, paraissant porter le monde sur ses épaules, s’est amusé à nous refaire le coup de l’épuisement passager.

Une façon comme une autre, la moins glorieuse, de déstabiliser l’adversaire qui se met soudain à patauger. Il n’y a rien de plus coton que d’affronter un joueur blessé ou prétendu tel. En même temps, cela permet à Djokovic de cultiver son statut d'invincible. Du genre, même au fond du trou je suis capable de battre tout le monde. De quoi provoquer encore davantage l'admiration des spécialistes qui bavent déjà des ronds de chapeau devant un tel talent, et stimuler la frénésie des fans extatiques. 

Pas de doute, le 26 février prochain c’est à lui qu’on devrait remettre l’Oscar du meilleur acteur. Et non à Jean Dujardin et ou Georges Clooney. Enfin, je peux toujours espérer qu’à force de crier au loup pour des prunes, le grand simulateur se fasse manger. Et pour une fois rien ne me ferait plus plaisir que de voir Andy Murray dans le rôle du prédateur.   

Mais au cas où la belette écossaise se casserait les dents sur l'obstacle, la tâche reviendrait à Nadal ou Federer, qui s’affrontent pour la vingt-septième fois. Légende ou pitbull en finale? That is the big question. Si je me réfère à la stupéfiante facilité avec laquelle Rodgeur s’est offert Tomic et Del Potro, que j’imaginais pourtant capables de le gêner un poil aux entournures, la balle semble plutôt dans le camp du Suisse.
 
En même temps, je crains fort que le fichu complexe d’infériorité de Sa Grâce à l’égard du taureau de Manacor ne lui joue à nouveau un très vilain tour.

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23.01.2012

Melbourne: la pathétique inconsistance de l'armada bleue

amonfils.jpgQuand je vous répétais que la quantité ne faisait pas la qualité, je ne me doutais pas à quel point. C’est nettement pire que j'imaginais. Carrément l’hécatombe. Vingt-cinq joueurs français hommes et femmes confondus engagés à Melbourne et plus un rat au stade des quarts de finale. Peut-être bien du jamais vu.

Mais croyez-vous que les spécialistes tricolores de la raquette en conçoivent la moindre vergogne? En tout cas pas à l’antenne d’Eurosport. Frédéric Verdier ou Bertrand Millard peu importe c’est du pareil au même, continuait à se vanter sottement de cette France nantie du plus grand nombre de représentants à Melbourne.

Sous-entendant par là naturellement la vigueur extraordinaire du tamis hexagonal. Et pourtant je ne vous raconte pas l’amateurisme crasse de l’armada bleue dans cet Open d’Australie 2012. Particulièrement illustré par la pathétique inconsistance de Gaël Monfils. Ou par la redoutable inexistence de Richard Gasquet dont on exaltait pathétiquement "le tennis fabuleux et le revers merveîlleux" avant son match face à l’Ibère David Ferrer, la mobylette de Valence. 

Et que penser des propos d’Amélie Mauresmo à propos de Tsonga, tanné par le modeste Japonais Kei Nishikori, 26e à l’ATP? Je reste persuadée que Jo-Wilfried avait les armes pour l’emporter aujourd''hui affirmait-elle. Mais lesquelles? Un lance-pierres peut-être! Boxing Jo n’a pas encore l’étoffe d’un champion, analysait justement le Suédois Mats Wilander, évitant pour une fois de proférer une de ses grosses bêtises habituelles.

En revanche, bien que cela me coûte, je vais me fendre d’un petit mea culpa. Alors que je me plaignais de manquer de gloires nationales pour m'éclairer le quotidien, ce fut un feu d’artifice ce week-end. Non seulement la Suisse conserve son triple A, mais j’ai eu mon KKK. Pour Kings, pas pour Ku Klux Klan…

Entre Cuchebuehl le nouveau tsar de la Streif, Cologna, vainqueur impérial et plus favori que jamais pour remporter la Coupe du monde de ski de fond, ce n'est rien de dire que j'ai été comblée. Sans oublier Federer, qui a plongé les kangourous dans le désespoir en anesthésiant en souplesse Bernard Tomic, leur nouvelle idole. Pourvu que ça dure jusqu’en finale! Mais j’avoue ne pas pouvoir m’empêcher d’en douter. 

18:52 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | |  Facebook

20.01.2012

Melbourne: c'est loin d'être dans la poche pour la légende

waw.jpgJe l’avais prévu et ça me navre, même si personne ne me croit. Wawrinka n’a pas passé la semaine. Remarquez, du moment que je l’avais imaginé cuit au premier tour et qu’il s’est retrouvé au troisième, c’est moins la vergogne. D’autant que le malheureux Stan a dit ne pas avoir vraiment été en mesure de défendre ses chances en raison d’un dos douloureux. Sauf qu’avec lui, blessé ou non, c’est quasiment bonnet blanc blanc bonnet.

Je ne vais toutefois pas tirer davantage sur une ambulance qui descendra de surcroît en-dessous des vingt-cinq au classement. Et comme d’habitude un seul individu trimballe le tennis suisse sur ses épaules. Mais je vous avouerais que je ne suis pas d’une sérénité folle à cette idée. Sa Majesté Federer m’a quand même donné quelques sueurs froides dans sa rencontre face au géant croate.

Certes on tresse des couronnes à la légende pour sa gestion finalement parfaite de l’événement. Personellement je trouve qu’on devrait éviter de trop fanfaronner. Car le maestro s’est un peu compliqué la vie en ne saisissant pas toutes les chances offertes, notamment dans le premier set qu’un pot pas possible lui a permis de remporter par les poils.

Contre un Karlovic émoussé, ça n’a pas tiré à conséquence. Mais Rodgeur ferait bien de gommer ses erreurs lors de son affrontement de dimanche avec le jeune Australien Bernard Tomic. Certes l’idole de tout un peuple doit être à ramasser à la petite cuillère après ses deux épuisants matches en cinq manches. Mais porté par une armée de kangourous en délire, on ne sait jamais. Bref, c'est loin d'être dans la poche pour le King.  

Il faudrait pourtant qu'il se bouge car côté gloire nationale, on rame plutôt ces temps. Simon Amman n’est que l’ombre de lui-même et on va paumer en mars Didier Cuche, qui n’y arrive de toutes façons plus guère depuis sa victoire dans la descente de Bormio. Donc en attendant la confirmation de Beat Feuz, pas franchement de quoi se titiller la fibre.

Toiut cela ne serait pourtant que peccadille en regard de la nouvelle la plus importante de la semaine, l’élimination de Xamax de la Super League. D’où les autres se retrouvent à neuf. Une misère. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais réussi à me passionner pour les Neuchâtelois. La seule chose qui m’importe en somme dans cette histoire, c’est que les boulettes de Chagaev, qui vient de déposer plainte contre Bernasconi, l'ancien boss du club, profitent à Servette.

A Lausanne et à Sion aussi, c’est vrai. Mais on ne peut pas tout avoir…

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