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20/07/2016

Grand écran: pas franchement géant, le dernier Spielberg!

ageant.jpgAdapté du classique de Roald Dahl, Le Bon Gros Géant permet à Steven Spielberg, qui venait de nous offrir Le pont des espions, de renouer avec le conte pour enfants 34 ans après le cultissime E.T. Son dernier opus n’en a malheureusement pas la magie.

Pour résumer, le BGG enlève la petite Sophie (Ruby Barnhill) dans un orphelinat londonien à la Dickens et l’emmène dans sa grotte. D’abord effrayée, la gamine ne tarde pas à s’enticher de ce colosse vieillissant à l’air de chien battu, pas bien malin et gentil comme tout, à qui Mark Rylance (héros avec Tom Hanks du Pont des espions) prête sa voix et ses traits.

Il faut dire que malgré ses 7m50, c’est quasiment un microbe face aux neuf affreux et titanesques ogres du pays des Géants qui lui mènent la vie dure. Deux fois plus imposantes que lui, mangeuses d’humains en général et d’enfants en particulier, les énormes créatures voient en Sophie un mets de choix. Il s’agit donc pour les deux nouveaux amis de leur échapper. Et pourquoi pas en s’adressant à la reine Elizabeth?

De la peine à convaincre

En dépit d’un indéniable savoir-faire, d’effets spéciaux plutôt réussis, de savoureux mots-valises façon Mary Poppins, cette fable mièvre, aussi pleine de bons sentiments que de longueurs, se déroulant sur un rythme pépère pour ne pas dire poussif, peine à convaincre.

Bref, pas géant le Spielberg! On s’ennuie jusqu’à la dernière demi-heure, où le BGG et Sophie se rendent à Buckingham Palace. Le réalisateur se lâche en nous offrant enfin une séquence jouissive et burlesque de petit- déjeuner homérique, suivi d’un concours de pets en présence de Sa Majesté britannique conquise, qui n’hésite pas à participer.

C’est quand même peu pour un projet qui a mis 22 ans à se concrétiser. "Un vrai défi", relevait même le cinéaste aux trois Oscars lors de sa conférence de presse à Cannes où le film était présenté hors compétition, tout en avouant un fort penchant pour l’imaginaire.

"Cela m’a rappelé mes débuts. En plus, j’ai grandi avec ce livre et mes enfants l’adoraient. Tous mes choix sont basés sur des expériences personnelles Le film porte par ailleurs des valeurs de tolérance. L’amitié entre Sophie et le BGG montre comment des êtres très différents peuvent créer des relations fortes. En réalité, c’est ma première histoire d’amour".

Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 20 juillet.

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28/06/2016

Grand écran: "L'effet aquatique", un film posthume pour fêter la vie et l'amour

aeffet.jpgSamir, la quarantaine, le regard candide, est un grand garçon aussi doux que maladroit. Grutier à Montreuil en banlieue parisienne, il est victime de l’effet aquatique. Autrement dit, il a le coup de foudre pour la brune Agathe, une petite femme croisée dans un café.

Contrairement à lui, cette boule d’énergie est du genre méfiant et inabordable, rembarrant sec un importun qui ose lui tourner autour. Carrément fasciné, Samir veut absolument la retrouver. Alors quand il apprend qu’elle est maître-nageuse à la piscine du lieu, il trouve la solution: prendre des cours avec elle.

Mais il sait très bien nager et Agathe, qui n’aime pas les mensonges, est furax quand elle découvre qu’il l’a menée en bateau pour se rapprocher d’elle. Ce pourrait être la fin de l’histoire. Il en faut pourtant davantage pour décourager Samir qui, en dépit de sa timidité, n’hésite pas à suivre l’objet de sa flamme jusqu’en Islande, où elle s’est envolée pour représenter le département au 10e Congrès international des pros de la natation. De quoi transformer, espère-t-il, les sentiments de la bougonne sirène à son égard.

L’effet aquatique, film posthume de la réalisatrice Solweig Anspach, morte en août dernier d’un cancer, est une célébration de la vie et de l’état amoureux. Utilisant les codes de la comédie romantique, l’Américano-islandaise Française d’adoption livre ainsi, entre légèreté, drôlerie, poésie et humour, un film en deux parties, passant de la chaleur du bain municipal aux froids paysages enneigés de l’Islande. La première est mieux réussie que la seconde.

Pour l’interprétation, Solweig Anspach a choisi de reconstituer le tandem Sami Guesmi et Florence Loiret-Caille, formant là un couple particulièrement mal assorti. Ces deux êtres que tout sépare sont autant de prétextes à les plonger dans des situations absurdes. A côté des deux protagonistes principaux, on retrouve des personnages secondaires plutôt loufoques, à commencer par l’improbable personnel de la piscine, dont le farfelu Philippe Rebbot qui amuse avec ses plans drague foireux.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande, dès mercredi 29 juin.

 

 

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Grand écran: "La tortue rouge", une émouvante fable poético-écologique

atortue.jpgUn naufragé échoue sur une île déserte tropicale, peuplée de tortues de crabes et d’oiseaux et va devoir survivre avec les ressources du coin. A travers son aventure, le Néerlandais  Michaël Dudok De Wit propose La tortue rouge, un film sur le cycle de la vie en quelques étapes, initiation, rencontre, naissance, vie à trois et vieillesse.

La tortue rouge est un premier long-métrage ambitieux qui a pris du temps, le réalisateur ayant commencé à écrire le scénario en 2007 déjà. Il a été notamment coproduit par le célèbre studio d’animation japonais Ghibli, qui travaille pour la première fois avec un réalisateur européen.

Au début, on assiste aux tentatives vaines et désespérées du héros de gagner le large à bord d’un radeau qu’il s’échine inlassablement à construire et reconstruire. Epuisé, il finit par abandonner,  vaincu par un ennemi invisible mais décidé à communier avec la nature plutôt que de continuer à se battre inutilement. Il se résout alors à vivre sur cette île finalement moins hostile que prévu et la découvre peu à peu, franchissant des rochers abrupts, s’exposant à des dangers parfois oppressants pour le spectateur claustrophobe…  

Son île est également pleine de mystère, permettant à Michaël De Wit d’ajouter une touche de fantastique, avec la présence d’une grande tortue rouge qui se transformera en femme. Le naufragé en tombe amoureux, ils font un enfant et ils vivront ensemble jusqu’à la mort. Le réalisateur raconte qu’elle est une réalité  à laquelle l’homme a tendance à vouloir s’opposer, à en avoir peur, à lutter contre elle. Ce qui est sain et  naturel, relève-t-il.

L’important c’est aussi ce message sur  transmission, avec les générations qui se suivent, les enfants qui répètent les gestes des pères,  les valeurs qu’on leur inculque, qu’on leur laisse. Touchante, cette fable métaphysico-poético-écolo au dessin minimaliste, qui avait reçu le Prix spécial de la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, est par ailleurs quasiment muette. Outre la musique, seuls quelques sons et onomatopées traduisent les sentiments des personnages. Plus émouvants que les mots.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 29 juin.

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27/06/2016

Grand écran: "Guibord s'en va-t-en guerre", une amusante comédie politique venue du Québec

aguibord.jpgDans ce film divertissant et sans prétention, le réalisateur Philippe Falardeau met en scène le député indépendant Steve Guibord, ancienne star du hockey aujourd’hui représentant fédéral d'une immense circonscription dans le nord du Québec. Il se trouve dans une position particulièrement inconfortable, sa voix se révélant cruciale lors du vote au parlement qui doit décider de l’entrée en guerre ou non du Canada avec le Moyen-Orient.

Répugnant à choisir son camp, Guibord sillonne les lieux pour consulter ses électeurs avec sa femme qui est pour, sa fille qui est contre et son stagiaire Souverain Pascal, un étudiant haïtien en sciences politiques. Idéaliste, il est venu parfaire des connaissances essentiellement livresques, notamment acquises avec Jean-Jacques Rousseau. Mais au bout de leur tournée, au cours de laquelle ils croiseront des pacifistes, des miniers, des routiers et des aborigènes, le député devra bien finir par se déterminer.

Le sujet de la guerre est un thème prétexte polarisant, qui permet aussi bien d’évoquer les différences au sein des partis, les conflits entre les citoyens et les lobbyistes de tout poil et ceux qui règnent à l’intérieur de la famille du politicien indécis.

Philippe Falardeau, rencontré l’an dernier au Festival de Locarno avant la projection de son film sur la magique Piazza Grande, où il avait déjà présenté avec succès Monsieur Lazhar, en 2011 avait alors hâte de voir si son humour trouvait une certaine résonance. "Mais j’ai confiance. S’il y a des gens placés pour comprendre ma démarche politique, ce sont bien vous les Suisses, avec votre système complexe ».

La différence, c’est la taille énorme du pays. "On peut mettre 241 fois la Suisse dans le Canada. Il est impossible de concilier les intérêts d’une aussi vaste région. Pour nous, la démocratie c’est compliqué. Sinon carrément le bordel. On vote de moins en moins et on cultive un cynisme malsain».

C’est la raison pour laquelle Philippe Falardeau a introduit un personnage très cultivé mais aussi très naïf venu de Haïti et pour qui la démocratie est un système pur. "En outre la culture orale chez lui rend le débat public facile. Enfin, nous avons un rapport assez intime avec Haïti dans la mesure où il existe une forte communauté au Québec".

Souverain Pascal alias Irdens Exantus, souvent irrésistible avec son sourire contagieux, va ainsi suivre Guibord dans ses tribulations de campagne. C’est à Patrick Huard, humoriste, comédien et cinéaste, que Philippe Falardeau a confié le rôle du député (photo des deux protagonistes en compagnie de Suzanne Clément).

"Patrick Huard a plusieurs films à son crédit et pouvait comprendre l’humanité du personnage. Je cherchais un homme à la fois proche des gens sur le terrain ainsi qu'aux prises avec sa femme et sa fille. Je l’ai trouvé et j'estime qu'il forme un bon tandem avec Irdens Exantus . Ils s’apprivoisent, s’apportent beaucoup l’un à l’autre et à la fin, ils changent tous les deux pour le mieux".

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 29 juin.

 

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26/06/2016

Euro 2016: plus belge la vie au jardin d'Eden!

aedenha.jpgQui a dit que le hasard n'existait pas? En tout cas il y en avait un drôlement inspiré chez les Belges. Je veux bien entendu parler du virevoltant Eden qui, assumant son statut de star sans faire les manières de l’arrogant Ronaldo, a emmené temporairement ses potes au paradis.

Cette pluie de buts alors qu’ils avaient si mal commencé leur tournoi contre l’Italie, c'est dément!. Et il y a fort à parier qu’ils vont envoyer les Gallois en enfer, normal pour des Diables, surtout s’ils continuent à scorer comme des malades. Le beau Gale est averti.

Avant la démonstration belge, il y avait eu celle, encore plus impressionnante, des surpuissants Allemands. Eux non plus n’ont pas laissé le moindre commencement du début d’une ombre de solution aux pauvres Slovaques, écrasés telles des mouches. Et qui auraient pu souffrir davantage, si Ozil n’avait pas bêtement galvaudé un penalty.

En revanche, il y a quelque chose de pourri au royaume du crampon en l’occurrence, dans la mesure où la Mannschaft devra affronter l’Espagne ou l’Italie en quarts. Ce qui au bout du compte fera malheureusement deux favoris au tapis, tandis que les Français ont un pot pas possible, surtout dans l’hypothèse où ils devraient se mesurer à l’Islande…

En l’état, les Tricolores n’ont décidément pas fait le poids dans cette folle journée. Il suffit, pour s’en convaincre, de penser à leurs errements trouillards et coupables sur le terrain, qui leur ont valu un frileux 2-1 contre des Irlandais pourtant grandement à leur portée. Sinon à leur merci après avoir été réduits à dix.  

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Euro 2016: les Bleus en quarts, mais vraiment pas de quoi fanfaronner!

agriezmann.jpgLa France a dominé son sujet, relevaient soulagés les experts hexagonaux, qui ont suivi la peur au ventre la première mi-temps de leurs troupes, cueillies à froid par le penalty sifflé contre Pogba quasiment d’entrée de jeu.

Cela dit, bien que j'aie cru par moments voir jouer les Suisses en considérant les occasions manquées, un échec eût été étonnant. Etant donné tout ce qu’on raconte sur les qualités des Bleus et leurs immenses chances de gagner cet Euro, c’est quand même la moindre des choses qu’ils aient réussi à battre la modeste Eire pour se retrouver en quarts de finale!

Surtout en songeant que non seulement les malheureux Irlandais ont eu trois jours de moins pour récupérer, qu’ils se sont retrouvés dix et qu’en plus, leurs supporters n’ont eu droit qu’à 5000 billets pour venir les soutenir. Voilà qui frise carrément le scandale…

Du coup, je trouve la victoire des Tricolores particulièrement étriquée. Vraiment pas de quoi fanfaronner. Même si je ne vous cache pas que j’ai eu quelques frissons suite au second but de Griezmann (photo) marqué dans la foulée quasi immédiate du premier.

J’ai alors pensé avec effroi qu’on risquait de se diriger tout droit vers un score fleuve, avec ces malheureux Verts si désavantagés. Genre celui infligé à la Suisse au Mondial. Heureusement la chose ne s’est pas produite, ce qui nous a quand même évité une inflation de cocoricos, déjà bien suffisants en l’occurrence pour la relative pauvreté de la performance.

En résumé l’EDF est loin d’avoir prouvé la valeur qu’on a tendance à lui prêter. Il reste à espérer, pour elle s’entend, qu’elle le fasse lors de son prochain match. Mais en affrontant cette fois un adversaire à sa taille. Et je n’ai vraiment rien contre l’lslande…

 

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25/06/2016

Euro 2016: mûre pour l'exploit, la Suisse se retrouve au tapis. Plutôt blette...

ashaqiri.jpgShaqiri aura sans doute marqué le plus beau but de l‘Euro et l’équipe suisse était la meilleure sur le terrain en seconde mi-temps et dans la deuxième partie de la prolongation. Voilà qui nous fait une belle jambe après ce cruel revers  face à la Pologne.

Pourtant je ne vous raconte pas si la Nati était mûre pour écrire la plus belle page de son histoire depuis 1954. C’est en tout cas ce que nous prédisaient commentateurs et consultants, qui ont bien blablaté pendant quarante minutes avant le match, histoire de nous expliquer pourquoi la Suisse allait gagner ce match et se retrouver en quarts en trois coups de cuillère à pot ou presque.

Une rencontre qui de surcroît n’était en aucun cas un aboutissement, mais une simple étape sur une éventuelle route des demi-finales, vu que les Helvètes avaient chanceusement hérité de la partie la plus faible du tableau. 

Je vous rappelle donc ce qui militait en faveur d’une éclatante victoire des Rouges, selon nos experts au taquet. Pas de bobo, pas de suspendu, une excellente préparation, une régulière montée en puissance une meilleure position psychologique, une volonté de jouer, une ambiance saine ou chacun tirait à la même corde. Sans oublier quarante-huit heures de plus pour se reposer la tête et les pieds et l’un des plus géniaux gardiens du monde en la personne de Sommer.

C’est dire si tous les voyants étaient au vert. Au plus fallait-il un poil de réglages dans l’animation, un sursaut dans la finition, un brin de sérénité spirituelle pour peaufiner l'ensemble. un détail!

Et la Pologne dans l’histoire, toujours d'après nos spécialistes? Pas grand-chose à dire, sinon qu’elle… baissait régulièrement en puissance et que  sa machine  à scorer Lewandowski ne faisait guère le poids jusqu’ici. En résumé, Il manquait juste le déclic pour les Suisses. Malheureusement, ce sont les Polonais qui figurent sur la photo finish…

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22/06/2016

Euro 2016: Ronaldo se défonce, Ibrahimovic s'enfonce

acristiano.jpgL’Euro est lancé, affirmait le commentateur helvétique de la rencontre entre la Hongrie et le Portugal. Les joueurs semblent avoir plus envie de gagner que de ne pas perdre, ajoutait en substance son collègue sur le plateau de la RTS, tandis que le consultant surenchérissait en parlant d’un démarrage.

A se demander à quoi jouaient les footeux jusqu’ici! Le moins qu’on puisse relever, c’est qu’ils y ont mis du temps pour se dégourdir enfin les gambettes. Car il a fallu attendre le 13e jour du tournoi et le 33e duel pour voir enfin un vrai match avec des buts.

Même Cristiano Ronaldo, à deux doigts de rendre son passeport l’autre soir tant il était dégoûté par la prestation de ses coéquipiers, a fini par se décoincer les petons pour galoper en direction des filets et y balancer le ballon à deux reprises.

Cela ne l’a pas empêché de piquer sa crise sur le terrain et d’être à nouveau odieux avec ses potes qu’il continuait à rendre responsables de ses échecs. Après avoir plus tôt dans la journée arraché et jeté à l’eau le micro d’un journaliste portugais qui lui demandait ses impressions.

Il faut dire que ce dernier travaille pour le populaire Correio da Manha qui aime potiner sur la vie privée de la star, ce qui l’agace prodigieusement. Toujours est-il que le quotidien ulcéré exige des excuses formelles de la part de CR7. Affaire à suivre.

A part ça, chassez le naturel… A peine le croyait-on sur orbite que l’Euro retombait dans ses travers. Même si l'Eire et la Belgique jubilent avec leur petit goal,  l'Italie n'a cessé, elle, d'errer sans but. A  l'instar de la Suède et de sa légende, du coup pitoyablement éliminées. Quelle misérable fin de carrière internationale pour Ibrahimovic. C'est lui qui va vouloir renoncer à sa nationalité, désespéré d'avoir affaire à de si piètres compatriotes, incapables de lui livrer une bonne balle pour lui permettre de s'illustrer in extremis...

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Grand écran: le petit poisson bleu amnésique revient dans "Le monde de Dory"

amarin.jpgTreize après l’énorme succès du Monde de Nemo, Dory, le petit poisson chirurgien bleu opère son retour sur grand écran. Cette fois, l’héroïne qui avait aidé Marin le poisson clown à retrouver son fils est à la recherche de ses propre parents. Avec, les rôles étant inversés, Nemo et Marin qui viennent à son secours. D'où une leçon de vie selon laquelle l'important n'est pas seulement la famille dans laquelle on est né, mais aussi celle qu'on se crée en chemin.

L’ennui, c’est que depuis toute petite, ce qui nous vaut au passage un bébé absolument craquant, Dory souffre d’un trouble de la mémoire immédiate. Du coup elle oublie systématiquement ce qu’elle-même et les autres viennent de dire. Un Inconvénient provoquant quelques situations critiques au cours du voyage. 

Outre des figures cultes, on en rencontre de nouvelles, dont l’extraordinaire poulpe caméléon Hank et sa stupéfiante façon de se déplacer, ou encore Becky, oiseau ébouriffé aussi sot que l’otarie Gerald.

Si on retrouve l’esprit de Nemo dans Le monde de Dory réalisé par Andrew Stanton et l’humour qui fait s’esclaffer les petits, les fans trouvent le film moins bien que son prédécesseur, tandis que les spécialistes estiment qu’il ne s’agit pas d’un grand Pixar.

Il n’en est pas moins destiné à faire un carton. Selon les chiffres du box-office, il a éclipsé Nemo, réalisant le meilleur démarrage de l’histoire pour un film d’animation.

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 juin

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Grand écran: "Avant toi", une comédie romantique poussant à la réflexion


aavanttoi.jpgRiche banquier trentenaire, beau gosse audacieux grand amateur de sports extrêmes, Wil Traynor se retrouve tétraplégique après avoir été heurté de plein fouet par une voiture en sortant de chez lui. Incapable de tirer un trait sur son passé, devenu cynique, il se coupe du monde et se cloître au château de sa famille, dans un bled paumé d’Angleterre.

Sa mère engage alors comme aide-soignante Louisa "Lou" Clark, une jeune femme de 26 ans qui vient de perdre son boulot de serveuse. Extravertie, chaleureuse, surexcitée, maladroite et cultivant un goût douteux pour les fringues et les chaussures extravagantes, elle est déterminée à redonner goût à l’existence à son patient qui la refuse, rejetant ce corps dans lequel il est désormais enfermé. 

Ce qui devait arriver se produit. Ils tombent amoureux. Et là on se dit qu’on va suivre la version romancée d’ Intouchables. Sauf que le jeune homme avait contacté l’association suisse d’aide au suicide Dignitas et accordé à ses parents un délai de six mois avant de mettre son projet à exécution. Le découvrant, Lou redouble d’efforts pour le convaincre de changer d’’avis…

Réalisé par Thea Sharrock, metteur en scène de théâtre dont c’est le premier long-métrage, Avant toi est adapté du best-seller anglais éponyme de Jojo Moyes, Il met en scène Emilia Clarke et Sam Claflin (photo), respectivement stars des sagas populaires Game Of Thrones et Hunger Games.

Le couple a priori improbable fonctionne dans cette comédie romantique plus profonde qu’il n’y paraît, mais qui gâche le côté poignant de l’intrigue en cultivant une tendance immodérée au pathos tire-larmes. Toutefois, outre le traitement intéressant du handicap, elle a aussi le mérite de la réflexion sur le droit à choisir sa mort.

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mecredi 22 juin.

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Euro 2016: Allemagne et Espagne ces grandes nations au petit pied

acroatie.jpgAprès ses trois buts contre la Turquie, je comptais sur l’Espagne pour mettre à nouveau  le feu. D’autant que les Ibères étaient bien partis en marquant dans la huitième minute. Et puis caramba, encore raté. Ils se sont même lamentablement écrasés devant de valeureux Croates (photo), alors que je les voyais carrément aller au bout. Ce qui ne va être de la tarte, vu qu’ils devront d’abord éliminer l’Italie.

En attendant, figurez-vous que les Bleus se vantent de leur parcours impeccable, osant même regretter avec humeur d’avoir eu affaire à des adversaires aussi faibles. Décidément, ils ne manquent pas d’air. Parce que ces coqs n’ont pas contribué à enthousiasmer les foules.

Vous me rétorquerez qu’ils ne sont pas les seuls, quand on pense à l’Angleterre et surtout à l’Allemagne, tergiversant devant les buts avec une rare constance. Drôlement grippée, la machine fridoline. J’ai en tout cas vu des renards plus entreprenants que Thomas Müller, dit le goupil des stades. On ne peut en effet pas franchement prétendre qu’il ait semé une grosse panique dans le poulailler nord-irlandais.

Seul intérêt de cette maigre victoire germanique, elle permet à la Suisse d’éviter en huitièmes des joueurs qui auraient eu largement le temps de se remettre de leur refroidissement. Mais il ne faudrait pas trop se taper sur les cuisses à l ’idée d’affronter la Pologne, qui mène largement au score contre les hommes de Petkovic. Et ce ne sont pas les errements coupables de Seferovic et de Shaqiri depuis le début du tournoi qui vont me rassurer.

En plus, à part le beau Gareth Gale, la plupart des stars sont toujours aux abonnés absents. Il faut que ça cesse. Car si cet Euro continue avec des protagonistes de choc manquant autant de panache, les deux seules choses qu’on finira par retenir seront les maillots déchirés des Helvètes et les crottes de nez de Joachim Löw. Encore que les caméras se fassent heureusement un peu plus discrètes, en évitant de trop le montrer dans ses différentes et peu ragoûtantes explorations corporelles.

 

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21/06/2016

Grand écran: "Merci patron", une satire sociale joyeuse, jouissive et culottée

MERCI-PATRON.jpgTriomphe des David frondeurs sur le Goliath milliardaire pris à son propre piège, de la solidarité et de la fraternité sur l’argent roi, le combat syndical réhabilité, tous les ingrédients sont là pour savourer un documentaire en forme de pamphlet sur fond de lutte des classes, réalisé par François Ruffin, le fondateur du journal Fakir (photo). Le succès est  incroyable, avec quelque 400.000 entrées en France ä ce jour. C’est par ailleurs grâce au film que le mouvement Nuit debout s’est constitué.

Dans Merci patron, ode à l’anti-capitalisme qui refuse de reconnaître les «avantages» de l’économie libérale et les «bienfaits» de la mondialisation, l’auteur nous emmène chez Jocelyne et Serge Klur, au chômage depuis que l’usine du groupe LVMH qui les employait, fabriquant des costumes Kenzo près de Valenciennes, a été délocalisée en Pologne. Endettés jusqu’au cou, ils risquent de perdre leur maison. Mais tel Robin des Bois, François Ruffin  débarque chez eux, décidé à les sauver et confiant dans la réussite de son plan.

Une arnaque en trois temps

Pour faire plier l’homme le plus riche de France, le Michael Moore hexagonal va en effet mijoter une arnaque sur le mode de l’arroseur arrosé, avec ses acolytes arborant un T-shirt avec le slogan "I Love Bernard". Quand on n’est pas le plus fort, il faut être le pus rusé, relève le journaliste, omniprésent, dans l’histoire dont il est le fil conducteur. Dans un premier temps, une lettre est envoyée au PDG  Arnault pour expliquer la situation des Klur, tout en menaçant d’appeler la presse.

Puis il s’agit d’acheter quelques actions pour perturber l’Assemblée générale. François Ruffin en est expulsé. Mais il a attiré l ’attention de Benard Arnault qui envoie un émissaire chez les Klur, à qui il accepte de verser 40.000 euros. La trappe s’est refermée. Le représentant du patron fait signer une clause de confidentialité aux bénéficiaires pour s’assurer de leur silence. La rencontre a toutefois été filmée en caméra cachée… Le fait de sortir le film aurait pu nuire aux Klur.  Mais comme dit François Ruffin, Serge a aujourd’hui l’emploi le plus sécurisé du pays !

Il y a du rythme et des rebondissements à la pelle dans cette satire sociale joyeuse, engagée et culottée. Certes elle est un rien potache et tournée avec des bouts de ficelle mais surtout drôle, facétieuse, prenante et ironique. Evitant le pathos, elle pétille de malice, d’intelligence et, ä l’image de ses protagonistes, d’autodérision. Alors que la situation est grave. En résumé, à ne pas manquer.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 juin.

 

 

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Grand écran: "L'Outsider" raconte l'affaire Kerviel. Un thriller passionnant


akerviel.jpgEn 2008, Jerôme Kerviel défrayait la chronique, passant à 31 ans de l’anonymat à la célébrité en faisant perdre près de 4,9 milliards d’euros à la Société générale. Deux ans plus tard, il était condamné à cinq ans de prison dont trois fermes et aux plus lourds dommages-intérêts jamais vus pour un particulier: 4,9 milliards…

La banque a nié avoir eu connaissance des prises de risque énormes de l’ex-trader. Pourtant fin 2007, il a fait gagner 1,5 milliard à son employeur. Là aussi du jamais vu dans les salles de marché de la Société générale.

Alors que la cour de prud’hommes de Paris, immense coup de théâtre, a condamné l’établissement à payer plus de 450.000 euros à Kerviel pour licenciement «sans cause réelle ni sérieuse» le 7 juin, et que son nouveau procès en appel dans le cadre du volet civil de l’affaire s’est ouvert le 15 juin, sort L’Outsider. Un biopic retraçant son ascension fulgurante et sa chute brutale.

S’arrêtant à la découverte du scandale et ne couvrant donc pas le feuilleton judiciaire et ses rebondissements, il est signé Christophe Barratier qui, ne connaissant rien à ce monde, s’est notamment inspiré du livre de son héros, paru en 2010: L’engrenage: mémoires d’un trader.

Excellente interprétation d'Arthur Dupont et François-Xavier Demaison

Attentif à ne pas perdre le public en l’accablant de chiffres et de stratégie boursière, l’auteur a intelligemment choisi le thriller pour opérer une plongée fascinante, haletante et compréhensible pour les non-initiés, dans l’univers impitoyable de la finance, entre lâcheté, stress, déraison et hystérie.

Mais surtout, dans ce film qui déménage, brillamment interprété par Arthur Dupont dans le rôle de Kerviel et François-Xavier Demaison dans celui de son mentor (photo), Christophe Barratier raconte, sans prendre de gants, le parcours d’un homme immergé dans un vertigineux monde virtuel. Dévoré par son ambition, perdant le contact avec la réalité, il est devenu le symbole des dérives d’un système obscène de rendement à tout prix, avant de se faire manger.

Centré sur l’humain englué dans une spirale infernale, l’auteur évoque la personnalité de Jerôme Kerviel, né en 1977 dans le Finistère, où il mène une vie très ordinaire entre ses parents et son frère. Après avoir obtenu un DESS de finance (diplôme d’études supérieures spécialisées), il entre en 2000 à la Société Générale par la petite porte. Mais il apprend vite pour devenir «bonne gagneuse», une «cash-machine».

achristophe.jpgSi cette immersion dans un univers inconnu l’a passionné, Christophe Barratier (photo) ne voit pas L'Outsider comme un film sur le monde du trading. «Pour moi, c’est Jérôme avant Kerviel», nous expliquait-il lors d’une récente rencontre à Genève.

Après Les choristes et la nouvelle guerre des boutons, il est assez étrange que vous vous soyez intéressé à un tel sujet. D'autant que vous avouez votre totale ignorance en la matière. Alors, quelle est la genèse de L’Outsider?

Il est né d’une rencontre fortuite en 2011. Un ami producteur m’a amené un invité surprise lors d’un dîner chez moi. C’était Jérôme Kerviel. A début je n’osais pas trop, mais vers minuit je lui ai demandé ce qu’il vivait depuis trois ans. Et on a discuté jusqu’à 5 heures du matin. Je me suis passionné pour le parcours d’un type qui s’est retrouvé avec la plus grosse fraude de l’histoire. J’ai alors voulu montrer comment les éléments qui ont conduit au drame s’étaient mis en place de 2000 à 2008.

Je suppose que cela vous a demandé un monumental travail de recherche et de documentation. Et une montagne d’obstacles à surmonter.

Effectivement. C’est tellement compliqué. Outre celui de Kerviel, J’ai lu des tas de bouquins, vu des reportages pour tenter de maitriser le sujet, en comprendre les enjeux. Mais je n’ai pu obtenir aucune aide des anciens collègues amis ou supérieurs de Jérôme qui, à part évoquer un loup solitaire qui a menti, ont tous refusé de parler de lui. Même à charge. Une loi du silence qui m’a compliqué la tâche.

Kerviel a-t-il participé au scénario

Non, Mais il m’a raconté la façon dont il a vécu la vécu les choses la manière dont elles se passent dans la salle de trading. Je l’ai consulté, comme d‘autres, au sujet de la technique, du vocabulaire, des produits spécifiques traités, dont je n’avais aucune idée.

On pense bien sûr au Loup de Wall Street de Scorsese en voyant l’Outsider. Notamment en raison du côté coke, sexe, alcool boîtes. Pas forcément dans cet ordre d’ailleurs.

D‘abord on est loin, en France, des excès américains. Ensuite, Kerviel n’est pas du tout du genre bling-bling. A l’époque des faits, il sortait peu, ne prenait pas de coke, louait un deux-pièces à Neuilly ne s’intéressait pas spécialement aux fringues, ni aux grosses voitures. Il n’avait pas de permis de conduire et se déplaçait en métro.

A-t-il vu le film ?

Oui, il a été très touché. Choqué. Je ne le ménage pas, je le montre avec ses névroses, quand il frappe sa copine. Malgré tout, je vais vous dire. C’est un gars bien. Il est loyal, honnête. Pour moi, c’est l’homme le plus sûr du monde. Je lui confierais sans hésiter mes biens les plus précieux.

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 juin.

 

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20/06/2016

Euro 2016: Suisse-France, beaucoup de bruit pour pas grand-chose!

asuisse.jpgGrosse revanche à prendre après le terrible camouflet du Brésil, piques en rafales, rivalité génératrice de tension, ambiance de feu, hordes de fans helvétiques déferlant sur Lille, bref ce match monté en épingle depuis le tirage au sort promettait d’être de la dynamite.

Avec cet espoir fou de battre enfin le grand voisin. Et puis pfffft, l’affaire s’est piteusement dégonflée, à l’image du ballon crevé au cours du match. D’aussi mauvaise qualité que les maillots des Suisses, se déchirant au moindre contact, soit dit en passant. Apparemment il n’y a pas de petites économies dans le monde friqué du foot. 

Pour en revenir à cette rencontre à caractère prétendument explosif, ce fut beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Sinon que la Suisse s’est qualifiée pour les huitièmes de finale. Tant mieux, mais pas de quoi se frotter de ventre en lui votant des félicitations pour son audace. Comme disait Stéphane Henchoz, le consultant bonnet de nuit de la RTS, elle a su mettre le pied sur le ballon. Dommage toutefois qu’elle n’ait pas jugé bon de l’ôter aux moments opportuns…

Et je ne vous parle pas d’un dernier quart d’heure d’une redoutable retenue chez les deux adversaires évoluant avec une prudence de Sioux au bord du précipice. Quand ils ne jouaient pas à saute-moutons (photo). Au point qu’on évoquait un match arrangé sur les réseaux sociaux, relevait-on sur France Info. Les Suisses ont montré aux Français qu’il fallait en rester là, aurait par ailleurs dit Dimitri Payet, toujours selon la chaîne. Eh bien, on ne les savait pas aussi obéissants les représentants de nos chers voisins!

C'est ainsi qu'en dépit de quelques commentaires extatiques des deux côtés de la frontière, Rouges et Bleus se sont quittés sur un tristounet 0-0. Bons amis de surcroît. Ce qui est plutôt sympathique de la part des hommes de Didier Deschamps. Il n’aurait en effet pas été scandaleux qu’ils raflent la mise, après avoir fâcheusement tiré trois fois sur les montants. Et si c’est moi qui l’affirme, vous pouvez me croire…

 

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18/06/2016

Euro 2016: l'arrogant Ronaldo maudit, tandis que l'équipe d'Astérix rate le coche

aronaldo.jpgPenalty lamentablement raté, but refusé sur hors-jeu, il était écrit que l’arrogant Ronaldo, particulièrement odieux avec ses potes de surcroît, n’en mettrait pas une. Voilà qui doit ravir le sélectionneur islandais et ses troupes, accusés par CR7 d’avoir une petite mentalité qui ne les mènerait à rien dans cet Euro!

En résumé, c’est franchement moche d’éventuellement priver les siens de huitièmes de finale pour le deuxième joueur du monde. Imaginez un peu où les Portugais en seraient si le beau Cristiano n’était que le troisième!

Juste avant, La Belgique avait heureusement suivi l’exemple de l’Espagne, décidant elle aussi de montrer son côté diabolique en terrassant logiquement et sans problèmes l’Irlande du Sud. Egalement par trois fois. Evidemment, on n’a échappé ni au gag sur le bol d’Eire ni à celui sur la frite…

Enfin, voilà une victoire qui n’a rien d’étonnant, étant donné les tombereaux d’éloges sous lesquelles on a noyé cette vaillante petite nation. En revanche, dommage qu’on n’ait pas eu droit à la surprise du jour, à savoir la victoire de l'équipe d'Astérix. Parce qu’il y a de ça chez ces irréductibles Islandais déterminés à résister encore et toujours à l’envahisseur.

A se demander quelle potion magique le druide Lars Lagerbäckix mitonne pour ses joueurs. Après avoir tenu tête au Portugal, ils se sont trouvés à deux doigts de se payer la Hongrie, qui s’est miraculeusement retrouvée à égalité à…cinq minutes de la fin du temps réglementaire pour ne pas changer les habitudes.

Mais dans le fond, je m’en moque de tout ça. Parce que la seule chose importante, c’est que la Suisse batte la France demain à Lille. Malheureusement, je n’arrive pas vraiment à y croire… Pour ne rien vous cacher, j’ai les mêmes doutes que ceux qui me taraudaient dans un précédent article à propos de Federer qui avait rallié le dernier carré dans son fief de Halle.

Et ce que je redoutais est hélas arrivé. L’octuple champion a encore subi la loi d’un gamin. Une semaine après Stuttgart et son élimination par le jeune Autrichien Thiem en demi-finales, notre gloire nationale s’est donc pareillement inclinée face au jeune Allemand Zverev. Du coup, je n’ose pas penser à Wimbledon, me demandant qui et à quel stade va à son tour cavalièrement marcher sur les plates-bandes du jardinier en chef…

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17/06/2016

Euro 2016: les Turcs envoûtés par Iniesta, le grand sorcier espagnol...

ainiesta.jpgExtraordinaire, voire miraculeux. Apparemment les footeux ont fini par se préoccuper du pauvre spectateur, qui rongeait son frein depuis une semaine en attendant qu’on lui propose enfin du foot!

Alors qu’avant le duel ibéro-turc 31 pour cent des buts avaient été marqués en fin de match, voici que trois d’entre l’ont été en première mi-temps pour la seule journée de vendredi. Un par les Croates et deux par les Espagnols. De quoi oublier le pitoyable duel italo-suédois.

Et ce n’était pas fini. Tandis que les Croates en rajoutaient une couche après la pause, mais se faisaient bêtement rejoindre à deux reprises par des Tchèques au cul bordé de nouilles, los hombres de Del Bosque salaient l’addition face à des Turcs inexistants. En même temps c’était la moindre des choses pour la Roja de se défoncer, après avoir audacieusement promis un festival.

Pauvres Turcs qui ont déjà dû demander pardon à leur peuple pour leur calamiteuse défaite précédente. Cela m'étonnerait qu'il le leur accorde. Ils vont plutôt être voués aux gémonies. En même temps, que pouvaient-ils bien entreprendre contre le magique Iniesta (photo), redoutable sorcier qui est juste de tous les bons plans dans le scénario mitonné par son entraîneur.

Un petit mot enfin sur les Suisses qui, deux ans après le naufrage contre les Français au Brésil, rêvent de prendre leur revanche dimanche. L’ ASF en est à compter sur la polémique un rien déstabilisatrice pour les Bleus autour du vrai-faux bras d’honneur de Paul Pogba à l’encontre des journalistes. Ainsi que sur le lieu de la rencontre. A savoir le stade Pierre Mauroy de Lille, où les Fedrinka avaient terrassé les Tricolores en Coupe Davis en 2014.

Voilà qui doit faire s'écraser de rire Pierre Ménès. Car s'il reconnaît un certain talent aux Helvètes en tennis, il estime au contraire qu’ils en sont totalement dépourvus en ce qui concerne le ballon rond. Mais on va se moquer de cette critique miteuse, même si le journaliste en question ne manque pas de poids!

 

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Euro 2016: des experts français fustigent... l'EDF et vantent la Mannschaft. Le monde à l'envers!


aeder.jpgComme affirmait le consultant de la RTS Yves Débonnaire, la principale qualité de l’Italie, une équipe pleine d’Italiens de surcroît, c’est l’unité. Pendant 88 minutes, alors que les footeux des deux camps jouaient à la misère, c’était l’unité dans la nullité! Quand tout d’un coup boum... le but transalpin par Eder.

Notez que cela ne change pas grand-chose à l'incurie crasse de la chose, Juste en passant, c'est une véritable manie, ces buts au bout du bout. De quoi convaincre les sectateurs de ne regarder les matches que dix minutes avant la fin. Et encore!  

Bref.  En tout cas, je ne vais pas pleurer pour les Suédois. Ils se sont si possible montrés encore moins à la hauteur que leurs piteux adversaires. Beaucoup trop Ibra dépendants pour arriver à quoi que ce soit. D’autant que la légende autoproclamée du crampon ne s’est pas montrée décisive, comme d’habitude dans les moments importants.

Puisqu'il n’y avait rien à se mettre sous la rétine, un petit mot sur les Bleus qui, vous le savez, me fascinent toujours dans les grandes occasions. Figurez-vous que j’ai entendu hier sur les ondes de France Info, des commentateurs et autres consultants… français fustiger l’EDF et l’ennui qu’elle a généré au cours de ses deux premières rencontres!

Du coup, ils ne l’imaginent pas aller au-delà des quarts de finale. En revanche, ils ont non seulement porté les Allemands aux nues suite à leur duel face à la Pologne, mais ce sont eux qu’ils voient finalement rafler la mise, en dépit de ce premier et frustrant 0-0. Le monde à l’envers, non? Enfin, si ça pouvait empêcher le sélectionneur Joachim Löw de se gratter les noix, les fesses, sans oublier le se curer furieusement les fosses nasales, se délectant ensuite du résultat dégoûtant de ses fouilles!

Mais il n’y a pas que le foot. Pendant que l’Italie et la Suède faisaient semblant d’en découdre, Federer s’est défait de Goffin en deux manches pour rallier les demi-finales du tournoi de Halle. Pourtant, quand je pense à la manière dont il a sué dans la seconde pour dompter le Belge, le maestro me donne du souci.

En effet, après avoir été battu dans le dernier carré la semaine dernière à Stuttgart par le jeune Autrichien Thiem de 22 ans, je crains qu’il ne subisse une nouvelle fois la loi des gamins, en l’occurrence celle de Zverev, l’ado allemand de 19 ans. D’accord, le surdoué n’a éliminé que l’intermittent Bagdhatis, mais quand même…

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15/06/2016

Euro 2016: les stars ne cassent pas la baraque!

apayet.jpgAvec tout ce que j'ai entendu sur l’extraordinaire talent des Bleus, je m’attendais à une pluie de buts contre les Albanais. Marqués les doigts dans le nez de surcroît. Mais elle en a eu du mal à en venir à bout de ses adversaires,la bande à Deschamps.

Dans le fond elle s'est à nouveau montrée assez quelconque, cette EDF. Ce qui me laisse penser que son match, péniblement remporté car prétendument joué avec une énorme pression puisqu’il s’agissait de l’ouverture des hostilités, n’était qu’un mauvais prétexte pour cacher la réalité.

En tout cas, les experts et commentateurs français ont beau prendre les Suisses pour des nuls, des rigolos et des guignols qui ne dégagent rien, leurs idoles n’ont pas franchement été tellement meilleures. Et à mon humble avis les Helvètes ne devraient pas avoir trop de souci à se faire pour dimanche. Pour autant qu'ils se remuent un peu plus le popotin devant les buts adverses...

A part ça, depuis des mois et des mois on nous raconte monts et merveilles en les portant aux nues. Ce sont elles qui vont assurer le spectacle nous serinait-on. Plus particulièrement les membres du club très fermé des dix. Je veux évidemment parler des stars qui font le foot européen.

Voyons donc un peu. Outre Gianluigi Buffon, l’inamovible gardien italien, Il y a Cristiano Ronaldo, l’étoile portugaise, Zlatan Ibrahimovic, la légende suédoise, Thomas Müller, le renard allemand, Andres Iniesta, le Mozart espagnol, Robert Lewandowski, la machine polonaise à scorer, Wayne Rooney, plus grand buteur de l’histoire de la sélection anglaise, Gareth Bale, le petit nouveau gallois, Paul Pogba et Antoine Griezmann, les deux surdoués hexagonaux.

Eh bien figurez-vous que parmi ce prestigieux aréopage, seuls deux ont réussi à mettre le ballon au fond des filets, Bale et Griezman. Vraiment maigre, le butin, pour ces rois du crampon. Et Dimitri Payet alors, me rétorquerez-vous, qui en a mis deux, se plaçant du coup à égalité avec le Roumain Bogdan Stancu? Ce n’était pas une star au départ, il l’est devenu. Nuance. Il reste cependant à espérer pour lui que son nouveau statut ne l’empêchera pas d’en marquer d’autres! Enfin à partir de lundi prochain, bien sûr... 

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Grand écran: "Nichts passiert", des vacances qui tournent au drame. Laborieux

anichts.jpgThomas est un bon père, même s’il compte sur la bouteille pour mieux supporter le quotidien. Mais les choses s’arrangent et il emmène sa femme Martina qui n’a pas vraiment le temps et sa fille Jenny qui n’en a pas vraiment envie en vacances à la montagne pour se détendre et se ressourcer. Sarah, la fille de son patron les accompagne, ce qui n’arrange pas les choses.

A peine arrivées au chalet, les deux adolescentes sont invitées à une fête au village. Elles supplient Thomas de es laisser y aller et c'est le drame pour la malheureuse Sarah. 

Au lieu de se comporter en adulte responsable, le pourtant dévoué Thomas,  interprété par Devid Striesow (photo), notamment commissaire dans la fameuse série Tatort) se rend compte qu’il va avoir des ennuis et préfère fermer les yeux face à une réalité sordide. Plus l‘affaire dégénère et plus il s’enferre désespérément dans ses mensonges, s’éloignant d’une famille dont il voulait se rapprocher.

Au premier abord, cela peut intriguer. Sauf que Nichts passiert, réalisé par Micha Lewinsky, c’est l’histoire laborieuse d’un viol annoncé avec un porte-voix. Un sujetpar ailleurs tellement mal traité que le film finit par virer au pathétique. Cela ne l’a pas empêché de rafler le prix du scénario aux Quartz 2016 du cinéma suisse. On en reste baba. Autrement posé, le titre est malheureusement prémonitoire: circulez, il ne se passe vraiment rien.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 juin.

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14/06/2016

Euro 2016: ils sont vraiment trop forts, ces gardiens!

ahannes.jpgSi l’Euro dort faute de buts, c’est la faute des gardiens. Ils sont vraiment trop forts, ces gens, comme l’a encore prouvé le redoutable et courageux Islandais Hannes Halldorsson (photo). Et c’est pareil chez tous les prétendants.

Pourtant, avant le tournoi, on nous avait montré un reportage sur les ballons. En nous racontant que des experts dans le domaine en avaient concocté des plus lisses pour que le jeu soit moins confortable pour les footeux, a fortiori les portiers, et donc plus spectaculaires pour le public qui aurait ainsi plein de goals à se mettre sous la rétine. Eh bien le moins qu’on puisse dire, c’est que cela n’en prend pas le chemin.

A part ça, loin de moi l‘idée de vouloir critiquer, mais ils nous bassinent la moindre, les commentateurs du crampon, avec leur sempiternel «il n’y a pas de petites équipes». Parce qu’à part les chanceuses Suisse et Hongrie, lesquelles caracolent pour l’instant en tête de leur groupe? La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Bon, d’accord, l’Angleterre a été tenue en échec par un prétendu mini poucet, tout comme le Portugal. Des exceptions qui confirment la règle. En plus ça ne va pas durer. Mais j'avoue que cela me met en joie de penser à la tête que doit faire Cristiano Ronaldo, dont c’est la dernière chance d’apporter un titre à son pays. Imaginez un peu l’humeur de chien ce soir pour celui qui, possédant sa statue à Lisbonne et à Madrid, n'a pas été capable de précipiter une défaite de l’Islande, vaillante nation de poche comptant moins de 310.000 âmes. Quand même un peu la vergogne, CR7!

 

23:39 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Grand écran: "Un traître idéal", film d'espionnage divertissant mais peu haletant

atraitre.jpgProfesseur de littérature anglaise à l'université d'Oxford, Perry (Ewan McGregor) passe des vacances à Marrakech en compagnie de sa belle fiancée Gail (Naomie Harris), avocate d’un cabinet londonien. Lors de ce séjour pour faire le point sur leur couple à la dérive, ils font connaissance avec Dima (Stellan Skarsgard) , un extravagant millionnaire russe et son étrange famille.

Perry est séduit par la verve et le charisme du personnage, tout en ignorant qu’il travaille pour la mafia. Ils font la fête et disputent quelques matches de tennis. Mais sa vie et celle de Gail basculent lorsque Dima demande leur aide pour livrer des renseignements explosifs aux services secrets britanniques en échange de l’asile au Royaume-Uni pour lui et les siens.

De Marrakech à Berne en passant par Londres et Paris, ils se retrouvent plongés dans un monde dangereux et, pour avoir une chance de s’en sortir vivants, sont forcés de faire équipe e avec un agent anglais usant de méthodes pour le moins particulières

Un traître idéal, de Suzanna White, notamment connue pour avoir réalisé des épisodes de Boardwalk Empire ou Masters Of Sex est adapté du roman de John Le Carré Our Kind Of Traitor (Un traître à notre goût dans sa traduction française). Très prisé ces derniers années, le célèbre auteur a été porté à l’écran en 2012 avec La Taupe et en 2013 avec Un homme très recherché.,

Deux adaptations très réussies et plus convaincantes que celle de Suzanna White, divertissante mais peu haletante. Dommage avec un tel livre, l’un des plus palpitants de John Le Carré, évoquant en toile de fond la corruption des élites des pays riches et en l'occurrence le blanchiment d’argent soviétique, dont les politiciens et les banquiers britanniques tirent cyniquement profit, en toute connaissance de cause.

Si elle se montre certes fidèle à l’œuvre, on lui reprochera un traitement lisse et illustratif, ainsi qu'une mise en scène sans originalité, inventivité ou audace, générant un suspense fade. Du coup, après une heure, le film commence à se traîner, en dépit d’une photographie impeccable et de la prestation de Stellan Skarsgard, qui balaie quasiment tout sur son passage. A commencer par Ewan McGegor, plus charmant que convaincant en espion amateur..

A l’affiche dans les salles de Suisse romande, dès mercredi 15 juin.

20:12 Publié dans Sorties de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Grand écran: le beau Raphael Personnaz joue l'ermite "Dans les forèts de Sibérie"

aperson.jpgPendant qu’il est encore temps, Teddy, un citadin français chef de projet multimedia, décide de s’offrir une pause dans sa vie frénétique. Il apprend trois mots de russe, part pour la Sibérie et s’achète une cabane au  bord du lac Baïkal où il vit en ermite, totalement coupé, pire déconnecté du monde.

Au cours de la première partie de Dans les forêts de Sibérie, on le voit retrouver des petits plaisirs presque enfantins. Mais Il doit aussi affronter un ours (prétexte à une scène cocasse) et braver les intempéries. Une nuit, perdu dans le blizzard,  il est miraculeusement sauvé par Aleksai, un criminel russe en cavale, qui se cache dans la région depuis des années. Une amitié naît alors dans la seconde moitié du film, entre ces deux personnages que tout oppose.  

La rencontre ne figure pas dans le livre éponyme de Sylvain Tesson, dont est tiré le film de Safi Nebbou, où l'aventurier raconte ses longs mois de solitude à moins 20 degrés dans un lieu aussi splendide que sauvage. Cette idée du metteur en scène d’ajouter un humain dans le décor a été approuvée par Tesson pour ne pas risquer d’ennuyer le spectateur avec l'unique quotidien d’un type seul dans une cabane. C’est à moitié réussi, bien que certains n’hésitent pas à crier à la perfection sidérante de cette œuvre contemplative et organique…

Pour ce retour volontaire de l’homme à la nature, son envie d’ailleurs, son rêve de liberté, le réalisateur a choisi le craquant Raphaël Personnaz (photo). Il  livre certes une prestation correcte. Mais il est un peu trop joli, touchant, maladroit, sinon fragile, pour véritablement nous convaincre qu’il peut survivre dans cet environnement hostile, où chaque instant est une bataille. Même si l’auteur veut nous montrer que dans le fond, l’homme parvient à développer une étonnante capacité d’adaptation. 

De ce film en forme de déclaration d’amour à la nature et, partant, critique de notre société si pressée, on retient surtout des images sublimes, un éloge du silence et de la solitude. le tout exalté par la musique d’Ibrahim Maalouf. Mais d’ici à aller se geler les fesses dans cette immensité glacée…

 A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 juin.

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Grand écran: "A Bigger Splash", désir et vengeance dans un pâle remake de "La piscine"

asplash.jpgUn lieu paradisiaque, une maison sublime dans les fleurs et la verdure, un grand bassin bleu. Le rêve pour la rock star Marianne Lane, interdite de parole à la suite d’une extinction de voix et qui est venue, avec son amoureux Paul, se reposer les cordes vocales dans l’île de Pantelleria, au sud de la Sicile

Mais finies l’harmonie, la tranquillité et la langueur de l’été, quand débarquent à l’improviste son exubérant producteur Harry et sa fille Pénélope. Une visite qui s’annonce comme une vague menace. Autrefois son amant, Harry veut reconquérir Marianne, qu’il avait imprudemment poussée dans les bras de Paul.

A Bigger Splash, signé de l’Italien Luca Guadagnino, est un remake de La piscine de Jacques Deray. Cette perle mettait alors en scène le couple aussi mythique que magnétique Alain Delon/ Romy Schneider, dérangé par le très charismatique Maurice Ronet, accompagné de la gracile et nonchalante Jane Birkin. Pour son adaptation actualisée, le cinéaste a fait appel à Tilda Swinton, Matthias Schoenaerts, Ralph Fiennes et Dakota Johnson. Un choix honorable (photo).

Cherchant trop l’effet dans une mise en scène désincarnée, le réalisateur tente, sans y parvenir, le mélange de tension érotique et de suspense psychologique autour de la piscine. A l’image de Jacques Deray, il veut ainsi impliquer dans un jeu de désir, de jalousie et de vengeance, la star de la musique quasi muette, son transparent nouvel amant gigolo sur les bords, son ex envahissant, outrancier, cabotin, frénétique jusqu’à l’hystérie et sa progéniture ravissante, mais un peu là où on la pose.

Luca Guadagnino, à qui on reconnaît un style, assume certes le côté kitsch et frivole de son œuvre. Mais en dépit de la fidélité dans le déroulement de l’action, force est de constater que la copie n’est pas à la hauteur de l’original, huis-clos plus sensuel, trouble et ambigu.

Reste la beauté de Pantelleria, que le cinéaste nous fait un peu visiter en promenant ses comédiens. Et pour le coup l’île des stars, parmi lesquelles Carole Bouquet, qui y produit son propre vin, n’a rien à envier à Saint-Tropez.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 juin.

15:07 Publié dans Sorties de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

12/06/2016

Euro 2016: l'Allemagne en tête grâce au Lucky Luke du crampon!

amannsc.jpgOn s’en doutait en dépit des sinistres tentatives d’Alexandre Comisetti de nous flanquer le blues, en racontant à la RTS les tribulations de l’entraîneur germain Joachim Loew, contraint de se passer du nec plus ultra ou presque. Après plein de matches plus que frileux depuis le début, on a en effet pu compter sur les Allemands, sauvagement accrochés de surcroît par de redoutables Ukrainiens, du moins en première mi-temps, pour mettre un peu de feu dans cet Euro soporifique.

Mais si les deux équipes nous ont tirés de notre léthargie en multipliant les occasions, on a encore rongé notre frein côté buts. Et il a fallu attendre le bout du bout pour que la Mannschaft, poussée dans ses retranchements car jusque là pas mieux lotie que la Suisse, la Croatie et la Pologne avec un unique goal à son actif, daigne enfin marquer le second sans en prendre un. Et passe momentanément en tête par la grâce de Schweinsteiger (photo) miraculeusement introduit sur le terrain. Un vrai Lucky Luke du crampon, le chevaucheur de cochon qui veut qu'on l'appelle Basti. 

Reste que treize buts en sept rencontres, c’est assez misérable, je trouve. Cela peut éventuellement changer avec l’entrée en lice de l’Espagne et surtout de la Suède avec la légende Ibrahimovic. Mais certainement pas avec celle de l’Italie. Enfin, peut-être que les fougueux Diables rouges belges me démentiront.

Un petit mot sur la France. Si les commentateurs tricolores rient sous cape en imaginant une rencontre facile contre l’Albanie, je peux vous assurer, après l’avoir entendu sur TF1, que ce n’est pas le cas de Didier Deschamps. Le  coach des Bleus angoisse en effet un max à cette idée. De l'intox, vous croyez?

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11/06/2016

Euro 2016: Les Suisses font dans le "winning ugly" en balbutiant leur foot

ashaqi.jpgSeule la victoire est jolie, dit-on. Même quand elle est hyper moche. De quoi plaire à Marc Rosset adepte du "winning ugly", ainsi qu'il a coutume de nous le répéter dans ses analyses tennistiques éclairées. Certes les commentateurs de la RTS ont souligné la chose. Mais pas assez à mon avis. 

Surtout après nous avoir bassiné pendant des jours, et une bonne demi-heure avant d'affronter l'Albanie, avec la supériorité de nos footballeurs. Nonobstant une rencontre chargée d’émotion. Parce qu’en continuant à jouer de la sorte, pour autant qu’on puisse appeler ces balbutiements sur le terrain du jeu, la transparente Nati n’a strictement aucune chance de battre la Roumanie.

Et a fortiori les Français, qui eux n’ont pas manqué de se gausser, avec raison pour une fois, des errements helvétiques. Tout en assurant, en gloussant de satisfaction, que les malheureux Albanais avaient sacrément du boulot en vue de leur duel face aux Bleus. Je me permettrai toutefois de conseiller à leurs idoles, fort peu convaincantes lors du match d'ouverture, de se remuer le popotin. Car je trouve qu’ils ont carrément fait leurs Suisses contre les Roumains!

La cata pour nos as de la petite balle jaune

Pour en revenir aux Rouges, ce n’était pas franchement la bonne couleur aujourd’hui. Après avoir facilement gagné le premier set, être revenu de 0-5 à 5-5, chose rarissime sur herbe, avoir eu deux balles de match au t-break, Federer s’est finalement laissé dégommer par le jeune Autrichien Dominic Thiem à la troisième manche. A la place de la légende, je ne serais pas fière.

A l’image de Belinda Bencic qui, à force de l’emporter par les poils à Bois-le-Duc, a elle aussi fini par se faire défriser par la Française Kristina Mladenovic. Alors qu’elle avait, comme le maestro, empoché le premier set les doigts dans le nez.

Evidemment ceux qui ont plutôt l’habitude de voir le verre à moitié plein me rétorqueront que ce n’était pas si mal pour nos deux étoiles de a raquette de rallier les demi-finales après une longue pause due à leurs petits problèmes de santé. Malheureusement je ne peux pas m’empêcher de voir le verre à moitié vide...

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